Sunday, December 23, 2012

Zone euro: Eurogroupe, la succession de Juncker fait toujours débat!

Tags

                                             Jean-Claude Juncker, fin diplomate...
On le savait, remplacer Jean-Claude Juncker est une mission bien délicate... Loin de faire consensus, le nom du ministre néerlandais des Finances, Jeroen Dijsselbloem serait bien moins accepté par les Français comme il semble l'être d'avantage par l'axe des petits états du nord de l'Europe et par les Allemands
Jeroen?
Les Allemands sont bons clients de l'idée de voir la fonction revenir à un petit état de la zone euro, mais semble subsister de sérieuses réserves sur les qualités du néerlandais: « Un problème d'envergure pour une fonction qui suggère un talent démontré de diplomate dans l'âme, diriger l'Eurogroupe dans le contexte particulier de la gestion de la crise et du calendrier qui s'annonce ne sera pas tâche aisée. La mise en route de la supervision bancaire, celle même qui préfigure l'Union bancaire, les implémentations futures du rôle central des superviseurs et dont le principal comme la Banque centrale européenne (BCE), suggèrent une personnalité en adéquation avec Paris et Berlin.... » Nous confiait un haut diplomate européen. Cependant la candidature du néerlandais dispose d'un soutien amical du président sortant de l'Eurogroupe, le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker qui n'exclut pas de voir « la fonction occupée par une personnalité qui représente des idées que défendent les pays nordiques, sachant que les Allemands trouvent plutôt bon le néerlandais... »

Super Mario II ?
A Paris on préfère militer sur la prudence et se donner encore quelques autres pistes, «Histoire de bien mesurer le futur rôle que devra tenir le prochain dirigeant de l'Eurogroupe dans l'évolution du cadre de la fonction acté au conseil de Bruxelles en Juin dernier. D'une certaine façon, l'Elysée veut garder bonne main sur une logique qui gagne en épaisseur... Il se dit à présent dans certaines hautes sphères, qu'on ne serait pas contre un deuxième "super Mario", après Mario Draghi à la BCE, pourquoi pas imaginer Mario  Monti, « Un professeur d'économie fin diplomate qui nous a démontré sa loyauté au même titre qu'à l'endroit de nos amis Allemands.(...) Mais il est peu probable que le chef du gouvernement italien démissionnaire soit candidat, les italiens le préfèrent au plus près de leurs difficultés actuelles. » (…) « Le plus important est bien de trouver le candidat idéal, celui qui permettra d'assurer un équilibre entre toutes les réalités qui composent la Zone euro, c'est à dire au delà des seuls français ou allemands... » précise notre source à Paris.

Pierre Moscovici « en partage »avec Wolfgang Schäuble, ministre allemand des finances était « la candidature tandem en part time un temps sur les rails »,mais il en ressort que les allemands ne souhaitent pas vraiment donner « sa chance » au ministre français de l'économie. Sans compter que le ministre français ne semble plus intéressé par une fonction « qu'il souhaite renforcée et dans un cadre plus démocratique, c'est à dire devant rendre des comptes devant le Parlement européen en plus du Conseil européen... » Une idée qui ferait son chemin dans les conciliabules du Parlement européen.

Au pays!
Pour l'heure, « On recentre les négociations sur un profil de ministre des finances, essentiellement un profil d'économiste voir en réelle capacité de maintenir l'efficiente qualité d'entremise diplomatique cultivée par Jean-Claude Juncker depuis 2005. » (Année de création de la fonction informelle puis toujours plus formelle:ndlr) L'actuel premier ministre luxembourgeois étant toujours plus désireux de diriger la bataille des futures échéances électorales de 2014 au grand-duché: « Le pays étant dans un climat particulièrement rendu complexe par de nombreuses affaires d'états. Porosités avec des promoteurs d'un stade national dit de Livange, dont l'affaire éponyme, écoutes du premier ministre par ses services de renseignement.. (...) Notre premier ministre doit assurer à son gouvernement ses chances, elles sont en réelles difficultés avec la dégradation des fondamentaux de notre économie, des réels problèmes de compétitivité se font jour, un climat social dégradé et un système tripartite de négociation, longtemps vanté, semble à bout de souffle. La place financière internationale de Luxembourg est en pleine mutation du fait des nouvelles contraintes réglementaires, Mittal est aussi de la partie sans compter des investisseurs Qataris qui claquent la porte de la société aérienne de fret Cargolux, c'est dire que Jean-Claude Junker est attendu... au pays! » Insiste une source à Luxembourg qui aimerait voir en ses temps difficiles son premier ministre aussi irremplaçable, « ...vanté à l'intérieur qu'à l'extérieur! »(Ambiance).

Jean-Claude Juncker, ayant assuré que sa décision de quitter la présidence « du club» des ministres des finances de  la zone euro d'ici à la fin de l'année (ou au début de l'année 2013 dans les faits) était « irrévocable. »Il avait accepté de jouer les prolongations « en contrepartie de la nomination de son gouverneur central Mersh au poste vacant de la BCE. », sur ce point, « Il obtiendra gain de cause et satisfaction double, celui-ci s'étant vu confier le dossier de la supervision bancaire au sein de l'autorité supranationale de Francfort, bien belle consolation pour le Luxembourg ». Nous confirme un haut diplomate européen qui souligne l'extrême longévité de monsieur Juncker, chef de file des ministres de la zone euro qui « occupe son poste depuis sa création en 2005, et dont le mandat est arrivé à son terme le 17 juillet dernier. »

Pour l'heure, nous allons voir comment l'Eurogroupe et la nomination de son président feront consensus dans les semaines à venir, les négociations étaient encore trés ouvertes cette semaine... A suivre.


Photographie: Tous droits réservés.
Finance Offshore © Copyright 2012 Tous droits réservés.

Monday, December 17, 2012

Zone euro: Enfin l'accord sur la supervision bancaire!

Tags


 La supervision bancaire qui prépare l'Union bancaire...

                                        


Le 13 Décembre dernier, les ministres européens des finances sont parvenus à un accord historique sur la supervision bancaire au sein de la Zone euro. Résultat d'un long processus qui s'était heurté à de multiples rebondissements et finalement devant aboutir à une indispensable première étape de l'Union Bancaire, qui se voit ainsi « clairement remise au goût du jour! ».


Accord historique...
Les 27, forts de ce compromis, peuvent enfin aller présenter un front uni dans les discussions qui s'ouvrent avec le Parlement européen, remplissant la feuille de route actée lors du sommet européen de Juin dernier. « Il fallait impérativement aboutir à cette mise en place d'une supervision commune des banques de la zone euro par la Banque Centrale européenne BCE, sans cet accord, nous étions dans l'impasse! » devait nous confier un haut diplomate européen qui nous précise que: « Le mécanisme entrera en 2014 et non pas en 2013 comme envisagé au début des négociations, cependant il sera plus global et offrant une possibilité aux autres états de l'Union européenne qui ne sont pas membres effectifs de la Zone euro. L'accord politique en est d'autant plus conforme par rapport aux enjeux de cette première étape vers l'Union bancaire... ».

Du côté de la présidence de la République française, on parle bien « d'un accord majeur atteint par les ministres des finances de l'Union européenne ».Le président François Hollande était très confiant sur l'issue des négociations, marquant sa volonté de voir une « volonté de veiller ensemble à la stabilité du système bancaire européen dans la Zone euro et au-delà... » considérant cet accord comme global « car toutes les banques sont concernées ».

Bâle III ...
Pour l'heure, l'accord prendra tout son effet le 1er mars 2014, de quoi laisser une marge qui permettra « ...les meilleurs ajustements techniques sur Bâle III, (...) Les américains sont plutôt en retard sur la question. Il  faut encore agir sur le renfort des capitaux propres des structures des banques et la sécurisation des systèmes.»

Pour ce qui est des allemands , Angela Merkel s'est montrée optimiste pour la suite qui sera donnée à cet accord historique pour l'Union européenne, elle estimait que celui-ci était plein d'espoirs, certes mesurés en précisant « Le fait que les ministres des finances de la zone euro se soient mis d'accord sur un cadre juridique et les contours d'un mécanisme commun de surveillance des banques était d'une valeur... inestimable! »
 
Il faut dire que côté allemand « On aura été vigilant sur les moindres détails de cet accord, tant la volonté de s'éviter de nouvelles crises étaient dans les esprits ».

En effet, les allemands ne cachaient pas le besoin urgent d'en découdre, « Il fallait un signal fort pour un peuple qui ne veut plus être mis à « rude »contribution dans des plans d'aide à destination de pays pas vraiment vertueux sur les questions de l'économie... ».Nous précise notre source à Bruxelles qui complète que « C'est bien avant tout, la véritable capacité des européens à régler leurs problèmes aux yeux du monde, qui semblait être le focus allemand dans le dossier... ».
L'échec de l'Union européenne et des Etats-Unis à respecter la date du 1er janvier 2013 pour commencer à appliquer les nouvelles règles de solvabilité des banques ne remettra pas en cause l'accord de Bâle III, ont cependant déclaré les régulateurs. «Des progrès ont été accomplis, une nouvelle rencontre était prévue mardi prochain pour tenter de rapprocher les positions sur les points de désaccord qui subsistent...». Devait préciser une porte-parole du Parlement européen.


BCE...
L'idée est bien de couper le lien entre les banques et les dettes souveraines, « Afin de s'éviter les conséquences qui plombent les états européens enferrés dans la crise de la dette. On pourra faire intervenir le M.E.S (Mécanisme Européen de Stabilité) plus directement que l'actuel FSE, et la BCE pourra venir avec l'autorité bancaire européenne (ABE dont les stress tests devraient se voir plus précis et efficaces:ndlr) compléter un dispositif de recapitalisation directe d'une banque, la supervision devra assurer au niveau national ou donc européen son rôle pour préserver la stabilité monétaire et économique de l'Union. »

Mario Daghi ne cachait pas sa satisfaction au nom de la banque centrale européenne (BCE), qui voit ainsi s' étoffer son mandat...
 


«Le mécanisme de supervision unique contribuera à rétablir la confiance dans le secteur bancaire au sein de la zone euro. Il aidera à ranimer les prêts interbancaires et les flux de crédit transnationaux, avec des effets tangibles sur l'économie réelle» , a déclaré Mario Draghi lors d'une audition au Parlement européen.
«Combiné avec la possibilité de recapitalisation directe des banques par le Mécanisme européen de stabilité, (...) le mécanisme de supervision unique permettra de rompre le cercle vicieux entre dettes souveraines et banques.»  a-t-il ajouté.

La BCE n'assurera la supervision directe que d'environ 200 établissements de grande taille sur les quelque 6.000 banques européennes...
« Même si le périmètre de son action devait faire débat entre français et allemands, 200 banques (au delà des 30 milliards d'euros:ndlr) seront supervisées directement, les autres plus moyennes, le seront par les superviseurs nationaux, mais in fine la BCE pourra s'intéresser à toute institution bancaire qui le nécessiterait du fait d'un risque potentiel systémique plus évident. » Devait nous confier notre source.

Un satisfecit au même titre que le commissaire européen Michel Barnier se félicitant "de la capacité d'agir de l'Europe!" ce dernier ne cachant pas ses nombreux efforts pour y parvenir.




Conférence de presse du Conseil européen:



Tous droits réservés pour tous pays.  Conseil Européen.   © Copyright 2012 Tous droits réservés.







Photographie: Tous droits réservés.
Finance Offshore © Copyright 2012 Tous droits réservés.

Thursday, December 13, 2012

Zone euro: Florange, Mittal est-il crédible?

Tags


                                  Pour Didier REMER, il faut sortir des logiques fractales!

Depuis des mois, Finance Offshore scrute l'évolution du dossier « Mittal », suite à quelques « retours » sur le dossier, Emanuel de Saint-Cyr rencontre Didier REMER, rédacteur en chef de Finance Offshore...
Luxembourg le 14/12/2012
Emanuel De Saint-Cyr: Aujourd'hui, le dossier Mittal gagne en épaisseur, de Luxembourg à Paris , en passant par Florange, des langues se délient, peut-on parler d'une victoire de Mittal sur l'état français?

Didier Remer: Je n'ai pas été à l'origine des récents articles sur Mittal pour ce qui est de notre site « Finance Offshore ». Comme vous le savez, j'ai une prudence relative sur monsieur Lakshmi Mittal, elle trouve son origine dans l'idée que je me fais de ce financier qui dirige une des plus grandes industries au monde. Mon analyse est plus personnelle que factuelle. Il ne serait pas constructif pour moi de me livrer à la curée médiatique qui entoure cette affaire...



                                                   Pdg et Président, déterminés....


E.D.S.C: Certes, mais vous devriez pouvoir nous dire qui est le véritable gagnant dans l'épilogue de la crise « Florange », vous étiez bien informé sur certains aboutissants et tenants de cette affaire?

D.REMER: Pour être franc, je ne trouve pas correct de résumer cette affaire en terme de perdants ou gagnants, on parle de personnes qui se battent pour assurer leur emploi, et donc avenir. On ne doit pas minorer le caractère tout aussi important d'un dirigeant de groupe qui se doit assurer un équilibre à l'avenir de ses activités, comme toutes entreprises industrielles, il y a des branches rentables, d'autres moins évidentes dans le contexte si particulier d'un marché si concurrentiel, enferré dans une mondialisation si diffuse. Monsieur Mittal représente 20 000 salariés en France, et ne l'oublions pas, autant de clients et actionnaires en nombre pour que je puisse devoir me refuser à certaines caricatures. Les polémiques ne devraient jamais l'emporter sur les enjeux que représente l'obligation d'une négociation qui devrait rester logiquement et prioritairement constructive...

E.D.S.C: Pour les syndicats, monsieur Mittal n'est pas franchement perçu comme un exemple de cette fameuse obligation de négociation constructive! Il est bien plus courant de parler d'un « financier aux dents longues » et finalement sans scrupules. On voit bien comment monsieur Mittal peut faire plier un gouvernement qui mettait en avant une possible nationalisation, reconnaissez-vous que sur ce point c'est bien lui le gagnant?

D.REMER: Pour vous dire mon sentiment, l'idée d'une nationalisation était une  fausse bonne idée, tant elle portait le risque d'un signal négatif pour tous les potentiels investisseurs désireux de venir s'implanter en France. Le ministre du redressement productif se doit redresser et non pas intimer par menace les industriels étrangers présents sur le territoire français. Utiliser cette arme est un acte qui se voulait symbolique, mais il faudrait revenir à la genèse même de l'histoire de ce groupe pour comprendre que l'état est en partie responsable de la situation actuelle. Arcelor était en son temps victime d'une OPA de triste mémoire, elle incarnait bien les défaillances de l'état français, mais pas uniquement. Si monsieur Mittal s'est invité dans le tour de table, c'est bien que la puissance publique s'est avérée pour le moins inadaptée sur ce dossier, pour ne pas dire comme unique « impuissance publique ». Aujourd'hui, dans le dossier « Florange », proposer une nationalisation était pour le ministre Montebourg une solution de portage technique à l'épilogue incertain, j'en tiens pour preuve qu'aucun actionnaire fiable s'est avancé dans la reprise du site et principalement sur les hauts fourneaux. Il fallait garantir l'activité, à Florange elle se décompose entre deux filières, une dite froide, rentable et l'autre dont un certain plan « Apollo » qui s'est avéré contraint pour son avenir, et ce, même si Mittal l'a en partie tenu. Les analystes s'étaient clairement montrés rétifs à l'idée du succès de l'opération de la direction d'Arcelor de l'époque. Pour me faire bien comprendre, si d'aventure, les deux hauts-fourneaux étaient bien l'objet d'un plan massif d'investissements en leur temps (dès l'OPA de Mittal: ndlr), ils devraient pouvoir encore assurer un avenir à l'activité, mais cette orientation suppose une logique qui devait trouver sa raison et tout son sens à une époque ou le contexte du marché de l'acier était clairement porté par un marché en adéquation, c'est à dire moins difficile et délicat qu'il ne l'est aujourd'hui.

                           
                                  
                                          En interne, Mittal communique sur ses orientations...

                                 
E.D.S.C: Mittal ne devait-il pas assurer cette part de l'investissement, tout au moins dès qu'il est entré dans le capital d'Arcelor avec l'ensemble des promesses faites?

D.REMER: Son groupe s'est orienté sur des clusters stratégiques et adaptés aux marchés historiques et logiquement nouveaux comme les émergents, d'une certaine façon, il aurait été capable de le faire, les investissements effectués sur le site ne sont pas de nature à démontrer qu'il s'est fondamentalement désintéressé de celui-ci. Aujourd'hui des études contradictoires se font jour, elles ne font pas la part belle au réalisme économique le plus efficient qui soit, cependant elles marquent les contradictions du groupe sur sa stratégie globale. Mais là aussi, il faut se refuser à une analyse simplificatrice, les coûts actuels du transport et les besoins des clients sont biens différents de ceux qui l'étaient à l'époque de l'OPA de Mittal. C'est tout l'art d'un bon gestionnaire qui doit s'adapter avec constance, mieux, avec pertinence pour suivre et anticiper l'évolution de son marché. La meilleure preuve est le projet ULCOS, très intéressant « sur le papier » mais si vous me permettez, une usine à gaz dans les faits, d'autant plus frustrant pour tous les espoirs que ce projet a suscité auprès des personnels du site de Florange.

E.D.S.C: Si je vous comprends bien, là aussi vous donnez raison à Mittal qui finalement ne semble plus croire en ce projet, du moins dans l'immédiat?

D.REMER: Les personnels de Florange sont las de promesses ou hypothèses hasardeuses, Mittal est le groupe du secteur qui consacre les plus gros budgets en innovation et recherche, les ingénieurs du groupe ne renoncent pas à l'idée de trouver une issue au projet ULCOS. Cependant, la posture du groupe est un aveu sur une technologie expérimentale, qui elle même est tributaire de l'impact financier que le groupe supportera et donc se doit y consacrer, c'est aussi un certain manque de visibilité sur une telle opération tributaire de financements communautaires et se devant rationnels au sens économique du terme. Mittal y consacre 13 millions d'euros pour la recherche, mais ne cache pas qu'il n'est pas technologiquement prêt pour garantir son succès, c'est une posture honnête du groupe, bien qu'elle suscite de nombreuses déceptions tout à fait compréhensibles...

E.D.S.C: Dans le contexte particulier de la crise, Mittal fait figure d'un financier particulièrement endetté, son groupe ArcelorMittal est bien dans une logique de cessions d'actifs et le besoin crucial d'agir sur ses coûts. Comment le croire sincère alors qu'il doit faire face aux pressions et ne s'est pas privé de laisser sur son chemin autant de sites fermés à jamais et autant de drames humains?

D.REMER: Il est à la tête du seul groupe global de sidérurgie au monde, ArcelorMittal est obligé de définir une stratégie efficiente pour l'ensemble de son activité. Si ces choix sont contestés voir contestables, il se doit assurer un équilibre entre l'offre et la demande, de ce point de vue, rien de nouveau, cependant ses orientations programmatiques se doivent intégrer les logiques du marché dont il est un principal opérateur. Sa place de numéro un mondial est d'autant plus vulnérable dans le contexte de la crise actuelle. Sur les questions d'humanité, je ne pense pas qu'il soit insensible aux conséquences de ces arbitrages, cependant là ou il annonce parfois des mauvaises nouvelles, il est tout autant bien accueilli ou il permet de maintenir ou développer des activités. L'économie est mondialisée, la géographie du réalisme économique ne se borne plus aux enjeux politiques locaux, on sait tous qu'il lorgne sur des investissements massifs hors de l'Union Européenne, certains y voient un transfert de sa technologie, d'autres des opportunités indispensables pour assurer la pérennité du groupe. Très honnêtement, comme par avant, je ne sais pas ce que des états actionnaires pourraient faire de mieux dans un tel contexte, cependant que la France, le Luxembourg, et d'autres, exigent une solution équitable à chaque licenciement est une nécessité absolue. Nos états se sont montrés particulièrement bienveillants pour aider cette industrie, ils se doivent vigilants sur les engagements et le sens donné à la parole d'un homme comme Lakshmi Mittal. Ce qui ne veut pas dire dans mon esprit que le bras de fer doit laisser bonne place au bras d'honneur... Je préfère des solutions qui misent sur la qualité des personnels du groupe, la capacité au maintien d'une activité économique sur des territoires dont la présence de l'industriel est un moteur qui assure un avenir serein à tous. Sur cet aspect, le groupe ArcelorMittal devrait faire force d'une implication plus forte pour imaginer des synergies plus efficaces pour accompagner les territoires dans la recherche de solutions par des investissements avec les états concernés, aider à la reconversion des personnels en leur permettant d'agir ensemble sur l'économie. Les potentiels sont nombreux, il faut sortir des logiques fractales.

E.D.S.C: Mittal peut-il agir de concert pour offrir une issue à ses personnels dès lors que la confiance est ainsi rompue, est-il encore crédible?

D.REMER: Je pense que s'il parvient à rester crédible sur la solution proposée, Mittal en sera que gagnant tout comme l'image de son groupe à l'international. Je ne doute pas qu'il puisse surprendre Florange dans l'avenir, nationaliser le site était une erreur, il faut s'inscrire dans des synergies efficientes avec le groupe.






 Pour comprendre, le groupe ArcelorMittal:




ArcelorMittal est le n° 1 mondial de la sidérurgie. L'activité du groupe s'organise autour de 3 pôles : - vente d'aciers plats au carbone : bobines d'aciers laminés à chaud et à froid, tôles revêtues, etc. ; - vente d'aciers longs au carbone : poutrelles, ronds à béton, aciers marchands, fils machines, fils de sciage, palplanches, rails de transports en commun, profilés spéciaux et produits de tréfileries ; - autres : vente de tuyaux et de tubes, activités de transformation, de distribution et de négoce d'aciers. Les produits du groupe sont essentiellement destinés aux secteurs de l'automobile, de l'électroménager, de l'emballage et de la construction. La répartition géographique du CA (hors activités arrêtées) est la suivante : Allemagne (9,2%), France (6,8%), Espagne (5,9%), Europe (26,1%), Etats-Unis (16,6%), Amériques (19,3%), Asie et Afrique (16,1%).


Raison sociale : ArcelorMittal
Adresse : 19 avenue de la Liberté L-2930 Luxembourg, Luxembourg
Telephone : +352 4792 2484
Site web : http://www.arcelormittal.com

PDG:Monsieur Laksmi N. MITTAL
Finances: Monsieur Aditya MITTAL

Contact investisseurs: Monsieur Daniel FAICLOUGH













Photographies et documents: Tous droits réservés

Finance Offshore © Copyright 2012 Tous droits réservés.



Wednesday, December 12, 2012

Zone euro / Eurogroupe: Juncker espionné, va tirer sa révérence!

Tags



                                   Jean-Claude Juncker...     espionné!



L'actuel premier ministre du Grand-Duché de Luxembourg s'est montré ferme sur sa décision de ne plus se maintenir à la tête de l'exécutif des ministres des finances de la Zone euro. Ayant accepté « avec contrepartie »de jouer les prolongations après le Conseil européen de Juin dernier, il annonce que ses pairs devront se trouver un successeur, sa décision étant « irrévocable. »

L'actuel président de l'Eurogroupe s'était prononcé pour une nomination de son gouverneur de la banque centrale de Luxembourg pour un éminent poste au sein de la banque centrale européenne, élection à la BCE qui devait faire l'objet de multiples réticences pour ne pas devoir assurer une représentation exemplaire de la parité hommes femmes. Cependant le poids de Jean-Claude Juncker ajouté à celui des nombreuses compétences de Monsieur Mersh feront la différence, aujourd'hui, il est bien ce membre qui assure à Luxembourg une représentation de qualité au sein d'une des plus importantes institutions européennes. 


MI16
 
Jean-Claude Juncker se retrouve par ailleurs confronté à une affaire d'état prise très au sérieux par les services étrangers du renseignement . En effet, il semble que l'actuel président de l'Eurogroupe s'est vu espionné « de l'intérieur » par ses propres services secrets, à savoir au moins un cas identifié avec son ex-chef du renseignement qui l'aurait enregistré « à plusieurs reprises? » avec une montre lors de multiples rencontres, à son insu et en contradiction totale avec la législation de l'état. C'est à présent « de forts soupçons qui instiguent en plus des liens privilégiés entre le MI16 britannique et la Cour grand-ducale! », de quoi laisser« ...un boulevard sur les porosités relatives aux fonctions de l'actuel président de l'Eurogroupe sortant ». En fait c'est bien le calendrier de cette affaire d'état qui est pour le moins curieux, on s'interroge sur le besoin de « règlements de compte à l'intérieur de son pays » qui pointent ainsi « en fin de mandat du président de l'Eurogroupe et à la veille d'importantes échéances électorales pour 2014 au grand-duché de Luxembourg ...».

Double jeu?

Des spéculations en tout genre font surface, il semble -que raison gardée-, que le gouvernement actuel du premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker est bien l'objet d'attaques persistantes et pour le moins ciblées. La Cour grand-ducale et donc son Altesse, le Grand-Duc Henri de Luxembourg et donc qualité es chef de l'état relativisent ses annones et « ...donc effets d'annonces. » en réfutant de la façon la plus ferme qui soit « des pures allégations, sans aucun fondement... ». Cependant le premier ministre n'a pas caché que la Cour faisait bien « l'objet d'écoutes pour assurer la sécurité du Palais et ses membres dans une situation précise qui logiquement l'imposait. » Rien de bien différent par rapport à des « mises en sécurité » d'autres chefs d'états européens. Mais à Luxembourg, c'est l'empilement de multiples affaires qui se fait jour dans un contexte si particulier.

Il n'est pas impossible « que d'autres enregistrements soient mis à disposition des médias, bien qu'une commission d'enquête parlementaire soit sur les rails pour éclaircir les nombreuses zones d'ombre de cette affaire d'état. »S'interroge notre source à Luxembourg. Dans ce contexte, l'actuel président de l'Eurogroupe doit mesurer toute la gravité d'une affaire qui pourrait « ...mettre au jour des porosités entre ses fonctions de chef de gouvernement et plus graves de conséquences, de chef de l'Eurogroupe, (…) Il serait fort regrettable de découvrir des failles sur des négociations entre les différents états de la Zone euro, notamment si depuis Luxembourg un certain double jeu était clairement démontré! » (Ambiance!)


Boîte de Pandore?
 


Loin de nous de remettre en cause les qualités si émérites du premier ministre luxembourgeois dont il serait pour le moins inacceptable et déraisonnable d'imaginer (comme nos sources à Luxembourg) autant de légèreté et naïveté. Nous en tenons pour meilleure preuve l'implication du chef de l'Eurogroupe pour agir dans le contexte si particulier de la crise de la Zone euro et la solution équitable de la crise de la dette. « Les pressions sur monsieur Juncker sont nombreuses et en droite ligne avec son rôle, il n'est pas anormal que son mandat soit l'objet de multiples pressions, cependant, il semble que dans son pays des langues se délient et il n'est pas impossible qu'une certaine boîte de Pandore soit à présent clairement ouverte! » Nous confiait un diplomate européen.


Equité...


Pour l'heure la Zone euro se cherche un nouveau président pour l'Eurogroupe, les allemands font force d'exigences toutes autant ciblées que les français, en rien disposés à un chef de l'Eurogroupe qui ne serait pas conforme à l'équité et loyauté que suppose toujours la fonction. Monsieur Juncker pourra se vanter d'avoir été un grand serviteur de la cause européenne et plus particulièrement l'intégration européenne, on imagine mal que puisse être remise en cause si grande qualité dans un tel contexte. La place financière de Luxembourg ayant fait force d'adaptation sur le secret bancaire et de multiples concessions sur l'autel de cette même équité.













Photographie: Tous droits réservés

Finance Offshore © Copyright 2012 Tous droits réservés.

Thursday, December 6, 2012

Frugal Holiday Celebrations


It’s that time of year again, when the political ads cease and attention is now to get you to purchase and spend for the holidays. The height of consumer spending frenzies is commonly referred to as “Black Friday,” which this year took on Thanksgiving Thursday. I don’t want to bash the consumerism of the holidays, but want to provide you with a few frugal fun ideas to increase your holiday cheer without breaking the bank. Who knows, you just might start some new favorite holiday traditions.

Go Caroling
Bundle up and grab some hot chocolate with your friend and go door-to-door singing favorite holiday tunes. Have a pot-luck dinner or snack before or after the caroling.

Give the Gift of Time
Life is busy and it may seem as if you don’t have any time to give. It may seem easier to just buy presents, gift cards or give. Think about giving your time to a friend or family member. You can help them around the house, with special projects or just an evening of turning off the television and playing cards or board games and enjoying each other’s company and conversation. Your time is very precious and giving of it may be the most expensive gift you give.

Casserole Exchange
The holidays are busy and you may not have time to cook and enjoy a nice meal. Invite friends and family to participate in a casserole exchange. Make four of your favorite casseroles and invite everyone over for an exchange party. You will give away three of your favorite casseroles while having one in your refrigerator or freezer. The new casseroles that you exchanged for can provide some variety to your holiday meals.

Ornament Exchange and Decorating Party
Some of you may take great pride in decorating for the holidays and want total control, while others may dread putting out the decorations. If you are of the latter persuasion, or think more people always are more fun, you could have a decorating party where everyone brings an ornament or decoration. Get out the eggnog, crank out the holiday tunes and have fun.

Other Ideas:
• Drive around and look at holiday lights and displays
• Cookie exchange parties
• Take time to watch your favorite holiday movie or show
• Make your own holiday cards, wrapping paper, gifts

• Secret Santa with a low dollar limit

Travel
Now this might break the bank but our family has the tradition of only buying stocking stuffers and traveling as a family over the holidays. By allocating your gift giving budget to travel, you can do a lot of things and go lots of places. It is our gift to give and receive and focuses us on our values of family time. We all get away for a week or a weekend and spend quality time with each other. It is always fun to explore a different area and it doesn’t have to be far from home.

We wish you the best, to you and yours during this holiday season.

Bob and Kristy


Monday, December 3, 2012

Are You Prepared?


As hurricane Sandy hit the East Coast, with the flooding this past weekend on the West Coast and listening to the struggles of those affected by the disasters, I am wondering how prepared I am for a disaster. Living in the Midwest, I have to worry about tornados, floods, droughts, ice, snow storms, and straight line winds. Granted, we are not talking hurricanes, earthquakes, active volcanoes, forest fires, or tsunamis, but I still wonder if I am prepared to go a week or even a month without electricity or disrupted transportation.

FEMA has at http://www.ready.gov resources and information to help you ‘Ready. Plan. Stay Safe’. It includes what to do before, during and after an emergency, how to prepare plan and stay informed for emergencies, how to build a kit for disasters to be prepared, ways to be involved, information for businesses and fun and games for kids.

What would it take for you to be prepared for a disaster? We are not talking “Doomsday Preppers” mentality, but are you ready for a week without power? How much cash would you need if you could not access your ATM or credit cards? How empty is the gas tank on your car? These are just a few questions that we are considering as a family.

Hopefully we will never have to put our plan into action, but ….just in case.