Thursday, April 28, 2011

Place financière Luxembourg: L'ABBL annonce la couleur d'une place en résilience!

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      "L'association des banques et banquiers du Luxembourg toujours plus pro-active!"



Depuis le G20 de Londres en 2009 , les éléments de comparaison sont toujours plus nombreux et donc intéressants pour les états et juridictions en pleine évolution réglementaire. L'association des banques et banquiers du Luxembourg (ndlr:ABBL) ne démérite pas pour ses nombreux efforts pour le maintien d'une place qui se doit préserver ses acquis en construisant son avenir. C'est d'abord l'organisation qualitative de l'association qui est trés certainement à l'origine des "évolutions notables du club Luxembourg!" Car depuis la crise, Luxembourg tourne une certaine page: "il est loin le temps d'une place enferrée dans des réglementations d'un autre temps ...celui d'un certain passé!".

Cohérence

A Luxembourg, les acteurs de la place se font forts d'une nouvelle cohérence. Le cadre réglementaire est différent, et "...il n'est pas étranger à cette forme de résilience qui se fait jour pour la place comme le souligne la CSSF" (ndlr: CSSF:Commission de Surveillance du Secteur Financier Luxembourg).

"Nous vivons les derniers instants de l'ancienne séquence, aujourd'hui, on se doit d'imaginer le futur de la profession, anticiper celui qu'il nous faudra bien tenir dans la décennie qui s'annonce! La crise nous donne un -sérieux- coup, ...le plus rude depuis la création de la place financière internationale de Luxembourg. Après un certain découragement collectif, une émulation salutaire pointe!" Nous précisera un des plus grands banquiers de la place. Luxembourg "revient de loin", une place internationale "souvent injustement critiquée " comme unique "lessiveuse", "repère des derniers pirates", "boîte aux lettres", "paradis fiscal" et tant d'autres qualificatifs qui enfoncèrent certains clous "...tous dignes d'une crucification en règle!" La somme des bilans des banques de la Place est passée "...de 930 milliards d'euros à 766 milliards entre 2008 et 2010! "


Résilience des fonds d'investissements


Un point positif est à noter pour la place de Luxembourg, ce sont bien les fonds d'investissements qui sauvent la place financière internationale de luxembourg, lui offrant une solide résilience en 2010.


Ainsi, le nombre d'OPC (ndlr:organismes de placements collectifs) a progressé de 5,9%, à 3 667 unités fin 2010. Les actifs gérés ont augmenté de 19,4% pour un montant global de 2 199 milliards d'euros. Les banques résistent tant bien que mal. Leur nombre est officiellement de 147 (soit en baisse de deux unités par rapport à 2009). La somme de leurs bilans est de 766,4 milliards d'euros, en baisse de 3,4% sur un an.
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1000 emplois perdus

-"On est passé trés vite du paradis à l'enfer!" (...) "On le voit bien, nos politiques sont incapables de faire force de réel pragmatisme, le temps de certaines mauvaises habitudes liées à des facilités que portait notre place et donc ses acteurs à l'économie toute entière du pays !", "Ils doivent faire comme leurs grands voisins, s'intéresser aux dépenses publiques, l'indexation, la fonction publique, les retraites, l'avenir industriel et donc macro-économique du pays tout entier!" (Ambiance...)

La place financière est dans une nouvelle logique, "notre secteur est passé à la caisse, près de 1000 emplois sont perdus à jamais pour la place financière de ce pays qui compte à peine 500000 habitants!" (Depuis décembre 2008, la place bancaire luxembourgeoise a supprimé 1 000 emplois, effectifs dans les banques (26 254 salariés) ont décru de 0,6% mais ont augmenté de 5% pour les professionnels du secteur financier, à 14 159 personnes ).


L'après...



C'est dire l'impact pour le reste de la population qui ne s'y trompe pas, il y avait un avant, et aujourd'hui, "Nous sommes dans l'après!"... Les banquiers de Luxembourg s'organisent bien dans une résistance constructive dans le nouveau maquis trés coûteux des réglementations internationales, «La vague réglementaire, avec les accords de Bâle III notamment, va générer des coûts énormes jusqu'en 2020», estime Ernst Wilhelm Contzen, président de l'ABBL qui s'intéresse à identifier de nouvelles niches à développer dans «l'administration de caisses de pensions internationales».

"Réglement de comptes"


Mais à Luxembourg certains règlements de comptes se font jour entre professionnels de la banque et gouvernement! L'inquiétude porte sur les retraites, les professionnels tirent la sonnette d'alarme sur les annonces jugées fantasques d'un gouvernement qui ne serait pas vraiment trés fort en projections économiques: «Comment financer les pensions en se basant sur des projections erronées de croissance économique à 3,5% et de croissance de l'emploi à 2% chaque année? La réforme des pensions proposée par le gouvernement n'est pas adaptée». Autant dire qu'il n'est nul besoin d'être docteur es sciences économiques pour comprendre les inquiétudes portées par les professionnels de la place... Inquiets à juste titre pour les retraites! "A part supprimer des bourses et pensions d'études aux jeunes, comme les enfants de nos nombreux collaborateurs frontaliers, voilà la réponse de ce gouvernement pour trouver des économies!" (ambiance!...) (Un dossier brûlant au Luxembourg, en effet le gouvernement s'est lancé dans un scabreux dossier de loi pour retirer des avantages acquis aux enfants des travailleurs frontaliers, allocations, bourses d'études... de source bien informée, un recours devant la Cour de Justice des communautés européennes qui devrait "recadrer" l'option du gouvernement qui s'attaque de plein fouet au principe communautaire d'équité...).




Luxembourg dont l'actuel gouvernement dirigé par Jean-Claude Juncker (ndlr:président de l'Eurogroupe) "aura bien signé les fameux accords de l'OCDE et aura bloqué les avoirs douteux au Luxembourg identifiés comme proches de dictateurs et consorts du printemps Arabe"... Une transparence qui ne laissera pas indifférents nombreux observateurs capables de relever certains faits d'arme, "quand même...! "




L'ABBL ne cache pas que la place financière internationale de Luxembourg ne pourra jamais retrouver sa prospérité d'avant crise! Pour notre part, point de coup de blues pour cette place financière qui se fait fort d'imagination et réel pragmatisme...


Site de l'ABBL


Source: ABBL/ CSSF/médias luxembourgeois


Photographie: Tous droits réservés

Nouvelle convention collective des professionnels de la banque du Grand-Duché de Luxembourg 2011/2013.





Suisse/Affaires Madoff: Analyse des plaintes déposées par le mandataire contre Pictet et Safra!

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       "C'est bien à l'US Bankruptcy Court de New-York que commence l'exercice de la justice!"




 Le sujet est délicat, depuis l'annonce de la plainte déposée  par le mandataire judiciaire des affaires Madoff au Tribunal des faillites de New-York, l'opinion publique est trés divisée sur le regard qui doit être porté sur le dossier.

 Il y a ceux qui n'en démordent pas: "Ces deux institutions bancaires, c'est impossible, elles sont "un phare" pour toutes les questions éthiques, mieux, elles sauvent l'image toute entière de la place financière suisse!"

 Alors que pour d'autres, un brin fatalistes, "C'est le système des intermédiaires qui démontre -enfin-  toutes ses limites, être "simple dépositaire" ne devrait pas "rendre coupable de l'origine des fonds, bien au contraire!".

 Pour ce qui est des "affaires Madoff", c'est bien la fameuse devenue fumeuse pyramide de Ponzi (ndlr: shéma de fraude pyramidale) et ses nombreux réseaux qui ressortent des placards: "Au pire moment pour la place financière suisse,  en plein exercice de rédemption, car après le paradis, c'est l'enfer qui se profilerait ainsi...   à nouveau!"

 La Suisse qui depuis les affaires Madoff ne démérite pas de "faire un certain ménage", désireuse de redorer le blason de sa place financière et finalement s'accordant une nouvelle chance sur l'échiquier international...

 Confédération Helvétique qui sera la première "à geler les avoirs douteux des dictateurs du Printemps Arabe, capable de fournir des listes précises sur ceux qui, pour certains,  devront peut-être aussi répondre, un jour prochain, devant la Cour du Tribunal Pénal International... "  Suisse qui s'est attelée à revoir certains de  ses fondamentaux sur la gestion de la fortune, voulant conserver "ses bons clients", ceux qui lorgnaient déjà peut-être sur le Luxembourg, autre paradis s'il en est ou les nombreuses îles exotiques et leurs Trustees (ndlr:..fidéicommissaires)...



 Pourtant,"Chacun est libre de vendre son âme au diable, mais la prudence exige de ne jamais oublier d'en fixer le prix!". Pour l'heure, "c'est bien de coût" dont l'institution de la justice  américaine va devoir trancher, car le mandataire judiciaire souhaite donner des réponses à celles et ceux qui sont les principales et donc réelles premières victimes d'un système que les débats devront trancher. Bien malin sera celui qui tranchera avant l'exercice  indispensable de la justice, pourtant il y a des précédents "sonnants et trébuchants", des banques qui "sont déjà passées à la caisse!" Nous aimerions penser que des institutions bancaires aussi importantes puissent "donner la contradiction" aux idées reçues "... des plus fatalistes!", croire que des exceptions "ne vont pas devoir aussi confirmer la règle!", imaginer que "dans cette affaire des banques puissent devenir aussi des victimes -?-", et peut-être commencer à se poser la question que tout le monde se pose déjà: "Si des banques n'ont rien à se reprocher, et aiment à penser être également victimes du système  Madoff et consorts, pourquoi avoir attendu tant d'années pour porter l'affaire en justice?" Et d'ajouter, "qui seront -très justement- les consorts de Madoff -?"- A suivre...

Finance Offshore vous invite à la lecture des deux plaintes déposées devant le tribunal des faillites de New-York, largement diffusées dans de nombreux médias en Suisse et aux Etats-Unis, occasion de voir les positions défendues par le mandataire judiciaire, qui n'en doutons pas, s'est bien fixé comme objectif d'obtenir "...-très justement-  justice!" Nous ne doutons pas que les deux banques citées vont également faire force d'arguments pour porter la contradiction au débat utile de la recherche de la vérité, et un peu plus loin en avant, nous pourrons revenir sur ce dossier et comprendre si le rang des victimes va s'alourdir avec des banques, "...qui sait?"   Comme le disait le grand philosophe genevois Amiel, dont je me range à l'esprit "sans préjugé" ...mais de préciser sans état d'âme et donc avec conscience!"

La séquence de la justice américaine devrait pouvoir "sans grandes peines" conforter un certain bon sens... 

Pour mémoire, la première dépêche...

GENÈVE-- Irving Picard, le juriste new-yorkais chargé de liquider les affaires de Bernard Madoff, a porté plainte jeudi (ndlr:au début du mois d'Avril 2011) contre les banques privées Pictet & Cie et Jacob Safra Suisse SA. Il reproche à ces banques d’avoir eu connaissance de la fraude. Pictet aurait gagné 156 millions de dollars et Safra 60 millions en alimentant les fonds de l’escroc américain. La banque Pictet nie en bloc et Safra s’est pour l’heure refusé à tout commentaire. Irving Picard exige des deux établissements genevois le versement de 216 millions de dollars au total. Le liquidateur avait déjà porté plainte contre JPMorgan Chase, Citibank, UBS et HSBC. A Genève, il s’en était pris au groupe Union Bancaire Privée qui a accepté en décembre de verser entre 470 et 500 millions de dollars.




Plaintes déposées par la mandataire judiciaire à l'US BANKRUPTCY COURT sise à NEW-YORK, (Les documents sont des originaux en langue anglaise) :


Plainte déposée par le mandataire contre la banque Pictet


Plainte déposée par le mandataire contre la banque Safra



L'avis de Finance Offshore...



*Avis aux lecteurs:

"Merci de consulter une note importante de la rédaction du site FINANCE OFFSHORE  relative à la présomption d'innocence en fin d'article..."

Le point  qu'il nous faut  comprendre prioritairement avec la lecture de ses deux plaintes est incontestablement "la logique d'action révocatoire à l'encontre de contreparties indirectes!". Car c'est bien le réseau  "de A jusqu'à Z" de tout ce shéma de Ponzi qui risque bien devoir s'expliquer, c'est à dire tous les acteurs directs mais à présent, "... ceux qui sont aussi moins directs!"  C'est dire qu'un certain nombre de banques suisses soient plus que potentiellement poursuivies, leurs nombreux clients ont acheté des produits qui seraient en lien direct "-in fine-" avec le système Madoff.


Claw-backaux

 Irving Picard réclame aujourd’hui 156 millions de dollars. Il se fonde sur "une action dite révocatoire" (ndlr:claw-backaux Etats-Unis), comme le précisait un avocat d'affaires genevois au trés sérieux quotidien suisse "Le Matin":  "Ce dernier se retourne désormais contre tous les clients de Madoff ayant remboursé leur investissement sur la base logiquement surfaite d’une estimation frauduleuse de celui-ci".



Shéma de Ponzi

Madoff aura avec  sa fraude pyramidale appelée aussi schéma de Ponzi,  ruiné des milliers d’investisseurs et mis en faillite autant de hedge funds (ndlr:fonds d’investissements) de même que des œuvres de charité liée à sa communauté...  "un comble!" Le système était bien rodé,  Empruntant le capital de ses nouveaux clients pour rémunérer les anciens, le système Madoff annonçait des retours d’investissement "de l'ordre de 15%, alors qu’il n’en générait qu'à peine 2%!".  La combine fait des adeptes, toutes les grandes pointures de la banque ou presque se passent le mot: "Chers amis, s'est chez Bernie que celà se passe!"  Selon certaines autres sources: "Banco Santander, Crédit Suisse, UBS, de gros clients comme Jeffry Picower, Stanley Chais, Goldman Sachs ou Carl Shapiro ont tous fait la queue à l’époque!" pour investir chez Madoff. Le fameux devenu fumeux stratagème illégal mis en place a rapporté le jackpot à tous les investisseurs, sauf qu'une indiscrétion va faire voler en éclat toutes les certitudes des initiateurs... L'ex génie de la finance sort de son mutisme et accuse "plusieurs banques d'avoir participé et profité de son système financier devenu criminel!". Rejoint par de nombreuses victimes dans son analyse, qui n'imaginent pas "que l'ancien magnat de Wall Street puisse être l'unique et seul  responsable!"...




Meilleur gérant de fortune

«Mes clients m’ont confié 20 milliards de dollars. Mais s’il travaille bien, le liquidateur de ma faillite, Irving Picard pourrait bien, à la fin, récupérer… 50 milliards de dollars. Je serai dès lors le meilleur gérant de fortune du monde!» Dans sa dernière interview, donnée samedi dernier en exclusivité au "Financial Times", Bernard Madoff n’a peur de rien. Et surtout pas de sa propre culpabilité… car il dit bien tout haut ce que de nombreux observateurs pensent toujours plus fort, à commencer par les nombreux cabinets d'avocats des nombreuses victimes, "...parfois choquées des attendues de certaines institutions bancaires  qui se défaussent sur certains intermédiaires et plus grave, à présent, sur les clients !» Car «Dans un premier temps, le liquidateur américain s’est retourné contre les contreparties directes de cette fraude, à savoir la banque où Madoff avait ses comptes (JP Morgan) et les fonds d’investissements, tels Fairfield, qui ont directement nourri le système de Ponzi de Bernard Madoff, ainsi que contre leurs banques dépositaires UBS ou HSBC».

 Car le système Madoff fonctionnait bien "jusqu’au jour où il est dénoncé auprès de la Securities Exchange Commission" (ndlr:SEC), le régulateur américain du marché financier. Bernard Madoff "...passe à la caisse à son tour!" Il se retrouve condamné "à... 150 ans de prison!" pour son arnaque évaluée " ...à presque 65 milliards de dollars!"  Le liquidateur judiciaire des affaires de Madoff reproche à ces banques "..d’avoir bien eu connaissance de la fraude!", selon l’énoncé de la plainte déposée  au tribunal des faillites de New York. D’après ce document, "Pictet est accusé ...d’avoir redistribué des plus-values pour 156 millions de dollars et... Safra pour 60 millions!"

 L’idée est ainsi de récupérer les  « profits fictifs» qui ont été distribués au moyen de l’argent des nouveaux investisseurs de Madoff (ndlr:lesnet winnerscontre lesnet losers).



Levé de bouclier

Car Irving Picard,  le liquidateur judiciaire de l’ex-magnat américain Bernard Madoff, (ndlr:incarcéré depuis 2009), a décidé de déposer plainte contre deux banques privées genevoises, Pictet & Cie et J. Safra, rapportait l’agence de presse Reuters. Des accusations qui ont provoqué "un tollé et une véritable levé de boucliers au pluriel!" le dernier week-end. "J.P. Morgan estime que les déclarations de Madoff sont «fausses!». Alors que de ses quatre anciens gros clients, trois sont désormais morts. Mais leurs héritiers, et surtout leurs avocats, sont montés au créneau pour dénoncer l’ex-pape de Wall Street. Dans une prise de position, la banque Pictet a, elle, contesté les allégations, considérant que les 156 millions représentent le remboursement des parts du fonds Madoff obtenu par les porteurs de ces parts et crédité sur leurs comptes auprès de Pictet & Cie, agissant "en qualité de banque dépositaire de ces clients". De son côté, la banque d’affaire Safra s’est murée dans le silence. D’autres plaintes en cours ont été déposées contre des banques comme JP Morgan Chase, Citibank, UBS et HSBC. A Genève, le groupe Union Bancaire Privée (UBP) a préféré en décembre dernier finaliser un accord aux termes duquel "...la banque s’est acquittée d’un montant de 500 millions de dollars!".

 « Picard s’en prend donc aux contreparties indirectes, c’est-à-dire à tout établissement financier dont les clients ont racheté des positions dans des fonds Madoff et selon certaines sources  auraient été ainsi, à leur insu,  les récipiendaires de l’escroquerie. » Selon l'avis d'un avocat d'affaire dans le journal "Le Matin" (Suisse).


De leur propre gré

Dès lors, selon certaines sources la Banque Pictet "pourrait bien geler les montants dus sur les comptes des clients bénéficiaires." A l’instar de ce que vient de faire HSBC Private Bank à Genève ou Julius Baer: «Les clients ont acheté ces parts de fonds de leur propre gré et sans aucune recommandation de notre part», affirmait dans cette même presse genevoise  Alexandre Zeller, directeur général de HSBC Private Bank (Suisse). Sous-entendu: ce n’est pas à nous de rembourser, mais à nos clients. L'avocat d'affaire interlocuteur du journal "Le Matin" , média suisse,  dit «comprendre cette démarche» et n’exclut pas que la banque privée genevoise fasse de même.

En clair: tombent désormais dans les mains de la justice civile américaine celles et ceux qui ignoraient totalement que Madoff, loin de placer un dollar à lui confié, se servait de ce dollar pour rembourser des participants au jeu de l’avion ou pour rémunérer les distributeurs de ses fonds. A la Banque Pictet et, indirectement, à ses clients ayant racheté leurs investissements dans des fonds Madoff au travers de cet établissement.


«C’est aux clients de payer».

Car le système de Ponzi de Madoff n’a pas fait que des victimes, «même si la somme des pertes va dépasser largement les 20 milliards de dollars dont parle l’escroc, et va certainement atteindre les 35 milliards de dollars»,  confiait encore l’avocat d’affaires à ce journal suisse (ndlr: "Le Matin" Suisse). A leur insu, il a aussi fait des bénéficiaires. De victimes, ces derniers deviennent donc désormais des complices et se voient réclamer l’argent qu’ils ont reçu. Mais l'avocat soulève à sa façon, une vraie et trés intéressante question. Il y a eu l’impitoyable jeu de l’avion, pratiqué par Madoff à une échelle jamais vue dans l’histoire. Mais y aurait-il, maintenant, un jeu de l’avion à l’envers pratiqué par le liquidateur de la faillite Madoff, Irving Picard, dont la mission est de récupérer un maximum d’argent pour rembourser les victimes? Et ce, y compris auprès de banques qui n’ont servi que de «conduit» pour les remboursements des titres Madoff?

Reste à voir si cette affaire avec  un certain "déjà vu" aux Etats-Unis va confirmer cette logique qui placerait les banques au simple rang de "nouvelles victimes!". A suivre... 



*Note de la rédaction relative à la présomption d'innocence:

La présomption d'innocence, telle qu'entendue actuellement dans la plupart des états d'Europe, et du monde se fonde sur l'article 11 de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 de l'ONU qui la formule de la façon suivante :


« Article 11. Toute personne accusée d'un acte délictueux est présumée innocente jusqu'à ce que sa culpabilité ait été légalement établie au cours d'un procès public où toutes les garanties nécessaires à sa défense lui auront été assurées.

Nul ne sera condamné pour des actions ou omissions qui, au moment où elles ont été commises, ne constituaient pas un acte délictueux d'après le droit national ou international. De même, il ne sera infligé aucune peine plus forte que celle qui était applicable au moment où l'acte délictueux a été commis. »






Source: "New York Times" (US)/ "Financial Times" (US)/ Le Figaro (France) / "Le TEMPS" dont liens plaintes "documents" (Suisse) / "Le Matin" (Suisse)/  "Reuters" (US/UE)/ "Blomberg" (US)/ Presse américaine et européenne. Tous droits réservés

Photographie: Tous droits réservés


© 2011 FINANCE OFFSHORE



Monday, April 25, 2011

FMI/G20: Réunion du Conseil des gouverneurs du Fonds Monétaire International.

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          «C’est le début d’une ère nouvelle pour la surveillance multilatérale du FMI» pour D.Strauss Kahn.



 Dans son dernier opus, le "Le bulletin du FMI" nous dresse un compte-rendu  sur la séance plénière du Conseil des gouverneurs.  Cette réunion préfigure en général les principales grandes orientations de l'institution supranationale. Cette réunion de printemps  est doublement intéressante, en plus des orientations inhèrentes à l'institution, viennent s'ajouter  les récents objectifs portés par le G20.

C'est bien la promesse d'une refonte de l'institution qui semble acquise aux travaux du Conseil des Gouverneurs du Fonds. Il en ressort le rôle accentué d'un suivi "augmenté" de l'activité économique mondiale pour un FMI qui s'arme toujours plus "pour permettre aux nombreux pays d'anticiper les problèmes qui se profilent". Car il n'est pas certain que toutes les leçons de la récente crise soient de nature à éviter de nouveaux déboires pour les régions du monde toujours à la peine...  Pour s'éviter cette situation, le fonds passe à la vitesse supérieure, après le temps du débat, le temps de l'action! Le FMI va bien devenir ce nouvel acteur de la surveillance multilatèrale, devenir cette arme tant redoutée par  les  trops nombreux  gouvernements qui s'accordaient "certaines facilités" en contradiction avec la bienveillance "qui se devrait être portée aux services des peuples par une Economie responsable"... Inutile de faire ici l'inventaire des récents exemples de ces nombreuses dérives mises en focus par la crise.

C'est toute la communauté internationale qui "se doit d'agir avec cohérence!", la régulation financière, les nouvelles normes prudentielles, le rôle des nombreuses institutions qui de Banques Centrales, à Commissions Nationales du secteur financier et toutes autres institutions comme l'OCDEUnion Européenne... Etats, organisations qui se retrouvent renforcées par les orientations que précise  cette réunion de printemps du FMI et de la Banque Mondiale, deux principales organisations de tutelle pour ces objectifs rendus indispensables.  Finance Offshore vous propose le compte rendu  de cette réunion qui s'est tenue à Washington, travaux éminemments importants pour le devenir économique de la planète, du macro prudentiel au risque systémique, points essentiels de la nouvelle convergence sur les nombreuses missions  qui devront -aussi- traiter les difficultés liées sur la volatilité des changes, occasion de repenser la théorie économique après la crise, "et donc améliorer la surveillance multilatèrale!"   





RÉUNION DE PRINTEMPS
DU FMI ET DE LA BANQUE MONDIALE


Rôle accentué de suivi de l’activité économique mondiale pour le FMI

Bulletin du FMI en ligne

17 avril 2011

 Reprise mondiale encore fragile face à des risques connus ou naissants

 Le CMFI demande au FMI de renforcer la surveillance multilatérale pour « dresser un tableau complet»

 Déblocage possible d’une aide financière de 35 milliards de $ pour le Moyen-Orient
Alors que la reprise mondiale gagne du terrain, mais demeure fragile sur divers fronts, le FMI va renforcer le suivi de l’activité économique mondiale pour aider les pays à anticiper les problèmes qui se profilent et à agir sans tarder pour prévenir les futures crises.

«Ce qui est extrêmement important, c’est de dresser un tableau complet [des risques]», a déclaré M. Tharman Shanmugaratnam, Ministre des finances de Singapour, qui présidait une réunion cruciale de l’organe directeur du FMI, le Comité monétaire et financier international (CMFI).

«Si je devais résumer le thème central de ces réunions de printemps, je dirais que c’est le renforcement de la fonction de surveillance du FMI », a déclaré son Directeur général, M. Dominique Strauss-Kahn.
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Les réunions de printemps du FMI et de la Banque mondiale à Washington rassemblent les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales du monde entier. Le constat qui y a été fait est que des risques persistants ou naissants pèsent sur l’économie mondiale, du fait de la hausse des cours des produits alimentaires et des carburants, du désastre au Japon, de l’agitation au Moyen-Orient, du chômage persistant dans divers parties du monde et de la surchauffe qui menace l’économie de certains pays émergents dynamiques.

Pour tenir à l’oeil les problèmes qui se dessinent, «nous devons être extrêmement vigilants», a déclaré aux journalistes M. Shanmugaratnam, qui est le premier asiatique à présider le CMFI. «Il nous faut aussi donner au FMI davantage de moyens pour prendre les devants, anticiper les 2 scénarios qui pourraient mal tourner et mettre en demeure les pays — surtout ceux qui ont une importance systémique — d’agir sans tarder pour prévenir une autre crise majeure.»

Des analyses d’un type nouveau

M. Strauss-Kahn a expliqué que le FMI assemblerait les différents volets de ses travaux pour produire un nouveau rapport global de surveillance multilatérale, qui comprendra une analyse des effets de « contagion » — la manière dont les problèmes affectant une partie du monde peuvent se propager ailleurs et la politique d’un pays peut avoir des retombées au-delà de ses frontières.
Pour dépister les effets de contagion, a déclaré M. Shanmugaratnam, il faudra que le FMI fasse preuve d’adresse et tire parti d’un ensemble plus vaste d’informations en prenant l’avis des experts.


«C’est le début d’une ère nouvelle pour la surveillance multilatérale du FMI», a déclaré M. Strauss-Kahn. Cette nouvelle approche repose sur des travaux dans trois domaines:

Repenser la théorie économique au lendemain de la crise mondiale

Repenser les orientations stratégiques, par exemple les recommandations en matière de contrôle des changes

Essayer d’améliorer le fonctionnement du multilatéralisme et de la coopération mondiale

Les avancées du G-20

Dans le droit fil de leur démarche de coopération, les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales du Groupe des Vingt (G-20) pays industrialisés et pays émergents ont franchi une nouvelle étape en adoptant une série de lignes directrices pour mesurer les déséquilibres qui pourraient déstabiliser l’économie mondiale.

Les lignes directrices sur lesquelles les ministres se sont entendus donnent une base concrète pour l’évaluation mutuelle des politiques économiques des pays du G-20, pour remédier aux déséquilibres majeurs et promouvoir les objectifs de croissance du G-20. Le processus s’appuie sur les analyses réalisées indépendamment par le Fonds monétaire international (FMI).

Aide financière au Moyen-Orient

M. Strauss-Kahn a indiqué que le FMI pourrait apporter une aide financière à des pays du Moyen-Orient, à concurrence de 35 milliards de dollars EU. «Nous sommes prêts à leur fournir une assistance technique, mais aussi un soutien financier», a-t-il déclaré.

À un séminaire sur le Moyen-Orient quelques jours avant, le Directeur général du FMI avait indiqué que le FMI avait tiré les enseignements de l’agitation dans la région et pris conscience de la nécessité de regarder au-delà des chiffres macroéconomiques traditionnels pour se faire une idée plus exacte des tendances sous-jacentes.

«Nous devons voir plus loin …prendre en compte la distribution du revenu, le chômage des jeunes, l’état de la société», toutes choses « qui ont leur importance pour que la croissance soit durable ».

Mais il a ajouté que les nouveaux gouvernements auraient besoin d’aide. «Pour que révolutions réussissent, il faut construire des institutions démocratiques…et leur garantir la stabilité macroéconomique. Sinon, il y aura une nouvelle vague d’agitation sociale. »



Gare au triomphalisme

M. Strauss-Kahn avait déclaré au début des réunions de printemps que la communauté internationale ne devait pas verser dans le triomphalisme au lendemain de la crise récente « et j’en suis encore plus convaincu maintenant », a-t-il déclaré.

Il a énuméré les domaines dans lesquels il importe de progresser encore :

-Continuer à réparer le secteur financier où la crise mondiale a pris naissance

-Faire davantage pour faire reculer le chômage. « La croissance ne suffira pas. Il nous faut une croissance …génératrice d’emplois. »

-Remédier à la dette et aux des déficits publics des pays avancés

-Prendre garde aux risques de surchauffe dans quelques pays émergents. Lors de conférences de presse, des représentants des services du FMI pour les régions Asie et Amérique latine ont évoqué des risques de croissance trop rapide et de surchauffe

-Faire face à la hausse des cours des matières premières et aux craintes d’inflation. Les ministres des finances africains ont expliqué que l’Afrique doit essayer d’élargir sa gamme d’activités économiques pour devenir moins tributaire des exportations de matières premières.

Mouvements de capitaux

Les ministres ont aussi abordé le problème de la volatilité et des effets potentiellement déstabilisateurs des flux de capitaux mondiaux. Le FMI a récemment adopté une approche plus pragmatique en matière de contrôle des changes, en disant qu’il peut être utilisé à l’occasion et en liaison avec d’autres mesures.

Aux termes du communiqué du CMFI, les travaux récents du FMI sur la gestion des flux de capitaux «sont une étape qui devrait déboucher sur une démarche globale et équilibrée.»
Les ministres précisent que cette démarche doit « tenir dûment compte de la situation propre à chaque pays ». Ils invitent le FMI à approfondir son analyse de la liquidité mondiale, des diverses expériences des pays membres en matière de gestion du compte de capital, de libéralisation des flux de capitaux transfrontaliers et de développement


Communiqué de la vingt-troisième réunion du Comité monétaire et financier international du Conseil des gouverneurs du Fonds monétaire international

16 avril 2011

Présidée par M. Tharman Shanmugaratnam, Ministre des finances de Singapour

Nous souhaitons la bienvenue à notre nouveau Président, M. Tharman Shanmugaratnam. Nous tenons à remercier M. Youssef Boutros-Ghali pour ses bons offices en tant que Président du CMFI en des temps difficiles.

Économie mondiale.
La reprise mondiale monte en régime, mais reste vulnérable. Nous avons examiné les risques considérables qui pèsent sur les perspectives et avons décidé de prendre les initiatives nécessaires pour conforter la reprise. Il convient de prendre des mesures crédibles pour accélérer les progrès sur le front de la stabilité financière et de la viabilité des dettes souveraines, et pour rééquilibrer les finances publiques en temps voulu dans les pays avancés, tout en veillant à éviter la surchauffe dans les pays émergents, et en faisant face aux risques résultant de la hausse des cours des matières premières. Nous soulignons aussi qu'il importe de créer des emplois pour assurer la viabilité à moyen terme. Dans ce contexte, il faut aussi suivre de près les retombées économiques immédiates des événements tragiques au Japon et des développements dans certains pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Comme les politiques économiques peuvent avoir des effets considérables par-delà les frontières, nous nous engageons à continuer de conjuguer nos efforts pour lutter contre les effets de contagion et réaliser une croissance mondiale robuste et équilibrée.

Stabilité financière mondiale.

Nous sommes déterminés à redoubler d'efforts pour accroître la résilience du secteur financier et sa capacité à soutenir la reprise économique. Il importe de faire progresser les réformes visant à réfréner la prise de risques financiers excessifs et circonscrire l’aléa moral, ainsi qu’à renforcer le contrôle et la réglementation des places financières. Les récents accords internationaux sur le renforcement de la réglementation financière doivent maintenant être appliqués et s’accompagner de contrôles plus efficaces. Il faut renforcer la coopération et progresser plus rapidement face aux risques représentés par les établissements financiers d'importance systémique au niveau mondial, y compris à l’aide de normes prudentielles plus strictes, et pour ce qui est du règlement des faillites à l'échelle internationale. Nous saluons les contributions du FMI dans ces domaines et en ce qui concerne le cadre macroprudentiel, et nous attendons avec intérêt les rapports à venir du programme d'évaluation du secteur financier sur les pays dont le secteur financier a une importance systémique. Nous préconisons de renforcer, dans le secteur financier, la surveillance des risques liés aux activités bancaires virtuelles, et nous convenons de maintenir la pression sur les juridictions non coopératives. Nous prenons note avec intérêt des informations actualisées concernant l'initiative sur les insuffisances des données et nous escomptons des progrès concrets dans ce domaine.


Système monétaire international (SMI).

Nous prenons bonne note des travaux analytiques du FMI sur le fonctionnement du SMI.

Surveillance.

Nous attendons avec intérêt une évaluation exhaustive, dans le cadre de l'examen triennal de la surveillance, de l'efficacité, de l’équité et des effets d’entraînement de la surveillance du FMI, notamment une évaluation des lacunes éventuelles et des mises à niveau nécessaires. Il faut continuer de mettre l’accent sur l'amélioration de la surveillance bilatérale et multilatérale, ainsi que le renforcement des liens entre les dimensions financière et macroéconomique. Tirant les enseignements des rapports récents du BIE, nous demandons que des propositions concrètes soient formulées avant notre prochaine réunion pour renforcer la surveillance du FMI, y compris en ce qui concerne la détection des risques, la surveillance des pays posant les risques systémiques les plus élevés, ainsi que la cohérence et l'intégration des produits de la surveillance. Nous attendons avec intérêt de recevoir des rapports de contagion francs et exhaustifs sur les pays les plus importants pour le système, et d'examiner un rapport global sur la surveillance multilatérale lors de notre prochaine réunion.

Flux de capitaux.

Les travaux récents du FMI sur la gestion des flux de capitaux sont une étape qui devrait déboucher sur une démarche globale et équilibrée s’appuyant sur l’expérience des pays en la matière. Tenant dûment compte de la situation propre à chaque pays et des avantages de l’intégration financière, cette démarche doit inclure des recommandations concernant à la fois les politiques qui donnent lieu à des entrées de capitaux et la gestion des entrées de capitaux. Nous invitons le FMI à approfondir son analyse de la liquidité mondiale, des diverses expériences des pays membres en matière de gestion du compte de capital, de libéralisation des flux de capitaux transfrontaliers et de développement des marchés financiers intérieurs.

Liquidité.

Nous attendons avec intérêt d’examiner les dispositifs internationaux de sécurité financière pour faire face aux crises systémiques, y compris des mécanismes d’injection de liquidités, assortis de garde-fous adéquats. Nous saluons aussi la nette expansion des ressources des Nouveaux accords d’emprunt. Nous appelons le FMI à travailler avec les arrangements financiers régionaux pour mettre au point des principes généraux de coopération avec le FMI. Nous demandons que les travaux soient poursuivis pour établir une méthode fondée sur des critères qui permettrait d’inclure d’autres monnaies dans la composition du DTS.

Pays à faible revenu.

Grâce surtout aux volants de sécurité macroéconomiques solides constitués avant la crise, les pays à faible revenu ont montré plus de résilience lors de la crise mondiale que par le passé, et se sont bien redressés, mais la plupart restent vulnérables face à la récente flambée des cours des produits alimentaires et des carburants. Il est important d’amortir l’impact économique et social de ces chocs. Le FMI doit continuer à offrir des conseils et des financements pour aider les pays à faible revenu à surmonter leurs problèmes de balance des paiements. Nous demandons au FMI d’affiner ses instruments pour évaluer la vulnérabilité et la viabilité de la dette des pays à faible revenu et étudier les moyens de les aider à gérer plus efficacement la volatilité.

Gouvernance.

Nous nous réjouissons de la prise d’effet de la réforme des quotes-parts et de la représentation de 2008 et nous invitons instamment tous les pays membres à faire le nécessaire pour que la réforme des quotes-parts et de la gouvernance de 2010 prenne effet avant l’Assemblée annuelle de 2012. Nous aurons à tâche de rehausser le rôle du CMFI en en faisant un foyer essentiel de coopération économique et financière.

Tremblement de terre au Japon.
Nous exprimons notre sympathie et notre soutien au gouvernement et au peuple japonais, confrontés aux effets des récentes catastrophes naturelles.




Prochaine réunion du CMFI. Notre prochaine réunion se tiendra à Washington le 24 septembre 2011.
La liste des  participants figure à l’adresse :



Source: FMI/IMF    Washington    Tous Droits réservés
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Thursday, April 21, 2011

Christine Lagarde, futur ministre d'ouverture de Strauss-Kahn?

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Christine Lagarde serait un des rares ministres qui puissent intéresser Dominique Strauss-Kahn!



Un certain pas

On le sait, Finance Offshore va encore se faire tirer l'oreille! Pourtant nous ne sommes pas sourds, et cette semaine à Washington, dans un grand restaurant, la conversation ne laisse pas indifférent...  L'oreille tendue, et puis ""un certain Monsieur Dominique Strauss Khan qui ne cacherait pas être intéressé par les qualités de madame Lagarde, jugée efficace et comme le meilleur élément qui entoure le président Sarkozy... ""  C'est en tous cas ce que relève ce qui semble être "un trés proche conseiller"... Surprenant? Pas vraiment! "Le concept d'ouverture est une idée qui n'est pas un monopole, et peut être une occasion de voir quelques bonnes pointures du président Sarkozy devenir une réponse pour  tous les déçus de son mandat qui souhaiteraient franchir un certain pas!".


Primauté à l'efficience

Mais pour de nombreux observateurs, rares sont ceux qui peuvent finalement  revendiquer un tel intérêt de la part de Dominique Strauss-Kahn... La ministre de l'économie et des finances "est un élément moteur du G20 à la française", ce qui ne semble pas laisser indifférent le futur candidat Strauss-Khan!

Il est vrai que la ministre se place au dessus de la mêlée, mais "ferait encore force d'une fidélité sans faille au président Sarkozy", là aussi un élément de qualité qui ne laisserait pas indifférent Dominique Strauss-Khan... Pourtant, on sait que Dominique Strauss Khan "va bien devoir donner quelques gages vers ce que les français situent "au centre droit"...  Comme "l'hypothèse Borloo est déjà jugée fantasque" ici à Washington, "inconsistante et purement revancharde", il faut passer un certain scanner sur "ce qui marche dans l'opinion", "le tour est vite fait, un nom ressort: Christine Lagarde! ..."Primauté à l'efficience!", car l'ouverture est un concept qui avance dans les rangs -les plus élevés-  de la sphère du futur candidat Strauss-Khan!


Pragmatisme redoutable

Le retrait du bouclier fiscal serait un des résultats de madame Lagarde, "en tous cas dans la coulisse..." Celle qui expliquera avec justesse qu'il fallait un dispositif plus consensuel et "qui n'aura finalement était entendue que lorsque un certain vent allait devoir tourner! " Autant de bons points à mettre au compteur de la ministre de l'économie qui ne manque pas de s'investir sur la scène internationale, "...elle se doit de composer avec le président, une personnalité complexe et atypique!" Sa psychologie est adaptée aux situations de crises, elle fait force d'un pragmatisme redoutable, plaçant sa mission "au dessus des intérêts partisans politiques franco-français qui seraient dignes d'un village à l'image du rôle de la France pour les enjeux actuels et en devenir du G20!" Car il semble acquis que Madame Lagarde est l'unique  ministre qui totalise une rare côte de popularité ainsi relativement préservée! "Un paradoxe quand on voit les résultats de son président sur "le travailler plus pour  gagner plus!", la flambée des coûts de l'énergie, et finalement "l'absence de réformes identifiées comme efficaces sur le pouvoir d'achat!"


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Opération séduction

Mais la ministre française de l'Economie et des Finances Christine Lagarde, serait "une véritable chambre de compensation des idées du président Sarkozy, qui de bonnes à scabreuses bénéficient en général de ses salutaires implications trés personnelles" ministre qui "explique, module, renforce" ce qui se doit l'être... 

Le futur candidat Strauss-Khan n'entamerait-il pas déjà une opération de séduction pour obtenir les faveurs d'un électorat déçu par le président Sarkozy, candidat sortant qui fond dans les sondages d'opinions?  "Un futur candidat Strauss-Khan qui n'exclut pas pour autant les qualités inhérentes de certaines personnalités  du gouvernement de l'actuel président, rares personnalités capables d'afficher une côte de popularité qui ne soit pas étrangère de réelles qualités... personnelles!"

Pour le site Finance Offshore, l'exercice est déjà démontré, puisque madame Christine Lagarde en 2010 précède bien monsieur Dominique Strauss Khan élu à son tour en 2011 dans le classement "de la personnalité que nous jugeons comme telle chaque année! " A suivre...






Pour mémoire:

Dominique Strauss-Kahn élu personnalité de l'année 2011 du site Finance Offshore:

Christine Lagarde élue personnalité de l'année 2010 du site Finance Offshore:


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Monday, April 18, 2011

Suisse/Affaires Madoff: Finance Offshore interview d'un milliardaire floué! (Exclusif)

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      "Didier REMER, rédacteur en chef du site Finance Offshore rencontre un milliardaire floué!"



Depuis que le site Finance Offshore s'intéresse au dossier Madoff en Suisse, certaines langues semblent vouloir enfin se délier. Notre rédacteur en chef a réalisé une interview exclusive d'un -client floué- par le "système Madoff en Suisse". Cette personne qui exige de conserver un anonymat sans faille, répond aux questions de notre rédacteur en chef et explique, selon lui,  "comment les intermédiaires et certains banquiers suisses se font  forts de noyer un certain  poisson"...


Interview réalisé dans un palace de Luxembourg le 12/04/2011.


D. REMER (Finance Offshore): Bonjour monsieur, nous allons vous appeler "monsieur Cash" pour les besoins de l'interview, préserver votre anonymat intégral, et faciliter la compréhension de nos nombreux lecteurs de l'espace francophone international.

M.Cash (Client floué): Je vois que vous avez de l'humour, mais si j'ai décidé de vous rencontrer c'est pour expliquer cette nomenclature utilisée par certains établissements présents en Suisse ou à Luxembourg pour relayer en leur temps, les bons services de monsieur Madoff. J'ai lu votre échange avec une institution de la place de Genève et je trouve votre approche intéressante à double titre. Dans un premier temps, il est évident que si monsieur Madoff est arrivé à un tel niveau, c'est bien que le concours de nombreuses banques lui a bien été accordé, trés justement en son temps. La mauvaise foi ainsi affichée actuellement par de nombreux établissements notoires, me fait penser à une fuite en avant, une fuite à l'anglaise, ou l'on se défausse sur des personnes qui auraient agi, toutes seules, perdues dans un certain maquis de la gestion de  la fortune. C'est une facilité qui est inadmissible de la part de telles institutions bancaires, elle démontre à quel point les valeurs s'étiolent et se perdent dans des intérêts qui se sont fondés sur des bases éloignées des fondamentaux du rôle primaire d'une banque.

D.REMER (Finance Offshore): Vous voulez dire que certaines institutions sont clairement sorties de leur mission de conseil, d'analyse et prospective financière et donc rôle matriciel de dépositaire de fortune?

M.Cash: Oui tout à fait, les banques organisaient des "raids" pour obtenir des rendez-vous avec des nombreux clients aujourd'hui floués, sous couvert de porter des solutions dites de défiscalisation ou selon le jargon technique d'optimisation fiscale, nous étions clairement démarchés, y compris sur le territoire des Etats-Unis ou je vis en partie, et ce en violation totale des réglementations présentes sur le territoire américain. Les banques n'hésitaient pas à faire, d'une certaine façon,  et façon certaine, clairement peur! Spéculant toujours plus sur "des révolutions fiscales à venir en Europe", machine de guerre pour mettre à mal la fortune de nombreux ressortissants qui se trouvaient ainsi d'autant plus ciblés!

D.REMER: Que voulez vous dire par "d'autant plus ciblés"?

M.Cash: En fait comme pour mon cas trés personnel, ma fortune se compte au "presque millimètre", c'est à dire un presque milliard d'Euros, en tous cas  à l'époque!  Cette fortune intégrant des nombreuses participations et un volet que je considère comme plus personnel...

D.REMER: Le fameux bas de laine,  je suppose, cette garantie "hors bilan" si je puis dire?

M.Cash: Tout à fait, de nombreuses personnes qui comme moi disposent d'une richesse personnelle, sont avant tout des inventeurs, des créateurs de valeurs ajoutées, inventeurs d'un concept, réussite professionnelle qui s'est muée logiquement vers des besoins diversifiés qui par leur ampleur, suggèrent des réponses que l'optimisation fiscale se doit d'encadrer. Il n'est pas difficile pour tous ses établissements de Genève ou Luxembourg d'identifier des clients comme moi, les chiffres sont un indicateur  qui ne laisse pas indifférent, les courbettes sont nombreuses, voluptueuses et parfois insistantes! Gérer mes activités présentes sur cinq continents m'impose une gestion du temps trés rigoureuse, à mon niveau, la délégation est une nécessite, et c'est là que ses institutions bancaires interviennent en général avec une facilité déconcertante. On vous parle d'une confiance réciproque, on vous parle des évolutions du cadre fiscal en Europe, qui deviendrait un des plus dangereux pour ceux qui comme moi, disposent d'un ressort financier important. On vous rassure en vous expliquant que le secret bancaire n'est pas mort, qu'il est tout juste "en ballade" avec cet argent qui circule plus vite que la lumière! Un argent qui comme vous le savez trés bien se planque dans les trustees, enfin, vous qui parlez de cet aspect de la Finance Offshore, vous connaissez trés bien la musique, n'est-ce pas?
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D.REMER: Soyons francs, nous sommes un peu amis, il est vrai que notre site ne fait jamais l'économie d'être didactique sur cette question, je suis moi même un ardent défenseur du secret bancaire. Mais dans votre cas particulier,  j'ai l'intime conviction que vous vous en voulez d'être ainsi tombé  dans un certain mauvais drap, ou finalement piège?

M.Cash: Oui, tout à fait, je suis en rien le modèle du nouveau riche, j'ai connu une enfance modeste mais heureuse, je suis parti de rien, à force de courage, d'imagination, et surtout audace. Ce sont toutes ses personnes qui sont venues à moi qui m'invitèrent à me lancer dans le système Madoff. Un homme truculent, bon vivant, ancien maître nageur, sa seule réelle qualification, ce que peu de gens savent au monde! Un homme qui savait nager en eau trouble, fort en apnée... Véritable modèle de la vente pyramidale, un camelot hors pair, d'une certaine façon... Mais il faut rétablir certaines vérités, ce sont toutes ses banques qui contribuèrent à  donner la légitimité à un tel personnage, qui pour ma part n'aura été que le catalyseur. New-York est la ville de tous les possibles, rencontrer un tel homme est une aubaine pour qui se retrouvait à sa table. Il était un homme de réseau dans sa communauté il était clairement l'homme à rencontrer...

D.REMER: Dans votre cas, vous l'avez rencontré comment?

M.Cash: Au Luxembourg, un ami avait des amitiés communes avec lui aux States et à New York, un jour, nous nous sommes rencontrés dans un grand palace de la cinquième (ndlr:avenue de New-York), le rendez-vous était pris!

D.REMER: Pour comprendre, les premiers à vous parler de Madoff, s'était qui au juste, des intermédiaires? Des amis?

M.Cash: La première fois que l'on m'a parlé de cet homme, s'était en Suisse, dans le siège d'une grande banque. On était assez fier de traiter affaires avec cet homme à New-York, on me parlait même d'une exclusivité pour toute la place financière suisse. Que, seuls les meilleurs clients disposaient d'un tel honneur,  de fait trés rare!

D. REMER: Je pense que vos avocats n'auront pas de peine à démontrer de quelle institution de la place financière de Génève il peut donc s'agir?

M.Cash: Oui, ils sont d'ailleurs disposés à faire état de ses nombreux faits précis quand  bon il leur semblera et seulement, en fait c'est plus amusant de voir comment tous ces messieurs de la place vont se défendre et s'enfoncer! Car trés franchement, de qui se moque t-on? Maintenant on veut nous faire croire que c'est Madoff, qui tout seul, comme un grand, gérait l'intégralité de son réseau! Une fumisterie qui est un véritable scandale, si son travail est devenu ainsi vertueux, façon de parler, s'est que tous ses banquiers concernés se sont lancés dans les affaires avec lui,  de la manière la plus  directe qui soit sous couvert parfois d'intermédiaires ou fusibles de pacotille! On prend les gens pour des cons, il y a une omerta médiatique en Suisse, on lisse l'information, car dans la coulisse, il y a tout un système qui se tient par la barbichette pour ne pas dire autre chose! Les investisseurs de certains médias font des pressions extra-ordinaires! C'est une honte, mais je suis rassuré, ceux qui jouent ainsi, vont passer à l'autre caisse, il n'y a pas que le fric, il y a l'image, la respectabilité, et l'impact sera d'autant plus grand.

D.REMER: Je vois que vous êtes trés remonté, il semble que vous ayez l'envie de crier haut et fort votre sentiment d'injustice généralisée dans les affaires Madoff. Votre envie de voir , comme le mandataire judiciaire du tribunal des faillites de New-York, que tous les acteurs bancaires tenus en responsabilité, puissent passer enfin à la caisse?

M.Cash: C'est logique, tous ces intervenants et banquiers oublient l'essentiel, on peut toujours vendre son âme au diable, mais pas impunément pour ce qui est de celle des autres, sous couvert d'être protégé dans un paradis... fiscal! C'est une honte, une trahison qui dans mon cas est une véritable atteinte à mon honneur. Le discours de ces messieurs étaient un brin moralisateur, limite clérical, assez enlevé, avec des "Vous savez notre maison existe car elle a depuis sa naissance, traversée toutes les guerres, sa respectabilité s'est vérifiée  aux pires heures de notre histoire commune, à la place que nous avons toujours tenu dans l'histoire de notre confédération, à présent son devenir..."

D.REMER: C'est bien la trahison qui selon vous se poursuit sous nos yeux éclairés,  elle semble être à l'origine de votre réelle colère. Dans cet esprit ne dit-on pas que si l'on vend son âme au diable, qu'il faut, pour le coup trés justement, rester maître du prix? Dans le cas précis des affaires MADOFF, peut-on imaginer que des grandes banques vont devoir encore passer à la caisse et d'autant plus?

M.Cash: C'est une évidence!  Je puis comprendre, on pourrait se dire, mais comment des gens aussi intelligents se sont perdus dans un tel système, comment des gens qui gèrent aussi le quotidien de milliers d'êtres humains, je pense aux salariés des différents groupes dont je suis actionnaire, comment des gens avec notre niveau de responsabilité sont tombés dans un tel piège?  En fait, c'est bien là que le rôle des banques intervient, car celles qui sont dépositaires de valeurs morales en plus de nos fonds, sont souvent un conseil qui fait l'allier indispensable de nos affaires, partenaire dans nos investissements. Une caution morale inaltérable qui repose sur une relation qui se doit être d'intégrale réciproque confiance, c'est en général le baratin des fameuses notices prudentielles! Mais je vais rassurer le commun des mortels, il y a des banques sérieuses, des personnes de bons conseils, vous en conviendrez cher ami?

D.REMER: J'aime à le penser et devoir le vérifier dans un certain quotidien, il est vrai qu'il y a conseil et conseil, c'est en général l'intervention qui est pratiquée qui fait force de réelle valeur ajoutée. Conseiller un milliardaire est certes parfois plus éprouvant qu'un jeune désireux de faire son premier plan épargne logement! Pourtant à y regarder de trés près, il n'y a pas de logique différente sur les valeurs d'intégrité morale, la confiance se gagne dans le temps, celui des vérités... Et pour abonder je crois fermement qu'un conseiller en gestion de fortune se doit de donner une réponse toujours adéquate à son client, mais en rien jamais différente de qualité selon sa fortune acquise ou fortune en devenir, un concept d'honnêteté intellectuel qui semble se perdre ses derniers temps en Suisse depuis les affaires Madoff. Car si l'on prend bonne note de votre réaction, il y a un avant et un après. Depuis cette affaire Madoff, la gestion de fortune s'opère plus en direct, limitant les intervenants et les risques, les clients se font plus prudents, plus intéressés aux questions prudentielles.

M.Cash: C'est clair que ceux qui sont dans un besoin de gestion de leur fortune, travaillent de moins en moins en aveugle! La pratique est de travailler en "doublette", mettant le rôle d'auditeurs en avant, rendant efficient l'aspectation juridique des montages toujours plus techniques et complexes. Pour ma part, et vous le savez trés bien, on ne peut plus donner sa confiance de façon unilatérale et donc en pleine verticalité pour une banque.C'est dans la confrontation des expériences que les meilleurs enseignements sont tirés. Par exemple, nombreux clients floués de Madoff, je parle des rescapés ou plus solides d'entre-nous, avons pour habitude de nous rencontrer et mettre nos expériences en avant lors d'échanges toujours  fructueux!

D.REMER: Un peu comme les réunions des alcooliques anonymes?

M.Cash: Cher ami, je reconnais votre humour!  Mais pour être direct,c'est un peu l'esprit, bien qu'il est difficile d'être anonyme, nous sommes un peu plus connus. Nous avons, et vous le savez bien, des problèmes importants de transmission de nos patrimoines, les instabilités de la fiscalité pratiquée dans de nombreux états et juridictions rendent l'exercice parfois  complexe. C'était une des forces de Madoff et consorts, permettre en plus de placements fructueux des facilités pour garantir la transmission de nos patrimoines. Le commun des mortels ne comprend pas toujours que nous essayons, pour certains d'entre nous, ce n'est pas encore tout à fait mon cas, devoir sauver l'emploi dans des entreprises plus moyennes, entreprises confrontées parfois à la fermeture pour payer des droits de succession astronomiques dans certains états ou juridictions. C'est une problématique qui touchent souvent des familles qui sont souvent de belles références de notre petite ou moyenne industrie.

 D.REMER: Concrètement, quel était le discours pratiqué par ceux qui plaçaient du Madoff?

M.Cash: Étrangement en rien différent des discours habituels, sauf qu'il y avait une réelle insistance sur la référence au  portefeuilles clients de monsieur Madoff. Il était de bon ton de parler de tel milliardaire déjà client, de tel artiste, ou parfois homme politique. Il y avait toujours ce besoin de se relier à l'homme, s'était du genre: "Bon je l'appelle demain, et vous tiens au courant! Venez à Genève, on prendra un vol pour New-York!" "Vous n'allez pas être déçu, un restau jeudi!" "Saviez vous que ....... (ndlr: retiré pour anonymat) vient de signer avec nous aujourd'hui? Vous voyez notre banque est en phase avec ses promesses!". Un flot de commentaires qui ne pouvaient que rassurer! La suite, on la connaît tous.

D.REMER: Finalement, l'effet de l'aura de Madoff rendait inaudible toutes les sirènes de la prudence?

M.Cash: Oui, il est souvent acquis que les meilleurs escrocs sont de trés bons séducteurs, charmeurs, un peu comme vous l'êtes!

D.REMER: Merci, je veux bien faire  miennes les qualités  de séducteur, charmeur et laisse indéfiniment à Madoff celui d'escroc du siècle! Je tiens à vous remercier au nom de nos nombreux lecteurs de l'espace francophone international, et vous laisse à votre devoir de conclusion. 

M.Cash: Je ne doute pas que vos lecteurs seront aptes au meilleur discernement qui soit! Souhaitons dans cet esprit que la justice puisse faire son oeuvre et que les affaires Madoff offrent à nouveau l'occasion de démontrer que tous les établissements bancaires ne se valent définitivement pas. Pour ma part et de conclure, je pense qu'il est d'un devoir moral et urgent pour qu'enfin tous les établissements qui ne sont pas clairs,  s'abstiennent définitivement de se défausser ainsi sur leurs intermédiaires et plus grave, leurs clients...





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