Tuesday, April 2, 2013

Méa Culpa de Jérôme Cahuzac, en toute transparence!

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                                    C'est sur son blog que Jérôme Cahuzac fait acte de vérité...

 
Une information judiciaire contre X visant l'ancien ministre du Budget a été ouverte pour blanchiment de fraude fiscale, mais aussi perception par un membre d'une profession médicale...

 

L'enquête helvétique

Selon Le Temps, les avancées de l'enquête suisse auraient poussé Jérôme Cahuzac à avouer publiquement avoir détenu un compte à l'étranger.

Le Ministère public genevois a mené des perquisitions auprès d'UBS et de la société Reyl et Cie sur la demande formulée le 12 mars par le parquet de Paris.

Résultat: l'ex-ministre du Budget aurait ouvert au début des années 1990 un compte UBS à Genève, un compte ensuite transféré à la fin de l'année 2000 vers la société Reyl et Cie, elle aussi basée à Genève.

L'argent du compte provenait des activités de chirurgien et de consultant de Jérôme Cahuzac. Il a été transféré une dernière fois en 2009 à Singapour.

Les avocats de Jérôme Cahuzac évaluent le montant du blanchiment à environ 30'000 euros (36'500 francs environ).

Ces informations recoupent en partie les premières révélations de Mediapart.fr la sécurité sociale, blanchiment et recel de ce délit.

Méa Culpa...

L'homme est contraint, il veut donner ses raisons, s'expliquer sur cette spirale infernale du mensonge et commencer un travail d'explications sur les effets de ses actes. Il mesure leur gravité, les conséquences de ceux-ci pour ses proches, sa famille politique, son pays, la France.

Il met ainsi un point d'honneur à vouloir faire son méa-culpa, son combat n'a d'égal que dans la qualité qu'il démontrera pour assurer un exercice serein de la justice.

L'occasion lui est enfin donnée de faire toute la lumière, comme sur les révélations du site Médiapart, et peut-être ainsi s'assurer d'un exercice au combien libérateur.
 

L'ancien ministre du Budget...

Déclaration de Jérôme CAHUZAC

Par lettre du 26 mars 2013, j’ai demandé à Messieurs les juges d’instruction Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke de bien vouloir me recevoir afin que, délivré des obligations de ma fonction, je puisse enfin donner les explications qui s’imposent au regard de la détention à l’étranger d’un compte bancaire dont je suis le bénéficiaire depuis une vingtaine d’années. 

J’ai rencontré les deux juges aujourd’hui. Je leur ai confirmé l’existence de ce compte et je les ai informés de ce que j’avais d’ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l’intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n’a pas été abondé depuis une douzaine d’années, soit environ 600.000 €, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris. 

A Monsieur le Président de la République, au Premier Ministre, à mes anciens collègues du gouvernement, je demande pardon du dommage que je leur ai causé. A mes collègues parlementaires, à mes électeurs, aux Françaises et aux Français j’exprime mes sincères et plus profonds regrets. Je pense aussi à mes collaborateurs, à mes amis et à ma famille que j’ai tant déçus. 

J’ai mené une lutte intérieure taraudante pour tenter de résoudre le conflit entre le devoir de vérité auquel j’ai manqué et le souci de remplir les missions qui m’ont été confiées et notamment la dernière que je n’ai pu mener à bien. J’ai été pris dans une spirale du mensonge et m’y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords. 

Penser que je pourrais éviter d’affronter un passé que je voulais considérer comme révolu était une faute inqualifiable. J’affronterai désormais cette réalité en toute transparence.