UBS et les clefs de la justice américaine!


 Raoul Weil, ancien numéro trois d'UBS, fugitif et arrêté!
                                         
L'histoire est passée un peu inaperçue dans le flot de l'actualité, mais il est bon de rappeler que contrairement à certaines idées reçues, vous pouvez être dirigeant d'une grande banque suisse et devoir répondre de vos actions passées. Les États-Unis mettent un point d'honneur pour faire sens à leur politique pour combattre et plus important, punir, ceux qui transformaient le pays en terrain de chasse pour venir y chercher « bonne fortune. »

Evasion...
 
Du côté de certains établissements, on comprend peut être enfin, que la justice américaine rend la monnaie de sa pièce à qui se croyait au dessus des lois. Inutile de préciser ici que le fait de démarcher un client américain sur le territoire souverain des États-Unis était bien évidemment illégal, et surtout connu de tous pour ce qui est d'organiser son « évasion .» On aura bien tenté nous faire croire que manger de ce pain, n'était pas la vertu pour ce genre d'institutions, à l'image d'un Paris, ou petits fours et violons entouraient les bons clients, la méthode était bien rodée pour certains établissements suisses. Ils se reconnaîtront sans peine et pour l'instant, tant mieux pour eux, la justice américaine fait tomber déjà bien des masques là ou la justice française peine à faire mieux sinon autant...
 
Etats spoliés...
 
Certains comprennent que cette volonté de confondre certaines personnalités émérites du board d'une grande banque est un exercice pas toujours facile, les moyens et services juridiques sont toujours disponibles pour aider ceux qui sont dans le viseur attentif d'une justice en démonstration. Le président Barak Obama ne s'était jamais caché sur cette volonté d'en finir avec des pratiques qui spolient les comptes de sa nation, d'autant plus vérifié par le manque à gagner des autorités fiscales, celles que chaque citoyen américain doit à présent combler face à un déficit dont il est inutile de préciser ici les profondeurs abyssales. D'un côté, le citoyen américain exemplaire, de l'autre, ces riches personnes pas très fendues du devoir devant l'impôt. Une équation simple, mais un résultat catastrophique, le manque à gagner que représente l'évasion fiscale n'a d'égal que l'aggravation des comptes publiques de ces états spoliés par d'autres, très complaisants en la matière. Un déséquilibre qui devait porter la question aux débats des plus grandes instances, comme celles du G20, dont l'OCDE n'a jamais manqué de souligner l'impact du secret bancaire et autres trusts, aujourd'hui, un consensus se dégage, peu ou prou, on avance dans une direction qui remet certaines pendules à l'heure...

Beau monde...
 
Nos amis suisses connaissent bien les conséquences de ces pratiques, l'accord FACTA, bille en tête, ils se sont mis dans une logique exemplaire de conformité, enfin adaptée aux valeurs que les caciques de la politique de nos grandes démocraties se sont en partie accordés à revisiter. Il est normal que ceux qui se sont grassement adonnés à de telles pratiques ne passent pas ou plus à côté des filets de la justice, ils doivent payer le juste prix, celui d'une rédemption pour qui, la vente de son âme au diable, n'était visiblement qu'une question de prix. Que penseront ses nombreux employés débarqués de ces établissements transformés en cash machine ou casinos du secret? Eux, flanqués dehors, sont déjà condamnés, et ce, sans appel. Ils est temps que la respectabilité d'un établissement soit à présent mesurée dans la capacité de ses élites à reconnaître leurs indélicatesses, il serait injuste que ce « beau monde», puisse encore passer à côté d'une telle occasion. Ces derniers temps, UBS comprend que la justice américaine se donne les moyens de ses logiques prétentions en la matière, et dire que certains tremblent, est presque édulcoré dès lors que d'autres commencent à songer devoir se livrer pour enfin s'expliquer, faute à moitié avouée, à moitié pardonnée? La question reste posée! Dans sa pêche, la justice américaine use de méthodes très ciblées, c'est la chance au grattage, le fameux ticket gagnant. On entoure, on resserre, et on attrape le quidam, celui qui va tenter négocier quand il est encore intelligent, ou plutôt se souvient qu'il peut l'être, sinon à devoir s'entêter pour mieux sombrer, certes un peu plus tard, mais toujours en prenant son temps pour jouer la montre. Il y a ceux qui font force d'optimisme démesuré, ego quand tu nous tiens, et puis les petits joueurs qui attendent leur grande claque, là aussi, selon... On aime à penser que ceux qui se livrent, font force d'une exemplarité, et si « leur » banque nous parle de déontologie voir éthique, on se dit que la partie est déjà gagnée. Un changement de paradigme qui fait donc force à une respectabilité retrouvée, mais que penser d'une banque qui voit des anciens collaborateurs de haut rang jouer toujours et encore au chat et à la souris? Le risque de la perte d'une licence n'est-il pas suffisant pour mettre tout le monde... au pas? On s'étonnera donc de l'émoi démesuré suscité par l'arrestation d'une grosse pointure, un émoi bien moins perçu lors des différents plans sociaux de ces mêmes établissements! En mode Titanic, on veut donc nous faire comprendre si mauvaise barque, le capitaine en premier, femmes et enfants bien plus tard! Mais bon, il y a encore des poissons qui savent nager en eaux troubles...
 
 
Fugitif...
 
 
Pour l'heure, certaines pointures d' UBS nous confirment que d'une personne à l'autre, la méthode reste très variable. Que ceux qui font force au courage et à l'honnêteté soient accompagnés dans leurs efforts, notre respect leur est pleinement acquis, pour les autres, l'histoire jugera. Dimanche 20 Octobre, Raoul Weil, ancien numéro trois de la banque UBS aux trois clés s'est fait ''pêcher'' dans un charmant hôtel de luxe à Bologne en Italie, ce qui s'apparente à la plus grosse prise du moment par un mandat d'arrêt américain. Il est clairement soupçonné d'avoir organisé l'évasion fiscale de 20 000 clients américains pour une somme record totale de quelques 20 milliards de dollars, excusez du peu... En 2009, , la banque UBS se sépare de lui dès lors qu'il est reconnu comme -fugitif- par un tribunal de Floride après avoir été inculpé! Entre 2002 et 2007, il supervise le département étranger d'UBS avant de prendre les rênes de la gestion de fortune jusqu'en 2009 quand la banque se sépare de lui... Un autre ex-banquier d'UBS s'est rendu aux autorités américaines, libéré sous caution (750000 dollars), il est rentré des États-Unis en Suisse. On lui reproche d'avoir notamment incité et aidé ses nombreux clients américains à frauder le fisc, il encourt cinq ans de prison, et 250 000 dollars d'amende. Il sera jugé lors d'un procès qui doit débuter le 25 Novembre prochain à Fort Lauderdale en Floride, inculpé en 2011 pour des faits reprochés sur la période de 1993 à 2010, selon le ministère américain de la justice, le suspect aurait aidé des clients américains à ouvrir et donc alimenter des comptes bancaires secrets au près de la BKB, la fameuse banque cantonale de Bâle... L'acte d'accusation démontre comment le suspect et ses complices ont averti des clients d'UBS, établissement qui fermait des comptes non déclarés de personnes américaines pour trouver refuge et donc les aider à ouvrir des nouveaux comptes non déclarés à la BKB! Comme quoi... La banque bâloise est listée parmi les 14 banques helvétiques sous le coup d'une enquête aux Etats-Unis! L'associé, lui sera arrêté en 2010 lors d'un passage à Miami, ancien collaborateur du groupe UBS entre le début des années 1990 et jusqu'à environ 2003; il s'en sort avec une mise à l'épreuve de cinq années pour aide à l'évasion fiscale et s'épargne ainsi la prison pour sa collaboration à l'enquête. A suivre...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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