Sunday, December 1, 2013

Bernard Tapie, un monde s'effondre?

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Bernard Tapie, un monde s'effondre?



Un titre volontairement  choc pour se lier à l'information du journal français "Le Monde", en effet Bernard Tapie s'est mis à table pour défendre son point de vue face aux journalistes durant un entretien que chacun pourra juger à sa juste hauteur. Bernard Tapie monte au créneau pour tenter recadrer des journalistes d'enquête spécialistes de l'homme d'affaires, il défend son honneur et promet au passage de mettre à disposition tous les éléments utiles aux journalistes pour porter avec effet sa contradiction


Tout de go...

Les membres du site se sont donc offerts une séance vidéo, et dire que les avis sont partagés n'est en rien usurpé...  Une fois n'est pas coutume, si Finance Offshore se doit faire un effort autocritique, c'est bien sur le dossier Bernard Tapie que l'exercice s'impose. D'abord un constat, de nombreuses divergences se remarquent au sein de notre amicale équipe pour ce qui est de l'affaire de l'arbitrage. Didier Remer, (notre Team leader) en général ne traite pas de l'affaire sur le site, tout de go, il considère depuis le choix de l'arbitrage que cette option retenue et donc acceptée par Bernard Tapie « ...était bien la pire solution, en somme une fausse bonne idée! » La raison, un empilement de bidouillages comme ceux remarqués depuis la gestion de l'affaire Exécutif Life ou du Lyonnais et donc le risque d'une décision qu'il considère comme inappropriée dans le contexte très particulier par l'état du dossier au sens très global et donc critique du terme. Selon Didier REMER, « Chacun peut comprendre que cette solution était porteuse d'un risque bien plus important comme va très certainement devoir le confirmer un jour l'issue qui devrait faire sens aux nombreuses batailles juridiques actuelles, celles qui émaillent le chapelet d'un dossier complexe au sens du droit, son application...»En fait, il y a toujours le risque d'une sortie qui selon Didier, serait toujours pour l'instant, «  ...incapable de venir nous délimiter les responsabilités des différents acteurs de la partition, pour cause, les éléments à charge me semblent parfois bien plus subjectifs que réellement objectifs », et d'ajouter « Il y a un véritable concours des interprétations, malheureusement de bonne guerre pour une affaire qui se joue à trois bandes, justice, politiques et donc médias... »



Holding...


Contrairement à certains membres de l'équipe, Didier REMER persiste et signe: « Plus je scrute les éléments ou déclarations des intéressés disponibles dans les médias, plus je suis fondé à considérer les positions de monsieur Tapie comme les plus proches de la vérité, aller chercher un autographe sur un ouvrage pour démontrer une thèse me semble plutôt léger, certes sans faire force de naïveté pour autant, Bernard Tapie était, sera toujours une cible, le problème, j'aurais aimé que l'on soit aussi pertinent dans le traitement de l'affaire du Lyonnais, si le talent de certains pinailleurs et plus grave, certains journalistes ou même politiciens s'était révélé en son temps, nous en serions peut-être à un chapitre plus constructif ou moins cuisant de l'affaire. » (…) Se défendant par avance de vouloir faire pleurer dans les chaumières, « Aujourd'hui, on remarque une énième chasse à l'homme, un monsieur de plus de 70 ans, parfois même ses proches ce que je trouve clairement répugnant et gravissime pour l'état de droit! On doit protéger les proches, il y a une volonté évidente de nuire, quand on parle de clan on retire toute la notion affective d'une famille au sens sémiologique, on mélange un peu trop vite, Bernard Tapie n'est pas qu'un holding sur patte avec pour filiales ses enfants ou proches, c'est un être humain! Sur ce point, c'est inapproprié, ceux qui s'engouffrent dans de telles pratiques se sont éloignés d'un journalisme qui pour de nombreux observateurs, se place trop souvent hors cadre, pour ce qui est de l'approche de la justice, mon respect est total dès lors que sa mission peut s'avérer en démonstration, c'est à dire pleine et entière au sens du droit. » 


Au millimètre...

Il est vrai que la procédure aussi désastreuse que l'arbitrage comme bouclé peut venir conforter cette thèse, mais alors que penser des derniers actes qui entourent l'enquête, doit-on conclure à un exercice différencié de la justice? « Non, trois fois non! Mais reconnaissez qu'il est surprenant de voir des personnes qui disposent d'un accès à certains documents de façon présumée largement orchestrée dans un calendrier lui même étrangement réglé au millimètre, ce n'est pas pour moi le révélateur d'un état de droit en démonstration, j'insiste, mais que penser d'une sélectivité présumée organisée, ce n'est pas moi qui le remarquera le plus à mon humble niveau, mais bien les journalistes cantonnés au « copier-coller » voir salle d'attente du bon vouloir de... » (…) « Pour moi, c'est évident, cette affaire donnera une image renforcée de notre justice, que si et seulement si les décisions de la justice confirment un jour telles thèses ou faits. Les zones d'ombres doivent trouver leur juste lumière, pas les projecteurs braqués qui m'inviteront à toujours plus de prudence. Je pense que peu ou prou, toute cette affaire fera clairement « pshitt », et je vais même aller plus loin, si un "rétropédalage général" entre guillemets s'avère, et donc que monsieur Tapie l'emporte au finish, la facture sera astronomique pour le contribuable, cette fois-ci véritablement pour le contribuable à contrario de l'idée très répandue que cela serait déjà le cas. En fait si on regarde la facture dans le détail pour le contribuable français, c'est bien actuellement du côté du traitement du différend du Lyonnais qu'il faut aller chercher... dans le détail! »Donc pour Didier, la mise en examen pour escroquerie en bande organisée serait-elle inappropriée? « La justice enquête, les enquêteurs font remonter les éléments utiles à sa mission matricielle, les juges trancheront aussi en fonction de la qualité des éléments de preuve à leur disposition! » et si d'aventure la conclusion serait bien un arbitrage truqué, que penser? « Il faut laisser la justice travailler sereinement, ce n'est pas l'intérêt de notre pays de voir des immixtions dans le traitement du dossier, cependant il faudra nous dire qui serait bien à l'origine d'une telle présumée entreprise, je doute fort que la personne la plus ciblée soit la plus concernée! Pour être clair, je vois trois étage dans cette affaire, la cave, ou se trouve en général le moteur de l'ascenseur, le premier et sa réception, et le dernier étage, sur ce point, j'aime à penser que l'ascenseur me semble étrangement souvent en panne... » Cependant Didier ne fait pas l'économie de préciser son point de vue sur l'arbitrage et nous rassure au passage:  « L'arbitrage est un processus qui met autour de la table des personnes aptes à négocier, l'arbitrage doit être pratiqué par des personnes capables de trancher, il est la synthèse d'une solution équitable pour ne pas devoir préciser amiable, mais certainement pas un laboratoire d'expérimentations au pluriel comme pour l'affaire évoquée. Que des questions se posent logiquement sur la nomenclature du collège arbitral retenu est assurément la moindre des choses, mais il serait réducteur de limiter et donc favoriser une hypothèse par rapport à la somme de tous les errements du dossier. Si des défaillances sont démontrées, il n'a plus de sens, les conséquences de droit seront logiquement tirées.»Pour l'heure Finance Offshore continuera bien à s'intéresser à ce dossier, faisant une logique place à toutes les sensibilités de son amicale équipe. A suivre.




L'entretien réalisé au Journal "Le Monde" (25 Novembre 2013):





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Insert Vidéo: "Le Monde" via "Dailymotion" Tous droits réservés pour tous pays.


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