Thursday, August 30, 2012

Zone euro/Espagne: François Hollande aux avants-postes de la croissance!

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    La main tendue du président Hollande...

François Hollande ne le cache pas, s'il faut un président aux avants-postes de la gestion de la crise en Zone euro, on peut compter sur son implication sans faille... « Il gagne en ampleur sur la scène de la crise en Zone euro, c'est incontestable, il faut dire qu'à Paris, la mobilisation est générale pour fédérer l'ensemble des bonnes volontés... » (…) « Le président règle son agenda au mieux pour apporter soutien et réconfort à ceux qui sont dans les plus grandes attentes, il fallait un contre-poids à la suprématie allemande dans le dossier. » Il met au centre des négociations un savant mélange entre respect des objectifs de la rigueur et l'apport d'un certain bol d'air. L'homme écoute les souffrances de ces peuples enferrés dans la crise, il veut que le retour à la croissance devienne aussi une thématique incontournable dans la gestion du dossier, il fallait impulser, aujourd'hui, l'objectif se veut gagnant.
 
 
Paquet Croissance
 
Jeudi, François Hollande s'est bien rendu à Madrid pour mesurer cette attente, Mariano Rajoy ne cache pas que le président français est venu préparer le futur Conseil Européen du 19 octobre prochain. Il veut que ses homologues européens passent enfin à l'action, avec cohésion, détermination. «Cela fait trop longtemps que nous reportons un certain nombre de décisions et que nous laissons un doute s'installer» Précisera t-il lors de la conférence de presse en marge de la rencontre. A Madrid, le message « est bien passé » pour ce qui est du « Paquet Croissance » dont il assure que la presque totalité des exécutifs européens semblent en ordre de bataille... «C'est le Conseil du 19 qui procédera à cette application, mais à condition que pour la Grèce et l'Espagne, il y ait des garanties» assure François Hollande. Depuis que le ce volet est ajouté au pacte de stabilité le 29 Juin dernier à Bruxelles, on perçoit que le défi « ...gagne en ampleur! » Selon nos sources, ce sont bien des mesures inédites qui seront annoncées en Octobre, « Histoire d'inverser une tendance clairement contre-productive! » La stratégie repose sur une mutualisation des forces en présence, des synergies se feront jour, comme une nouvelle orientation: « A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles! »  François Hollande veut clairement accélérer tous les leviers disponibles au niveau de l'Union européenne pour que son paquet croissance soit appliqué. «Le problème de l'Europe, c'est qu'elle reporte trop souvent ses décisions et les met trop tardivement en œuvre», a-t-il déploré tout en reconnaissant que: «Quand la croissance n'est pas au rendez-vous, quand des efforts sont demandés, quand il y a des inquiétudes, il y a forcément un doute qui s'installe dans l'opinion publique». Tous les réseaux de « ...la maison France » sont activés aux avants-postes de cette entreprise qui gagne en ampleur. Les groupes français seront de la partie, « Il y a un contingent d'experts qui peuvent contribuer au succès de cet ambitieux objectif, ils sont nombreux et de qualité, en général très disponibles à l'idée d'y contribuer par une entremise dès plus efficaces! » Nous confiait notre source. Il est clair que cette bataille de la croissance va se jouer à plusieurs niveaux, il faudra compter sur un ensemble cohérent, loin de tous les clivages qui plombent en général ce genre d'initiatives... 
 
 
La réalité, c'est la réalité...
 
« On remarque que le président évite autant que faire se peut toutes les situations de blocages stériles, l'intérêt est commun, les enjeux pour la Zone euro indispensables! C'est le bras de fer pour débloquer la situation du rôle de la BCE et du Mécanisme Européen de Stabilité qui est au centre de ce défi ». Notre source y va de son avis: « Il ne faut pas se voiler la face, en Europe, deux camps s'opposent sur la méthode, l'un propose clairement la punition, l'autre la construction par l'innovation, une forme d'imagination pour relancer la machine, celle de l'intégration européenne... » Il clair que l'exploration de nouvelles pistes serait la bienvenue, « car qui pourra se satisfaire d'un énième sommet de la dernière chance si ce n'est un état qui peut se reposer sur certains lauriers... » Alors que le chômage des jeunes atteint des sommets en Zone euro, il va falloir s'attaquer aux fondamentaux de la crise, le populisme gagne des points,  « De quoi motiver les troupes! » Car selon une autre source à Bruxelles « Un certain vent tourne, il y a en Allemagne des gens responsables qui perçoivent que la solidarité doit être un volet incontournable, il faut relancer une politique active pour la croissance, ne plus se regarder le nombril, comme si la vérité se devait que verticale... ». Pour Mario Rajoy: «La réalité, c'est la réalité. Ne pas augmenter les impôts comme je l'avais promis aurait été une grave erreur» Celui qui doit composer face à un endettement toujours plus lourd et une panne de croissance porteuse de la plus grave crise sociale connue depuis la dernière guerre, il fallait s'attaquer au train de mesures aussi impopulaires que sont le relèvement de la TVA et une augmentation de certains impôts. La problématique de l'emploi est à son paroxysme en Espagne, « Le pays de l'Union Européenne qui subit de plein fouet le taux de chômage des jeunes le plus élevé, c'est dire l'urgence d'un paquet croissance... » Une situation équivalente avec la Grèce alors que le pays « compte aussi des jeunes qui n'ont pas à rougir de leurs qualifications! » C'est le paradoxe de cette crise de la dette en Zone euro, une absence de plan de vision à long terme pour installer toute cette jeunesse dans l'emploi durable. Le refus du sacrifice d'une génération est une thématique qui s'invite durablement dans les prochains sommets de l'Union Européenne, l'Espagne doit implémenter au mieux cette réalité, comme tant d'autres, avec le désavantage d'une économie à la peine. Il est de plus en plus acquis que l'aide du Mécanisme Européen de Stabilité devienne une réalité très prochainement, sauf que des élections pointent en Espagne et que le calcul est « jugé encore risqué... » .
 
 
Cohésion
 
Pourtant, il faudra bien assortir cette potentielle aide d'un arsenal de mesures efficientes pour impulser un nouveau plan de cohésion sociale, histoire de trouver le bon chemin. Il n'est pas rare de voir en Espagne des jeunes diplômés se fédérer en réseaux pour agir ensemble sur l'économie et explorer toutes les pistes possibles, sur ce point la volonté ne fait pas défaut! La situation macro-économique peut donner le vertige, des régions sont en quasi-faillites et il y a un manque de réalisme de certains exécutifs qui ne comptaient que trop sur la bulle immobilière avortée à jamais. A l'image de la Grèce ,des potentiels sont sous-exploités, et il n'est pas impossible de voir pointer des modèles au périmètre plus adapté aux réalités locales. Les experts sont formels, l'agroalimentaire, le tourisme, certaines industries peuvent encore jouer de bonnes cartes dans cette région du sud de la Zone euro. Comme quoi, la croissance a aussi son droit de citer en Espagne, le président français ne s'en cache pas, à l'image d'une certaine cohésion en Zone Euro, l'Espagne doit miser sur une action toute aussi cohérente. A suivre.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Monday, August 27, 2012

Should You "Bank" on Your Home?

We are just about to close on the selling of our home of 19 years and I was wondering what the appreciation was over the past two decades. This was inspired because my realtor keeps reminding me of how much I paid compared to our selling price. The actual cost can get really complicated (considering home improvements, tax benefits, repairs and maintenance, etc.) but I wanted to keep it simple.

I took our purchase price as the present value and our selling price minus realtor fees and updates to the house for selling as our future value. The 19 years of compounding yields a whopping 2.2% return on our house. I know all of you finance people want to look at my investment (down payment) and calculate the return based on that, with tax advantage on interest, also calculating in home repairs and maintenance, but that gets complicated really fast, and I don't have all of those records (shame on me). But this shows that our house appreciated an average of 2.2% over 19 years or about the average inflation over that period.

My grandfather always told me "you buy a house to live in and not as an investment." The house has served us well as a happy home to raise our three children; But as an investment? -Not so much. We are glad that we sold our house. We hope that the buyers enjoy the house as much as we did and they make it into their happy home (but not bank on it as their happy investment ever-after).  

Handelsblatt VS Luxembourg: Jean-Claude Juncker clairement visé!

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                    " Incredible... 1100% du P.I.B ! "

                    


La rédaction du site Finance Offshore est composée de collaborateurs qui ne manquent jamais de faire un exercice dépassionné (et donc de vérité) quand il s'agit de relater des informations sur le Luxembourg.  Pourtant, force est de constater que d'autres médias s'engouffrent toujours plus dans une certaine surenchère sur la situation de ce pays. Il est à l'image de la Zone euro, un ensemble complexe de vérités, toujours plus confronté aux dures réalités d'une crise qui n'épargne « aucun membre du club... »

Selon le journal allemand « Handelsblatt », le Luxembourg serait donc un état bien plus proche de la Grèce ou l'Irlande que la France et l'Allemagne voisines... L'article du Handelsblatt daté du 26 août bombarde « que la dette luxembourgeoise serait potentiellement proche de la situation grecque ».



                      

«Riche, social et complètement surendetté»




                               
Reposant son analyse sur un mélange qui compulse des données qui ne craignent pas l'exercice de la caricature imposée, histoire (très certainement) d'en remettre une couche en adossant des témoignages et des documents pour « faire monter la mayonnaise d'un certain pessimisme pour l'avenir du Luxembourg... »
 
A vrai dire, la situation du Luxembourg n'est pas cet état de fait qui se résume à cet unique cliché d'un « paradis fiscal qui serait toujours plus proche de la déconfiture. » Une idée reçue bien vite altérée et relativisée par la législation européenne « en vigueur dans le pays ». Elle doit nous imposer de qualifier avec honnêteté intellectuelle ce véritable royaume de l'optimisation fiscale « signataire des principales réglementations depuis l'entremise du G20 et de l'OCDE », comme simple maillon d'une chaîne qui trouve son origine dans d'autres états: « Ceux qui ne manquèrent pas de jouer d'une forme de dérégulation liée à la construction européenne... »

Aujourd'hui, la réalité est toute autre, à Luxembourg il y a des personnalités qui « bataillent pour intégrer la nouvelle donne au sein de la Zone euro. Toujours plus conscientes du resserrement de l'activité financière qui s'éloigne de son statut de vache à lait.... de l'état! »
 

Les autorités intègrent le nouveau réalisme économique, les acquis sont d'ailleurs bien plus une source de complications, « parfois sans fin, l'adaptation de l'économie du pays va devoir passer par la remise en question de certaines pratiques locales, celles qui justement, donnaient sens à une autre époque, plus confortable!... »


Aujourd'hui, le Luxembourg entreprend de nombreuses diversifications « de son appareil d'état tout comme le nerf de la guerre, une refonte de certains fondamentaux de son économie, qui par ses premiers résultats, démontrent que la voie est bonne... » La complication est double, ce pays est un champion toutes catégories dans les services, principaux employeurs du pays... Mais l'adage « de tous les oeufs dans le même panier » prend tout son sens à Luxembourg, dans le contexte particulier de la dominance du secteur financier pour son économie, les autres secteurs sont en souffrance: «  Ces dernières années l'industrie perd un certain terrain, et il n'est pas rare de voir certains fleurons historiques à la peine... » Cependant le gouvernement de Jean-Claude Juncker   « Mise clairement sur  l'innovation et la jeunesse de son pays: L' avenir!»  Les pistes sont nombreuses, «  Place à l'imagination: la recherche et le développement sont encouragés pour trouver...  le bon chemin!»


La journaliste allemande, Diana Fröhlich enfonce « un certain clou crucificateur luxembourgeois sur l'autel de la Zone euro et sa crise de la dette publique ». Selon une étude datée de décembre 2011 publiée par la fondation allemande "Marktwirtschaft", ses auteurs estimaient que «  la dette publique cachée du Grand-Duché de Luxembourg s’élèverait à 1.100% du PIB, se rapprochant ainsi des dettes publiques irlandaise ou hellénique. »






"Denn das Wachstum betrug 2011 gerade noch 1,6 Prozent, die Arbeitslosigkeit ist auf mehr als sechs Prozent angestiegen. Vor allem aber ist es eine Zahl, die beunruhigt: 1 100 Prozent. So hoch soll der sogenannte implizite Schuldenberg Luxemburgs sein, hat die "Stiftung Marktwirtschaft" ausgerechnet. Ähnlich schlecht schneiden bei diesem Wert, der alle jährlichen Zahlungsverpflichtungen eines Staates - also etwa Renten, Pflegekosten und Rückstellungen - mitbilanziert, in der Euro-Zone nur noch Irland und Griechenland ab."



Les économistes collaborateurs de « Finance Offshore » s'étaient émus de la méthode retenue pour avancer «  tel pourcentage d'un P.I.B sans tenir compte de tous les potentiels présents sur le territoire et de l'évolution possible de certains secteurs acquis aux performances du pays. »
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Pour conclure, il est clair qu'une comparaison entre la Grèce et Luxembourg se veut comme un exercice qui se doit « être fait sur mesure pour viser l'actuel premier ministre du Grand-Duché de Luxembourg! » Un Jean-Claude Juncker dont le grand écart avec l'éminente présidence de l'Eurogroupe « garant de la stabilité des finances des pays membres de l’UE se peut toujours capable de recadrer un ministre allemand de l'économie, ...si le besoin s'en fait sentir! »   Preuve en est avec cet article du « Handelsblatt »,  une posture courageuse qui ne plaît pas toujours en Allemagne.    A suivre.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 









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Saturday, August 25, 2012

Zone euro/Grèce: Hollande,Merkel pour la bonne pression...

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  Angela Merkel et François Hollande pour la bonne pression...


                        


La semaine était rude pour le nouveau président français, un calendrier chargé pour débattre du sort de la Grèce... Depuis quelques semaines la Grèce clame -à juste titre- qu'un certain bol d'air serait le bienvenu.
 
Selon certaines données  mises à disposition de Finance Offshore, le premier ministre grec n'a pas à rougir des efforts acquis au calendrier fixé par la troïka (Union européenne, FMI, BCE) pour sortir son pays de la crise de la dette. En effet, le Premier ministre grec entendait obtenir un délai supplémentaire de deux ans, (jusqu'en 2016, pour redresser les comptes de son pays: ndlr). "Nous ne demandons pas plus d'argent mais du temps pour respirer", a-t-il plaidé à plusieurs reprises ces derniers jours alors que son pays est entré "dans sa cinquième année consécutive de récession." Depuis quatre semaines, les réseaux de la première puissance économique en Zone euro étaient claiement activés pour s'assurer d'un respect -sans faille- de la feuille de route que décidèrent les principaux acteurs du plan d'aide à la Grèce, Allemagne bille en tête. 


Le Paris de la médiation a fonctionné...
 
Dans la presse allemande, le plan de communication de la chancelière allemande s'est avéré payant, l'opinion publique allemande étant toujours moins disposée à faire "des cadeaux supplémentaires" à l'état grec...   De Wachington à Paris la contre-offensive amicale s'est clairement organisée. Notre source est formelle:  "Il ne fallait pas s'enferré dans une unique fin de non recevoir, les grecs se sont lancés dans un changement radical de leur économie, pour l'heure sont identifiés des retards "techniques" sur le plan de privatisation salutaire et la refonte indispensable du système fiscal ou l'épineux problème de l'évasion fiscale massive..." Le pays doit continuer ses nombreux efforts en la matière, le nouveau ministre est - un homme de parole-, conscient du devoir qui lui incombe. "Il n'y a plus de temps à perdre et le plus tôt sera le mieux pour prendre des décisions, c'est-à-dire après le rapport de la troïka au Conseil européen des 18 et 19 octobre", a cependant insisté le président français. Une tâche en rien facile, (la situation politique intérieure étant extrêmement tendue: ndlr) cependant les premiers retours sur les acquis démontrent une implication sans faille du gouvernement qui pourra d'autant mieux communiquer à mesure que les premiers effets bénéfiques se feront sentir sur les données macro-économiques du pays.  "Après la cure d'austérité viendra le temps logique des premiers effets d'une capacité de rebond qui commence à pointer dans certains secteurs. La problématique est bien celle du retour à la confiance, il y a des efforts qui ne trompent pas. Les dirigeants du pays commencent à se retrouver sur l'essentiel, celui d'une solidarité qui faisait cruellement défaut." (...)" On remarque sur le terrain, que nombreux des dirigeants se battent à présent pour activer tous les leviers disponibles, une cohésion dans l'effort gagne en ampleur!" (...) "Ce pays dispose de nombreuses capacités sous exploitées, par exemple, il y a une jeunesse qui dispose des qualifications les plus efficientes en relation avec les standards de l'Union européenne, une véritable soif de revanche est palpable! De nombreux jeunes souhaitent s'investir dans l'avenir de leur pays, il faut les encourager vers ce dessein. Le pays semble découvrir que sa jeunesse bien que parfois très égrise, est aussi en capacité de démontrer une réelle capacité d'implication, c'est dire que l'espoir n'est pas vain..." (...) Notre source souligne le formidable travail du président français qui sans relâche, tempère certaines ardeurs toutes germaniques. "Il s'est fait fort de mettre au centre des débats le devoir d'intégration européenne, celui des pères fondateurs de l'Union européenne!" En effet le président français a clairement activé tous les réseaux capables de suggérer une juste mesure dans les rapports que doivent entretenir l'ensemble des pays de la Zone euro du plan d'aide avec la Grèce. Le maître mot est bien celui d'une solidarité constructive dans l'effort, potée par l'équité: "Celle qui doit instiguer la logique du retour à la croissance!"


Bonne pression...
 
Alors que le premier ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker évoquait à juste titre qu'aucune prise de position sérieuse sur un éventuellement rallongement du plan d'aide "serait irréaliste avant le bilan d'étape de la troïka..." (en septembre), prise de position alors que le ministre des finances allemand, Wolfgang Shäuble et futur successeur, affirmait qu'un "rallongement n'était pas franchement la bonne solution!". La position allemande se fonde sur les efforts acquis et le risque que peut constituer une énième remise en cause du calendrier acté en Juin.  "Position légitime, il faut maintenir ""la bonne pression""  ". Côté français on se veut plus prudent, conscient de la situation politique intérieure qui en l'état doit faire l'objet d'une attention "particulière et bienveillante..." (...) "En substance, le président François Hollande est conforme à l'esprit des allemands qui veulent une rigueur sans faille, mais il faut aussi donner des gages à toute une population sans qui le pays ne pourra rien! Encourager les initiatives, s'inscrire dans une logique positive du retour à la croissance, la situation de l'emploi impose une vision dépassionnée sur les uniques questions de calendrier, s'éviter le double discours qui tente à faire croire que la sortie du pays de la Zone euro serait une bonne solution!" Pour ce qui est de ce dernier point, la chancelière allemande à recadrer ses troupes, "point de sortie de la Zone euro, mais une continuité dans l'effort... pour y rester!" En substance, la chancelière allemande est en accord sur ce point avec la France, dès lors que tous ceux qui souhaitent cette option soient conformes "à leurs engagements et...  donc parole!" 

 
Cohésion sociale
 
François Hollande a donc clairement maintenu samedi la pression sur la Grèce refusant de s'engager immédiatement sur le sursis réclamé par Athènes pour assainir ses finances publiques, tout en se voulant attentif aux souffrances du peuple grec. A l'issue d'une première rencontre d'une heure avec le nouveau Premier ministre grec Antonis Samaras il a précisé sa position: "Pour moi la question ne se pose pas, la Grèce est dans la zone euro et la Grèce doit rester dans la zone euro" considérant que  la Grèce "doit faire la démonstration, encore, de la crédibilité de son programme et de la volonté de ses dirigeants d'aller jusqu'au bout". Reconnaissant que " l'opinion publique grecque a déjà consenti des efforts douloureux" que  si des efforts financiers et des "réformes structurelles" sont encore nécessaires de la part d'Athènes, il faut faire "en sorte que ce soit supportable pour la population". Donnant du beaume au coeur du nouveau premier ministre grecque Antonis Samaras, élu en juin dans une situation politique intérieure trés tendue. Samedi il a souhaité donner de sérieux gages à sa population "dans l'effort" insistant sur "l'indispensable besoin de la préservation de la cohésion sociale",  "objectif tout aussi prioritaire que le retour à la croissance pour mon pays".
 
Le premier ministre Antonis Samaras souhaite ainsi donner des gages à la chancelière allemande en insistant par ailleurs sur la volonté de son pays a multiplié les assurances: " Oui, la Grèce y arrivera, oui, elle restera dans la zone euro" et jouera même "un rôle important dans l'Union européenne"... A suivre.


 

Pour compléter votre information:
 
 
 
 




Déclaration du Président de la République à l'issue de l'entretien avec Monsieur Antonis Samaras, Premier Ministre de la République Hellenique.
 



 
Mesdames, Messieurs,
C'était la première fois que le Premier ministre grec et le Président français se retrouvaient, après les élections qui avaient eu lieu en France et en Grèce.
J'ai salué la profondeur de l'amitié entre nos deux pays. Dans les épreuves, nous devons marquer encore davantage de solidarité.
J'ai salué les efforts que le peuple grec avait engagés douloureusement depuis deux ans et demi. J'ai fait valoir que, dans un moment où il faut encore prendre des engagements, nous devons aussi être conscients de tout ce qui a déjà été fait.
En même temps, nous devons faire en sorte que la question de la Grèce dans la zone euro ne se pose plus. Parce que pour moi, cette question ne se pose pas. La Grèce est dans la zone euro et la Grèce doit rester dans la zone euro. Ensuite, elle doit encore faire la démonstration de la crédibilité de son programme et de la volonté de ses dirigeants d'aller jusqu'au bout, tout en faisant en sorte que cela soit supportable pour la population.
Du côté européen, nous attendrons ce que l'on appelle le rapport de la « Troïka » (Banque centrale, Commission européenne, FMI). Mais une fois ce rapport connu, une fois les engagements - qui ne sont pas d'ailleurs que des engagements financiers, mais aussi des réformes structurelles voulues par les grecs, ratifiées par le Parlement - seront confirmées, alors l'Europe devra faire ce qu'elle a doit.
Cela fait maintenant deux ans et demi que la question est posée. Il n'y a plus de temps à perdre. Il y a des engagements à réaffirmer, de part et d'autre, des décisions à prendre, et le plus tôt sera le mieux, c'est-à-dire après le rapport de la « Troïka » au Conseil européen du mois d'octobre.
Merci encore à Monsieur SAMARAS d'avoir fait le déplacement. Il a eu des mots fort aimables pour la France -- il va les répéter ici -- et j'y ai été très sensible. Car au-delà des circonstances, il y a l'histoire, il y a l'avenir. Nous devons, forts de notre histoire, porter les uns et les autres les valeurs de démocratie et surtout un espoir pour nos peuples

 
 
 
 
 
 
 




Communiqué: Présidence de la République. France. Tous droits réservés.
 
Photographie: Tous droits réservés

Wednesday, August 22, 2012

Zone euro/Grèce: Angela Merkel toujours droite dans ses bottes!

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"Une femme respectée en vaut deux..."


La chancelière allemande n'en démord pas, pour ce qui est de la situation de la Grèce, la position allemande est... définitive.

Depuis deux semaines , tous les réseaux de la suprématie allemande oeuvrent pour que les partenaires européens du plan d'aide à la Grèce "restent -intégralement-  conformes à la feuille de route du... plan initial!". C'est à Paris que l'on s'active le plus, "Il y a des efforts notables, ils suggèrent des encouragements à une certaine continuité, donner pour seule réponse aux Grecs un "nein" serait à coup sûr contre productif!" (...) "La troïka doit remettre le bilan d'étape, d'après le F.M.I, la Grèce n'a pas à rougir des nombreux efforts acquis au calendrier, cependant il y a des ajustements qui doivent encore s'implémenter à si bel effort..." (...) "Sont identifiés quelques "ratés" notables, ils sont le résultat d'une situation politique intérieure très tendue et rendue toujours plus complexe par l'austérité qui conjugue l'inconvénient d'une remise à plat salutaire du modèle macro-économique grec avec les impératifs de la rigueur, et les nombreuses conséquences qui altèrent le quotidien d'un peuple clairement à bout!" (...) "Ce peuple a le sentiment d'une punition sans fin, un véritable purgatoire alors que les principales fortunes sont déjà sous d'autres cieux, plus cléments. Toujours plus dans une incompréhension à constater que le sort des banques, fait l'objet d'une attention jugée plus bienveillante que pour le commun des mortels!" Notre source ne nous cache pas que les exemples sur l'ampleur de la tâche qui incombe au gouvernement sont sans égal par rapport aux autres états de la Zone euro. La réforme du cadastre qui permet de définir des impôts dans un nouveau cadre légal va prendre "10 années... dans le meilleur des cas!"  Des experts suggèrent à présent l'utilisation de satellites "pour y parvenir... plus rapidement!" C'est dire que le rythme imposé par la feuille de route est en profond décalage avec "la réalité du terrain et des logiques capacités présentes pour y parvenir."

Rien lâcher

Depuis quelques jours, une accélération se fait sentir dans les cercles diplomatiques, au centre, l'Allemagne qui "ne veut rien lâcher!"(...) "On est clairement bombardé par un plan médias qui prépare la future rencontre entre Merkel et le président français", un François Hollande qui mesure toujours plus la capacité d'entremise de la suprématie germanique. Angela Merkel est "déjà en campagne", elle prépare son futur road-show européen "en annonçant clairement la couleur!" Nous voyons bien la partition qui se trame outre-Rhin: "Ne rien lâcher, quitte à se mettre à dos un certain corpus de moralisateurs..." Pour Angela Merkel, seuls les "moralisateurs payeurs" sont en droits de s'essayer à quelques rares critiques constructives  sur son éternel inflexibilité, pour cause, en Allemagne "On balance toujours sur l'idée d'une possible sortie de la Grèce de la Zone euro, qui ne doit  plus être  qu'un simple effet de manchette!" "Ministres en renforts pour "passer le message!".   A Washington, on ne s'amuse plus vraiment de cette situation. On s'en inquiète au plus haut point! "L'enfant gâte qui casse son dernier  jouet, ne rassure pas, on s'inquiète d'un nombrilisme qui manque de l'humanité la plus élémentaire qui soit! " On lit depuis ces dernières semaines dans la presse Allemande "des jugements sur tout un peuple qui nous renvoient à l'histoire de la vieille Europe, celle d'avant guerre, non plus celle des pères fondateurs de l'Union européenne..." Le plus grave , "est bien de constater qu'en Allemagne rares sont les politiciens de premier plan à s'émouvoir de certaines dérives quand ils ne sont pas les premiers à les organiser sous cap!" On le voit la Zone euro, "est loin de faire un certain mea-culpa"...


Selon certains économistes, l'Allemagne qui aime faire ses comptes, "semble faire un calcul très risqué, la courbe démographique du pays devrait inviter à "une flexibilité plus porteuse de consensus!"

Souhaitons que la France, qui aux avants-postes de la "logique de croissance" sera en capacité de raisonner une Angela Merkel , toujours plus droite dans ses bottes...   A suivre. 











Photographie: Tous droits réservés

Thursday, August 9, 2012

Paying for College – Your Award Letter

Sallie Mae just released a study conducted by Ipsos Public Affairs titled “How America Pays for College 2012”. The burden is shifting to the student, up from 25% in 2009 to now 34% in 2012.  As a student, after you complete the free application for Federal Student Aid (FAFSA) form and send it to your school, the school will send you an award letter, stating scholarships, grantos, work study, and amount available through federal subsidized and unsubsidized student loans. As you start the fall semester, it is a good time to start paying on your student loans. How are you going to pay?

If you borrow money for college, you should take advantage of subsidized federal student loans before unsubsidized federal and tap private student loans as a last resort. The difference between these options is that the interest of a subsidized student loan does not accumulate until you are done with school while the interest in an unsubsidized student loan starts to accumulate while you are still in college. Private student loans have the highest interest rate; the interest and payments start immediately. But, should you borrow all you can while in college?

To me, the answer is ‘No’ to borrowing. Take full advantage of grants and scholarships – you don’t have to pay those back, but be careful of how much you borrow. Loans have to be repaid. If you don’t need it, don’t borrow it. This will require you to create and stick to a year-long budget. Once you create a budget, you can determine how much you will need to borrow for college. You can also work on campus through work-study programs which will help reduce the amount you need to borrow.

With total student loan borrowing exceeding total credit card borrowing in the United States, as a student, you will want to take a hard look at how much you should borrow for your education. Student loan money is not free money and the less you borrow, the less you will have to pay back. Complete a budget for college and seriously consider how much you need tn borrow when you get your awards letter from your school. I challenge you not to take your full award if you have to borrow on subsidized, unsubsidized or private student loan. However, if you need the money to stay in college, borrow the minimum amount so you can graduate on time.

Friday, August 3, 2012

Zone Euro/BCE: Interview de Didier REMER. (FINANCE OFFSHORE INTERNATIONAL)

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BCE, Optimisme de rigueur...  pour Didier REMER!


                                          
Emanuel de Saint-Cyr: La conférence de presse du président de la BCE n'a pas donné le résultat escompté, d'abord un effet d'annonce jugé comme encourageant, puis une remise en ordre sur les fondamentaux. Mario Draghi ne s'est-il pas finalement plié aux ordres des allemands?

Didier REMER: Oui et non, comme évoqué sur Finance Offshore, certes il a donné un blanc-seing aux allemands, mais il faut comprendre que Mario Draghi est dans la posture d'un équilibriste... Il sait que l'Allemagne représente 19 % du capital de la BCE. Plus important, il sait aussi que le 12 septembre prochain, les juges de Karlsruhe doivent se prononcer sur la constitutionnalité du Mécanisme européen de stabilité (MES). C'est dire que l'opération s'avérait comme très compliquée.

EDSC: Oui, mais chacun retient les déclarations de Mario Draghi jeudi dernier ou celles du président de l'Eurogroupe, le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker. Tous deux semblaient donner le change à une nouvelle orientation de la BCE?

D.REMER: Jean-Claude Juncker s'était fait fort de prudence, celle qui veut que ce haut diplomate ne parle jamais dans le vide. Il a bien tenté de rassurer sur le fait que des solutions sont à mettre en avant, mais il a été un des premiers à souligner le besoin de respecter l'indépendance de la BCE et ce crucial besoin d'une hauteur de vue de la part des politiciens. Car ce sont ceux qui instiguent trop souvent une forme de mesquinerie en reposant leurs déclarations que dans l'unique cadre de leur jeu préféré, celui de la politique intérieure. Et nous y voilà, des actes forts sont en préparation depuis le sommet de Juin (28et29), mais ils buttent au calendrier très complexe, qui se perd entre enjeux électoraux et besoin de tous marqueurs du respect de la loi,  comme le fameux article 21.1 (BCE) ou 123 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne! *(Ndlr: voir-ci dessous en fin d'article). C'est dire que Mario Draghi est finalement pris entre deux feux, et doit donc se laisser une porte entre-ouverte, mais seulement!

EDSC: En Allemagne on reprochait aujourd'hui dans Le BILD à ce même Draghi «un manque de clarté du président de la BCE, à un moment où 80% des Allemands craignent pour leurs économies!». On voit bien que le message de la BCE a du mal à passer?

D.REMER: Oui, mais si vous allez lire la Süddeutsche Zeitung , on y a salué son «Numéro d'équilibriste en insistant sur le droit à l'espoir pour les pays du Sud, tout en leur rappelant leur devoir de réforme. » C'est tout à fait à l'image du débat qui fait rage en Allemagne. L'opinion publique allemande était clairement préparée à l'idée d'une intervention a minima de la BCE. C'est dans cette logique que s'inscrit l'abstention du chef de la Bundesbank, Jens Weidmann. Il a voulu lancer un avertissement pour montrer son attachement à l'indépendance de la BCE vis-à-vis des politiques, mais s'était pour mieux rappeler le poids de l'Allemagne, qui à hauteur de 19% du capital de la BCE,  lui donne une place primordiale sur l'échiquier, en tous cas visiblement pas celle de simple pion!

EDSC: Cette posture allemande conforte l'enterrement de première classe d'une possible licence bancaire pour le fonds de sauvetage que sera le MSE, de quoi doucher bien des espoirs?

D.REMER: Les politiciens allemands qui bataillent en ce sens, mettent en avant l'avenir de l'Allemagne! Mais aussi d'autres pays comme les Pays-Bas ou la Finlande, qui disposeront à leur tour d'un droit de veto au sein du Mécanisme européen de stabilité. Ce qui enterre toujours plus, l'idée d'une licence bancaire pour ce fonds de sauvetage. Nous sommes clairement dans la même situation que 2011, beaucoup de bonnes volontés, et finalement une Allemagne qui douche encore les espoirs... En Allemagne, ils ne sont pas nombreux à se refuser de céder à cette suprématie germanique qui s'abat sur toute la Zone euro, pourtant Peter Bofinger, membre du Comité des cinq sages consulté par le gouvernement sur les questions économiques, souligne que l'Allemagne « A la mémoire courte! » et de préciser « que lors de la récession de 1975, la Buba elle-même avait acheté en masse des obligations allemandes, avec l'objectif.. d'en faire baisser leur taux! » De quoi remettre en perspective quelques bonnes leçons de morale si chère à Angela Merkel.


EDSC: Dans cet esprit, la réaction du ministre de l'Économie, Philip Rösler (vice-chancelier libéral du FDP) est une réponse à la récente sortie sur la "mesquinerie" de certains politiciens, déclaration de monsieur Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe. D'autant plus cruel pour un monsieur Draghi recadré lui même par ce ministre allemand de l'économie qui devait évoquer que «Sa mission est d'assurer la stabilité de la monnaie, pas de financer les dettes des États!» Franchement , les allemands ne sont-ils pas en train de jouer avec le feu en affirmant être les uniques chefs des pompiers de la crise de la dette?

D.REMER: C'est clair, le ministre allemand Philip Rösler ne fait pas l'économie d'un tacle. Un jour Juncker, l'autre Hollande, et plus récemment monsieur Draghi, ce qui fait penser que cette posture serait finalement de bonne guerre. Pour ma part, je pense qu'il est dans son droit, mais jamais dans son devoir, lui aussi en apprendra encore sur le sujet. Il serait intéressant de le confronter à ce jeune économiste qui de Grèce, nous évoquait la situation de sa mère, retraitée, confrontée à un déclassement social sans précèdent, devant aller attendre plusieurs heures dans un centre de soins pour obtenir des précieux médicaments qu'elle ne peut plus s'acheter pour son indispensable traitement médical, constatant l'érosion de son pouvoir d'achat et de sa condition sanitaire... Mais bon, monsieur Philip Rösler est bien dans son rôle de moralisateur payeur!  (NDLR: L'Allemagne est un des plus gros contributeurs des plans d'aide) Nous avons voulu après 1945 que l’exécutif allemand soit contraint par des contre-pouvoirs forts, nous n'allons pas maintenant esquisser commencer vouloir nous en plaindre. Cependant il serait intéressant que les allemands gagnent en hauteur de vue, il serait regrettable que toutes ses leçons de morale n'aboutissent qu'à l'unique exercice de déclarations, les moins constructives en l'espèce. Nous sommes face à un énorme problème d’autorité politique au niveau européen, les peuples ne sont pas traités avec une équité que les pères fondateurs voulaient, il faudra faire un effort constant d'intégration, à tous les niveaux, à commencer par celui d'un certain respect.

EDSC: L'Europe est-elle à la peine? On pensera aux éternels « sommets de la dernière chance ». On voit bien que le déficit exécutif n'aide pas la mise en application des décisions qui suggèrent une implémentation plus rapide et donc efficace. Le sommet de Juin est enferré dans un calendrier toujours plus hypothétique, on ronge son frein sur la décision de la Cour Constitutionnelle de Karlshrue, on tremble à l'idée de voir la Grèce sortir de la Zone euro, on s'inquiète de la montée du populisme, en fait, on marche toujours plus sur la tête...

D.REMER: Présenté ainsi, il y a de quoi s'inquiéter! Sur les capacités de rebond de la Zone Euro, il faut se rassurer, il y a une nouvelle logique qui gagne en ampleur, agir sur la croissance, et plus uniquement sur les uniques logiques de l'austérité. La rigueur budgétaire seule est une erreur totale, il faut agir sur d'autres leviers, considérer qu'une génération puisse être gâchée est une bêtise qui trouvera vite une réponse dans la rue!  Les sommets n'ont pas été inutiles, beaucoup de décisions ont été prises, mais sont pour l'heure insuffisantes. Pour reprendre la remarque pertinente d'un économiste lue dans la presse française, ""Il y a au niveau européen un réel déficit exécutif qui est le revers du déficit démocratique, marquant un cruel cercle vicieux. Il y a des décisions difficiles à prendre, et comme il n'y a pas de mandat clair, elles ne sont pas (toujours) prises ou si difficilement. Dans le même temps, les Européens voient que leurs dirigeants ne sont pas capables de prendre les décisions nécessaires, donc ils leur font de moins en moins confiance renforçant une frustration légitime des citoyens face au système tout entier. Le reproche essentiel adressé à Bruxelles n'est pas sa tyrannie, mais bien son impuissance ainsi perçue."" C'est hélas, un assez bon résumé de la situation. Dans cette configuration, le populisme a encore de beaux jours devant lui!

EDSC: Sur les récentes décisions, vous pensez vraiment que l'optimisme est de rigueur?

D.REMER: Je reconnais votre perfidie, oui on peut parler d'un certain optimisme de rigueur, il y a un décalage entre décisions et les applications efficientes des récents accords. Le temps d'une acceptation de l'Union bancaire est acquis, décidée le 29 juin dernier, la possibilité de recapitaliser directement les banques au niveau européen sous certaines conditions représente un pas important vers l'union bancaire. Nous pouvons escompter d'autres progrès dès lors que les allemands feront un travail plus introspectif sur leurs fondamentaux en acceptant de mesurer un jour, le risque de leur entêtement sur le rôle que doit tenir leur pays, mais plus que jamais, la BCE. Le paradoxe est bien dans cette nécessité de voir des progrès sur les notions budgétaires et la maîtrise par les états de leurs comptes tout en s'assurant une issue avec la croissance et donc la compétitivité à retrouver comme un bon chemin. Les investisseurs doivent pouvoir agir sur d'autres leviers que la pure spéculation sur la dette des états, il faudra de l'imagination, des projets qui font appel à des logiques innovantes. Je ne peux pas imaginer un instant que soit sacrifiée toute une génération sur l'autel d'une Europe qui ne ferait plus que force d'impuissance! Certes la BCE est bien le garant ultime de la stabilité de l'euro, cependant,  il faut impérativement l'aider dans son action avec tous les Etats membres de l'Union européenne, toutes les réalités qui la composent, l'erreur serait de donner un blanc-seing systématique aux allemands, alors que d'autres vérités, sont toujours plus systémiques par leurs conséquences... La montée du chômage des jeunes en Zone euro, l'accroissement de la paupérisation des classes moyennes, la dégradation sanitaire et toutes autres altérations de la dignité humaine. Il serait agréable de voir la fin de certaines postures mesquines d'hommes politiques, toujours plus loin des réalités du commun des mortels. On ne gagnera pas cette bataille de la crise de la dette en dynamitant les ponts que nos pères fondateurs devaient créer au sortir d'une autre guerre...


*Article 21.1 BCE






"Opérations avec les organismes publics"

article 21.1.(BCE) Conformément à l'article 123 du traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, il est interdit à la BCE et aux banques centrales nationales d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la BCE ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.


Article 123  Traité sur le fonctionnement de l'Union européenne

(ex-article 101 TCE)
1. Il est interdit à la Banque centrale européenne et aux banques centrales des États membres, ci-après dénommées "banques centrales nationales", d'accorder des découverts ou tout autre type de crédit aux institutions, organes ou organismes de l'Union, aux administrations centrales, aux autorités régionales ou locales, aux autres autorités publiques, aux autres organismes ou entreprises publics des États membres; l'acquisition directe, auprès d'eux, par la Banque centrale européenne ou les banques centrales nationales, des instruments de leur dette est également interdite.
2. Le paragraphe 1 ne s'applique pas aux établissements publics de crédit qui, dans le cadre de la mise à disposition de liquidités par les banques centrales, bénéficient, de la part des banques centrales nationales et de la Banque centrale européenne, du même traitement que les établissements privés de crédit.





Photographie: (Target Monaco)  Tous droits réservés.

Who Do You Trust?

Peregrine Financial Group and a missing $200 million? Cedar Falls, Iowa, the Heartland, where corn is tall and people are honest. It's of small towns where people leave their keys in their cars and they don't lock their front doors. Embezzlement of this nature happens in New York, Greece, but not in Iowa.

Peregrine Financial Group was an Iowa-based brokerage firm and the CEO allegedly used $200 million of his clients’ money to keep the business going. He attempted suicide and confessed to embezzling in his suicide note.

If this can happen in Iowa, it can happen in your neighborhood and with you investment counselor. I do not want to imply that all financial advisors are dishonest, but the few bad ones remind us to keep on our toes. A few basic points to keep in mind as you talk to your financial professional:

1. No one is going to be or should be more concerned about your financial wellbeing than you. It is your money and your future. You need to take responsibility for your financial future. This may require you to increase your financial literacy by talking a personal finance class, researching the investment on your own, and being aware of market trends. Don't bury your head in the sand when it comes to financial knowledge - you can learn it, you can do it.

2. If it sounds too good to be true, it probably is. How often have you heard that? If you are making money on your investment and everyone else is losing, it may be time to question your investment broker.

3. Ask questions. If you don't understand an investment or investment strategy, question it. This is a great way to increase your knowledge.

4. Use your BS detector. If an investment doesn't feel right, smell right, and you have an uneasy feeling about it, it may not be the right investment for you.

5. Be aware of the con-artist. The "con" in con-artist stands for confidence. The goal of the con-artist is to get you to trust him or her so he or she can rip you off. Be aware of these phrases: "this is standard language and you don't need to read every detail," "trust me, everyone is doing this." I have a special deal for you that not everyone can have."

Again, it is your money and being knowledgeable about the investment options helps you make wiser investment decisions.

Thursday, August 2, 2012

Zone euro: Draghi, ...blanc-seing de la BCE pour l'Allemagne!

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Mario Draghi ou la communication en deux temps....


Soyons sport, il ne fallait pas s'attendre à des miracles dans les annonces du président de la BCE, le super gouverneur Mario Draghi s'est limité à l'exercice par un énième calendrier, toujours plus hypothétique... Jeudi dernier, il avait soulevé les espoirs d'une action radicale de la BCE, aujourd'hui, changement de tonalité, la Banque centrale européenne (BCE) a annoncé ce jeudi qu'elle « Laissait inchangé son principal taux directeur à 0,75 % et se dit prête à intervenir sur le marché obligataire pour faire baisser les taux d'intérêt... à la condition toutefois que les gouvernements fassent leurs devoirs! » De quoi conforter tous ceux qui pensaient « ...que super Mario allait venir nous annoncer une démonstration de l'indépendance de son institution! » En fait, l'indépendance de la banque centrale est bien relative, ce n'est pas le scoop de la semaine, on sait que du côté allemand: « On entend pas laisser filer la BCE, mieux on exige que toutes interventions respectent les fameux escaliers ou étages qui valident l'intervention de la Banque Centrale Européenne. Ils sont précis!»

  • Première condition: L'intervention préalable sur les marchés obligataires du FESF, (Fonds européen de stabilisation financière) ou de son successeur, le futur MES, (Mécanisme européen de stabilité ). L'intervention du fonds de secours européen ne va pas de soi, elle doit bien faire l'objet d' une -requête officielle- de l'Espagne ou de l'Italie, opération qui sera le prolongement d'une analyse des données macros-économiques par la BCE, qui elle-même devra faire l'objet d'une validation en règle de l'Eurogroupe (Réunion des ministres des finances de la Zone Euro) et puis n'ayons pas peur de le préciser ici, l'accord du Bundestag, (Parlement Allemand) ou comment Berlin peut mettre son Veto pour mieux s'assurer de son rôle de « pilote automatique de la BCE...  »
  • Deuxième condition: Un programme écrit et vérifiable d'ajustement budgétaire et de réformes structurelles durables pour le pays aidé, « ...à l'image de la feuille de route sauce Grecque qui fait dire que les espagnols et italiens traînent encore un peu le pied! Histoire de s'éviter les contraintes qu'imposent le FMI, l'Union Européenne, la BCE en  mettant leur grain de sel dans tous les dossiers brûlants qui font aussi la situation actuelle de ses pays... »


«Dans ce cas seulement, la BCE pourra agir.», a insisté Mario Draghi, mettant lourdement l'accent sur la conditionnalité de l'aide. «Les détails de l'opération seront connus dans les semaines qui viennent. Les pays seront nommés. Et les montants précisés. Nous agirons sur la partie courte de la courbe des taux», a-t-il ajouté, excluant d'emblée des rachats de dettes à dix ans, qui font référence.

Le président de la BCE s'est voulu ferme sur l'avenir de l'Euro, évoquant que « l'euro est irréversible ». Il a estimé qu'il était inutile de spéculer contre l'euro en pensant qu'il pourrait disparaître. Pour les marchés, la déception était grande, même si monsieur Draghi devait insister avec « la BCE était prête à faire tout ce qu'il faudra pour préserver l'euro... », ajoutant que « ce sera suffisant. » Les investisseurs se montrant peu convaincus par les propos du président de la BCE, les taux d'emprunt de l'Italie et de l'Espagne sont repartis à la hausse. Le rendement de l'emprunt italien à dix ans a atteint 6,34 % tandis que le rendement des obligations espagnoles à dix ans s'est chiffré à 7,22 %. C'est dire que l'annonce d'une intervention de la BCE « pourrait prendre la forme de mesures exceptionnelles », a déçu les marchés, la banque centrale n'ayant pas donné de détails ni sur les outils ni sur le calendrier, ce qui est loin de rassurer les marchés qui mesurent le poids de cette décision d'agir sous condition, « Décision qui avait été prise à l'unanimité avec «une réserve» de son collègue Jens Weidmann... » , qui n'est autre que la patron de la Bundesbank!

Les bourses européennes sont aussi unanimes après l'annonce de la BCE: A la fermeture, Londres perdait 0,88 %, Paris, 2,68 %, Francfort, 2,20 %, Madrid, 5,16 % et Milan, 4,64 %.
A suivre.


 



 
 
  
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