Zone Euro: Avant le G20, la Grèce finalise son accord avec la troïka.

 
 
 
                                   
    Grèce,  31,2 milliards d'euros pour un certain bol d'air...
 

 
Depuis des semaines, la Grèce négocie avec l'ensemble de ses créanciers, l'objectif est clair, éviter le défaut avec le déblocage d'une tranche de 31,2 milliards d'euros de prêt. « Le calendrier est serré,  il serait inconcevable que toutes les questions en suspens ne soient pas réglées. » Devait nous confier un haut diplomate européen proche du dossier. Depuis la dernière semaine, la pression est accrue et les effets d'annonces se multiplient, cependant à Bruxelles, on ne manque pas de recadrer certaines dérives qui portent la contradiction dans les esprits. Le deal est toujours le même: « Un respect sans faille de la feuille de route actée pour garantir le paquet d'économies qu'Athènes se doit toujours réaliser, y compris avec un potentiel rallongement de deux ans supplémentaire pour y parvenir. Le FMI semble en effet disponible pour cette option, mais avec des assurances en conséquence sur les efforts acquis et bien sûr, à poursuivre. Lors du G20 de Mexico, la Grèce devrait faire l'objet de toutes les attentions sur les discussions liées au  focus de la crise de la dette en Zone euro. » Nous confirmait une source à Washington.
 
Progrès
 
Selon des sources gouvernementales allemandes, la Grèce serait en capacité de permettre un tel accord, lui offrant en principe un rallongement de deux années pour réussir son plan d'économies et un respect scrupuleux d'un plan d'étapes adapté à cette nouvelle donne. Cependant les allemands veulent pouvoir s'assurer que « toutes les promesses sont tenues et que les dernières réformes exigées par la troïka sont-elles aussi respectées! » Mercredi, le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble avait déjà affirmé que « des progrès avaient été faits dans les discussions entre la Grèce et la troïka mais qu'il restait du travail avant de parvenir à un plein accord. » Le ministre français de l'Economie, Pierre Moscovici avait déclaré que « La troïka était entrée dans la phase finale des négociations avec la Grèce sur le paquet d'économies qu'Athènes doit réaliser. » tout en « gardant bon espoir » pour qu'une issue soit rapidement trouvée pour «... le déblocage de la tranche des 31,2 milliards d'euros tout en invitant les autorités grecques au respect sans faille des « procédures et engagements en cours. »
 
Financement
 
Pour ce qui est des autorités européennes, on ne manque pas de moduler les effets d'annonces de la Grèce, d'abord la Commission européenne qui avait démenti l'existence d'un accord formel entre la Grèce et ses créanciers, « et ce contrairement aux déclarations du premier ministre grec, Antonis Samaras... » (…) « Nous pouvons entendre sa réelle impatience, mais il y a des procédures à respecter, de nombreuses questions sont en suspens et font l'objet de discussions au sein de la troïka, tout comme au sein de l'Eurogroupe » et ce « pour s'assurer une issue dans les difficiles négociations entre la Grèce et ses bailleurs de fonds qui butent sur le problème de "financement" du pays qui réclame un délai de deux ans pour redresser ses comptes publics... » (…) « Les ministres des finances de la zone euro doivent discuter de certaines questions relatives à ce potentiel rallongement du calendrier. » Du côté du F.M.I, Christine Lagarde n'exclue pas cette éventualité pour permettre au gouvernement grec d'obtenir  un certain bol d'air et « parfaire ses efforts pour donner sens aux efforts d'Athènes » qui « tente depuis des mois persuader ses créanciers internationaux qu'elle progresse suffisamment... » a indiqué jeudi un porte-parole du Fonds monétaire international confirmant que le cas grec serait un sujet de discussion important « lors du sommet du G20 qui doit se tenir dimanche et lundi à Mexico. » alors  que le chef de l'Eurogroupe Jean-Claude Juncker a appelé les autorités grecques « à tout mettre en oeuvre pour rapidement finaliser les négociations avec la troïka. »

Evadés fiscaux
 
Selon des sources de "Finance Offshore" proches du dossier, les créanciers souhaiteraient des efforts supplémentaires sur certaines dérives liées « à l'évasion fiscale dont est victime l'économie grecque ». L'acquittement récent du journaliste dont la fameuse liste des 2000 évadés fiscaux, qui démontrent «  ...le grand écart entre les efforts supportés par la majorité des grecs et cette minorité qui profite d'une évasion jugée comme -organisée et de grande ampleur- pour porter atteinte aux objectifs de redressement du pays... ». Des mesures de rétorsions adaptées contre ses évadés fiscaux seraient à présent « clairement dans la balance des négociations... » et seraient évoquées lors du G20 prochain à Mexico...  A suivre...
 
 
 
 
 
 
 
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