Sunday, May 20, 2012

ArcelorMittal: Banco sur Florange?

Tags


                           Le groupe ArcelorMittal déjà en orbit aux jeux olympiques de Londres...


Monsieur Lakshmi N  Mittal est un homme intelligent, Jean-Claude Juncker, premier ministre luxembourgeois ne devrait pas l'oublier...  Si Mittal s'est intéressé au groupe Arcelor, c'est bien parce que deux états voir trois  se sont avérés incapables de moderniser ce groupe en son temps, ...réduits à le vendre! Alors aujourd'hui la donne change, il y a en Europe, de nombreux employés qui d'ouvriers à ingénieurs ne déméritent pas pour leurs nombreux efforts et qualités, il est normal et clairement logique  que ces personnes revendiquent leur droit à pouvoir continuer l'aventure au sein d'un groupe qui bien que dans la tempête, pourrait encore en surprendre plus d'un.

Venture?
La crise est conjoncturelle, les bons de commandes pas toujours adaptés au périmètre de la géographie des clients...  "Si ArcelorMittal était aussi peu réaliste que l'on tente à nous le faire croire, ce groupe n'aurait pas effectué certains investissements colossaux dans la recherche ( c'est très certainement le groupe leader qui fait le plus au monde dans l'innovation) ...et à certains égards, l'outil de production!" Cependant il est largement tributaire de ses actionnaires, qui eux ne se limitent pas au seul réalisme de la zone euro: "...l'économie mondialisée ne se limitant pas aux seules frontières de "l'espace Shengen"!"

Le groupe de sidérurgie multiplie les cessions d’actifs "pour alléger le poids d’un endettement net (18,5 milliards d’euros) qui dépasse sa valeur boursière!"(18,3 milliards d’euros). Enferré dans une logique baissière toujours plus marquée, ArcelorMittal doit  faire face à d’importantes échéances de remboursement à court terme : 1,7 milliard de dollars en 2012, 4,4 milliards de dollars en 2013 et 3,7 milliards de dollars en 2014. On peut ainsi mieux comprendre que la solution pour le site de Florange est entre les mains des deux principaux acteurs de la partition: " État et industriel..."  Il paraît toujours plus urgent de rétablir "Le dialogue entre actionnaires et les différents états, cesser "séance tenante" toutes attaques inutiles et contre-productives, l'avenir des sites du groupe en Europe passe par une logique rationnelle, efficiente!"

Il faut des compromis, la critique acerbe n'est pas vertueuse (l'histoire le démontre), les syndicats sont partagés entre une incompréhension notoire  de la partition et une lutte indispensable pour préserver l'emploi. Il est regrettable que ceux qui s'avancent sur le terrain politique puissent ainsi manquer d'une certaine hauteur de vue sur l'évolution du marché dont le groupe reste un leader mondial. Le désengagement sur certains sites s'opère sur fond d'un réalisme économique très factuel, il peut surprendre, paraître incohérent, pourtant il n'est que le reflet d'une logique implacable, les fameuses économies d'échelle qu'imposent l'offre et la demande. "Un groupe aussi important dont la dette dépasse la valeur boursière se doit de trouver des solutions, qui de cessions  à évolutions, imposent une logique  pour asseoir de nouvelles stratégies d'entreprise...(...) L'innovation est un atout qui peut se révéler comme une capacité indispensable au rebond!"  Il faudra aussi que l'Union européenne soit en responsabilité pour -accélérer- un processus de décision sur l'avenir de certains sites, à l'image du site français de Florange (région Lorraine) dont un important projet (unique en Europe) est  toujours "...dans les cartons". Le projet pilote de captage-stockage de CO2 (Ulcos) peut s'avérer une piste très prometteuse, les économistes sont formels: "Il faudra une venture entre états et l'industriel, un accord donnant-donnant pour du gagnant-gagnant!" Un problème subsiste, il est de taille, l'état français et l'Union européenne jouent la montre... Alors qu'ArcelorMittal est dans un manque de Cash flow...





Espoir
Les solutions existent, François Hollande s'est clairement engagé durant sa campagne auprès des employés du site français de Florange. Il est de ceux qui savent très bien que l'avenir des sites concernés passent par une série d'accords avec le groupe et d'autres états européens...   comme le Luxembourg voisin!
Il sera intéressant de voir comment François Hollande pourra venir convaincre le groupe ArcelorMittal après les relations conflictuelles qui s'étaient révélées avec l'ancien président français, Nicolas Sarkozy, un brin si moralisateur... à l'endroit de Mittal. Concrètement ce groupe devrait être impliqué dans le projet soit par cessions ou investissements directs. L'intérêt est double, trouver une solution pour les personnels, et une capacité nouvelle de rebond bénéfique au groupe. Les actionnaires ne sont pas insensibles au traitement du "dossier Florange", ils souhaitent juste que l'état soit aux avant-postes dans le processus et que l'industriel ne soit pas considéré comme l'unique mauvais élève de cette partition qui se jouera coûte que coûte... Lors d'une visite très médiatisée à Florange le 27 février dernier, M. Hollande s'était publiquement engagé, s'il était élu, à présenter une loi qui obligerait un industriel se désengageant d'une usine française à la céder à un repreneur. De quoi faire réfléchir l'état-major de Mittal, mais plus logiquement, la venture serait plus intéressante, les syndicats sont certes très remontés, car logiquement inquiets, mais il n'est pas impossible que le projet Ulcos soit une occasion de concilier innovation et logique industrielle vers un modèle économique jugé sérieux et novateur par de nombreux analystes financiers: "On pourrait dire banco, mais si l'état français et L'Union européenne ne s'impliquent pas plus, on est en droit d'avoir les mêmes réserves que des syndicats qui sont dans une logique de défiance... Il faut accélérer le processus, les métallurgistes sont dans le vrai, il faut des actes. "(...) "Nous n'excluons pas de voir Mittal créer la surprise si des garanties s'avèrent réalistes!"  D'une certaine façon, c'est l'épreuve de vérité pour le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, dont les thèses programmatiques retiennent toute notre attention sur le "paquet croissance" qui gagne en crédibilité au sein de la Zone euro..."(...)"Nous pensons que le dossier "Florange Ulcos" sera un indicateur de crédibilité pour la réforme portée par François Hollande." Nous précisera un analyste financier spécialisé dans le secteur.

Bon sens
Car en Lorraine, la lutte est pour le moins tendue, les syndicats rongent leur frein, depuis le 20 février, ils perturbent le site et sont même allés voir le candidat Sarkozy qui devait les accueillir à Paris avec... des gendarmes mobiles!  Un éminent proche conseiller de l'ancien président français sortant  parlera d'une "notoire connerie dans la campagne...". Sans compter que l'ancien président aurait très mal négocié son échange avec Mittal, "On ne construit pas un dialogue en imposant un monologue. Il faut confronter toutes les vérités... Des syndicats à l'industriel en passant par les élus!" Nous précisera une autre source. Les ouvriers souhaitaient le redémarrage de deux hauts-fourneaux en sommeil.  "Le haut-fourneaux, c'est le moteur du site, fermé, c'est toute la machine qui tousse puis cale..."

A Paris on se veut réaliste et optimiste sur le traitement du dossier, on ne cache pas que le dossier mobilise beaucoup de personnes: " Du premier ministre Jean-Marc Ayrault au président de la république..." (...) "Il en fait une affaire personnelle, il faut trouver une solution qui soit consensuelle et constructive!"(...)"Il y a des solutions réalistes, il faudra un certain courage, si Mittal est de la partie, on a tous à y gagner, l'avenir, l'innovation, c'est un créneau porteur pour la croissance!" Souhaitons juste que les ouvriers feront appel au bon sens pour montrer leur capacité d'implication dans les négociations, la nouvelle ministre de la culture, Aurélie Filippetti députée de Moselle (Lorraine) promet aussi une implication sans faille... pour défendre leurs intérêts. Edouard Martin syndicaliste trés médiatique a déjà précisé: "Si Arnaud Montebourg (ministre du redressement productif)  déconne, on t'appellera pour lui rappeler qu'on existe!"  A suivre...




Photographies: Tous droits réservés.


Finance Offshore © Copyright 2012 Tous droits réservés.