Thursday, July 11, 2013

Affaire Bommeleeër: Le Srel fait sauter le gouvernement Juncker!

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 Jean-Claude Juncker, loin devant...
 
                                   
                                    

"Le Srel fait sauter le gouvernement Juncker!" Un titre provocateur, mais il est bien acquis qu'il ne concernera que les errements de certains  ex-personnels du service de renseignement luxembourgeois, ceux qui sont  à l'origine de la tenue d'élections anticipées au Grand-Duché de Luxembourg. A l'image d'un conclave, la Chambre des députés s'est réunie le mercredi 10 Juillet pour 7 heures de débats. François Baush (Parti de l'Ecologie), le rapporteur de la commission parlementaire sur l'affaire du Srel (service de renseignement luxembourgeois) n'a pas manqué de définir point par point les accusations formulées par sa commission contre le chef de gouvernement luxembourgeois, Jean-Claude Juncker. (Vous pouvez consulter ici le rapport de la dite commission).

 


Stratégie...


Jean-Claude Juncker,  s'est attaché à formuler des réponses précises pour tenter relativiser sa responsabilité, reconnaissant certaines erreurs tout en appuyant sa défense sur une responsabilité qu'il juge « comme toujours partielle dès lors que le pouvoir d'encadrement du Srel était partagé par la commission de contrôle parlementaire du Srel.... » Rapidement lâché par le Lsap (Parti socialiste), son principal allié du gouvernement de coalition, son long plaidoyer ne parvenant pas d'avantage à convaincre ses opposants, Jean-Claude Juncker  s'est finalement résolu à s'éviter l'épreuve des motions de défiance en annonçant de logiques élections anticipées. « Le scénario était dans tous les esprits avant même l'épreuve du grand oral du premier ministre, un avocat qui n'a pas manqué de faire usage des enseignements de la faculté de droit de Strasbourg! » commente avec humour une source. (Jean-Claude Juncker est  avocat de formation, il n'a cependant jamais pratiqué la profession.) Sur ce point, le premier ministre, ministre d'état Juncker «n'a pas déçu durant sa longue diatribe!», certainement pas ses fidèles et nombreux soutiens, mais jamais au point de faire inverser la stratégie des socialistes, visiblement plus prompts à assurer leurs arrières pour les futures échéances électorales que d'assurer un appui efficace à l'argumentaire de leur chef de coalition. D'ailleurs certains leaders se sont déjà lancés dans la course au pouvoir pour s'assurer la tête de liste de leur parti, « ...et ce avant même que celle de leur premier ministre soit clairement tombée! » (...) «Etienne Schneider se sent pousser des ailes, pas celle d'un ange pourrait confirmer son probable rival, le vice-premier ministre Jean Asselborn!» (...)Autant dire pas très « sport » comme attitude! » selon une source à Luxembourg. Etienne Schneider, (ministre de l'Economie),  se repose sur un bilan qui lui confère une côte de popularité très confortable, fruit d'un bon travail, nous ne doutons pas qu'il puisse s'imposer naturellement comme une tête de liste en phase avec les attentes d'un certain renouveau de la classe politique.  Comme quoi, ce petit pays n'a rien à envier aux nombreuses joutes politiciennes  des grandes démocraties en représentation.
 
 
Sous le tapis...
 
 
Jean-Claude Juncker n'aurait donc jamais vraiment pensé que son service du renseignement disposait « ...de tels électrons libres! », telle semble être sa posture officielle. Une hypothèse de défense que certains considèrent comme inappropriée et devant être clairement révolue, « Cette fameuse devenue trop fumeuse stratégie qui consiste à glisser sous le tapis, à la Luxembourgeoise... » pour paraphraser le député du parti démocrate, Claude Meish, homme politique qui appartient à l'opposition de l'actuelle coalition gouvernementale. Car en coulisses, la jeune génération ronge son frein, mais devrait permettre de rassurer le bon peuple de Luxembourg. « C'est rassurant de voir sur l'ensemble de l'échiquier politique de notre pays, des élus capables de comprendre que le pays gagnera à s'éviter les errements et donc pratiques d'un certain passé.(Notre source pense à Xavier Bettel (DP), actuel député et bourgmestre de Luxembourg, Claude Meish (DP), député maire de Differdange, ou encore Etienne Schneider (Lsap), ministre de l'économie...) D'autant plus rassurant qu'un certain consensus se dégage pour conclure qu'il est urgent de proposer une nouvelle donne pour un pays qui se doit changer de paradigme. » D'autant plus efficacement que le Grand-Duché de Luxembourg est toujours plus contraint par l'apport des nouvelles réglementations internationales, inévitablement celles qui viennent bousculer sa place financière et donc le modèle économique du pays. D'une façon générale, le pays est doté de potentiels très intéressants, autre bon point pour l'avenir, celui de  ses médias. Ils se sont avérés particulièrement exemplaires tout au long de cette crise de l'état « Ils ne le sont pas moins depuis le début de l'affaire du Bommeleeër  (ou Poseur de bombes), sans eux, leur indépendance et la qualité de leurs enquêtes, le pays serait endormi et confronté à certains écueils. Notre démocratie a encore de beaux jours à vivre! »commente une source à Luxembourg.


«Le retour à l'état de droit, c'est en somme, une belle occasion pour vérifier le curseur de notre démocratie, on espère que le procès du Bommeleeër viendra confirmer l'essai. »Sur ce point, rien n'est vraiment certain, car la justice est, selon nos sources, toujours confrontée à de graves entraves pour sa mission. De nombreuses pièces font déjà cruellement défaut et le dossier est lui même la synthèse des errements du passé. Finalement un héritage du passé que souhaite mettre à néant la nouvelle génération de politiciens luxembourgeois. « Plus on avance, plus on perçoit que le procès est dans une impasse, plusieurs théories s'opposent. Etrangement les conséquences actuelles sur le pouvoir politique ne sont pas de nature à rassurer sur l'issue du procès. Aucun élément peut à ce jour permettre la condamnation des accusés qui font pour l'instant office de simples lampistes, (...) En droit c'est la preuve irréfutable, et nous en sommes encore très loin! » commente un avocat du pays. Le procès reprendra en septembre, vacances judiciaires obligent.

Populaire...

Pour l'heure, Le Luxembourg ne manque pas de garder un œil attentif sur sa place financière, il s'est doté d'un nouveau cadre juridique et donc législatif pour assurer à sa place financière une petite longueur d'avance sur certains rivaux. « La Chambre a voté la directive AIFM  (transposition de la réglementation européenne) et s'est érigée l'équivalent du« Limited Partnership Britannique » tout en doublant la mise avec un cadre fiscal plus avantageux avec le fameux carried interest. « Un dernier fait d'armes du dauphin de Juncker, le ministre des finances Frieden qui ne risque pas de revenir aux affaires de si tôt! »tacle une de nos sources à Luxembourg. Bon ce n'est pas fort sympathique, mais il est vrai que certains membres du CSV  (le parti chrétien social de monsieur Juncker) « ...ne cachent pas ou plus leur amertume sur certains présumés errements passés de l'actuel ministre des finances tout en lui reconnaissant ses nombreuses qualités, l'un n'empêchant pas l'autre! »(Alors ministre de la justice et présumés faits en relation avec l'affaire dite du « Bommeleeër »; la réouverture des enquêtes précèdant l'opus du procès actuel.) Certains lui reprocheraient « ...d'avoir bloqué (plus ou moins maladroitement) le travail des enquêteurs et d'être à l'origine d'une présumée forme de pression sur certains membres du parquet!(Heureusement que ce ne sont que des allégations...)  Vu ce qui arrive aujourd'hui à monsieur Juncker, on pourrait bien trop vite conclure à une attitude pour le moins contre-productive... » persiste notre source à Luxembourg. En fait, l'important n'est plus de savoir qui s'est confronté à des présumées erreurs d'appréciation, voir comporté de façon erronée, ou clairement inappropriée. Il faut juste que tous les enseignements soient tirés de cette crise d'état. « Des révélations viendront pimenter la campagne électorale, le procès du Bommeleeër réservera encore de bonnes surprises! Nous verrons si tout ce beau monde sera en capacité de résister à une telle pression, ...si populaire! » promet une autre source. Pour l'heure Jean-Claude Juncker ne baisse pas les armes, il sait qu'il sera la tête de liste pour ce que certains prédisent comme un  possible retour en force.«Vous savez, on ne met pas un jeune homme de 58 ans comme Jean-Claude en pré-retraite de cette façon, le premier (c'est ainsi qu'on le définit au pays) est au pouvoir depuis tant d'années, son socle électoral est bien sa meilleure garantie! »Effectivement son parti l'a déjà confirmé ce jeudi comme tête de liste, «Nous verrons si les socialistes seront en capacité d'une telle démonstration de cohésion!» commente notre source avec humour. Fermer le ban.
 
 
 
 
 
Finance Offshore tient à remercier ses très nombreux lecteurs de l'espace francophone international, visiblement très intéressés par cette affaire dite du "Bommeleeër", ou paravent "Stay behind made in Luxembourg" Remerciant également nos nombreuses sources et contributeurs au Grand-Duché et dans d'autres pays, à l'image de leurs médias qui nous font confiance. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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