Monday, November 28, 2011

Zone Euro: Les Belges, un peuple solidaire! 1,2 milliards d'euros de souscriptions populaires...

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 "Dans l'épreuve, la Belgique se découvre un peuple solidaire..."


Standard and Poor's peut se féliciter "d'avoir porté un certain coup d'autant plus salutaire à la crise Belge..." Un véritable électrochoc que cette dégradation de la note du pays, qui en 48 H, "vient de parvenir à la fin d'une crise qui totalisait presque 550 jours!" D'abord celle de l'absence d'un gouvernement, et bien plus grave encore,  l'absence d'un budget cohérent renforcé d'un plan d'assainissement des finances de l'état... Au point que la Commission de Bruxelles devait mettre au pied du mur le pays, pour remplir "ses formalités"; celles de ses engagements  auprès de l'Union, " ...une amende record de quelques 200 millions d'Euros pointait si... !"



Le sympathique (futur) premier minstre...

                                                 
Premier des ministres...

Aujourd'hui, la donne serait bien différente, le pays semble s'orienter vers une remise à niveau de ses fondamentaux et peut même surprendre "...sur ses capacités de rebond!"(...) "Dans les salles de marchés, on imagine déjà la Belgique comme "ce nouveau laboratoire de l'initiative politique", une modélisation des réformes structurelles liées au budget  "...circule!" Elle n'est pas totalement vertueuse, mais ne manque pas de faire la part belle pour un certain courage politique..."à la Belge!"  Imaginez donc ce pays, qui par son modèle fédéral doit faire cohabiter deux réalités en tous points différentes, "les riches régions du Nord" , au "centre", "Bruxelles capitale", et au "Sud", la "Wallonie francophone, aux succès très, plutôt variables...  "  Le plus surprenant est le très 'bon retour'  sur la dernière émission de 'bons d'état'  (4%), qui s'accompagnait d'une judicieuse opération de communication, " venue s'inviter dans le calendrier de la crise", la rétrogradation  par S&P et la crise ouverte d'un formateur, Elio Di Rupo, 60 ans, socialiste " futur premier des ministres progressistes?", un homme qui reviendrait de loin et qui surprendrait par ses toutes nouvelles facultés d'adaptation, "  ...clairement à bout de souffle ces dernières semaines, par les dernières étapes de son marathon...  Dont de très nombreux coups bas! (...) Démissionnaire puis tout autant clairement... sur le retour! Le roi ayant refusé sa démission, il parviendra au tour de force!" comme quoi, Elio di Rupo appartient à ces personnes qui sont d'autant plus efficaces qu'elles ne sont plus proches d'un certain gouffre, plaisanterie à part, aucun cadeau lui aura été fait, au royaume, certains ne feraient pas "que dans la dentelle...  " Il faut dire que la tension est palpable, le politique est devenue la cible de toute la dramaturgie qui entoure la crise de la dette, ici peut-être injustement  bien plus qu'ailleurs..."

De l'avant, seulement...

Autour de la stable, assis "en rang d'oignons!" , les six négociateurs se croisent du regard, "Il n'est plus possible de faire marche arrière, ...de l'avant, et seulement!" Lundi, les marchés "...nous attendent!" 17  heures d'une réunion qui va sceller l'avenir d'un royaume tout entier, " ...au delà de ses clivages..." , les conseillers ne sont pas nombreux, "Un travail pragmatique, justement pas le temps... de perdre du temps! Avancer, toujours et encore..." En effet depuis cinq semaines, le plus gros du travail "était acquis aux indispensables réformes structurelles" (comme largement précisées par Didier Reynders, ministre de l'économie), celles qui "devront faire toute la différence!" Les négociateurs devaient s'entendre sur quelques arbitrages "encore liés" aux différents de l'autre crise, celle  ouverte depuis "plus de 500 jours!", c'est à dire sans gouvernement "matriciel d'une majorité" politique claire "Ou de concorde!"... Un triste record mondial, "La Belgique vient bien d'inventer le concept "d'affaires courantes..." Une gestion qui ne pouvait que rencontrer un certain mur "à mesure que la crise allait gagner en ampleur!"(...)"On est d'autant plus sévère avec un pays dont les fondamentaux économiques ne sont en rien négatifs, les affaires qui clivent entre "...Nord et Sud!" devenaient  en l'espèce inacceptables!" 

Populisme pathologique

Bart de Wever: "Populiste pathologique?..." 
Dans l'avion pour Francfort, assis à côté d'un éminent membre d'une importante organisation supra nationale...   -"Vous connaissez le principal problème de la Belgique?" Et de répondre: -"Pas vraiment...", et de m'entendre répondre: -"Le problème de ce pays, c'est le populisme pathologique cliniquement démontré, celui de pseudo-élites qui ne reposent que sur un ensemble qui construit une carrière toute personnelle au détriment parfait de l'intérêt général d'un peuple. Cela en devient honteusement dramatique! On cultive la division comme un parfait outil qui ne donne sens qu'à des objectifs primaires, purement  fictifs, un clientélisme nauséabond qui se moque totalement de l'avenir de la Belgique, son peuple. Plus grave à présent,  ses enfants qui ne veulent pas de cette orchestration diabolique! "  (Ambiance) Justement, le propos du leader de Bart De Wever qui marque peut-être ainsi un possible "populisme pathologique cliniquement démontré?" en s'intéressant sur les options du formateur Elio Di Rupo et ses négociateurs, coalition dont le fameux budget 2012 qui ne serait  pour ce leader que bien trop fumeux...: "On sera le seul pays d'Europe qui se focalise sur les impôts plutôt que sur les économies"...




                                       "Ou la confiance d'un peuple qui croit en son avenir...."


 Un économiste pourra répondre à ce cher leader populiste: "C'est une grossière erreur d'analyse sur les réformes structurelles que vient d'acter la Belgique, (...) Au contraire c'est le seul budget d'un état qui soit "encore" capable en Zone euro de proposer un ensemble de mesures qui s'inscrivent -en partie- sur des leviers toujours possibles vers la relance! Étape indispensable pour la croissance... Le seul bémol, réside peut-être dans l'effort important de la communauté financière, mais le peuple n'est-il pas d'autant plus solidaire, ...lui? En levant plus d'un milliard sur 200 millions escomptés, les bons d'état sont un succès sur "l'amour d'un peuple qui croit en son avenir...", et pour s'en sortir, "Il faut cet amour, ...au delà des clivages!" Mais pour le leader Bart De Wewer, point de doute: "Il y a beaucoup plus d'impôts que d'économies. Les économies n'existent que sur (le) papier, ce ne sont pas de vraies économies. C'est un désastre ce budget". Alors allons voir "dans le détail", la feuille de route de ce budget, certes comme évoqué,  il n'est pas que vertueux "en tous points", mais franchement, "qui peut annoncer un budget en Europe qui le soit, en telle période de disette?" Justement commençons par " l'église" qui nous est si chère, ici à "FINANCE OFFSHORE", "Charité, bien ordonnée..." , commençons donc par les professionnels de la finance, et voyons à quelle sauce ils seront ainsi cuisinés...  "Déboursons...", c'est le mot d'ordre de ce budget qui viendra lever - plus d'un milliard d'euros- aux banques et sociétés de bourses du royaume qui selon certains observateurs "...s'éloignerait ainsi toujours plus d'un certain... paradis!"  Cependant aux portes de  l'enfer: "Il n'y a pas de quoi pleurnicher, l'ampleur de la mission est telle, qu'il faudra ronger son frein!" (...) Si nos efforts portent, on pourra se féliciter d'avoir contribué à l' effort collectif, (...) Le succès des bons d'état nous oblige à relativiser cette contribution exceptionnelle qui ne va pas sans compliquer nos plans de charge, cependant sauver tout un pays n'est pas une mince affaire!"(...) "Il est clair que les opérateurs vont devoir comprendre un ensemble de décisions qui reposent sur un équilibre pas toujours évident, mais le peuple sans confiance, est un peuple qui démissionne, c'est à dire pour la Belgique, une économie qui se meurt..." 

Selon la fédération des professionnels du secteur, (FEBELFIN), l'ampleur serait si importante que  "Nulle part ailleurs en Europe occidentale, le secteur n'est appelé à contribuer autant", devait s'insurger le CEO de la Febelfin, Michel Vermaerk. Charge 2012 à 578 millions d'euros (soit 100 millions d'euros de plus qu'en 2011), et une exceptionnelle de 476 millions d'euros... " pour les banques et les sociétés de bourse qui  participeront ainsi au budget fédéral..."

Pour comprendre l'axe stratégique du formateur et potentiel futur premier ministre:

Le formateur Elio Di Rupo et les représentants des six partis qui participaient aux négociations gouvernementales sont parvenus samedi à boucler un budget après cinq semaines de discussions." Ils se sont accordés sur les budgets 2012, 2013 et 2014 après un "conclave" de quelques 17 heures".  Mis au point les réformes structurelles préservant le marché de l'emploi tout en réservant des moyens à quelques secteurs stratégiques. Pour compléter votre information , voici les grandes lignes du budget 2012, le détail sera disponible  bientôt ici. (lien actif).






L'état 

-Les budgets des ministères (fédéraux)  seront réduits. 
-La hausse du budget des soins de santé sera limitée à 2%, au lieu de 4,5% actuellement.

Fiscalité

- Taxation sur les plus-values mais uniquement pour les sociétés...  (cependant par pour les particuliers).

Cotisation sur les hauts revenus :

- Les personnes dont les revenus mobiliers dépassent 20 000 euros devront s'acquitter d'un précompte majoré de 4% (soit 25%) sur la partie qui dépasse cette somme. (900 millions d'euros escomptés avec cette mesure). 

-Le régime de précompte mobilier sur les livrets d'épargne demeure néanmoins inchangé.

-La taxe sur les opérations boursières va augmenter mais on ignore jusqu'où. La fiscalité qui frappe les stock-options sera elle aussi augmentée.

Quarante millions d'euros seront dégagés en 2013 pour l'emploi dans le secteur non-marchand (infirmières, auxiliaires de santé, etc.). Dès l'an prochain, 30 millions d'euros seront dégagés pour les services de police, la justice et les pompiers.

Un budget de 45 millions d'euros a pu en outre être dégagé pour réduire les cotisations sociales des premières personnes engagées par une PME  (petite moyenne entreprise) à partir de 2013. 

Les incitants fiscaux liés à l'isolation des maisons ont été maintenus. 

Pouvoir d'achat


-Les titres services augmenteront d'un euro en 2013 mais ils resteront fiscalement déductibles. (Chèque emploi service, il permet à un particulier de payer "à la tâche", existe en France et dans certains états du nord de l'Europe).

-Les voitures de société de classe supérieure seront davantage taxées. Plus la voiture sera polluante, plus elle sera taxée. (La Belgique disposait du système le moins taxé en la matière pour l'Europe).

-Les accises vont aussi augmenter sur le tabac et l'alcool. (Taxes qui plaçaient la Belgique loin derrière ses grands voisins, hors Luxembourg).

Important, système de l'index est maintenu. (Peut être un  problème qui risque de poser un sérieux débat en cas d'aggravation de la crise).


Le travail et le chômage


-Le jeune diplômé qui s'inscrira au chômage devra désormais attendre 12 mois (au lieu de 9 actuellement) avant de toucher -quoi que ce soit- et pas question de lambiner (se reposer) : contrôles tous les 4 mois.

-Autre changement : si vous n'avez jamais travaillé, après 30 ans vous toucherez des allocations pendant maximum -3 ans-.

-Si vous avez trouvé du travail et que vous avez un bas salaire, bonne nouvelle, le seuil à partir duquel vous devez payez des impôts sera revu à la hausse : + 125 euros en 2013 et + 250 euros en 2014.

-Pour obtenir un crédit temps ou une "pause carrière" : il vous faudra au moins 5 ans d'ancienneté, dont deux dans votre entreprise. De plus, le crédit temps sera limité à 1 an, à temps plein.

-Si vous vous retrouvez au chômage, vous pourrez comptez sur 65% de votre salaire pendant 3 mois. Après, votre chômage baissera progressivement. Atteindre l'allocation minimum prendra de 2 mois à 3 ans.

-On va aussi travailler plus. L'âge de la pré pension en cas de restructuration passera de 50 à 52 ans l'an prochain pour arriver à 55 en 2018. Sans restructuration, pas question de partir avant 60 ans. La pension anticipée sera aussi réformée. A partir de 2016, plus question de prendre une retraite anticipée avant 62 ans, avec au minimum 40 ans de carrière.


-L'armée va passer d'ici 2015 de 34 000 à 30 000 hommes. La coopération au développement est aussi concernée puisque ses crédits sont gelés. (membre intégré de l'OTAN)

-Les dotations des entreprises publiques comme La poste ou la SNCB (chemin de fer Belge) seront revues à la baisse.







"Bon d'état", pour comprendre:












Photographies: Tous droits réservés pour tous pays.

Friday, November 25, 2011

Zone Euro: Alerte pour la Belgique dégradée par Standard and Poor's?

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          Au journal télévisé, le premier ministre belge, Yves Leterme
souligne l'importance d'un accord avant la reprise des marchés ce lundi...



"Pas vraiment inattendue que cette décision de l'agence Standard and Poor's...", l'  annonce d'un abaissement de la note du royaume de"AA+" à "AA". En effet,  déjà en décembre de l'année dernière, " ...la menace pointait sérieusement  pour la note de la  Belgique!" 

L'aggravation de la situation des taux d'intérêts (presque 6%), l'absence d'un budget pour l'état et l'absence d'un plan -formel- d'assainissement de la situation financière du pays,  la déroute du secteur bancaire,  le précaire gouvernement "en affaires courantes", (le pays n'a toujours pas de gouvernement depuis plus de 500 jours!) Autant de faiblesses qui montrent plus que jamais "...les nombreuses limites qui enferment le royaume dans la tourmente!"

Ce modèle est à bout de souffle, "Il est urgent que le pays s'accorde  dès ce week-end pour -enfin- annoncer dès -ce lundi- une sortie de crise!" celle qui devra lui éviter la douche froide. Cette situation toujours "jugée comme plus imminente",  qu'annonce cette première décision d'une agence de notation dont il faut comprendre la décision comme "la fin d'un relatif état de grâce pour le pays" .

"Les banques du royaume sont sous la pression des marchés, (...) le gouvernement vient de lancer une importante opération de communication sur l'émission de bons d'état (4% brut)  ...qui portaient  sur  un objectif à 200 millions pour un résultat de plus de 500 millions d'euros, un succès qui montre l'attachement du bon peuple de Belgique pour sortir de cette crise..."

Signal clair

A force d'attentes toujours portées par une accumulation de questions sans réponses... L'absence de gouvernement en Belgique, les difficultés rencontrées par un formateur démissionnaire... de retour, Elio Di Rupo qui ne semble vraiment plus rassurer la communauté financière internationale. "Celui qui devait représenter la nouvelle concorde du royaume autour des six négociateurs, risque de s'avérer comme un futur premier ministre par défaut!"  Aiment à le préciser les observateurs les plus sévères... Une indiscrétion entoure les négociations actuelles, climat qui serait "un signe d'une possible concorde, l'électrochoc de la rétrogradation de la note devrait pouvoir  impulser l'urgence d'une issue."  C'est un signal clair pour la classe politique Belge, la spirale est orientée négative, il faut un résultat avant l'ouverture des marchés lundi, le week-end sera crucial pour tout  le royaume.

 " L'état de grâce dont pouvait jouir le royaume est arrivé à son ultime limite, les indicateurs sont formels! L'absence d'un budget clair dont la mission incombait à l'action d'un même gouvernement qui s'est engouffré dans le sauvetage de DEXIA, opération dont la garantie d'un total  54 milliards plombe toujours plus  l'ambiance d'un secteur bancaire belge qui ne serait pas au bout de ses peines..."

Les négociations doivent aboutir à une formation salutaire de gouvernement en Belgique, les fondamentaux économiques belges sont dans l'ensemble encore épargnés, " ...mais sans une prise de conscience de la situation par les différents responsables politiques, il faut à présent s'attendre au pire!" (...) "Englués dans leurs différents, les belges doivent dépasser leurs divisions, au risque certain d'être à jamais rassemblés en responsabilités face à leur peuple, c'est à dire devant l'histoire!..."

Polémique 

Pour Geert Noels, invité d'une radio du groupe RTBF (Matin première),  l'économiste à Econopolis, la Belgique serait  entrée dans une spirale où il est très difficile de s'échapper. Parlant d'un effet boomerang de la crise de 2008. Royaume qui pour s'en sortir, devra bien plus tabler sur une croissance économique nulle jusqu'en 2013 et donc augmenter l'effort budgétaire. Il faut aussi renégocier Dexia, (ce qu'un "premier ministre aux affaires courantes" ne semble pas vraiment en capacité, la signature d'un état n'étant pas un acte à la légère... ) Cependant pour l'économiste Geert Noels, point de doute,  "dans l'affaire Dexia, la Belgique s'est fait rouler par les Français". Selon lui, dès 2008-2009, ils étaient au courant que "Dexia était un grand problème" et "ils ont pris ce temps là pour diminuer les risques en France et les déménager en Belgique".(...)"La Belgique doit renégocier avec la France" car elle n'avait pas l'information suffisante pour pouvoir bien négocier. Cette annonce risque de faire l'effet d'une bombe à Paris, pour l'heure le gouvernement français n'avait pas souhaité commenter telle accusation... D'autant plus surprenant que ce même économiste sollicite le fonds de stabilité européen pour qui son pays "pourrait aussi utiliser ses contacts en Europe pour dire que les garanties que la Belgique donne pour stabiliser Dexia, c'est aussi des garanties données sur d'autres pays européens, des risques qui ne sont pas belges; qu'on utilise nos garanties pour résoudre un problème systémique pour l'Europe. Alors pourquoi pas utiliser le fonds de stabilité européen pour nous aider ? Si on peut enlever certaines de nos garanties, cela peut alléger nos charges d'intérêt et nous aider à sortir du cercle vicieux" Mais ne cachera pas une autre évidence: "On a surestimé notre capacité de supporter tout cela".

Mais selon l'agence Standard and Poor's, c'est bien plus l'incertitude politique qui constitue "un risque certain pour la note du pays". L'agence de notation s'attend déjà ainsi à un recul de la croissance en 2012... Yves Leterme, premier ministre "aux affaires courantes" précise qu'"Il faut agir, faire un budget crédible, décider... avant l'ouverture des marchés", conscient "d'une mauvaise nouvelle"qui " prouve encore une fois qu'il faut agir, faire un budget crédible, décider de réformes importantes". "Tout le monde a fait des efforts, mais là maintenant il faut vraiment une réponse claire, nette et crédible pour éviter le pire" tout en " en appelant à ce que les négociateurs finalisent les discussions avant l'ouverture des marchés, lundi."


Une note forte

Le ministre belge des Finances Didier Reynders, qui dispose de nombreux soutiens en Europe, précise que "cette dégradation reflète la progression des taux d'intérêt dans notre pays et dans toute la zone euro, ce qui est entre autres lié à la diminution de confiance des investisseurs sur le plan mondial." Dans ce cadre, "la note de différents pays au sein et à l'extérieur de la zone euro a été récemment dégradée", a-t-il précisé dans un communiqué ou il tente remettre certaines pendules à l'heure... 

Le ministre des Finances s'est voulu résolument rassurant, affirmant "qu'après cette dégradation, la note belge reste l'une des plus solides d'Europe". Fort d'une réduction du déficit public "réalisée à nouveau depuis 2009" et à l'effort continu de "réduction de la dette publique depuis le milieu des années 90, qui a vu notre dette chuter de plus de 40% du PIB", "la Belgique est l'un des rares pays de la zone qui soit parvenu à stabiliser sa dette publique, dont la trajectoire est d'ores et déjà orientée à la baisse", assure Didier Reynders. 

Pour le ministre, que certains souhaitent toujours plus à la tête de l'Eurogroupe dès février 2012,  l'annonce faite par Standard & Poor's "renforce encore la nécessité de finaliser à très brève échéance le budget 2012" en avance par rapport aux engagements pris vis-à-vis de l'Union européenne, à savoir "un solde net à financer de maximum 2,8% du PIB en 2012 et un retour à l'équilibre budgétaire au plus tard en 2015".  (...) "Cette réduction du déficit des finances publiques devra comporter des "mesures structurelles", a-t-il insisté. Cela doit également renforcer notre détermination à adopter les réformes nécessaires au renforcement du potentiel de croissance de notre économie, notamment dans le domaine du marché du travail."  On le voit, toute la planète est à présent suspendue à la future annonce du ""gouvernement Standard and Poor's"" pour la Belgique... A suivre.








Photographie: Tous droits réservés (capture RTBF)

Zone Euro: Les marchés ciblent l'Allemagne... infléxible!

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        "Zone euro, et son Allemagne infléxible..."


Le mini-sommet de jeudi à Strasbourg sera bien conforme à l'esprit de ses nombreux rendez-vous... Vous savez ceux  qui n'apportent plus aucunes avancées notables sur la crise de la dette...

L'exercice se rompt toujours plus à une diplomatie qui  plombe toujours plus les opérateurs de ces mêmes marchés, "qui toujours plus nombreux, commencent  à trouver la ficelle un peu grosse". (...) "On nous annonce, à juste titre, la gravité croissante de la situation, l'urgence qu'elle suggère, tout un train de mesures, qui de réflexions en bonnes intentions, s'accommodent d'orientations, et finalement, pour devoir comprendre que tout ce beau monde campe sur ses positions et se quitte en se donnant... un nouveau rendez-vous!"

Nous l'évoquions sur "Finance Offshore", il ne fallait pas s'attendre à des évolutions sur l'épineuse question du rôle de la BCE (Banque centrale européenne), Angela Merkel s'est montrée conforme à l'explication de texte "...exposée stratégiquement, quelques 48 H avant la réunion de Strasbourg!", (...) "Une chancelière particulièrement inflexible sur la position allemande lors de sa prise de parole au Bundestag." (Le parlement allemand)... "L'idée de voir la BCE mandater dans le rachat  ou la mutualisation en masse de l'ensemble des dettes, ce n'est pas l'option actuelle des allemands", ils ne veulent pas ou plus payer "pour les autres", peut-on résumer la ligne de défense bien germanique... Le mot d'ordre est simple, l'indépendance de la BCE ne doit pas souffrir des problématiques actuelles de la crise de la dette "entrée dans une phase systémique". Comme si la Zone euro était un ensemble homogène, résultat d'un parfait équilibre, les allemands roulent toujours en solo...  "La balance commerciale de l'Allemagne permet de conforter une croissance qui laisse rêveur ses principaux partenaires." Mais il fallait un signal fort, celui de la fin "d'une certaine omerta sur le devenir de la contagion de la crise et son fameux effet domino", le tant redouté...

 En effet, la première salve vient de toucher l'Allemagne "au coeur du système", celui "d'un premier raté sur le très influent "Bund", la référence en Zone euro sur les émissions obligataires qui permettent de lever les fonds utiles au toujours précieux paiement de la dette d'un état. "Allemagne qui n'a réussi à lever mercredi que 60% de la somme qu'elle souhaitait emprunter à l'occasion d'une émission obligataire, placée qu'à hauteur de 3,6 milliards d'euros contre une offre initiale de 6 milliards d'euros, du jamais vu!" L'Allemagne vient d'essuyer un sérieux revers, certes encore loin de l'échec d'une adjudication sans effet, " ...mais de quoi réveiller ceux tous ceux qui pouvaient douter voir la suprématie allemande passer au travers d'un certain filet." A partir de cet incident, la posture allemande devra évoluer, "et plus la gravité gagnera en ampleur, les fondamentaux qui font camper Angela Merkel, risquent de voir plomber l'actuelle ligne directrice." (...) "Les allemands font leurs comptes, et rien ne peut encourager une perte de souveraineté de leur puissance acquise en Zone euro, jouer la montre leur permet d'obtenir un cadre précis qui les préservera, tout au moins le pensent-ils encore...(...) Ils sont toujours plus nombreux à s'élever sur l'inflexible  posture allemande, mais  jamais  en position pour tenir la dragée haute à madame Merkel!"

Salle d'attente
C'est bien toute la complication de cette véritable partie de poker, revoir les traités européens pour définir un nouveau cadre (le fameux livre vert de la Commission du président José Manuel Barroso)  "ce que les allemands aiment à penser comme l'oraison funèbre de leur suprématie!", le Fonds de stabilité qui, empêtré dans sa mise en forme, " ...est déjà  jugé inutile si d'aventure, un état comme l'Italie venait à flancher!"  Un fonds de stabilité bien insuffisant par rapport à l'ampleur des dégâts... Il est d'autant plus inefficace que son entrée en action est suspendue à une échéance début décembre... Ceux qui souhaitent une mutualisation des forces de la Zone pour répondre aux  nombreuses faiblesses maintes fois identifiées,  sont invités à prendre patience dans la salle d'attente d'une chancelière résolument décidée à prendre son temps. "Un jeu de dupes, à force de s'entêter, on perd un temps fou, et il n'est plus impossible de voir un éclatement de la Zone euro. On voit bien que les questions d'Eurobonds, d'une implication renforcée de la BCE pour déplacer le curseur de la souveraineté des états sont dans la ligne de mire". Il n'est pas anormal de voir Angela Merkel pointer les exigences de son pays "pour un calendrier qui lui donnera d'autant plus de garanties", mais à force de s'enfermer dans cette logique, l'Allemagne risque de se retrouver très rapidement en responsabilité face à ses pairs qui n'hésiteront pas à lui notifier son rôle dans un futur éclatement, car si la notion systémique gagne en ampleur, "ceux qui seront en capacité, exigeront des comptes aux maîtres d'un certain pilori de la Zone euro..." (...) Car ils sont nombreux à s'élever contre cette inflexibilité germanique, la Zone euro ne doit plus se résumer qu'au leadership du couple franco-allemand, 17 membres qui commencent à trouver la toute puissance comme un boulet aux effets toujours plus pervers!"

C'est dire l'ambiance pesante, la tentation de voir fléchir les allemands est d'autant plus grande que la crise se fait systémique, l'effet domino, on y est, et certains vous diront qu'il est encore temps de sauver "ce qui peut l'être!"... Les marchés sont nerveux, certains imaginent que l'émission d'euro obligations ou monétisation mutualisée  des dettes est une issue encore possible, se rassurent-ils ainsi. En face,  alors que d'autres s'inquiètent de voir la BCE comme une nouvelle usine à gaz qui toujours plus enchaînée au diktat allemand implosera sous la force des chaînes "resserrées comme jamais!". (...) "On s'inquiète de cette main mise, une Angela Merkel qui semble oublier un peu vite qui sont ses principaux clients et donc partenaires de la Zone euro!" "Les marchés semblent se mettre en accord sur le besoin de voir les allemands accepter déplacer certaines digues, s'ils ne le font pas, nous pourrions par certaines vagues y parvenir..." Le raté du Bund est très certainement un des premiers effets sur la "suprématie bornée" allemande, les marchés sont dans une réelle lassitude, et n'excluent plus de s'attaquer ouvertement à l'édifice matriciel de la Zone euro. Depuis le 21 juillet, (sommet européen de sauvetage de la Grèce dit "de la dernière chance")  la crise de la dette et les premiers résultats de certains efforts accomplis par des états enferrés dans cette même crise, suggèrent une hauteur de vue pour l'ensemble de la Zone euro, "...C'est à dire au delà du seul périmètre du couple franco-allemand, clairement attaqué, car clairement moins vertueux que semblaient s'en convaincre les deux dirigeants  érigés en task force du sauvetage de la Zone euro!". (...) La France de Nicolas Sarkozy et son triple A, "Perspective stable..." précisera t-il lors de la conférence de presse de Strasbourg, et puis Angela Merkel et le Bund qui vient de subir sa première salve..."  En France, un ancien conseiller de François Mitterand, ancien patron de la BERD, l'économiste "Jacques Attali, un brin trop fataliste?" annonce une nouvelle foi l'éclatement de la Zone euro et la fin de l'euro, toujours plus possible si...  Pour certains il serait "bien trop pessimiste", pour d'autres, "clairement excessif" mais relevant trois impératifs qui font un large consensus sur la fronde qui pèse contre "l'entêtement du camp allemand". Pour l'économiste, il faut impérativement: "Permettre «en urgence à la Banque centrale européenne (BCE) de racheter des obligations d'État»", que "chaque pays européen accepte de «perdre de la souveraineté au bénéfice des autres et pas des marchés» et «mettre en place une réforme des traités (…) pour permettre à l'Europe d'avoir dès à présent des recettes fiscales»". recommandations de Jacques Attali pour "permettre à l'Europe de sortir la tête de l'eau!". Souhaitons juste que la chancelière Angela Merkel puisse aller puiser si bons conseils dans le dernier livre de ce même Jacques Attali...   A Suivre.










Pour compléter votre analyse:  Finance Offshore vous recommande un article trés intéressant: "Is this really the end?" de "The Economist" (Tous droits réservés.)
(Article disponible en langue anglaise, traduction possible avec outil de traduction Google).




   Lire ici (lien actif) de l'article en référence...





(Tous droits réservés:  Une de "The Economist")







Photographie: Tous droits réservés.

Wednesday, November 23, 2011

Zone Euro/ Strasbourg: Merkel et Sarkozy, droits devant face à la crise!

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"Le couple franco-allemand avance droit devant..."

 Quelle journée! Calé devant BFM BusinessTv et le flot des dépêches d'agences, l'ambiance est bien lourde! Alors que les allemands découvrent qu'ils vont devoir revoir leur copie, tout s'emballe...  "Merkel viendra vers la BCE dès lors que les garanties seront suffisantes pour l'Allemagne, après tout, elle a de bonnes raisons pour exiger de voir pointer une véritable concorde sur la question..." En fait les allemands viennent d'essuyer un revers trés important pour lever des fonds, ceux qui financent sa dette...  En effet, l'Allemagne n'a réussi à lever que 60% de la somme qu'elle souhaitait emprunter à l'occasion d'une émission obligataire mercredi. Aujourd'hui, c'est clair, Berlin a fini par être rattrapé par la crise de la dette. Comme quoi ceux qui railleaient la France sur cette même difficulté croissante ne pourront que constater que plus personne est finalement à l'abri. Cette nouvelle commence à faire des vagues, outre Rhin, on comprend que l'état de grâce vient d'atteindre un certain plafond de verre. "Il s'agit d'une invitation à peine voilée, (...) pour que le couple franco-allemand passe à la vitesse supérieure". Terminés les plans succéssifs sur le sauvetage de la Zone euro sans résultats, vous savez, ceux qui enferment toute la Zone euro dans un véritable labyrinthe. "Trop c'est trop, on en a marre, depuis le 21 juillet, on nous mène en barque! " Un calendrier toujours plus improbable "qui de réunions d'Ecofin en sommets de la dernière chance, ballade tous les acteurs économiques des marchés!"

 L'ambiance est lourde, "Ils nous gonflent avec leur cinéma", on sait ce qu'il faut faire, et à chaque fois, c'est le même film: "Le fonds de stabilité financière? Évaporé! Les Euro-obligations? Ne m'en cause pas! La gouvernance? L'espoir fait vivre..." Les avis convergent sur un point, toute la communauté financière serait donc bien prise en otage par le calendrier des dirigeants de la Zone euro. Cette amplification du mécontentement intervient alors que l'agence de notation Moody's vient d'accentuer (lundi) la perspective d'une perte du triple A de la dette française, alors qu'elle avait averti que la France risquait de perdre sa note par des "coûts de financements élevés, conjugués à une perspective de croissance qui se détériore...". Mercredi, dans les colonnes des "Echos", Philippe Mills, directeur général de l'Agence France Trésor (L'AFT, service de Bercy, ministère français de l'économie et des finances) en charge de placer la dette publique sur les marchés devait enfonçait un certain clou: "La France n'est pas dans la meilleure position vis-à-vis des autres AAA de la zone euro". "Ceux qui prétendent qu'il ne se passerait rien si la France devait perdre son AAA se trompent complètement."



 Tout s'accélère, la dette atteint de plein fouet une émission obligataire à dix ans de l'Allemagne, cette référence que constituait le "Bund" s'étiole, pis la référence du marché européen bat de l'aile, et pour certains: "Le fait que la référence matricielle de notre marché soit ainsi ciblée, c'est l'ensemble de la Zone euro qui perd la confiance des investisseurs étrangers, incontestablement ce très mauvais signal devra remotiver les troupes, bille en tête, le couple Angela Merkel et Nicolas Sarkozy!" Ce qu'il faut comprendre, c'est bien la nervosité croissante des marchés, "On peut parler d'un acte de défiance à l'encontre de l'ensemble de la politique économique de la Zone euro, et ce crucial besoin de parvenir au retour d'une unicité maintes fois recalée". "On passe radicalement du stade dangereux de la lassitude à la perte totale de confiance, tout devient trop "border line". Mais les fondamentaux de l'Allemagne ne sont  pas vraiment la ligne de mire ainsi visée. L'objectif est bien de voir le couple franco-allemand aux avants postes du projet de la monnaie unique dans son ensemble, ses nouvelles orientations en matière de contrôle budgétaire des états, sa capacité à endiguer les poches de faiblesses et très important, la mise en place d'un plan cohérent pour activer les leviers de la croissance. "Il faut passer à la vitesse supérieure, les exigences sont nombreuses, les indicateurs sont formels il faut passer à la vitesse supérieure! " L'annonce de la difficulté obligataire allemande a porté un coup dur à l'euro, contribuant à le faire tomber sous les 1,34 dollar dès la  fin de matinée. Même si elle ne peut signifier pour l'instant une pénurie de refinancement pour le budget allemand comme devait le confirmer l'Agence financière allemande, (l'organisme responsable de l'émission équivalent de l'AFT, agence française du trésor), il faut bien conclure à une nervosité croissante des marchés. La Commission européenne est montée au créneau pour remettre les allemands au devant de leur responsabilités, l'inflexibilité allemande est clairement visée. José Manuel Barroso, président de la Commission a décidé de relancer le débat sur les thématiques qui bloquent sur l'autel de la première puissance économique de la Zone euro. Comme celles de  l'émission d'euro-obligations ou d'intervention massive de la Banque centrale européenne en passant par une gouvernance économique renforcée, jugée plus positivement par les allemands" Objectifs  "qu' il sera difficile sinon impossible de maintenir une monnaie commune", a prévenu le président de la Commission. "Les allemands lui trouveront certainement un point positif par le droit d'ingérence, assorti de mesures renforcées dans le cas de pays en déficit...  excessif!"  Une option  ardemment réclamée par l'Allemagne qui n'est pas disposée pour l'ensemble des nouvelles propositions "Des interrogations subsistent sur les modalités qui prévoient un contrôle  plus étroit des autorités européennes sur les finances publiques des Etats, comme par exemple un droit de regard de la Commission, de l'Eurogroupe, et des ministres des Finances des 17 pays de la zone euro, sur les projets de budget avant qu'ils ne s'appliquent. Il faut lire entre les lignes, ce que les allemands font le mieux!" (...) "Cependant, un consensus se dégage sur l'importance de voir l'équivalent d'une règle d'or s'appliquer à l'ensemble des états membres. Plus que jamais,  en Zone euro, on voit l'importance de la  discipline budgétaire pour les dix-sept membres afin d' éviter que la crise qui touche de plein fouet l'Italie, ou l'Espagne, ne se propage à l'ensemble de l'Union monétaire, y compris un pays comme la France." En contre-partie, le président Barroso propose une solidarité financière renforcée dans la zone euro par la création des euro-obligations  "qui viendraient conforter le mécanisme de mutualisation des emprunts publics des pays de la zone euro" dont "elle pourrait apporter des bénéfices énormes". Dans l'ensemble, les économistes pensent  "qu'il bien faudra plus qu'une adjudication ratée" pour faire bouger le gouvernement allemand, le "ratage du Bund" (Allemagne qui n'a réussi à lever mercredi que 60% de la somme qu'elle souhaitait emprunter à l'occasion d'une émission obligataire, placée qu'à hauteur de 3,6 milliards d'euros contre une offre initiale de 6 milliards d'euros) ratage donc, qui ne serait pas de nature à rendre plus flexible Angela Merkel qui doit rencontrer ce jeudi Nicolas Sarkozy à Strasbourg.  "Mario Monti sera présent pour rassurer ses deux principaux partenaires de la Zone euro, il devrait subir bien moins de pression, la France et l'Allemagne étant,  elles aussi plus que jamais dans la tourmente". "L'objectif de cet opus est bien d'accélérer le plan de sauvetage de l'euro, d'affirmer une cohérence retrouvée entre la France et l'Allemagne qui feront le point sur la situation de l'Italie..." Souhaitons que le président français soit en capacité de rendre moins inflexible les allemands sur les attentes anti-crise émanant de l'ensemble des autres états de la Zone euro, la récente douche froide sur le Bund devrait y contribuer, "tout au moins donner le change à des débats plus équilibrés..." A suivre




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Tuesday, November 22, 2011

Zone Euro/ France: Au Café du commerce, ça balance sur le triple A!

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 Discussions autour du triple A, "made in France".
           
Assis dans un café, on regarde la presse, puis on remarque qu'en France, le triple A "batterait donc toujours plus de l'aile". Discussions éphémères alors  que le président Sarkozy compte remèdier activement à la crise de la dette en s'attaquant à la fraude...
Le comptoir du café du commerce (le bien nommé) offre l'occasion toujours plus précieuse de glaner une conversation qui donne "l'autre  température" sur le triple A. Certes, ce n'est pas "du  Moody's", mais finalement, bien intéressant. Jugez par vous même:


Redressement

 Un client commente les dernières nouvelles fraîches: "Mais de quelle fraude parle-t'on? L'évasion fiscale? Les stars et leur exil? L'évasion des grandes entreprises qui par des montages toujours plus audacieux parviennent à déplacer les curseurs de l'équité?" Pas vraiment, en France, on s'attaquerait bien plus  à préserver le triple A par un ensemble de mesures qui feraient donc " la part belle aux sirènes d'un certain populisme."(...) "A vrai dire, charité bien ordonnée commence par..." Plus sérieusement, le président français est en campagne, on l'attend plus sur une capacité à préserver les fondamentaux d'une économie qui dispose de formidables atouts, "l'industrie, la recherche, l'innovation, les universités..." Car si un sentiment pointe dans le débat actuel de la France, c'est bien "le nouveau modèle d'une bataille" (...) "celui  contre "la triche", et quitte à cibler, autant commencer par "un nouvel éloge de la lutte contre la fraude", une vieille habitude qui "pointerait toujours  en période de crise". Alors sur cet "éventail", il y a bien des "grands fraudeurs qui passent au travers des mesures de ce gouvernement, ceux qui jouissent d'une protection que d'aucun jugera "hors normes". (...) D'ailleurs, "Les loups ne se mangent pas entre eux!" Rassurons-nous,  on s'attaque "aussi" à madame Bettencourt "avec son redressement record de 78 millions d'euros", mais on  se rependrait  "bien moins" sur son choix "courageux" d'être ainsi "restée vivre en France, et de n'avoir jamais été de ceux qui "campent" sur le mont "Colony" en Suisse." Plus sympathiquement, la France s'attaque au système D, "celui d'une géométrie très variable", en réalité on semble avoir  bien plus de tolérance sur toutes les grandes fortunes "Made in France" , madame Bettencourt deviendrait "un élément de langage pour ce gouvernement!" On ferait bien vite l'impasse "sur son choix qui n'est pas celui de la majorité de ceux qui pratiquent l'évasion fiscale" que certains considèrent -encore- logiquement " comme optimisation fiscale..." Et puis, il y a le "petit" fraudeur, qui pour joindre "les deux bouts" (ceux de l'extrême droite et de l'extrême gauche?)  se retrouve dans la ligne de mire de cette campagne électorale si bien engagée sur la question salutaire "du retour à la croissance". Alors un "économiste en herbe", ministre de ce gouvernement serait venu il y a quelques mois avec ses vérités, pour expliquer que "le triple A" de son pays serait aussi  sauvé "si son gouvernement" s'attaque enfin à "un tel objectif, ...si ambitieux!".


Humain

Pendant ce temps, "Moody's recadre, encadre la France sur ses objectifs pour un retour gagnant... vers la croissance!"   "Fameux Triple A" qui loin des polémiques parisiennes, ne serait donc  "que le curseur  des vérités qui s'empilent à mesure que le risque d'une rétrogradation pointe", pointe... "dans les débats!" (...)   "De bonne guerre, le débat politique est ainsi fait", il s'accommode "d'aucune économie sur un ensemble de vérités! "Toutes bonnes à dire..." Plus sérieusement on semble préférer un président Sarkozy qui "convoque les pontes du Groupe PSA, (Groupe de construction automobiles français, Peugeot Citroen) capables d'annoncer la suppression de 4500 emplois en France!" Mêmes pontes qui font l'audacieuse annonce "d'une création d'usine en Chine pour 6000 emplois!" Là aussi, de bonne guerre, "Il faut aussi vendre nos bagnoles... là bas!" Hauteur de vue d'esprit pour réalisme économique d'une mondialisation dont la valeur d'ajustement ne serait devenue? "que l'humain.."

Démago

Car, "Pas facile le job de président", celui qui courageusement  "S'est attaqué à l'évasion fiscale, (...)  "Ben ouais, qui peut se prévaloir d'avoir listé les paradis?" "Si ce n'est notre président?" (...) "Mouais, mais bon, les paradis fiscaux, ils sont encore là, et puis chacun est libre de vendre son âme au diable,  le président ne peut pas tout!" (...) Un brin fataliste? "Pas du tout, mais si vous regardez Hollande, "la France sera bien l'autre pays du fromage!" (...) "Comment ce type va remplacer le nucléaire? Donner du travail à tous ceux qui vivent de ce choix?" (...) "Et puis 60000 profs en plus, ça coûte?(...) Comment veux-tu que les agences de notation (Moody's?)  soient rassurées avec de telles annonces?" (...) "Oui, c'est vrai, et si on demande aux députés de montrer l'exemple, silence radio!" (...) " Tu as vu, ils ne veulent pas baisser leur indemnité, eux!" (...)  C'est bizarre quand ils doivent passer à la caisse, c'est démago! Mais si nous, on refuse, c'est pas normal pour un peuple qui se doit solidaire! Etrange?" Un autre interlocuteur s'invite: "C'est pas ce genre de mesures qui sauveront notre triple A, tu le sais bien, alors..." "En attendant notre triple A, c'est n'importe quoi, faut pas avoir fait l'ENA! Tu peux mettre une croix dessus, en janvier ou février, il ne sera plus là! Comment veux-tu, sans plus aucune industrie, regarde moi ça (il montre le journal et vise un article) "Encore un plan social, eux, ils s'en foutent déjà du triple A!" (...) "Et la Marine (Lepen, leader de l'extrême droite française), elle veut nous sortir de l'Euro, ...encore une sacrée connerie!" "Pas grave, à ce rythme on en sortira tout seul, ...comme des grands!" Une personne rejoint la conversation, "Arrêtez, on peut s'en sortir, regardez les Grecs, on a rien à voir avec la situation de leur pays!", ce qui ferait notre faiblesse, "C'est la fronde des spéculateurs! La loi des marchés! Sarkozy va encore montrer que la France a de la ressource!" "Ouais, trois fois plus.." On s'interroge, un ange passe... Et puis:  "Oui, trois fois A!  Il précise... Laissez moi rire, ou plutôt pleurer en paix! Tout fout le camp, on sera donc passé du bouclier fiscal en passant par la tva à 5,5, au  fameux travailler plus pour gagner plus et au redressement de Bettencourt dont on nous assurait qu'elle donnait du cash à qui vous savez!" Et maintenant, cerise sur le gâteau, on nous les casse avec le triple A!" 

Ouf

Autant dire que ce genre de conversation est bien l'édifiante démonstration de l'ambiance qui s'installe en France. Le gouvernement français annonce vouloir prendre la mesure de la participation qui se joue, fondamentalement, la récente sortie de l'agence Moody's fait force d'un effet dévastateur dans l'opinion publique. C'est le moins que nous puissions dire...  Mais elle est d'autant plus alarmante rajoutée aux propos de l'agence du trésor: L'Agence France Trésor, qui vient tout juste de lever les emprunts utiles à la maison France, -ouf-  Mais ne manque pas de signaler l'inconfort du triple A de la France, sort bien différent des autres "triplettes". Relativisant sur la fronde médiatique qui donnerait en jouant de certaines confusions "trop bonne presse aux marchés" avec un rôle qui serait jugé "à tort" comme bien trop prédominant ... A suivre






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OWS: Repay Student Loans?

Occupy Wall Street (OWS) protesters have decided not to pay back students loans as a way to protest the high cost of higher education.  Is this a good idea?  Check out what Prof Bob has to say.

Monday, November 21, 2011

Zone Euro: La France trés proche d'une dégradation de sa note?

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"Les agences de notation ne pourront maintenir indéfiniment un "état de grâce",
il faut comprendre que les marchés anticipent largement
 la rétrogradation possible de la note maximale de la France..."



Simple remorque?

C'est bien à Paris qu'on évoque le plus cette surenchère qui entoure les plans d'austérité qui s'empilent pour la maison France. "Fillon 1, 2 "et donc  jamais sans 3!" Ce qui devait rassurer, s'est bien  vite transformé en "une entreprise qui ne peut que renvoyer au bilan "personnel" du président français, (...) son virage à 180° intervient... un peu tard! (...) manque cruellement de réponses sur la question cruciale "...du retour à la croissance!" Le président utilise "des éléments de langage dont la construction transforme la France en "simple remorque" d'un couple franco-allemand aux contours biens moins évidents sur le terrain macro-économique que dans les diatribes publiques ou médiatiques". (...) "C'est un jugement qui démontre l'édifiante incapacité pour se reposer sur un bilan économique fort qui manque cruellement d'une parfaite ligne directrice entre objectifs et résultats. La France est un de ces pays "aux rares capacités réelles de rebond devenues...  très rares en Zone euro!", encore fallait-il s'en préoccuper "plus tôt, et de façon plus efficiente!"(...) "C'est un véritable gâchis, dès l'annonce future de la dégradation de la note française, nombreux pourront "se gausser sur le bilan économique de la France, il se partagera dans un "parfait ensemble d'incohérences et parfois même,  de cruelles absences", celles qui seront pointées alors que ce pays "dispose toujours de  réelles capacités pour traverser l'épisode de la crise de la dette", d'autant plus incompréhensible "que des actions de ce gouvernement ont maintes fois réorientées audacieusement  l'économie et finalement pour ne devoir se conclure qu'en véritables marches arrières!". Un climat qui ajoute à la confusion du débat politique qui fait rage en France, "des annonces catastrophiques sur les orientations économiques  de l'opposition au président français", un ensemble d'incohérences qui là aussi, donne l'image d'une France "en pleine dérive sur ses fondamentaux!" Depuis longtemps, est pointé pour la France "le risque d'une austérité excessive qui viendrait se substituer aux objectifs de croissance", "l'absence d'une stratégie de croissance, la déconfiture totale du tissu industriel français" (...) "au compte goutte" ne pouvait que contribuer à une logique aggravée en pleine crise de la dette.
6 milliards...

Le triple A bat de l'aile, les taux montent vite, "nous ne sommes plus en Triple A compatible", le taux des obligations sont "sans appel", les marchés sont dans une logique qui  tient tout "autant  compte de la situation globale en Europe": "Le fonds européens au 2000 milliards d'euros n'existera jamais, la croissance ne sera probablement pas de retour", "l'émission d'Euro-obligations rendue complètement impossible par les Allemands" (et pour cause...), et l'amplification de la contagion "qui après avoir été tant redoutée doit être à présent gérée", "le temps des vérités est arrivé, (...)  la Zone euro est dans cette épreuve", pour certains, " La France "ne sera pas ou plus épargnée", sa note est dans un sursis qui "ne repose plus sur des éléments objectifs",  "à demi vérité, demi résultat" pourrait enfoncer un certain clou, cependant les conditions d'emprunts ajoutés à l'absence de croissance, les difficultés budgétaires de la France ne pourront que s'alourdir, "bien au delà des 6 milliards actuellement... en réserve", situation à venir que le "spread serait bien incapable de faire mentir!" (Le spread en question est celui  entre l’Allemagne et la France, donc l'écart de taux d’intérêt entre les deux pays.)  "Le spread entre les OAT Française à dix ans et les bunds allemands a approché les 185 points de base ", ce qui veut dire que "la France paie presque deux fois plus que l’Allemagne en intérêts". (...) " Une augmentation de 100 points de base entraine un surcoût de 3 milliards par an "...  On le voit, sans retour à la croissance, "la France va devoir anticiper les besoins colossaux qui lui sont utiles pour le paiement du coût de l'augmentation de ses taux pour emprunter et rembourser sa dette." Cette dégradation de la note triple A "est devenue la bête noire de l'actuelle  majorité politique française", pourtant il est bien "plus imprudent de voir l'opposition à l'actuel français se gausser de cette perspective, une opposition dont les errements programmatiques ne pourraient qu'alourdir la gravité actuelle." (...) Un pays à la note dégradée qui prend la mesure de ses besoins, de l'urgence de la situation, aura d'autant plus de chances de se sortir d'une telle situation."(...)" Les marchés sont à présent pris en otage par la cacophonie politique française, celle d'un état qui s'est fait fort d'exiger la concorde pour ses partenaires de la Zone euro, comme en Grèce, en Italie, en Espagne... Partenaires enferrés dans la crise de la dette!" Souhaitons juste que cette dégradation qui va s'inviter dans le débat des élections présidentielles françaises de 2012, sera bien celle d'une occasion de vérités sur les fondamentaux de l'économie française, "ses acquis, ses orientations, et restons optimistes, ses capacités de rebond, maintes fois vérifiées dans l'histoire..."

Indignés

"Loin de la simple mise en réserve des six milliards", dont la ministre de tutelle, madame Pécresse  devrait faire force de prudence sur  cette utilisation  "toujours plus abusive" comme "nouvel élément de langage "fourre tout", l'autre annonce, celle bien plus cohérente de Moody's n'est  "que le reflet d'une situation qui doit pouvoir encore trouver des réponses, nous sommes encore dans une logique des possibles, alors... patience et longueur de temps font plus que force ni que rage" pourrait-on dire au président français qui redoute cette épreuve "maintes fois annoncée". En effet, "des mouvements inquiètent sur le marché des CDS" (credit default swap ou assurances contre le défaut d’un État)  CDS dont "le taux explose, à 222 points de base, dont l'envol des 100 points dès Juin". Jusqu'à décembre il n'est pas impossible de voir , "des spéculateurs qui devraient tenter attiser la panique en achetant ou en prenant des positions sur les CDS français" (un CDS pouvant se négocier sans que l’on possède cette même dette, voire sans jamais le posséder lui-même, voir notre article sur les ventes à nu et le vote récent du Parlement européen).(...) "3,70 % la semaine dernière pour les OAT à dix ans placés par l’AFT (Agence Française du Trésor), soit 85 points de base de plus qu’en octobre". "France qui aura bouclé la presque totalité de son programme d’emprunt pour cette année".  

 Nicolas Sarkozy ne démérite pas de vouloir donner des réponses sur cette question de la  possible rétrogradation de la note, "Cependant on peut se poser la question de la pertinence des cibles qui sont mises en avant dans les orientations récentes de son gouvernement", ne dit-on pas "qu'il faut aller chercher l'argent là ou il se trouve... "(...)"S'en prendre aux plus fragiles (en France le débat politique fait l'objet d'un flirt avec certaines thèses populistes de l'extrême droite, dont l'électorat est fort convoité pour 2012) un ciblage des plus fragiles qui marquant ainsi une des incohérences de ce président qui devrait "bien plus" activer les leviers de la puissance publique sur des objectifs porteurs de croissance, comme la défense de l'industrie "loin de cette surenchère de la stigmatisation  au combien inutile des plus faibles".  On risque de voir des indignés plus nombreux, plus motivés, dès lors que le triple A sera  "à son tour "bien" entré dans le débat sur la dette de la France, sa situation sociale et économique!"...  A suivre







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