Tuesday, January 29, 2013

Zone euro: Harcèlement à la Cour des comptes européenne de Luxembourg?

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 Une Cour peut en cacher une autre...
                                        

Hier soir à Luxembourg, au restaurant, une bien curieuse conversation devait s'inviter à notre table... Alors que j'étais en plein plat de résistance avec un ami luxembourgeois,  mon invité m'évoque une affaire qui promet quelques rebondissements, ici à Luxembourg. En effet, depuis que la Cour des comptes européenne s'est refusée à déférer une affaire présumée de harcèlement sur certains de ses collaborateurs devant la Cour de justice de l'Union européenne, il semble que certains esprits s'échauffent sérieusement sur le plateau du Kirchberg. (ndlr:lieu des instituions européennes au grand-duché.)
 
 
Boîte de Pandore?
 
« Depuis l'enquête de "Libération", on croit rêver, c'est une omerta organisée pour s'éviter de remuer une affaire qui risquait de faire des vagues, au point d'ouvrir une certaine boîte de Pandore dans le club très fermé des institutions européennes à Luxembourg. C'est grave et finalement si peu glorieux pour cette institution, sa vocation, son rang dans le devoir d'équité! » C'est une affaire qui démontre comment une institution semble parfaitement "incapable de donner du véritable et sincère crédit à des employés" confrontés à une personnalité considérée comme présumée « très verticale ». « Dans mon pays, le Luxembourg, on s'est attaqué sérieusement à cette problématique avec une "Loi contre le Mobbing" et donc cette forme de harcèlement au travail qui chez nous, est enfin prise très au sérieux par les autorités. » Cependant, la Cour des comptes européenne est une institution de haut rang et fait donc l'objet d'un cadre réglementaire d'autant plus spécifique pour ne pas dire complexe. C'est le journal français « Libération » qui vient d'envoyer le signal, par son émérite chroniqueur (en poste à Bruxelles), un Jean Quatremer qui vient à l'aide d'employés qui plus que jamais doivent méditer sur le pot de terre contre le fameux pot de fer. Alors que mon interlocuteur me fait un rapide rappel des faits, il ne manque pas de me préciser que ce cas ne serait en rien isolé: « De nombreuses personnes ont peur, car tu t'en doutes bien, on n'aime pas se tirer une balle dans le pied, les moyens de pression sont si nombreux! » Pour comprendre, ce sont les collaborateurs attachés au cabinet de madame Nadejda Sandolova, alors membre Bulgare de l'institution, qui se trouvent à présent plongés dans « une suite de problèmes qui de santé à vie personnelle, semblent définir une relation pour le moins tendue »et digne des plus grandes interrogations sur la capacité de certains « à faire usage de leur pouvoir... avec méthode » à l'égard de collaborateurs « pourtant réputés si dévoués. »(...) « Le problème est bien là, à force d'entendre ses amis vous dire - « C'est trop casse-gueule, tu n'as aucune chance, laisse tomber! »- Rares sont celles et ceux qui vont jusqu'au bout des procédures! » Sans compter « qu'il est de bon ton que d'être un bon petit soldat qui... marche au pas! »
 
 
Levée de boucliers...
 
Mais dans ce dossier, même si les membres de la Cour des comptes ne donnent pas quitus à ses victimes pour permettre à la Cour de justice de l'Union de faire son oeuvre, on pourra se poser la question d'une telle issue « déjà jugée à Luxembourg comme unique levée de boucliers. » Elle n'est certainement pas de nature à rassurer les autres, ceux qui en conciliabules privés vont pouvoir mesurer « si belle justice, qui viendra compléter le triste tableau du grand écart entre l'opinion publique et ses institutions européennes! » Un comble... Pourtant il n'est pas interdit à ses victimes de s'intéresser  à la Cour européenne des droits de l'homme « tout en déposant plainte contre la Cour des comptes européenne. », suggère mon ami avocat qui insiste sur le devoir de suite . Un point de vue qui instigue une sérieuse réflexion sur le fonctionnement de cette institution qui dispose d'un processus interne qui mérite « de sérieux ajustements, la Cour affichait une réaction plutôt ferme face à la gravité du dossier, mais s'est vite... dégonflée! » (…) « Cela pouvait faire désordre, autant laver son linge sale en famille... » Et s'est en lisant l'enquête de Libé, que cette affaire nous démontre les subtilités de la décision des membres de la Cour:« Chaque jour, on attendait de savoir qui serait la victime, raconte la Belge néerlandophone Sonja Deweert, secrétaire entre 2007 et 2011, une des trois victimes. « Mais, ce qui est encore plus dur, c’est que le harcèlement n’a pas pris fin quand nous avons quitté le cabinet Sandolova. Depuis deux ans, plus personne ne veut nous parler. Nous sommes les fous qui ont osé attaquer un membre de la Cour. » (...) Didier Lebrun, un Belge francophone, chef de cabinet de 2007 à fin 2010 précisera:« J’ai failli perdre ma famille, car je n’ai pas compris ce qui m’arrivait. Petit à petit, j’ai rompu avec les autres, je vivais dans un climat de peur, d’insécurité, j’avais les nerfs à vif », L’autre victime était Margot Lietz, une Luxembourgeoise, assistante entre 2007 et début 2008. Selon des rapports d’enquête, que les membres de la Cour des comptes ont eus à leur disposition, la Bulgare aurait usé de son pouvoir à l’égard de ces collaborateurs avec des présumées humiliations régulières et « personnalisées», des fausses accusations, de fortes colères et des pressions permanentes...
 
A suivre!



 
Voici la prise de position de la Cour des comptes européenne:



 
 
COUR DES COMPTES EUROPÉENNE
COMMUNIQUÉ DE PRESSE

ECA/13/01


Luxembourg, le 29 janvier 2013

Prise de position de la Cour des comptes européenne à la suite de plaintes en matière de harcèlement moral

Un article du journal Libération a prétendu que des plaintes pour harcèlement moral au sein du Cabinet d’un ancien Membre de la Cour des comptes avaient été ignorées.

 La Cour entend rappeler qu’elle attache la plus haute importance à la création et au maintien de conditions de travail compatibles avec la dignité et la santé de toutes les personnes travaillant en son sein. A cet égard, la Cour dispose de règles et de procédures internes destinées à protéger tant ses agents qui s’estimeraient harcelés, leur permettant notamment d’engager les poursuites requises, que la personne mise en cause.

 Dans l’affaire en cause, l’ensemble des procédures a été mis en œuvre, les éléments de preuves ont été scrupuleusement examinés et les membres du personnel de la Cour ont été informés.
En 2011, trois plaintes pour harcèlement moral ont été formulées à l'encontre d'un ancien Membre de la Cour. Aussi, afin d’assurer leur protection, les plaignants ont été immédiatement réaffectés dans des fonctions équivalentes et ont bénéficié d’un support médical, administratif et juridique complet assurés par la Cour.


 L’ensemble du cadre juridique applicable a été mis en œuvre afin de s’assurer que la procédure respectait pleinement les droits des plaignants ainsi que les droits de la personne contre laquelle les allégations ont été formulées. En particulier, la Cour s’est assurée, à la demande des plaignants, de la confidentialité dans le traitement de cette affaire.

Les enquêtes ont été conduites par deux personnalités indépendantes et hautement qualifiées afin d’établir les faits.

Celles-ci ont conclu que certains des faits allégués étaient établis.

Comme  lesdites enquêtes établissaient la possibilité d’un  harcèlement, le Président, M. Vítor Caldeira, a saisi les Membres de la Cour des comptes de leurs conclusions. Les Membres ont examiné le dossier dans son intégralité et mandaté le Président afin qu’il rédige un rapport destiné à présenter l’ensemble des éléments pour établir si le Membre concerné avait cessé de répondre aux conditions requises  ou de satisfaire aux obligations découlant de sa charge.

Cette procédure est, d’ailleurs, requise par le règlement intérieur de la Cour.

A la suite de l’examen de l’affaire, suivant la procédure en vigueur, la Cour a décidé de ne pas déférer l’affaire à la Cour de justice, la majorité requise n’ayant pas été atteinte.

La Cour des comptes a regretté qu’il ressorte des rapports d’enquête que l’environnement de travail au sein du cabinet  de l’ancien Membre  n’ait  pas répondu de manière satisfaisante aux normes requis. La Cour a souligné que la décision prise ne faisait pas obstacle à l’exercice des droits que les parties concernées pourraient vouloir invoquer.

C’est la première fois dans l’histoire de la Cour des comptes européenne qu’une plainte est introduite à l’encontre d’un Membre pour harcèlement moral.

En conséquence, la Cour examine attentivement les enseignements qui peuvent être tirés de cette affaire pour l’avenir, afin de garantir le meilleur environnement de travail possible pour son personnel et ses Membres.
 
 
 
Source: CCE Luxembourg

ECA PRESS
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Sunday, January 27, 2013

Zone euro: L'îlot Suisse doit revoir sa copie, exige la Commission européenne!

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Les relations avec Bruxelles n'ont plus de secrets
  pour la ministre des finances Widmer Schlumpf...




Depuis des mois, la question Suisse est au centre des nombreuses négociations sur l'épineux dossier des contentieux fiscaux. Alors que le commissaire européen à l'Union douanière et à la fiscalité Algirdas Semeta s'est fendu de vouloir régler certains comptes sur l'autel de l'équité, il semble que la confédération Helvétique se trouve à présent clairement prise en étau. « Le petit jeu avec les luxembourgeois et autrichiens va trouver sa limite, on ne peut plus s'accorder avec un état qui joue sur tous les tableaux. On doit passer à la vitesse supérieure, c'est un dossier qui fait l'unanimité, celle de la plus grande majorité des états de l'Union européenne (ndlr: 25 états sur 27 sont signataires de ces accords!), ceux qui veulent tirer les bonnes leçons de la crise. Aujourd'hui on change de paradigme, on tire un trait sur des pratiques d'un autre temps! » La crise de la Zone euro nous impose une vision constructive, dépassionnée, en phase avec les nombreux efforts des états pour contenir les effets de cette même crise.
 
 
Ilots fiscaux...
 
 « On ne pourra jamais voir un retour de la croissance en Zone euro, si subsistent des îlots fiscaux qui par nature, instiguent des règles faussées par avance... » Selon notre source, on doit « capitaliser sur l'expertise de ces places financières, mais non pas sur les conséquences des nombreux scandales qui émaillent leur dualité. Les banques suisses défendent le secret bancaire, mais il est clair que nous sommes loin de la bien pensante philosophie qui prévalait à leur succès ». Aujourd'hui, « nous avons les preuves irréfutables que nombreux établissements se sont cachés derrière le secret bancaire pour organiser des opérations en totale rupture avec les fondamentaux qu'exige une économie mondialisée, celle qui doit refuser un secret bancaire instigué par une réglementation à géométrie variable, selon les territoires.» Pour un autre expert, « Les rapports sont accablants, suffisants pour intimer au bon sens! » Une liste noire serait de nouveau dans les cartons de la commission européenne. Les places financières doivent se conformer à l'éthique qui s'imposera, «  N'en déplaise aux irréductibles gardiens du temple! » Précise notre source qui ne manque pas de remettre certaines pendules à l'heure. L'évasion fiscale est dans le viseur des grands états de l'Union européenne, « ils sont en droit de faire leurs comptes, et le manque à gagner est considérable! »Les opinions publiques sont en phase avec cette lutte de la fuite des capitaux, « l'évasion fiscale n'est plus acceptée en Zone euro, pour cause... » Insiste notre source qui met en perspective les travaux de l'OCDE et de la commission sur cet épineux dossier. Pour l'heure, la conseillère fédérale, ministre fédérale des finances Mme Widmer-Schlumpf « doit se ménager un couloir diplomatique pour s'éviter de sérieux revers... » Elle passera en mode modérato, mais« avec des arguments qui pour de nombreux experts se réduisent telle la peau de chagrin! » En effet, elle doit rencontrer le commissaire européen en pointe sur le sujet, à savoir un Algirdas Semeta « plus remonté que jamais! »Insiste notre source qui parle d'une rencontre « en totale rupture avec les précédents opus. »
 
 
Liste noire
 
M. Semeta a indiqué que «la Suisse figurera sur une liste noire si elle n'effectue pas d'efforts». Il a également affirmé que «les membres de l'UE ont des grandes attentes et veulent conclure des accords durant la présidence irlandaise de l'UE, c'est-à-dire jusqu'en juin 2013». (…) «Nous ne sommes pas opposés à la concurrence fiscale, mais celle-ci doit se dérouler de manière loyale», a martelé le commissaire européen, précisant qu'en cas de progrès«concrets» lors des prochaines discussions, «la Suisse pourrait éviter de se retrouver sur une liste noire.» A Bruxelles, nos sources confirment que le besoin de passer à la vitesse supérieure « est très palpable, la commission ayant toujours fait force de qualité d'écoute et dialogue constructif avec une confédération qui ne s'est jamais privée de jouer sur les deux tableaux! » comprendre qu'avec le Luxembourg et l'Autriche, la Suisse s'est aménagée un cadre pour une négociation « taillée sur mesure ».Une posture jugée encore acceptable « si l'objectif était bien de parvenir à une politique capable de porter de sérieux gages, hors force est de constater, qu'on est loin du compte pour ce qui est des bonnes intentions affichées »et donc « tenues par la Confédération Helvétique. »Ce sont bien « les privilèges fiscaux des entreprises qui tiendront bonne place dans les futures négociations », la conseillère  Widmer-Schlumpf « semble toujours s' étonner par la menace d'une liste noire émanant de la commission européenne »alors qu'elle considérait, un peu vite donc, être toujours dans « un cadre de négociations ouvertes et constructives. »Pour notre source, « le temps n'est plus aux palabres, il faut éviter la voie de garage, on ne va pas passer encore une année supplémentaire dans une salle d'attente », celle d'un trio qui de Luxembourg en passant par Vienne et Berne, joue sur le double tableau« de la préservation du secret bancaire et de d'une politique favorable au contournement de la responsabilité devant l'impôt. » La question de l'imposition des entreprises a été abordée avec le commissaire européen au marché intérieur Michel Barnier. "Ce fut un bonne discussion lors de laquelle j'ai pu présenter la position de la Suisse", a indiqué la ministre fédérale des finances qui ne désespère pas de trouver un terrain d'entente avec la Commission européenne, mais il semble acquis que le dossier est déjà « bien avancé à Bruxelles. »
 
 
Evasion fiscale
 
 
Paris avec Pierre Moscovici, ministre de l'économie semblait accorder un peu de répit à la ministre des finances de la confédération (ndlr: Lors d'une rencontre en marge du sommet de Davos),« après avoir exigé une refonte des accords bilatéraux pour modifier sans en informer la Suisse pour la convention de double-imposition. Paris s'est accordé un délai pour faire acte de pédagogie et préserver les qualités d'un dialogue à préserver. »Mais il ne faut pas s'y tromper, la France qui refuse les accords Rubik ne fera pas des concessions « de nature à remettre les objectifs du président français François Hollande, qui marque ainsi sa différence avec la question de l'évasion fiscale », une promesse présidentielle que de président souhaite accomplir pour répondre« aux légitimes attentes de ses électeurs », nous précise notre source à Paris qui ne manque pas de souligner qu'on veut « aussi pouvoir tourner la page de l'épisode Depardieu avec des arguments « qui parlent au plus grand nombre des citoyens... » Une convention sur les successions sera bien signée à Paris, mais « elle doit être encore ratifiée côté Suisse », précisait la conseillère et ministre fédérale des finances de la Confédération Helvétique, Widmer Schlumpf déterminée à défendre le peu d'arguments qui sont à présent pour notre source bien « plus en phase avec la forme que le fond des contentieux... »(Ambiance)













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Saturday, January 26, 2013

Zone euro: Algirdas Semeta vise le Luxembourg et l'Autriche!

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                               Algirdas Semeta, commissaire déterminé!


 
Blocage...

Depuis des semaines, le blocage instrumentalisé par le Luxembourg et l'Autriche commence à faire de sérieuses vagues. « Il ne faut pas nous prendre pour des pommes, le Luxembourg et l'Autriche jouent clairement « la montre Suisse!» Ils veulent gagner du temps et semblent prêts à toutes les manoeuvres possibles pour s'aménager un blocage « sur mesure » sur la directive épargne et l'échange d'informations fiscales entre états. »  (…) « Pour être précis, les luxembourgeois et autrichiens nous prennent bien plus pour des poires, sur 27 états, 25 sont d'accord pour jouer carte sur table. Seuls ces deux états réfractaires instiguent un processus à contre courant des politiques actuelles, c'est à dire celles qui luttent contre l'évasion fiscale, le dumping social et plus grave, les objectifs souhaités par la plus grande majorité lors des récents conseils européens. » Il ne faut pas ou plus rêver, ces deux états devront « se mettre en droite ligne avec leurs partenaires européens qui font force d'une équivalente détermination grandissante sur l'îlot que représente déjà la Suisse. »


 
 Jardin secret
 
« Il est inconcevable qu'un état comme le Luxembourg puisse construire son avenir économique sur les seuls apports de l'évasion fiscale, comme cette culture en jardin secret avec ce contingent d'entreprises étrangères qui installent leurs sièges pour fuir à la responsabilité devant l'impôt. Chacun peut comprendre que les grands voisins du Luxembourg ne veulent plus être dépossédés de leurs recettes, les majors de l'internet comme le commerce en ligne, tirent leur bénéfice sur d'autres territoires que le Luxembourg avec ses 600 000 habitants! » Nous précise un haut diplomate européen sous couvert de l'anonymat, un brin remonté « devant si mauvaise et flagrante mauvaise volonté affichée! ». Il faut dire que Bruxelles a de sérieux arguments, « la récente fuite sur l'évasion fiscale de riches grecs au Luxembourg! » (...) « Le scandale grandissant sur les sièges d'entreprises américaines de la sphère marchande du net » et « un ensemble de dossiers que la commission n'hésitera pas à mettre au grand jour! »(Ambiance)


 
Commissaire Semeta
 
Une situation que le commissaire européen Algirdas Semeta à l'Union douanière et à la fiscalité considère comme « complètement inacceptable ! » et fustige au plus haut niveau  le blocage de l'Autriche et du Luxembourg sur la directive épargne et l'échange d'informations fiscales entre États. Il faut dire que le commissaire ne comprend pas comment ces deux états peuvent encore parvenir à faire preuve de si mauvaise volonté et flagrante obstruction à la circulation d'informations bancaires déjà acceptée par 25 états de l'Union Européenne sur 27! Le commissaire européen ne se laisse pas démonter par la formidable pression de ces deux états qui selon certaines sources « ne feraient jamais l'économie d'une subtile pression à Bruxelles, dans certains conciliabules! »L'ombre portée de Jean-Claude Juncker longtemps à la tête de l'Eurogroupe « n'étant jamais éloignée de certains cercles qui militent à Bruxelles pour donner écho à la position des deux états, Luxembourg et Autriche... » Justement sur ce dernier, à juste titre, il souligne: « Un État comme l'Autriche ne peut pas échanger des informations bancaires avec les États-Unis, mais les refuser à ses partenaires européens », proteste-il. Le commissaire fait référence à la réglementation du Fatca Foreign Account Tax Compliance Act qui doit entrer en vigueur à compter de l'année prochaine et prévoit « ...un échange automatique d'informations entre les autorités fiscales européennes et américaine! » Avec cette loi, les États-Unis entendent soumettre à l’impôt l’ensemble de ses ressortissants, « et pas seulement les résidents! », comme c’est le cas de tous les autres pays.

 
Infraction

 «Si un État de l'Union européenne offre de meilleures conditions d'échanges à un pays tiers qu'à ses partenaires, alors c'est une infraction au droit, qui peut aussi conduire à une plainte de la Commission européenne. Je ne vois aucune raison justifiant que l'Autriche et le Luxembourg bloquent les avancées au sein de l'UE.», a ajouté le commissaire qui marque ici un sérieux point face au binôme récalcitrant. Côté Luxembourgeois, nos sources précisent « La majorité n'est pas gage de logique efficiente, Luxembourg est conforme aux textes en vigueur et conserve sa capacité à protéger son droit au débat, c'est à dire à faire valoir aussi ses arguments face à la majorité de la commission qui se veut si bien pensante! » (Ambiance) Cependant, le ministre luxembourgeois des Finances, Luc Frieden, avait de son côté déjà accepté le fait que la réglementation FATCA allait atomiser le fragile équilibre trouvé en Europe et le front de Vienne, Berne et Luxembourg. En décembre dernier, il avait affirmé devant les banquiers luxembourgeois : «Il nous sera bien difficile de refuser aux États européens ce que nous aurons accepté de faire avec les États-Unis.»
 
Autant dire que cette nouvelle salve est à mettre en perspective avec les récentes déclarations de Paris et Berlin, qui « ne feront pas l'économie de s'intéresser à la question de la position à contre-courant des autrichiens et luxembourgeois, et ce, dans les prochains jours! »  A suivre.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Friday, January 18, 2013

Zone euro / Eurogroupe: Jeroen Dijsselbloem doit rassurer Paris! (Exclusif)

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                       Jeroen Dijsselbloem, feuille de route en main...


Depuis des semaines, la succession de Jean-Claude Juncker fait débat. Un nom semble s'imposer... "au forceps?",mais ne semble toujours pas faire l'unanimité qu'on lui prête. Ce sont les allemands qui pour l'instant, se frottent les mains. « Un rendez-vous « sur mesure » avec le président sortant de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker devrait pouvoir faire le reste... » Nous confirme un haut diplomate européen allemand en poste à Bruxelles. Mais pour d'autres, l'homme est jugé comme « bien frais », en effet il est en fonction comme ministre des finances que depuis « deux mois seulement! », et pour ce qui est de son Cv, on recherche toujours « la cohérence avec la fonction... » devait reconnaître un haut diplomate français qui s'inquiète des capacités réelles de Jeroen Dijsselbloem tout en lui accordant une volonté qu'il juge « sincère. » Certains lui accordent des qualités « avec potentiels acceptables », mais un manque cruel de légitimité pointe dans les débats pour ce qui est d'une capacité acquise d'entremise diplomatique dont il sera « aisé de mesurer les limites dès les premières difficultés! » précise un haut diplomate qui « trouve la ficelle allemande Jeroen comme bien grosse... ». « On ne s'improvise pas dans une telle fonction clef, « Il faut rassurer, mieux, assurer! » ...être capable de s'imposer par un ensemble de qualités inhérentes aux délicats rouages de la diplomatie européenne, être en mesure de résister à une pression formidable, et ne jamais risquer l'instrumentalisation au profit du seul jeu des états les plus forts de l'Eurogroupe. Et sur ce point, cette candidature, « au demeurant sympathique, risque de se retrouver au pied d'un certain mur. » Il ne s'agit pas de trouver un président de l'Eurogroupe « sans vision »,juste capable de jouer la partition qui s'est glissée dans sa poche,« telle une feuille de route... pré-digérée, pré-rédigée! »L'Eurogroupe est une instance qui va gagner en ampleur pour permettre d'agir en cohérence sur les leviers politiques de la supervision bancaire, devant être en mesure de conforter la logique qui tend vers l'Union bancaire... Sur ce point, une audition au Parlement européen devra tenter pouvoir rassurer les plus septiques « d'entre-nous! » Un certain mérite ne serait pas pour déplaire certains exécutifs qui redoutent un choix « empressé voir même en pilotage... automatique! »

 
L'avis de Finance Offshore...


Consensus
 
Après un rapide tour de table avec nos différents collaborateurs, Jeroen Dijsselbloem ne semble trouver grâce qu'aux yeux de notre rédacteur en chef, Didier REMER qui considère que la candidature offre l'avantage de s'éviter « des situations fractales entre allemands et français. » (...) « Certes, on ne peut s'éviter la comparaison avec Jean-Claude Juncker, il est clair que nous entrons dans une autre dimension, nous n'avons que trop peu de lisibilité sur cette candidature, cependant elle offre un avantage certain, celui du renouveau! Jeroen Dijsselbloem n'ayant que 46 ans, il est condamné au consensus et à l'esprit d'équité » et d'insister , « ...c'est un battant, mes amis ministres qui le pratiquent déjà lui reconnaissent cette qualité et donc une certaine loyauté. Je suis donc bon client de cette candidature et ne manque jamais de le préciser à Paris. » Il faut dire que depuis des semaines, les avis sont très divergents sur cette candidature qui se fonderait principalement « sur le triple A néerlandais et le besoin de concilier états du Nord de l'Europe et états du Sud, aux fondamentaux, si différents! » Pour Didier REMER, le candidat néerlandais reconnu comme un fin stratège est en capacité de « s'avérer efficace dans son rôle de médiateur. »  Ce qui ne sera « pas pour déplaire à François Hollande, adepte d'un franc-parler on ne peut plus pragmatique... » (…) « Je ne doute pas que le candidat déclaré néerlandais puisse faire bonne impression ce Lundi à Bruxelles, il devrait pouvoir rassurer les français en nous donnant de sérieux gages sur sa vision, et ce avec sa volonté de concilier les nouvelles attributions décidées lors du Conseil européen de Juin dernier. » (...) «  Il arrive dans un contexte si particulier, celui de la supervision bancaire enfin adoptée,  et donc de l'Union bancaire qui va gagner en ampleur." (...) " Sa technicité devra s'avérer payante pour permettre de préserver cet objectif des habituels débats qui plombent en général, si bonnes volontés.» (...) « A l'image d'un Jean-Claude Juncker, il faudra un militant de l'intégration européenne capable de donner quitus aux objectifs de croissance que la Zone euro se doit assurer. Un défi permanent pour le futur président de l'Eurogroupe qui dispose à présent d'un arsenal réglementaire  adapté du fait des dernières implémentations de la Banque Centrale Européenne et du Conseil européen sans compter celles du Parlement européen.», à rassurer et certainement pas à négliger, « ...dès ce lundi à Bruxelles! »insiste Didier Rémer.

 
 
Dijsselbloem, 46 ans, travailliste...
 
Âgé de 46 ans, M. Dijsselbloem, appartient au parti travailliste,  ministre des Finances de son pays seulement depuis deux mois, il a obtenu son portefeuille en novembre dernier après la constitution d'une coalition gouvernementale entre sa formation, le Parti travailliste, et le Parti libéral du Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, vainqueur des élections législatives en septembre 2012. Il est diplômé d’une école d’agriculture et de l’université irlandaise de Cork, a débuté sa carrière en 1992 comme assistant parlementaire pour les députés européens travaillistes de son pays. Il a ensuite intégré le cabinet du ministre de l’Agriculture de son pays avant d’être élu au parlement néerlandais en 2000.
 
 
Ce 21 janvier, à l’occasion de la dernière réunion des ministres européens des Finances présidée par Jean-Claude Juncker en poste depuis huit ans, on  devrait pouvoir annoncer le nom de son successeur. Un président de l'Eurogroupe qui devra assurer une continuité à l'action exemplaire du Premier ministre luxembourgeois à la présidence du conseil des ministres des Finances de la zone euro.
 
 
Le ministre néerlandais des Finances, Jeroen Dijsselbloem, a annoncé publiquement sa candidature à la présidence du conseil des ministres des Finances de la zone euro; il s'est rendu ce vendredi à Luxembourg pour renconter l'actuel président de l'Eurogroupe, un Jean-Claude Juncker qui milite pour cette candidature, jugée "pleine d'espoir...". A suivre...






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Sunday, January 13, 2013

Cleaning Up


Have you ever thought about making your own laundry detergent?  The other day, we were shopping at our local farm/home supply store and found coupons that had all the items necessary to make your own laundry soap on sale.  The total cost to make the detergent for 288 loads was just under $15.00 or about 5 cents per load, about 3 times the savings over commercial laundry detergent.

We tried the laundry soap and it works great!  Kristy is excited because she feels it works better and it is how her grandmother made laundry detergent. The directions:
  • 2/3 bar Fels Naptha soap*
  • ½ cup Borax
  • ½ cup washing soda

Grate the Fels Naptha soap. Mix in the Borax and washing soda.  Store in an air tight container.  Use 1 – 2 tablespoons per load.  Can be used in HE washers.

* Freeze the Fels Naptha soap prior to preparing the mixture to keep it from clogging the grater. 

Happy Washing!

PS. We have had questions following this blog posting asking for the liquid form of the detergent:
• 1/3 bar Fels Naptha Soap
• 1/2 cup Borax
• 1/2 cup Washing Soda
• 2 gallons water (32 cups)

Grate Fels Naptha Soap. Heat 6 cups of water and add grated Fels Naptha until soap melts. Add Borax and Washing Soda. Sir until dissolved. Remove from heat. Pour 4 cups of hot water into 2 gallon bucket. Add soap mixture and stir. Add remaining water and stir. Let sit for about 24 hours until it gels. Use ½ cup detergent per load of laundry. Can be used in HE washer.

Monday, January 7, 2013

Zone euro: La sortie de crise plombée par manque de croissance!

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                                    Zone euro: La sortie de crise déjà plombée...

 
 
L'année 2013 risque de donner encore quelques occasions de doutes et remises en questions diverses sur les fondamentaux de la macro économie de la zone euro. Nous avons donc compilé les avis de nos principales sources, histoire de prendre la température en ce début d'année. Alors que certains analystes sonnent l'alarme sur le besoin urgent d'une logique globale de croissance efficiente, il semble que les dirigeants des états peinent à se mettre en accord sur les modalités d'interventions. Il ne faut pas se mentir, « plus on perd du temps à s'accorder sur la méthode, plus on fragilise le peu de bénéfice des premiers effets des mesures mises en place lors du dernier conseil européen. » Il est acquis que nous pouvons parler d'une prise de conscience sur l'organisation du secteur bancaire, cependant les premiers effets escomptés du nouveau cadre réglementaire risquent de butter « face au mur de l'absence de logique pour un nouveau modèle de croissance globalisé en zone euro. » Les raisons sont multiples, mais « des vents contraires pointent dans une mécanique qui est loin d'être parfaite. » Chacun défend son près carré, « spéculant bien plus sur ses efforts en cours »que la définition d'un pacte de croissance capable d'intégrer les différents qui de fait, plombent les meilleurs espoirs d'une sortie de crise qui se doit d'autant plus pérenne. « La supervision bancaire et le rôle déterminant de la BCE seront très certainement les deux atouts de cette partition », mais des atouts fragilisés « sans une volonté efficace d'agir sur la croissance, comme avec un plan massif d'investissements pour le retour d'un équilibre », à savoir sur les capacités du maintien d'une certaine attractivité et « donc compétitivité de l'économie de toute la zone. »



 
 
 
Chômage...

Le chômage et « l'absence de flex-sécurité dans de nombreux états annoncent de sérieux revers » avec l'explosion des budgets des états qui se doivent accompagner les victimes des différents plans sociaux. « Le delta entre retour à une compétitivité par des incitations gouvernementales »,c'est à dire pour l'heure, l'absence notable « de plans d'accompagnements structurés d'état face à la montée de la paupérisation qui subit une accélération sans précèdent, démontrant l'écart qui se creuse. » Il sera donc urgent « ...de mobiliser des moyens conséquents pour agir avec des logiques programmatiques adaptées. » Des investissements massifs devront relancer toute l'économie de la zone euro, sans quoi son attractivité risque de s'amenuiser. Il y a un ensemble de mesures à mettre en place, « on ne sort jamais d'une crise sans un accompagnement efficace »,il faut préparer « le retour à une normalisation des fondamentaux de l'économie. » L'OCDE tout comme le FMI notent ce besoin urgent, l'Union européenne esquisse des pistes de réflexions sur les réformes que devront entreprendre les états confrontés à la maîtrise des dépenses publiques tout en devant agir ensemble sur l'économie. « La plus grande difficulté des états est bien la maîtrise de leur budget, l'éventail des mesures confirme qu'on gère l'urgence et seulement, on ne s'accorde que trop peu de visibilité sur la compétitivité et les mesures inhérentes qu'elle devrait pouvoir contribuer à suggérer dans chaque état de la zone euro. »


Croissance...

  Christine Lagarde, directrice générale du F.M.I
                           
                                          
Mme Lagarde : "la priorité absolue est de surmonter la crise actuelle et de rétablir une croissance suffisante pour créer des emplois", telle est la vision éclairée de la directrice générale du FMI dans sa feuille de route "d'après crise". A lire madame Lagarde, on perçoit bien les défis que devront relever les dirigeants comme ceux de la zone euro, et il n'est pas surprenant que le défi de la croissance tient bonne place dans son propos. Elle précise qu'il faut réformer le secteur financier et "favoriser une croissance solidaire; renforcer la coopération internationale pour placer fermement l’économie mondiale sur la voie de la de reprise" et à s'appuyer sur les mutations démographiques et technologiques d’envergure qui entraînent un déplacement du pouvoir économique dans le monde... Dans un discours qu'elle a prononcé lors de la séance plénière de l’Assemblée annuelle 2012 du FMI et de la Banque mondiale à Tokyo, Mme Lagarde déclarait que "la priorité absolue était de surmonter la crise actuelle et de rétablir une croissance suffisante pour créer des emplois pour les millions de chômeurs.(...) L'accélération de la croissance contribuerait aussi à réduire le surendettement considérable dans les pays avancés, où la dette atteint son niveau le plus élevé depuis la Seconde Guerre mondiale."

 

Avant l'Assemblée annuelle, qui rassemblait plus de 10 000 participants, y compris des membres de la société civile et du secteur privé, le FMI a publié un tableau plus pessimiste de l'économie mondiale, notant "qu'il avait révisé à la baisse la croissance mondiale à 3,3 % cette année et que cette dernière resterait anémique en 2013, à 3,6 %."
 
Mme Lagarde recommandait trois axes stratégiques:

-Surmonter la crise et rétablir la croissance
-Achever la réforme du secteur financier
-S'attaquer aux inégalités et réaliser une croissance solidaire
 
Pour elle, point de doute, la priorité absolue est de rétablir la croissance. « Sans croissance, l'avenir de l'économie mondiale est en danger », a déclaré Mme Lagarde. "Le rétablissement de la croissance sera essentiel pour s'attaquer au lourd héritage des dettes publiques", qui atteignent maintenant en moyenne près de 110 % du PIB dans les pays avancés. Mme Lagarde a noté qu'il est urgent d'achever le programme de réforme du secteur financier pour s'écarter du système qui a conduit à la crise. Par ailleurs, Mme Lagarde s'est montrée préoccupée "par l'essoufflement des réformes", et a préconisé d'améliorer la réglementation, le contrôle, le traitement des entités transfrontières et les incitations internes dans les établissements financiers. Mais, rejetant la « mondialisation débridée », elle a déclaré que la croissance doit être solidaire et profiter à tous, en évoquant une étude du FMI qui montre qu'une diminution des inégalités va de pair avec une stabilité macroéconomique renforcée et une croissance plus durable. "Cette conclusion a de profondes implications sur les politiques à suivre." (...)

Dans son blog, à l'image de sa directrice générale, avec une vision logiquement plus globale, David Lipton, First Deputy Managing Director du FMI fait un intéressant résumé des défis que devront relever nos dirigeants tout comme son organisation supra nationale de tutelle pour cette nouvelle année...
 
""Les décideurs du monde entier s'évertuent à réparer leurs économies. Au cours de l'année à venir, ils devront continuer à soutenir la croissance tout en corrigeant les déséquilibres :
• en menant une politique monétaire accommodante;
• en procédant à un ajustement budgétaire équilibré — avec des restrictions là où cela est possible, mais en veillant à soutenir la croissance à court terme;
• en menant à bien l'assainissement du secteur bancaire et en rendant plus sûrs les systèmes financiers;
• en engageant des réformes pour rehausser la productivité et le potentiel de croissance.
Un rééquilibrage de la demande mondiale avec un rôle plus actif des marchés dynamiques, en particulier des économies émergentes, devrait aussi accompagner tous ces efforts.
Telles sont les questions cruciales du moment auxquelles nous allons tous nous consacrer, mais nous devons aussi nous préparer à agir sur les questions de long terme.""
 
Souhaitons que la Zone euro puisse se donner les chances d'un retour à la croissance durable, il serait regrettable qu'après les récentes évolutions sur la supervision financière, que l'Union bancaire soit une future victime de l'absence de croissance... A suivre.
 
 
 
 
 
 
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