Sunday, November 18, 2012

Zone euro: Luxembourg, le Qatar claque une première porte!

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                            Cargolux se cherche un nouvel actionnaire...

C'est à Luxembourg que« les Qataris commenceraient à trouver la ficelle un peu grosse, disposés à venir investir dans les fleurons de l'industrie du Grand-Duché, ils ont beaucoup appris ».D'abord que « les sollicitudes capitalistiques jugées comme si bienveillantes, n'étaient pas finalement la garantie d'un deal forcément gagnant gagnant! »Qatar Airways est une compagnie aérienne de renom international, alliant qualités et réelle stratégie, en général, toujours des plus efficientes en la matière. Le Luxembourg avait ce crucial besoin d'investisseurs étrangers pour son secteur aérien, l'émirat étant toujours disposé pour investir avec un opportunisme intelligent dans des ventures qui se veulent si porteuses d'avenir... Les investisseurs Qataris pensaient donc -à juste titre- que Luxembourg serait un nouvel exemple. Le Qatar croyait bien faire, pour cause, « Cargolux est un opérateur luxembourgeois qui se voulait si séduisant sur le papier: Un personnel de qualité, des infrastructures jugées comme très prometteuses, et finalement tout un ensemble utile au développement d'un modèle économique pragmatique, cohérent, c'est-à-dire assurément avec les besoins suggérés par les enjeux de la mondialisation. »

Poubelle...
 
Force est de constater que les Qataris se refusent à être instrumentalisés dans le jeu des débats de la politique intérieure du gouvernement luxembourgeois. Pour assurer l'avenir de la compagnie, le Qatar via la compagnie éponyme souhaitait augmenter ses parts de façon substantielle dans le capital de la compagnie luxembourgeoise, « ...invitant ainsi l'état à une réflexion attentive sur les besoins cruciaux d'une telle compagnie qui se cherche si bon développement, et donc avenir serein. »Mais depuis des semaines, « La feuille de route de l'investisseur Qatari devait finir son envol dans la poubelle d'un ou plusieurs ministres...» (…) « Pas tous, soyez-en certain! »Le problème, ceux qui étaient les plus proches de la vérité, sont restés « ...les moins audibles. »
Mais que peut-on reprocher à cet investisseur si ce n'est qu'un réel pragmatisme dans les affaires? « Pour être clair, Luxembourg ne se rend pas compte de l'impact d'une si mauvaise issue. Pensez-donc, ce pays ne s'autorise toujours pas des vols supplémentaires de nuit! Ceux qui sont indispensables au développement raisonné de l'activité. C'est la croix et la bannière que de vouloir faire augmenter cette indispensable évolution dans le fret aérien du pays. D'autant plus incompréhensible que cet état mise sur des infrastructures vertueuses pour la logistique, tout comme  l'investissement récent de 78 millions d'euros, il y a tout juste trois années pour un centre de maintenance des aéronefs "flambant neuf!"...(...) Dans les autres principaux centres européens, on a réglé depuis très longtemps cette problématique avec réelle pédagogie, créant des synergies efficaces pour assurer l'avenir de l'activité,(...) également,  par exemple, un ensemble de mesures à l'endroit des riverains pour régler efficacement la problématique du bruit, et ce avec des aides efficaces pour l'insonorisation des habitations qui par exemple se réglent par des travaux, encouragés  par des crédits d'impôts, aides diverses.... (...) A Luxembourg, on instrumentalise l'épineuse question avec des débats politiques... Interminables. Ceux qui font aussi que les Qatariens claquent la porte aujourd'hui! » Insiste un dirigeant local. (la commune de Luxembourg met un veto à l'extension des vols de nuit à l'aéroport du Findel:ndlr).

Monde globalisé...
 
Dans le pays, l'émirat a fait ses emplettes, « Précision Capital par exemple est venu remettre sur les rails la BIL, Banque International à Luxembourg, et ce après la déconfiture de Dexia... KBL et finalement d'autres sociétés ne sont pas éloignées des efforts du Qatar pour réarmer l'économie du Grand-Duché. » (...)« Certes, le Qatar s'intéressait à nous, nos potentiels acquis, mais la récente affaire Cargolux risque de refroidir certaines ardeurs de l'investisseur. Il y a des manières, une méthode, et plus grave, une issue qui risquent de laisser des traces... » Devait nous confier un habitué des relations d'affaires avec l'émirat. Car selon ses récentes informations, les Qatariens trouvent à présent la ficelle un peu grosse« ...sur le double langage des autorités du Luxembourg. Un actionnaire doit gérer ses activités en bon père de famille, comme un état doit présenter un budget cohérent, une balance équilibrée entre dépenses et rentrées! »(…) « Il faut faire des arbitrages, assurer l'avenir de la société. » (…) « Comme un état se doit tout autant faire des arbitrages pour maîtriser ses dépenses publiques, quitte à déplaire à certains... »(Ambiance) Pour Luxembourg, le dossier est différent« ...dans son approche, et ce besoin de tenir compte des inquiétudes grandissantes des syndicats. C'est un réel gâchis, car qui pourra prétendrequ'un nouvel actionnaire ne sera pas confronté au réalisme du pragmatisme économique des questions posées par les experts des actionnaires Qataris? » Il est clair que l'amateurisme n'est pas de mise pour ce qui est des études prospectives de l'émirat. « Pour l'heure, dans le cadre d'une éventuelle augmentation de capital de la compagnie aérienne luxembourgeoise Cargolux, l'actionnariat principal restera luxembourgeois à hauteur de 65 % », ...se sont empressés d'informer les ministres concernés. Il en ressort que le ministre des finances du Grand-Duché est monté au créneau pour couper court à certaines dérives verbales de certains parlementaires du pays. Luc Frieden ne faisant pas l'économie d'un aveux: « Les investisseurs demandaient de changer certaines choses pour que le Grand-Duché puisse survivre dans ce monde globalisé».Assurant tout de go que ce n'est pas lui « qui est allé chercher les investisseurs Qataris! »...Des éléments de langages qui risquent de trouver un épilogue dans les jours prochains.
« Le plus important n'est pas de savoir comment ils sont venus ici, mais bien de comprendre comment ils partent d'ici, c'est à dire dans quel état d'esprit! » Sur ce point, notre source est plutôt bien informée: « Contrairement aux idées reçues, l'émirat cultive ses amitiés avec profond respect, surtout sur les questions de loyauté et respect de la parole donnée. La culture des émirats se fonde sur une déontologie plus importante que semble le conclure un peu vite certaines personnalités à Luxembourg... »

Tour de table...
Pour l'heure, le Luxembourg se doit trouver un nouveau tour de table, on parle d'actionnaires Russes ou Chinois, mais dans un cas comme dans l'autre, les futurs actionnaires retiendront la leçon: « Pour quelles raisons objectives une éminente compagnie comme Qatar Airways a t-elle claquée la porte de la société luxembourgeoise Cargolux, et finalement quelles garanties supplémentaires sera capable d'apporter le gouvernement luxembourgeois pour assurer un avenir serein à son secteur aérien, alors que Luxair n'est pas dans une meilleure situation. » Devait nous préciser un analyste spécialiste du secteur.« Ce sont 35 % à trouver, sans capacité d'augmentation de la voilure du capital, sans vols de nuit, et dans un climat social de l'entreprise fort dégradé, et finalement une problématique qui ne trouvera pas de solutions efficaces, tant les vérités de Qatar Airways sont et seront toujours à l'ordre du jour! »


L'avis de Finance Offshore...

L'investisseur qui vient de claquer la porte n'a rien d' un amateur dans le secteur de l'aérien international, la société Qatarie est souvent citée en exemple, à juste titre. Le Luxembourg est confronté à une problématique de compétitivité de ses industries, mais également de son secteur aérien, le fret et le passager. Dire que le pays ne trouvera pas d'actionnaire est clairement sans fondement, des cartes intéressantes sont à jouer, mais la partie est loin d'être acquise, les questions des vols de nuit tout comme celle des coûts de la maintenance feront toujours l'objet d'une attention particulière.... lors des futures transactions, avec VolgaDnepr ou tout autre potentiel, y compris chinois... L'important est de voir comment le gouvernement va gérer ses futures relations avec l'émirat, il serait regrettable de rester sur une logique de contentieux. Les investisseurs voulaient peser d'autant plus -dans la stratégie- du groupe, mais peut-on raisonnablement leur faire si mauvais procès, c'est à dire de leur reprocher vouloir augmenter leur pouvoir dans une stratégie qui d'une certaine façon, montre déjà toute l'ampleur de ses limites et son manque de réactivité face aux impératifs d'un marché globalisé et fortement concurrentiel. Le Luxembourg dispose d'atouts à l'image de sa position centrale en Europe, des orientations nouvelles pour développer la logistique, et ne l'oublions pas, un état qui ne fait pas l'économie d'infrastructures exemplaires: rail, route, et souhaitons le, un secteur aérien enfin conforme à ses ambitions pour développer la logistique.  A suivre...
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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