Thursday, November 29, 2012

France: Jacques Chirac, 80 ans, il est loin le temps...

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                                       Jacques Chirac, homme d'état...



C'est aujourd'hui 29 novembre 2012, que l'ancien président de la République française fêtera ses 80 ans. L'homme est en retrait, mais certains fidèles serviteurs du passé ne manqueront pas à l'appel et à la mémoire de l'action publique de ce grand homme d'état.

Loin des turpitudes de l'UMP, le président doit très certainement regarder cette bien triste situation comme autant de preuves sur des inquiétudes si légitimes pour l 'avenir du mouvement gaulliste, en son temps.

Cet homme aura marqué l'histoire de France de son empreinte, celle d'un homme politique aussi affable que redoutable, mais au combien toujours présent pour défendre la maison France. Il n'est pas rare de rencontrer des proches amis du président qui sont toujours autant épris d'une émotion toute particulière à l'évocation même des souvenirs communs avec le président Jacques Chirac, nombreux sont nostalgiques des batailles et plus important, victoires ainsi partagées.

Aujourd'hui, l'homme est entouré de ses plus fidèles proches, ceux qui font force d'amour et compassion pour un homme qui lutte contre la maladie, et finalement avec cette capacité de mener toujours et encore bataille, la plus belle qui soit, celle de la vie, comme l'y invitent très certainement le regard de ses petits enfants avec autant d'espoir.

Souhaitons au président Jacques Chirac un bon anniversaire.











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Wednesday, November 28, 2012

Zone euro/ France: Mittal et le bras de fer!

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François Hollande,  président déterminé...

                                         



L'ambiance se dégrade, depuis quelques semaines, le leader mondial de l'acier, Lakshmi Mittal joue gros. L'homme n'est pas du genre à se laisser abattre, il compose dans l'urgence l'avenir de son groupe et défend ses positions « bec et ongle ». Il y a d'abord le jeu feutré des fausses amabilités, le double langage et une certaine fin de non recevoir aux impératifs que le gouvernement français souhaite voir aboutir. Pour Mittal, la partition devient risquée, la puissance publique française peut se donner les moyens d'une frappe de rétorsion que les analystes du secteur commencent à juger comme hautement crédible pour ne pas dire digne du « feu nucléaire »,c'est à dire pour l'avenir financier du groupe. Le chantage actuel qu'opère la direction du groupe est jugé « comme inadmissible et révélateur au possible du peu de cas que semble faire Mittal des personnels présents sur le territoire national français, mais pas seulement. Pour s'en convaincre, il faut se rappeler les belles paroles de monsieur Mittal lors de l'acquisition « au forceps » du groupe Arcelor, plein de bonnes intentions, est finalement une feuille de route "ArcelorMittal" qui s'est réduite « telle la peau de chagrin », pour ne pas dire loin « de toutes stratégies efficientes pour assurer l'avenir du groupe en Europe... » Pour certains analystes qui scrutent l'impact financier, point de doute, le groupe « organise un certain repli, pire, une réorganisation pour calmer un actionnariat « las des turpitudes de la gestion globale de l'activité ». On peut « raisonnablement parler de réel gâchis, celui d'un entêtement irrationnel de la direction générale du groupe, loin d'assurer à présent la pérennité des fondamentaux de l'activité. » Des erreurs stratégiques « grossières, inadaptées et finalement, si peu en phase avec la situation réelle du groupe, des acquisitions inadaptées, pour l'heure l'inquiétude est palpable et nous ne sommes pas à l'abri de mauvaises surprises sur l'ensemble des sites présents en Europe, il faut dire qu'un « effet domino Mittal  est clairement à l'ordre du jour.»


Boîte de Pandore...


Pour les marchés, Mittal ne semble plus mesurer les réelles conséquences de ses choix, « toutes solutions fractales contribueraient à un impact clairement négatif sur le titre! ». Devait nous confier un autre analyste, modulant son propos: « Certes, là ou sa posture flattera certains acteurs du marché, elle n'aura que pour réelle conséquence un effet boomerang des plus dramatiques, le problème est bien celui de la méthode, son approche, et plus grave son issue si Mittal s'entête. Son refus de céder face au gouvernement français risque de s'avérer lourd de conséquences, la France ne fera pas l'économie d'exploiter la moindre faille relative aux actions du groupe, c'est dire « le risque d'ouvrir une certaine boîte de Pandore*... »Car Mittal ne semble pas réceptif à la fronde qui monte contre lui en Europe, Belgique, France, et même Luxembourg ou se trouve le siège.
 
 
 
Luxembourg...
 
 
 « Pensez-donc, le ministre luxembourgeois de l'économie, s'est désolidarisé publiquement de Montebourg (ministre français du Redressement productif), (…) mais il serait bien inspiré de voir que la France bataille « comme un lion » pour l'ensemble des sites présents en Europe, ...trop consciente de la réelle partition qui selon certains observateurs « se joue sous cap. » Et soyons clairs, selon eux, « le pire est à venir, le jeu de Mittal est bien celui d'un joueur qui abat ses dernières cartes, trop conscient que la fin de la partie est d'autant plus proche! » Nous souligne un dirigeant luxembourgeois, inquiet de voir son gouvernement faire « si peu de cas du combat qui se trame de l'autre côté de la frontière, en France, Lorraine voisine, c'est à dire Florange. »(...) « Du grand n'importe quoi, Mittal ferme son siège historique à Luxembourg (dans la capitale, ex-Arbed en fait "fermeture temporaire" selon le groupe:ndlr) et tente ainsi mettre la pression pour intimer l'ordre au Luxembourg de ne pas venir faire force d'immixtion dans le dossier français, pourtant qui peut penser qu'à Luxembourg, tous les acteurs de l'économie du pays puissent faire force d'autant de bêtise que notre gouvernement, ainsi clairement instrumentalisé par Mittal! C'est une honte, on verra très prochainement tout ce qu'il restera de cette posture peu glorieuse quand notre tour si bien entamé... trouvera son épilogue! » Le groupe s'est en effet déjà démis de certains sites présents au Grand-Duché de Luxembourg est vient d'annoncer « une fermeture temporaire » de son siège historique à Luxembourg. Pour l'heure, selon certains autres observateurs: « C'est l'esprit de la Grande Région (l'entente qui lit les états frontaliers:ndlr) qui trouverait ainsi à jamais sa limite, « ...nous souhaitons que la France puisse enfin faire entendre raison à Mittal, c'est aussi notre intérêt, Mittal joue un double-jeu avec Luxembourg, mais ce n'est pas gratuit! » une ambiance très tendue,car à Luxembourg, le gouvernement se retrouve avec une situation qui suggère la modération, c'est à dire l'avenir de 6000 personnes qui travaillent pour le groupe au Grand-Duché. Dans ce contexte, il est normal que le ministre de l'économie du pays ménage sa communication. 

Florange:  La Sainte Vierge, le S.O.S...

                                         

 
400 Millions...
 
Pour l'heure, le bras de fer est clairement lancé en France, si Mittal ne veut pas céder l'ensemble du site de Florange, il risquera une « nationalisation en ordre » ou l'état assurera « un portage technique » le temps de finaliser un accord avec un candidat, par ailleurs qui serait un « rival de Mittal. » (…) « Nul doute qu'il s'agira d'une escalade qui engagera un ensemble de conséquences, pour ce qui est de Mittal, il faut s'attendre à certains retours de bâtons, reste à savoir qui est le mieux armé dans ce combat, l'état français part gagnant, mais pour combien de temps? » Nous souligne un autre analyste.
 
Pour l'heure, un plan de 400 millions d'euros est donc dans les cartons, le président français François Hollande aurait déjà commandé des rapports supplétifs pour un éventuel nouveau tour de table, et ne s'interdirait pas l'économie d'autres rapports sur le « ...cas Mittal. »C'est dire l'ambiance qui prévaut dans cette dernière ligne droite: « Elle se partage entre rigidité toute présidentielle et fermeté de l'homme d'affaires, toujours aussi convaincu de son bon droit à faire valoir sa stratégie face à son actionnariat, ...toujours plus impatient. » On regrettera déjà que l'issue de cette affaire soit un facteur aggravant pour des relations entre l'état français et l'homme d'affaires qui représente plus de 20 000 emplois en France, ce qui ne semble pas visiblement rassurer nos différentes sources. Nous allons voir comment les deux acteurs de cette partition vont à présent mesurer l'intérêt de ces récentes discussions à l'Elysée ( Palais de la présidence française) que le ministre Montebourg devait juger « fermes et rudes! »lors de son intervention à l'assemblée nationale, confirmant que le potentiel acquéreur du site Mittal de Florange avait assuré vouloir mettre sur la table 400 millions d'euros « y compris de sa fortune personnelle, posture si rare dans le contexte économique actuel ». Pour l'heure c'est samedi 1 Décembre que devrait être annoncé l'épilogue de cette affaire. Jusqu'à présent, le groupe de Lakshmi Mittal, « ArcelorMittal » reste sur sa volonté de fermer en partie le site français situé en Lorraine , à savoir la phase "liquide", la production d'acier brut qui emploie 650 personnes, mais exige pouvoir conserver l'aval, la phase de transformation d'acier en produits industriels liés à l'automobile.  A suivre...
 












*: Boîte de Pandore:

"Pandore fut créée sur l'ordre de Zeus qui voulait se venger des hommes pour le vol du feu par Prométhée..."
 
 
 

Pour mieux comprendre, notre précèdent article sur Mittal:
http://lafinanceoffshore.blogspot.fr/2012/05/arcelormittal-banco-sur-florange.html

 
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Sunday, November 18, 2012

Zone euro: Luxembourg, le Qatar claque une première porte!

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                            Cargolux se cherche un nouvel actionnaire...

C'est à Luxembourg que« les Qataris commenceraient à trouver la ficelle un peu grosse, disposés à venir investir dans les fleurons de l'industrie du Grand-Duché, ils ont beaucoup appris ».D'abord que « les sollicitudes capitalistiques jugées comme si bienveillantes, n'étaient pas finalement la garantie d'un deal forcément gagnant gagnant! »Qatar Airways est une compagnie aérienne de renom international, alliant qualités et réelle stratégie, en général, toujours des plus efficientes en la matière. Le Luxembourg avait ce crucial besoin d'investisseurs étrangers pour son secteur aérien, l'émirat étant toujours disposé pour investir avec un opportunisme intelligent dans des ventures qui se veulent si porteuses d'avenir... Les investisseurs Qataris pensaient donc -à juste titre- que Luxembourg serait un nouvel exemple. Le Qatar croyait bien faire, pour cause, « Cargolux est un opérateur luxembourgeois qui se voulait si séduisant sur le papier: Un personnel de qualité, des infrastructures jugées comme très prometteuses, et finalement tout un ensemble utile au développement d'un modèle économique pragmatique, cohérent, c'est-à-dire assurément avec les besoins suggérés par les enjeux de la mondialisation. »

Poubelle...
 
Force est de constater que les Qataris se refusent à être instrumentalisés dans le jeu des débats de la politique intérieure du gouvernement luxembourgeois. Pour assurer l'avenir de la compagnie, le Qatar via la compagnie éponyme souhaitait augmenter ses parts de façon substantielle dans le capital de la compagnie luxembourgeoise, « ...invitant ainsi l'état à une réflexion attentive sur les besoins cruciaux d'une telle compagnie qui se cherche si bon développement, et donc avenir serein. »Mais depuis des semaines, « La feuille de route de l'investisseur Qatari devait finir son envol dans la poubelle d'un ou plusieurs ministres...» (…) « Pas tous, soyez-en certain! »Le problème, ceux qui étaient les plus proches de la vérité, sont restés « ...les moins audibles. »
Mais que peut-on reprocher à cet investisseur si ce n'est qu'un réel pragmatisme dans les affaires? « Pour être clair, Luxembourg ne se rend pas compte de l'impact d'une si mauvaise issue. Pensez-donc, ce pays ne s'autorise toujours pas des vols supplémentaires de nuit! Ceux qui sont indispensables au développement raisonné de l'activité. C'est la croix et la bannière que de vouloir faire augmenter cette indispensable évolution dans le fret aérien du pays. D'autant plus incompréhensible que cet état mise sur des infrastructures vertueuses pour la logistique, tout comme  l'investissement récent de 78 millions d'euros, il y a tout juste trois années pour un centre de maintenance des aéronefs "flambant neuf!"...(...) Dans les autres principaux centres européens, on a réglé depuis très longtemps cette problématique avec réelle pédagogie, créant des synergies efficaces pour assurer l'avenir de l'activité,(...) également,  par exemple, un ensemble de mesures à l'endroit des riverains pour régler efficacement la problématique du bruit, et ce avec des aides efficaces pour l'insonorisation des habitations qui par exemple se réglent par des travaux, encouragés  par des crédits d'impôts, aides diverses.... (...) A Luxembourg, on instrumentalise l'épineuse question avec des débats politiques... Interminables. Ceux qui font aussi que les Qatariens claquent la porte aujourd'hui! » Insiste un dirigeant local. (la commune de Luxembourg met un veto à l'extension des vols de nuit à l'aéroport du Findel:ndlr).

Monde globalisé...
 
Dans le pays, l'émirat a fait ses emplettes, « Précision Capital par exemple est venu remettre sur les rails la BIL, Banque International à Luxembourg, et ce après la déconfiture de Dexia... KBL et finalement d'autres sociétés ne sont pas éloignées des efforts du Qatar pour réarmer l'économie du Grand-Duché. » (...)« Certes, le Qatar s'intéressait à nous, nos potentiels acquis, mais la récente affaire Cargolux risque de refroidir certaines ardeurs de l'investisseur. Il y a des manières, une méthode, et plus grave, une issue qui risquent de laisser des traces... » Devait nous confier un habitué des relations d'affaires avec l'émirat. Car selon ses récentes informations, les Qatariens trouvent à présent la ficelle un peu grosse« ...sur le double langage des autorités du Luxembourg. Un actionnaire doit gérer ses activités en bon père de famille, comme un état doit présenter un budget cohérent, une balance équilibrée entre dépenses et rentrées! »(…) « Il faut faire des arbitrages, assurer l'avenir de la société. » (…) « Comme un état se doit tout autant faire des arbitrages pour maîtriser ses dépenses publiques, quitte à déplaire à certains... »(Ambiance) Pour Luxembourg, le dossier est différent« ...dans son approche, et ce besoin de tenir compte des inquiétudes grandissantes des syndicats. C'est un réel gâchis, car qui pourra prétendrequ'un nouvel actionnaire ne sera pas confronté au réalisme du pragmatisme économique des questions posées par les experts des actionnaires Qataris? » Il est clair que l'amateurisme n'est pas de mise pour ce qui est des études prospectives de l'émirat. « Pour l'heure, dans le cadre d'une éventuelle augmentation de capital de la compagnie aérienne luxembourgeoise Cargolux, l'actionnariat principal restera luxembourgeois à hauteur de 65 % », ...se sont empressés d'informer les ministres concernés. Il en ressort que le ministre des finances du Grand-Duché est monté au créneau pour couper court à certaines dérives verbales de certains parlementaires du pays. Luc Frieden ne faisant pas l'économie d'un aveux: « Les investisseurs demandaient de changer certaines choses pour que le Grand-Duché puisse survivre dans ce monde globalisé».Assurant tout de go que ce n'est pas lui « qui est allé chercher les investisseurs Qataris! »...Des éléments de langages qui risquent de trouver un épilogue dans les jours prochains.
« Le plus important n'est pas de savoir comment ils sont venus ici, mais bien de comprendre comment ils partent d'ici, c'est à dire dans quel état d'esprit! » Sur ce point, notre source est plutôt bien informée: « Contrairement aux idées reçues, l'émirat cultive ses amitiés avec profond respect, surtout sur les questions de loyauté et respect de la parole donnée. La culture des émirats se fonde sur une déontologie plus importante que semble le conclure un peu vite certaines personnalités à Luxembourg... »

Tour de table...
Pour l'heure, le Luxembourg se doit trouver un nouveau tour de table, on parle d'actionnaires Russes ou Chinois, mais dans un cas comme dans l'autre, les futurs actionnaires retiendront la leçon: « Pour quelles raisons objectives une éminente compagnie comme Qatar Airways a t-elle claquée la porte de la société luxembourgeoise Cargolux, et finalement quelles garanties supplémentaires sera capable d'apporter le gouvernement luxembourgeois pour assurer un avenir serein à son secteur aérien, alors que Luxair n'est pas dans une meilleure situation. » Devait nous préciser un analyste spécialiste du secteur.« Ce sont 35 % à trouver, sans capacité d'augmentation de la voilure du capital, sans vols de nuit, et dans un climat social de l'entreprise fort dégradé, et finalement une problématique qui ne trouvera pas de solutions efficaces, tant les vérités de Qatar Airways sont et seront toujours à l'ordre du jour! »


L'avis de Finance Offshore...

L'investisseur qui vient de claquer la porte n'a rien d' un amateur dans le secteur de l'aérien international, la société Qatarie est souvent citée en exemple, à juste titre. Le Luxembourg est confronté à une problématique de compétitivité de ses industries, mais également de son secteur aérien, le fret et le passager. Dire que le pays ne trouvera pas d'actionnaire est clairement sans fondement, des cartes intéressantes sont à jouer, mais la partie est loin d'être acquise, les questions des vols de nuit tout comme celle des coûts de la maintenance feront toujours l'objet d'une attention particulière.... lors des futures transactions, avec VolgaDnepr ou tout autre potentiel, y compris chinois... L'important est de voir comment le gouvernement va gérer ses futures relations avec l'émirat, il serait regrettable de rester sur une logique de contentieux. Les investisseurs voulaient peser d'autant plus -dans la stratégie- du groupe, mais peut-on raisonnablement leur faire si mauvais procès, c'est à dire de leur reprocher vouloir augmenter leur pouvoir dans une stratégie qui d'une certaine façon, montre déjà toute l'ampleur de ses limites et son manque de réactivité face aux impératifs d'un marché globalisé et fortement concurrentiel. Le Luxembourg dispose d'atouts à l'image de sa position centrale en Europe, des orientations nouvelles pour développer la logistique, et ne l'oublions pas, un état qui ne fait pas l'économie d'infrastructures exemplaires: rail, route, et souhaitons le, un secteur aérien enfin conforme à ses ambitions pour développer la logistique.  A suivre...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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Tuesday, November 13, 2012

Zone euro: La Grèce conforme à ses engagements?

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   Pour la Grèce, optimisme de rigueur...  
 
  Jean-Claude Juncker (Eurogroupe), Christine Lagarde (F.M.I).



Bien que l'Eurogroupe soit optimiste sur les premières conclusions de l'audit de la troïka (UE/BCE/FMI), aucune décision définitive serait annoncée ce soir. « Le rapport de la troïka est fondamentalement positif car les Grecs ont tenu leurs promesses. Maintenant c'est à nous de tenir les nôtres », devait préciser lundi le chef de file de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker tout en assurant: « Qu'il n'y aurait pas de décision définitive sur le déblocage de l'aide pour le pays lors de l'Eurogroupe, qui débute à 17H00 (16H00 GMT)... »

120% du P.I.B...
Depuis des semaines, la question est cruciale, « comment entrevoir la solution qui permettra à la Grèce d'éviter la faillite pure et simple? » Une nouvelle tranche de 31,2 milliards d'euros est dans la balance des négociations, jugée comme indispensable pour respecter le calendrier des principaux créanciers du pays. La difficulté du dossier est dans la capacité de la soutenabilité de la dette Grecque qui fait clairement débat. « Il y a de réelles oppositions sur la méthode, certains évoquent une rallonge de deux années pour y parvenir, alors que d'autres refusent l'idée de donner encore plus de temps à la Grèce, ce qui serait jugé comme un mauvais signal aux marchés... »Devait nous confier un proche du dossier. Les analystes sont formels:« A ce rythme, il est inconcevable de ramener la dette grecque à 120% du P.I.B en 2020, même si les efforts du pays sont indéniables, il y a une montée contestataire qui rend fragile le calendrier... acté! Il faut donner un certain bol d'air au pays, de « l'austérité pour de l'austérité » serait un bien mauvais calcul. Il faut agir à présent sur tous les leviers de la croissance! Le terrain est prêt pour bâtir un modèle économique plus efficient, enfin adapté au réalisme des potentiels de l'état grec. La difficulté majeure de cette partition réside dans le jeu des créanciers qui se renvoient la balle, une fois de plus... »Nous confiait une autre source. « La question est de savoir si l'objectif de 120% du PIB constitue le dernier mot, ou si nous prolongeons un peu cette période »devait expliquer le chef de file de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. A Washington, du côté du FMI, il semble que l'idée fait à présent son chemin, « Il y a des arguments efficaces pour y parvenir, à commencer par les efforts colossaux du pays, qui dans l'ensemble, tient ses engagements... »

Grèce conforme à ses engagements?
Pour les Allemands, la réponse est moins évidente, il y a des efforts incontestables, mais le fait de donner un blanc-seing aux Grecs constituerait un signal risqué pour les marchés. « Il ne faut pas rêver, donner sa parole, est une chose, la tenir, une autre, la remettre en cause sous des prétextes de bonne conduite en est une autre... (…) Les grecs suscitent beaucoup d'inquiétudes, le climat politique est très fragile, peu enclin au retour d'une stabilité que certains imaginent comme évidence. L'équilibre est fragile. » Nous confirme un analyste. Pour l'heure l'Allemagne doit attendre le feu vert de son parlement, et il n'est pas impossible que les doutes l'emportent à nouveau sur les certitudes. Athènes attend le versement d'une tranche d'aide de 31,2 milliards d'euros, elle même bloquée depuis juin, ainsi qu'une autre tranche de 5 milliards d'euros. Sans compter les retards du calendrier, « Ceux portés par l'attente de la décision cruciale de la Cour constitutionnelle de Karlshrue l'été dernier... » Dans l'ensemble, un relatif consensus se profile, la problématique réside toujours dans la méthode: « Abaissement des taux d'intérêts des prêts à la Grèce? Rachat d'un prix cassé pour ne pas dire bradé de la dette par le pays lui-même? Des hypothèses de travail qui feront l'objet d'arbitrages déjà jugés comme clairement risqués par les analystes et donc les marchés. »Devait nous préciser un haut diplomate européen.
 
 
Pression
 
Un contexte d'autant plus délicat que les bonnes volontés s'étiolent pour ce qui est d'entrevoir un nouveau plan d'aide à la Grèce. La Banque centrale européenne (BCE) n'étant pas vraiment disposée pour accepter de renoncer au coût représenté par les pertes sur les obligations grecques en sa possession alors que dans un même temps,  le F.M.I demande à la Zone euro de gérer au mieux la question, considérant qu'un nouveau plan d'aide n'est pas à l'ordre du jour... « De bonne guerre, on peut avoir des exigences dès lors qu'on a réalisé ses propres engagements, le F.M.I veut que la Zone euro montre enfin réellement -ses- capacités pour gérer -sa- crise de la dette... » Souligne un autre analyste alors qu'en Europe, la pression est toujours présente dans les esprits: « Il serait sage que nous nous mettions d'accord sur un calendrier", "car pour éviter un défaut de la Grèce, les ministres doivent trouver une solution à court terme". »affirme M. Juncker qui préside l'Eurogroupe tout en esquissant une annonce lors du prochain sommet européen des 22 et 23 novembre qui sera consacré au budget européen, là aussi, « Une bonne occasion de mesurer la cohésion ou les divergences entre les partenaires européens... »  Lundi soir "un accord de principe des bailleurs de fonds pour rallonger de deux années les efforts budgétaires de la Grèce et la maîtrise de son budget était acté", cependant les inquiètudes sont toujours dans les esprits pour la tanche des 31,2 milliards d'euros, les ministres des finances se donnant huit jours supplémentaires: "Pour normalement y parvenir..." Le ministre des finances allemand Wolfgang Shäuble "N'excluant pas des efforts pour le taux des prêts, suggérant un possible abaissement de ces derniers, sous conditions strictes..." A suivre.
 
 
 
 
 
 
 
 
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Sunday, November 4, 2012

Zone euro: Grèce, le scandale de l'évasion fiscale!

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                           Certains grecs naviguent déjà en Suisse...


De l'hypocrisie à l'incompétence, voici le triste résumé de la politique actuelle du gouvernement grec pour laisser filer les quelques 30 milliards d'euros que représente l'évasion fiscale... Une posture bien incompréhensible pour la troïka (BCE/UE/FMI) qui doit se prononcer pour l'octroi d'une nouvelle tranche de 31,2 milliards d'euros dans le cadre précis du plan d'aide acté en Juin dernier. Pour de nombreux observateurs:« Il est temps que ce gouvernement montre une détermination intégrale et sans faille pour s'attaquer rapidement à cette fuite des capitaux. Elle est rendue d'autant plus inadmissible que des efforts colossaux sont toujours portés par la majeure partie du peuple grec, la plus populaire, la plus modeste. Des retraités comme les ouvriers ou employés de la fonction publique sont aux avants-postes des sollicitudes, alors qu'on nous apprend que ce gouvernement n'a pas été capable d'organiser le transport du ramassage scolaire des 2000 enfants handicapés de l'Attique, l'état affirmant ne plus disposer de moyens pour payer les chauffeurs et l'essence! Et ce alors que dans un même temps, des riches ressortissants s'organisent pour s'évader fiscalement et si facilement! II y a des dérives inquiétantes qui devront trouver une explication... » Devait nous confier sous couvert de l'anonymat un haut diplomate européen proche du dossier.


2059 noms...

Il faut dire que depuis quelques jours, l'actualité s'était focalisée sur le journaliste et éditeur Kostas Vaxevanis accusé dans un premier temps de violation de données personnelles pour avoir publié une liste baptisée « Liste Lagarde » dans son magazine « Hot Doc ». En fait une liste composée de quelques 2059 noms de ressortissants Grecs « présumés avoir des comptes en Suisse... ». Une liste qui serait finalement un mix de différentes présumées sources allant de la Banque HSBC, et de sources moins « évidentes ». Cependant la justice grecque vient de décider l'acquittement du journaliste devant l'imbroglio que devait susciter l'affaire au niveau international. Cette affaire a surtout le mérite de souligner les graves carences des autorités pour démontrer une réelle implication dans la lutte contre l'évasion fiscale. « Il y a un double langage permanent, vous allez rencontrer autant de personnes qui vous assurent travailler pour solutionner cette problématique alors que d'autres conversations instiguent les plus grands doutes sur le travail de ce gouvernement pour y parvenir... On perçoit une posture qui doit trouver à présent une limite salutaire! On ne peut voir se gouvernement attendre une tranche de 31,2 milliards de la troïka et ne rien faire ou si peu contre l'évasion fiscale qui elle représente à elle seule chaque année entre 30 et 70 milliards d'euros! » Devait nous confier une autre source à Washington.

Audition

Pour l'heure, il semble qu'Athènes soit toujours à la peine sur la question de l'évasion fiscale. Il semblerait que Christine Lagarde pour le F.M.I et d'autres membres éminents de la troïka souhaitent voir dans le cadre des négociations sur la tranche d'aide « ...que soit acté un véritable plan pour que le gouvernement grec puisse démontrer tous les moyens portés pour la lutte contre l'évasion fiscale. »(…) « Puisse définir un ensemble de mesures dans un calendrier précis pour organiser cette indispensable lutte. »Le ministre grec des finances Yannis Stournaras semble comprendre le message, « Il vient de demander au ministre français de l'économie, Pierre Moscovici une copie envoyée en 2010 par Christine Lagarde à son homologue grec alors qu'elle était ministre de l'économie, avant sa nomination à Washington. Liste que le gouvernement grec prétendait comme perdue par ses services, un comble... » (...)la cellule « Tracfin pourrait l'avoir...»  selon certains autres  observateurs « ...complétée de précieuses annotations! » Pour l'heure le dossier judiciaire et pénal vient d'être transféré au parlement grec, deux anciens ministres des finances feront bientôt l'objet d'une audition par le procureur Péponis: « Nous allons voir comment les anciens ministres Giorgos Papanconstantinou et Evangelos Venizelos viendront conforter une démonstration sur les prétendus efforts acquis d'Athènes pour lutter contre l'évasion fiscale... » confirme notre source à Athènes.


Le gouvernement dirigé par Antonis Samaras dont la coalition comprendrait tardivement tout l'intérêt d'intégrer la lutte contre l'évasion fiscale avec sérieux: « Il faut s'attendre à ce que les membres de la troïka comme le F.M.I ou l'Eurogroupe, insistent tout particulièrement pour que ce gouvernement qui présente des nouvelles mesures d'austérité  soit irréprochable sur les moyens et sa volonté de lutter enfin activement contre l'évasion fiscale. »Nous allons voir comment ce gouvernement mettra ses actes à la bonne hauteur!










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Friday, November 2, 2012

Zone Euro: Avant le G20, la Grèce finalise son accord avec la troïka.

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    Grèce,  31,2 milliards d'euros pour un certain bol d'air...
 

 
Depuis des semaines, la Grèce négocie avec l'ensemble de ses créanciers, l'objectif est clair, éviter le défaut avec le déblocage d'une tranche de 31,2 milliards d'euros de prêt. « Le calendrier est serré,  il serait inconcevable que toutes les questions en suspens ne soient pas réglées. » Devait nous confier un haut diplomate européen proche du dossier. Depuis la dernière semaine, la pression est accrue et les effets d'annonces se multiplient, cependant à Bruxelles, on ne manque pas de recadrer certaines dérives qui portent la contradiction dans les esprits. Le deal est toujours le même: « Un respect sans faille de la feuille de route actée pour garantir le paquet d'économies qu'Athènes se doit toujours réaliser, y compris avec un potentiel rallongement de deux ans supplémentaire pour y parvenir. Le FMI semble en effet disponible pour cette option, mais avec des assurances en conséquence sur les efforts acquis et bien sûr, à poursuivre. Lors du G20 de Mexico, la Grèce devrait faire l'objet de toutes les attentions sur les discussions liées au  focus de la crise de la dette en Zone euro. » Nous confirmait une source à Washington.
 
Progrès
 
Selon des sources gouvernementales allemandes, la Grèce serait en capacité de permettre un tel accord, lui offrant en principe un rallongement de deux années pour réussir son plan d'économies et un respect scrupuleux d'un plan d'étapes adapté à cette nouvelle donne. Cependant les allemands veulent pouvoir s'assurer que « toutes les promesses sont tenues et que les dernières réformes exigées par la troïka sont-elles aussi respectées! » Mercredi, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble avait déjà affirmé que « des progrès avaient été faits dans les discussions entre la Grèce et la troïka mais qu'il restait du travail avant de parvenir à un plein accord. » Le ministre français de l'Economie, Pierre Moscovici avait déclaré que « La troïka était entrée dans la phase finale des négociations avec la Grèce sur le paquet d'économies qu'Athènes doit réaliser. » tout en « gardant bon espoir » pour qu'une issue soit rapidement trouvée pour «... le déblocage de la tranche des 31,2 milliards d'euros tout en invitant les autorités grecques au respect sans faille des « procédures et engagements en cours. »
 
Financement
 
Pour ce qui est des autorités européennes, on ne manque pas de moduler les effets d'annonces de la Grèce, d'abord la Commission européenne qui avait démenti l'existence d'un accord formel entre la Grèce et ses créanciers, « et ce contrairement aux déclarations du premier ministre grec, Antonis Samaras... » (…) « Nous pouvons entendre sa réelle impatience, mais il y a des procédures à respecter, de nombreuses questions sont en suspens et font l'objet de discussions au sein de la troïka, tout comme au sein de l'Eurogroupe » et ce « pour s'assurer une issue dans les difficiles négociations entre la Grèce et ses bailleurs de fonds qui butent sur le problème de "financement" du pays qui réclame un délai de deux ans pour redresser ses comptes publics... » (…) « Les ministres des finances de la zone euro doivent discuter de certaines questions relatives à ce potentiel rallongement du calendrier. » Du côté du F.M.I, Christine Lagarde n'exclue pas cette éventualité pour permettre au gouvernement grec d'obtenir  un certain bol d'air et « parfaire ses efforts pour donner sens aux efforts d'Athènes » qui « tente depuis des mois persuader ses créanciers internationaux qu'elle progresse suffisamment... » a indiqué jeudi un porte-parole du Fonds monétaire international confirmant que le cas grec serait un sujet de discussion important « lors du sommet du G20 qui doit se tenir dimanche et lundi à Mexico. » alors  que le chef de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker a appelé les autorités grecques « à tout mettre en oeuvre pour rapidement finaliser les négociations avec la troïka. »

Evadés fiscaux
 
Selon des sources de "Finance Offshore" proches du dossier, les créanciers souhaiteraient des efforts supplémentaires sur certaines dérives liées « à l'évasion fiscale dont est victime l'économie grecque ». L'acquittement récent du journaliste dont la fameuse liste des 2000 évadés fiscaux, qui démontrent «  ...le grand écart entre les efforts supportés par la majorité des grecs et cette minorité qui profite d'une évasion jugée comme -organisée et de grande ampleur- pour porter atteinte aux objectifs de redressement du pays... ». Des mesures de rétorsions adaptées contre ses évadés fiscaux seraient à présent « clairement dans la balance des négociations... » et seraient évoquées lors du G20 prochain à Mexico...  A suivre...
 
 
 
 
 
 
 
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