Wednesday, March 30, 2011

Tunisie: La France et Boillon, avants postes de la démocratisation!

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 Après un démarrage complexe, son excellence Boris Boillon donne de sérieux gages à la démocratisation.






Finance Offshore a largement évoqué le gel des avoirs du clan Ben Ali et consorts, mais désireux de voir l'évolution sur le terrain, nous nous intéressons aujourd'hui à cet avenir qui se construit au jour le jour...

On le sait tous, l'ambassadeur de France à Tunis est arrivé dans le pays dans un contexte  particulier. Il y avait une problématique liée à l'image de son ministre de tutelle, M.A.M, Michelle Alliot Marie empêtrée dans des amitiés que certains jugeront encombrantes...  Devenue inaudible sur la scène internationale, la ministre sera écartée du gouvernement, comme un signal fort de la part du président français Nicolas Sarkozy, désireux de montrer sa volonté de poursuivre son action pour aider les pays qui sont dans la plus belle lutte qui soit, celle pour  la démocratie. Pourtant, celui qui devait faire l'actualité en pleine révolution tunisienne du printemps Arabe a tenu, mieux, il s'avère comme un interlocuteur privilégié avec toutes les forces en présences qui oeuvrent pour la nouvelle démocratie. "Ceux qui le connaissent, savent qu'il prend toute la mesure du défi de sa nouvelle mission, alors oui, il y a eu des ratés, mais finalement plus son excellence avance dans sa mission, plus les effets de ses compétences se font jour, et force est de constater, l'ambassadeur de France à Tunis ne démérite pas de ses efforts pour trouver des solutions efficientes!"  Nous précisera un acteur économique en phase avec les nouveaux objectifs de cette démocratie naissante.

Car la Tunisie est une terre d'investissements qui se confond souvent avec l'accueil proverbial de tout un peuple, l'économie a des capacités qui ne se limitent pas au seul tourisme. Bien au contraire, maintenant qu'une nouvelle distribution des cartes se fait jour, tous les possibles semblent acquis à cette nouvelle donne.

Ce pays est connu pour la qualité de sa main d'oeuvre, une jeunesse qui s'affirme par un niveau d'études toujours plus élevé, et avec une soif de concrétisation sans précèdent. Les problèmes endogènes liés à une certaine main mise du précèdent pouvoir s'estompent, et de nombreux potentiels se font jour. Qui s'en plaindra, la jeunesse tunisienne n'est-elle pas finalement à l'origine de cette révolution? Car l'ambassadeur donne de sérieux gages: "Il n'est pas dans une logique d'immixtion, bien au contraire, il rencontre tous les acteurs, et se confronte avec toutes les vérités, rares sont ceux qui lui contesteront une volonté réelle d'aider le pays!" L'Union Européenne est dans cette même logique, il faut donner raison à toute cette jeunesse qui doit pouvoir s'exprimer, sur un plan plus concret, c'est toute l'économie qui doit se refondre avec les nouvelles ambitions portées par la démocratie.

Le pays s'était lancé dans des projets structurants qui fiscalement étaient sur la bonne voie, un problème de taille subsistait, la main mise de l'ancien pouvoir, au point d'irriter de nombreux acteurs étrangers qui se plaignaient d'un manque de redistribution flagrant. "On était enclin pour investir dans le pays, mais nous savions que le système était au bout d'une logique improbable... Il y avait le discours officiel et les réceptions d'un certain "grand jeu" et puis toute cette réalité croisée dans le quotidien d'un peuple, un bruit qui se faisait toujours plus grandissant, nous croisions des jeunes qui répétaient sans cesse que le fossé entre les premiers cercles et le peuple devenait toujours plus abyssal, au point de porter un sentiment de gène! Mais aujourd'hui, notre volonté n'est pas altérée, car nous pouvons construire avec cette jeunesse!" Nous soufflera le patron d'un grand groupe français présent dans le pays.

Le pays s'est fait fort de favoriser l'investissement étranger, un compromis entre une main d'oeuvre jugée compétitive et permettant un travail de qualité. "Car dans cette partie du monde, la concurrence est notable, le magrheb se partage une "galette" qui n'est pas extensible, il faut structurer l'avenir du pays qui doit s'autonomiser et ne pas être une "simple" base arrière des grands groupes européens". Un projet de fiscalité offshore était sur les rails, plutôt bien pensé, aujourd'hui, il devra s'intégrer à la redynamisation qui s'opère. Les troubles de la Libye voisine ont une incidence factuelle sur le tourisme qui génère d'importants revenus pour le produit intérieur du pays, mais aussi potentiels futurs investissements. La culture est un axe qui devrait pouvoir retrouver toutes ses capacités d'expression, offrant là aussi des potentiels à découvrir. La France n'est pas en reste pour apporter son expertise dans le domaine. "Si en Tunisie on parvient à cet équilibre, c'est toute la zone qui bénéficiera des résultats!".

La réforme sur la Finance Offshore était jugée comme éfficiente, pour cause, un article de presse de 2009 résumait bien l'ambition des atouts, nous pouvons imaginer que le corpus de cette initiative pourra conserver ses fondamentaux. Il devrait bénéficier des atouts d'une redistribution plus efficiente à l'endroit du peuple et de "tous ceux qui veulent devenir les nouveaux acteurs de cette économie comme les nombreux jeunes qualifiés dans le secteur".

Article en référence (presse locale tunisienne):


L’Assemblée nationale tunisienne a adopté, à la fin du mois de juillet dernier, une loi soumise par le gouvernement, instituant un code de prestation de services financiers aux non-résidents. Contrairement à une loi promulguée en décembre 1985, le nouveau code ne se limite pas à l’organisation des activités des banques offshore. Il concerne tous les services financiers qui pourraient être fournis aux non-résidents par des banques, des fonds d’investissement, des sociétés de gestion de portefeuille ou encore des compagnies d’assurances. Le ministre des Finances, Mohamed Rached Kechiche, a expliqué aux parlementaires que la nouvelle règlementation, qui vise à créer un cadre propice à l’implantation de divers types d’institutions financières internationales, s’inscrit dans le droit fil de l’ambition de la Tunisie de se hisser au rang de place financière régionale. Une ambition déjà affirmée avec le lancement de la construction, le 12 juin dernier, du premier centre financier offshore d’Afrique du Nord pour un investissement de 3 milliards de dollars. Situé dans la baie de Tunis, le Tunis Financial Harbour (TFH), créé par Gulf Finance House (GFH), comprendra quatre pôles d’activités, dont un centre d’investissement bancaire et de conseil, un centre d’affaires, un hub pour les assurances « Takaful », ainsi que la première bourse financière internationale de la région. C’est dire que le code de prestation de services financiers aux non-résidents crée, en quelque sorte, le cadre juridique pour la mise en place du Port financier de Tunis.

Le nouveau code fixe le capital minimum requis pour l’implantation des banques offshore en Tunisie à l’équivalent de 13 millions d’euros.

Des tickets d’entrée incitatifs

Concrètement, le code introduit davantage de souplesse dans les conditions d’implantation et d’exercice de tous les prestataires de services financiers aux non-résidents. Ainsi, les établissements financiers non résidents peuvent être constitués sous forme de sociétés anonymes de droit tunisien ou de succursales de personnes morales ayant un siège social à l’étranger.

Le nouveau code fixe le capital minimum requis pour l’implantation des banques offshore en Tunisie à l’équivalent de 25 millions de dinars (1 dinar = 0,52 euro) en monnaie convertible. Ce capital minimum est de 10 millions de dinars pour les compagnies d’assurances, de 7,5 millions de dinars pour les fonds d’investissement et de 250 000 dinars seulement pour les sociétés de gestion de portefeuilles. Ces tickets d’entrée pour les divers types d’établissements financiers offshore sont très alléchants par rapport à ceux pratiqués dans d’autres pays de la région, selon les observateurs.

Outre le respect des exigences en capital minimum, tous les genres d’institutions financières non résidentes sont appelés à adhérer à créer des fonds de garantie de leur clientèle et à adhérer à une association de prestataires de services financiers non résidents ayant pour objectif la préservation de la bonne réputation de la place financière de Tunis.

En ce qui concerne la fiscalité, les divers types d’institutions qui s’implanteront en Tunisie bénéficieront d’une exonération fiscale totale sur les revenus des dépôts en devises collectés auprès des non-résidents, ainsi que sur les biens et les équipements importés dans le cadre de leurs activités comme les meubles et les voitures de service.

Un champ d’intervention élargi

Parallèlement aux services offerts aux non-résidents, les banques offshore seront autorisées, selon le nouveau code qui entrera en vigueur le 1er janvier 2011, à collecter les dépôts des résidents en dinars, avec un plafond qui sera fixé ultérieurement par la Banque centrale de Tunisie. Elles peuvent également accorder aux résidents des prêts à long terme, à l’exception des crédits à la consommation et à l’habitat, et développer les modes de paiement au profit de leurs clients.

D’autre part, la nouvelle législation prévoit la création d’un compartiment dédié aux institutions financière offshore au niveau de la Bourse de Tunis. Ce compartiment doit permettre aux prestataires de services financiers non résidents de gérer des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM).

Selon les professionnels, le nouveau code de prestation de services financiers aux non-résidents devrait provoquer une ruée des institutions financières internationales sur le Port financier de Tunis.

« La démarche adoptée par Tunis pour se transformer en place financière offshore est très intelligente. D’habitude, on construit un centre financier, puis on légifère. La Tunisie a fait preuve de sagesse en faisant le contraire. Car, plus que les infrastructures et les équipements, c’est le cadre juridique, avec ses garanties et ses incitations, qui accroit l’attractivité d’un centre financier offshore », résumait Gordon Clark, analyste financier à Wall Street, cité par la presse locale.


On le voit, la Tunisie est pleine de promesses, un ambassadeur de France, Boris Boillon qui se bat au quotidien pour apporter des solutions dans une logique de dialogue, une jeunesse qui souhaite devenir le moteur de cette économie, et finalement "le regard bienveillant d'une communauté financière internationale qui se rend compte que dans ce pays, un certain printemps valait bien la peine, toutes les peines! "   Mektoub...






Source: TAP/ Divers/Finance Offshore
Photographie: Tous droits réservés

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Sunday, March 27, 2011

Eurogroupe/ Portugal: Socrates, petit joueur... grande claque?

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 Socrates, un premier ministre démissionnaire qui aurait la "cabessa" dure!  (tête:ndlr)



Au Portugal, l'ambiance est aux réglements de comptes! Depuis plusieurs mois l'Europe regarde la situation de ce pays qui  s'aventure dangereusement dans un entêtement sans précèdent.  Alors que Standars and Poor's vient de flanquer le pays d'un BBB, le premier ministre démissionnaire Socrates fait les "frais" d'une situation politique intérieure détériorée.


Logiquement

L'Eurogroupe et le Conseil Européen se disent prêts -logiquement- pour intervenir et assurer une sortie moins dramatique au pays, mais le Portugal pense pouvoir assurer ses arrières tout seul comme "un grand qu'il n'est plus en rien!" (ambiance...).  Et ce n'est sûrement pas du côté du bon peuple qu'il faut trouver la mauvaise volonté ainsi affichée, bien au contraire: "Ici on est conscient que l'entêtement du gouvernement qui est bien à l'origine de cette situation sans précèdent, situation catastrophique  qui va nous mener aux portes de l'enfer,    ...un enfer à "la grecque!"

Du côté de Bruxelles les Warning s'affolent et on ne cache pas son inquiétude, l'effet domino tant redouté revient «On est évidemment prêts à intervenir et aider mais il faut d'abord une demande du Portugal», précisera bien inspiré  le ministre belge des Finances Didier Reynders, avant un sommet des dirigeants des 27 pays de l'Union européenne la semaine dernière en insistant par ailleurs: «Nous avons la capacité disponible pour aider le Portugal s'il nous le demande, mais il est trop tôt pour le dire» complétera le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt qui ne cache pas que "l'urgence est quand même toujours plus grande".

Fataliste

Pour  Jean-Claude Juncker,   Premier ministre luxembourgeois, chef de file des ministres des Finances de la zone euro, considère un brin fataliste "qu'un montant de 75 milliards d'euros serait approprié" précisant  "...si Lisbonne faisait appel à une aide européenne et du Fonds monétaire international." Le premier ministre luxembourgeois qui n'aura pas démérité pour faire entendre raison au Portugal. «Si cela devait être fait, ce serait sous de strictes conditions», a t-il ajouté ...



De toutes ses forces

Au Portugal, on est bien loin des considérations qui font que toute la zone Euro tremble, mieux, on se dit prêt à tenter "tous les possibles pour éviter se retrouver sous perfusion" faisant abstraction des autres membres qui souhaitent "rassurer les marchés et s'éviter un effet négatif sur la zone Euro en pleines turbulences". Pedro Silva Pereira, tel le nouveau chevalier blanc de l'opposition (PSD,centre droit ndlr), comme nommé par les agences de notations, affirme  "vouloir continuer à lutter de toutes ses forces contre l'éventualité d'un recours à une aide extérieure". Celui qui est donné gagnant pour les prochaines échéances électorales espère s'éviter un tel recours à l'aide de  ses pairs de l'Union Européenne mais prend les devant en précisant que le gouvernement portugais démissionnaires n'avait plus de mandat pour négocier cette éventualité, la Chambre des députés ayant était claire par son rejet d'un nouveau plan d'austérité, qui devait permettre une réduction du déficit public à 4,6% du PIB en 2011, puis à 3% dès 2012 et à 2% en 2013. Plan des autorités européennes "remis aux calendes grecques" qui explique la position de Standar's and Poors qui estime un manque de continuité vers des solutions efficientes jugées indispensables.  

Conscience collective

Les dirigeants européens sont montés au créneau pour éxiger une prise de conscience collective au Portugal, pays qui devra retrouver une unité de bon sens. Angela Merkel et Nicolas sarkozy affirment que le temps de la raison doit l'emporter sans faire force d'immixtion dans le jeu politique intérieur. Ils demandent à Passos Coello de continuer l'effort budgétaire lancé par José Socrates. Angela Merkel précisera haut et fort: «A présent il est très, très important que tous ceux qui parlent au nom du Portugal disent clairement qu'ils se sentent liés par l'objectif» gardant pour mémoire que l'an dernier, la Grèce avait obtenu 110 milliards d'euros de prêts et l'Irlande 85 milliards d'euros!

Car comme nous l'évoquions, c'est le "Pacte pour l'Euro" finalement surtout porté par la France et l'Allemagne qui reste bien en ligne de mire. Nicolas Sarkozy qui préside le G20 en ferait une affaire personnelle... Pacte qui veut un renforcement de la discipline budgétaire, la mise en place de nouveaux mécanismes de contrôles ou "auto-contrôles" et l'évolution du Fonds Européen de Soutien avec une augmentation de capacité à renforcer un dispositif de lutte contre les crises de la dette et toutes les formes de contagion qui se font jour...  "L'objectif devrait détendre les débats car louable, mais dans les coulisses de Bruxelles les diplomates, détendus  ils le sont de moins en moins, car le sujet fâche! Jean-Claude Juncker parlant déjà d'un pacte "mort-né!" commentait -trés justement- un diplomate au sortir de la réunion.





Pour compléter votre information, l'interview de M.Juncker, chef de l'Eurogroupe.

(Source: FRANCE 24 Télévision.)


Interview

Jean-Claude Juncker au sujet du Portugal et du Conseil européen des 24 et 25 mars 2011

"France 24" du 24-03-2011

Stéphanie Antoine: Bonjour à tous et bienvenu dans l'entretien sur France 24. Nous sommes à Bruxelles, où a lieu le Conseil européen, la réunion des chefs d'État et chefs de gouvernement de l'Union européenne. Mon invité est Jean-Claude Juncker, qui est à la fois Premier ministre du Luxembourg et également président de l'Eurogroupe, qui rassemble donc les pays de la zone euro. Bonjour, Monsieur le Premier ministre.

Jean-Claude Juncker: Bonjour Madame.

Stéphanie Antoine: Merci beaucoup d'être avec nous.

Alors, tous les yeux sont tournés vers le Portugal. José Socrates, le Premier ministre, a donné sa démission. Il n'a pas été soutenu quand il a présenté son quatrième paquet de mesures d'austérité au parlement. Il a dit lui-même que ce refus finalement du parlement allait peut-être précipiter la demande d'un plan de sauvetage au Portugal. Alors, faut-il s'attendre au Portugal un scénario du type grec ou irlandais ?

Jean-Claude Juncker: Je regrette d'abord que le quatrième paquet de consolidation fut rejeté par le parlement portugais. Nous avions pensé, puisque nous l'avions approuvé, que ce programme d'ajustement de consolidation passerait la rampe parlementaire et nous sommes un peu malheureux.

Stéphanie Antoine: ça faisait un moment qu'on pensait qu'il ne passerait pas la rampe.

Jean-Claude Juncker: Les trois paquets précédents ont trouvé l'appui de l'opposition parlementaire, et donc nous avions tout de même, en le ficelant, bon espoir de voir l'opposition parlementaire se rendre compte du fait, qu’il y avait nécessité d'adopter ce paquet, dont je regrette son rejet.

Je ne voudrais pas entrer maintenant dans le jeu des spéculations pour savoir si oui ou non le Portugal, d'ici 3 jours, 3 semaines ou 2 mois, va frapper à la porte de la facilité de stabilité qui est en place. La question qui se pose est de savoir si un gouvernement en affaire courante peut prendre une telle décision.

L'autre question qui se pose est de savoir si la Finlande, qui a un parlement qui ne siège plus et qui connaîtra des élections le 17 avril, trouverait les moyens pour approuver l'entrée du Portugal sous le parapluie, si j'ose dire. Donc, il y a beaucoup d'éléments d'incertitude [interrompu]

Stéphanie Antoine: [inaudible] sauvetage, ce parapluie de [interrompu]

Jean-Claude Juncker: Oui.

Stéphanie Antoine: Beaucoup d'éléments à prendre en considération, mais c'est un scénario probable. À votre avis ?

Jean-Claude Juncker: Je ne l'exclue pas.

Stéphanie Antoine: On parle justement d'un paquet qui serait à peu près de 75 milliards d'euros. C'est une somme qui vous semble possible ? Vous allez en discuter avec [interrompu]

Jean-Claude Juncker: Si jamais le Portugal devait demander un support européen, cet ordre de grandeur me paraît approprié.

Stéphanie Antoine: Est-ce que vous allez en discuter, j'imagine, avec José Socrates, Premier ministre démissionnaire, qui sera présent au Conseil européen ?

Jean-Claude Juncker: Oui, je vais parler avec mon ami Socrates et je verrai le chef de l'opposition parlementaire, avant la réunion du Conseil européen, pour mieux saisir le niveau de ses ambitions et l'étendue de ses attentes.

Stéphanie Antoine: Quel sera en fait le délai de la mise en place d'un tel plan ? Pourrait-ce prendre deux jours? Par exemple, à la fin de ce Conseil, pourrait-il y avoir une décision ?

Jean-Claude Juncker: Non, parce qu'il faudra que la Commission et la Banque centrale européenne jettent un regard sur la situation exacte du Portugal, que les deux connaissent d'ailleurs bien.

Mais il faudra que le Portugal prenne d'autres initiatives. Une chose est de rejeter un paquet de consolidation budgétaire, mais une autre chose est de demander l'appui européen sans programme. Sans programme ça n'ira pas. Nous avons à l'égard du Portugal des exigences à formuler.

La situation des finances publiques portugaises n'est pas bonne ; le déficit budgétaire sera probablement revu à la hausse, et il faudra que le Portugal atteigne un niveau de déficit en 2012 de 4,6%, et en 2013 un niveau de déficit inférieur à 3%. L'opposition parlementaire disant pour le reste, elle, qui sera peut-être au gouvernement demain, qu'elle compte se tenir aux limites telles qu'elles furent dressées par le Conseil européen.

Stéphanie Antoine: En tout cas, c'est vrai que ça pourrait leur permettre de remplir leurs échéances sur la dette, puisqu'on sait qu'avant juin ils doivent financer 9 milliards d'euros de dettes.

Jean-Claude Juncker: Il est difficile de savoir quelle sera la réaction exacte des marchés financiers. Probablement les spreads, comme on dit, vont connaître une correction vers le haut. Le financement du Portugal est devenu plus difficile avec la non-décision parlementaire d’hier. Mais le Portugal, tous les partis politiques portugais doivent savoir que la solidarité européenne a pour contrepoids et pour contre-prix un effort de solidité du côté portugais.

Stéphanie Antoine: Alors, évidemment, tout le monde pense aussi à l'Espagne, un pays qui est tout de même beaucoup plus important, qui a aussi du mal à financer sa dette sur les marchés. Que pensez-vous de la situation espagnole, Jean-Claude Juncker ?

Jean-Claude Juncker: J'espère que, si jamais le Portugal devait s'adresser à la facilité de stabilité, que l'Espagne ne va pas devenir la cible des marchés financiers dans ce jeu domino un peu, à vrai dire, stupide, qui voudrait qu'un pays après l'autre soit testé par les marchés financiers pour voir [interrompu]

Stéphanie Antoine: Stupide, mais réel.

Jean-Claude Juncker: Oui, mais enfin c'est une réalité stupide. Parce qu'il n'y a pas de raison de mettre à mal l'Espagne.

Bien sûr, l'Espagne connaît de très sérieux problèmes, et le gouvernement espagnol et le parlement espagnol ont réagi avec promptitude aux exigences que nous avions formulées au niveau de l'Europe. Et je ne vois pas l'Espagne dans une situation comparable à celle du Portugal.

Stéphanie Antoine: Alors, la Grèce, là les Européens, le FMI ont négocié, renégocié avec les Grecs sur, à la fois un, rééchelonnement du prêt, et également une négociation sur les taux, donc là il s'agit de la dette publique, du prêt public.

Est-ce que les Grecs peuvent se permettre, peuvent se passer d'une restructuration de dette privée, c'est-à-dire de renégocier avec les créanciers privés, Monsieur le Premier ministre ?

Jean-Claude Juncker: Je crois que la question d'une restructuration de la dette publique grecque ne se pose pas.

D'ailleurs, si nous devions restructurer la dette publique grecque, nous donnerions naissance à tout un cortège d'autres problèmes, y compris un problème de contingent qui se présenterait dans la mouvance d'une telle démarche.

Stéphanie Antoine: C'est un peu ce qu'on fait en rééchelonnant d'un côté et en négociant le taux de dette publique.

Jean-Claude Juncker: Oui, mais nous avons trouvé une façon intelligente d'augmenter, d'accroître le nombre d'années dont la Grèce peut bénéficier, avant d'avoir remboursé sa dette. Nous sommes revenus sur le niveau du taux d'intérêt qui est demandé, qui a été réduit. Et je crois que c'est une bonne façon de résoudre le problème grec, étant entendu que le gouvernement grec, lui, s'est engagé à privatiser pour un montant assez important de 50 milliards [interrompu]

Stéphanie Antoine: Donc, les privatisations pourraient prémunir le pays contre justement une restructuration de la dette privée ?

Jean-Claude Juncker: Ce ne sera pas suffisant pour résoudre tous les problèmes grecs, puisqu'il y a tant de réformes structurelles que la Grèce doit entreprendre, et que la Grèce a déjà entreprises, mais tout cela forme la masse critique dont la Grèce sans doute aura besoin pour se sortir de la situation peu agréable dans laquelle elle s'est enfourrée.

Stéphanie Antoine: Les Européens de la zone euro vont disposer – c'est en discussion depuis plusieurs semaines – à partir de 2013 d'un fonds de sauvetage important, puisqu'on parle de 500 milliards d'euros de force de frappe, 80 milliards d'euros de capital. Vous êtes en train, finalement, de constituer en Europe une institution financière qui sera même plus puissante que le FMI ?

Jean-Claude Juncker: Nous voulions mettre en place au début de la crise un mécanisme permanent de stabilité. C'est la raison pour laquelle nous avons, pour sous-tendre ce mécanisme permanent de stabilité, décidé de modifier le traité pour lui donner une assise juridique.
Et le montant global de ce mécanisme permanent de stabilité s'élèvera à 700 milliards, ce qui lui donne une capacité d'emprunt effective de 500 milliards, qui sera sous-divisée en un montant de capital à mettre sur la table, si je peux m'exprimer un peu trop simplement, de 80 milliards et 620 milliards de garantie et de capital appelable.

Stéphanie Antoine: Est-ce de nature à rassurer les marchés, d'avoir un tel fonds en Europe ?

Jean-Claude Juncker: Je crois, puisque l'ampleur de ce fonds, la structure de son capital ; les mécanismes de pricing ; la gouvernance même de ce fonds dénotent la suffisance de la volonté des États membres de la zone euro de tout faire pour assurer la stabilité financière en Europe. Nous avons maintenant une force de frappe à notre disposition, que nous n'avions pas au début de la crise.

Stéphanie Antoine: Donc il s'agit d'un progrès.

Alors, très vite, le Japon vit les conséquences d'une catastrophe naturelle effroyable, catastrophe nucléaire. Ça a des conséquences en France et en Europe sur la nucléaire, la chancelière allemande a déjà dit qu'elle voulait sortir du nucléaire civil. Allez-vous discuter d'une mise en place d'une norme de sécurité du nucléaire en Europe, pendant ces deux jours au Conseil européen ?

Jean-Claude Juncker: Nous allons parler évidemment du nucléaire et des conséquences qu'il s'agira de tirer de la malheureuse et dramatique expérience japonaise.

Je pars du principe que nous allons décider, comme le préfigure une décision des ministres en charge de l'énergie, des stress-tests là encore, mais cette fois-ci en matière de centrales nucléaires. Je voudrais que ces tests soient exigeants et que, si jamais, dans le cas d'une centrale nucléaire donnée, il devrait s'avérer que les conditions de sécurité ne sont pas garanties, il faudra que les gouvernements concernés aient le courage de fermer de telles centrales nucléaires.

On n'a pas le droit de tromper les gens sur les questions de sécurité. Donc, ces stress-tests doivent être conduits avec une extrême sévérité. Et je voudrais que ces tests puissent être conduits par des experts qui n'aient pas de liens particuliers avec l'industrie nucléaire.

Stéphanie Antoine: D'accord, donc donner une sorte d'impartialité, j'imagine, à ces stress-tests. Encore faut-il déterminer les normes, enfin tout ça n'est pas simple. Sur la Libye, une dernière question [interrompu]

Jean-Claude Juncker: Il faut se mettre d'accord sur un cortège de normes. Je veux dire, les normes doivent être connues avant que les tests ne soient lancés. Les citoyens européens, et les gouvernements d'ailleurs, ont droit de savoir, d'après quels critères seront menés ces stress-tests.

Stéphanie Antoine: Une dernière question sur la Libye. Finalement, les divergences sur l'intervention entre la France et l'Allemagne, également différentes conceptions sur le rôle de l'OTAN de ce dossier en Libye – est-ce que finalement ils n'ont pas mis fin à tout espoir d'une diplomatie européenne commune, Monsieur le Premier ministre ?

Jean-Claude Juncker: On ne peut pas dire que nous ayons été particulièrement performants en matière de politique extérieure de sécurité commune, au moment où il s'agissait d'organiser l'intervention libyenne. Voilà deux grands États membres qui diffèrent en matière de l'organisation du commandement de l'opération en cours, et cela donne l'impression que parfois nous nous lançons comme ça dans des grandes opérations, certes nécessaires, sans avoir réfléchi à toutes les implications et il faudra que [interrompu]

Stéphanie Antoine: Vous le regrettez ?

Jean-Claude Juncker: Oui, parce que j'aurais voulu que cela se fasse dans une atmosphère que aurait été plus consensuelle lorsqu'il s'agit de l'organisation de l'essentiel des suites.

Stéphanie Antoine: Merci beaucoup, Jean-Claude Juncker.

Jean-Claude Juncker: Merci Madame.





Source Interview: France 24
Photographie: Tous droits réservés

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Friday, March 25, 2011

Catalyst for Jawboning

Over the last several days, the Fed has trotted out multiple spokesmen to suggest there might not be another round of trash credit creation (quantitative easing). The Dallas Fed's Fisher came out on Tuesday and suggested the program should not be extended when it ends in June and that things may already have gone too far. Lockhart of Atlanta stated "it's a high bar" in response to questions about QE3. Minneapolis' Korcherlakota stated the economy would have to "worsen materially" to extend the bond market manipulation. Finally, Plosser of the Philadelphia Fed recommended not merely stopping or even reversing the bond buying but also raising interest rates.

The central bank should set a pace for selling its mortgage and Treasury holdings in conjunction with raising interest rates, Plosser said today in a speech in New York. He suggested selling $125 billion for every 0.25 percentage-point rise in the benchmark rate to almost eliminate $1.5 trillion in bank reserves.
So why is the Fed so concerned suddenly after abusing their authority in blatant fashion for more than two years? Clearly they don't care about inflation - having inflicted a tripling of oil prices, a doubling of most grains and even worse in some commodities upon the world. It would seem that they are concerned that people are catching on to what they are doing and starting to point the finger in the right direction. So now they need to very publicly posture as "inflation fighters" until people's attention wavers. And the spotlight is definitely turning their way. As the Financial Times reports:


The finger of blame is increasingly pointing toward central banks and the US Federal Reserve in particular. By printing money through quantitative easing, there are supposedly more dollars, yen and pounds chasing the same number of Beefy Crunch Burritos. Fed chairman Ben Bernanke actually was asked during a speaking engagement last month whether the central bank was culpable for the revolution in Egypt.

“I think it’s entirely unfair to attribute excess demand pressures in emerging markets to US monetary policy because emerging markets have all the tools they need to address excess demand in those countries,” said the clearly annoyed banker.

But an increasingly common view is that, with the very best intentions, he is at fault. Critics regularly cite the words of Milton Friedman, who said that “inflation is always and everywhere a monetary phenomenon”.
Essentially, the Bernak is standing over the body with a bloody knife in his hands and the lights have just turned on. He seems determined to brazen it out and has sent out his minions to talk about all of the wonderful things he's done and will do if we just leave him alone with his power. This is all an attempt to distract attention for the Fed's culpability in the destruction of purchasing power worldwide.

It is all about perception. That is why the Fed cares about inflation expectations, even while deliberately inflicting inflation on the economy. They can more effectively steal the value of your savings and income if you don't know what is going on. That job becomes much harder when the population starts to adjust their thinking and behavior to account for the destructive acts of the Fed. It is so important to prevent that change in thought and deed that Paul Volcker once raised short-term interest rates above 15% to prevent it.


With the spotlight now focused firmly on the Fed, this weeks' jawboning is just the first act of their attempt to change the subject. If that doesn't work, they might actually be forced to DO something. In particular they will need to act to stymie commodity speculation - which is the portion of the iceberg that everyone can see, as it affects the daily life of nearly everyone. While they are also likely to attempt to prop up the stock market, it will be tough to do both at the same time since commodity producers and related firms have been a key driver of the new equity bubble.

With private lending in the US essentially dead, the government is the sole source of credit growth right now. If the debt limit interferes with further bubble finance at the same time as the Fed is forced to try and look responsible, the speculative markets could be in for a rough ride indeed.

Federal Debt and the Bank of Timmy

There has been much breathless discussion lately surrounding the national debt ceiling as total government debt approaches the legal limit. Treasury Secretary Timothy Geithner said there was "no alternative" and threatened Congress with unspecified "catastrophic" consequences if the limit was not increased. Of course, he is merely following in the tradition of terroristic threats by corrupt Treasury officials.

But just as the implied threats of martial law were used by Henry Paulson as cover for one of the biggest thefts in history, we must now ask what lurks behind the current spate of threats out of Treasury? Paulson lied about what the TARP was to be used for - which is why he demanded immunity in advance. Geithner is lying about the need for an immediate increase in the debt limit. What is being hidden is many activities that aid speculators and bureaucrats that will have to end if the limit stays in place.

In the real world there is a problem that a lot of money is being spent that has nothing to do with the operations of the federal government. This can be seen clearly in the recent announcement that the Treasury will be selling off some of its $142 billion of MBS (mortgage backed securities). There really is no legitimate function of government that relates to manipulating the price of bonds. It's good that they are looking to get rid of them but there is no reason to have them in the first place other than to overpay to help sellers and also to make continuing holders look more solvent by deliberately distorting the "market" price.

Then there are the loans which Treasury has extended to the states to cover their own spending. The state unemployment funds are in hock to Washington for $46.3 billion as of March 23. This is problematic in that it undermines the constitutional requirements that many states must balance their budget every year. It also undermines the ability of the states to function as sovereign entities when they are financially so beholden to the central government. Thus it is a direct attack on the our Federal system of government.

Secretary Tim Geithner is not running a Treasury Department. He is in fact running a bank under the aegis of the federal government and Congress needs to keep that in mind as he goes begging them for more money. Treasury should not be in the business of lending money to the states or of buying private market debt. Those are functions for commercial banks and bond markets. Worse still, those banking functions have been performed using the credit of the American People. If Geithner was not playing these games, the Treasury would have another $190 billion in borrowing authority remaining.

Any increase in the debt limit should be conditional on the Treasury ceasing all interference in state finances and public financial markets.

Saturday, March 19, 2011

Panic Room

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We will be breaking from our normal practice of commenting on economic issues to address something that is bigger and more important today. That is growing panic over radiation from Japan. Trace levels of radioisotopes have been detected in water and food near the Fukushima plant site. In one case, it exeeded the legal limits so if you are in Japan, you should take some precautions - and especially so in Northern Japan. The governments involved have no one to blame but themselves since they have destroyed their own credibility and many people won't believe them even when they tell the truth. As of today, the truth is this:

There is no threat of radiation in North America and with a couple tiny of exceptions, there is no measurable increase above background levels.


One of the sources I see quoted often by the panic-mongers is Radnet - a data gathering program of the EPA. But most people have no idea what the data means and there are many problems with the data itself. The most serious problems with the Radnet data are as follows:

1) Collection is by volunteers and by agencies that often specialize in other things. For instance, most of the California data is gathered by regiona agencies like the Bay Area Air Quality Management District. BAAQMD certainly knows what it is doing with regard to routine air pollution issues but they are hardly specialists in radiation exposure.

2) Inconsistency of the data due to the varied and non-specialist nature of the data gatherers. The data should be comparable over time at any given location but may not be comparable between different locations gathered with varying practices.

3) Timeliness is weak. The typical collection method is to use air filters to gather particulate matter and then apply a radiation detector after a 5-hour field deployment period.

4) The data is difficult to interpret. Because of we do not know with certainty the exact equipment used to measure beta and gamma exposure at a given location, we cannot be certain what conversion factor should be used for CPM to millirems or milliseiverts.

Also, the gamma exposure is divided into energy ranges. Due to the normal slope, we can feel confident that the lower ranges are lower-energy (longer wavelength) gamma rays. This is a typical pattern for background radiation. In fact, many of the less energetic "gamma rays" detected by a typical geiger counter are not technically gamma rays at all. Quite often the detection threshold for a geiger is 20 kEv or less - at a wavelength more associated with X-rays so the lower bands of gamma reported by Radnet are actually mostly X-rays. Even so, I cannot locate a chart showing the frequency or wavelength with which each gamma energy range is associated.



Nevertheless, Radnet can be a valuable tool to measure changes over time in a single location. If better data were not available, I would be forced to use it for other purposes as well. Fortunately, we have something run by people who are focused on radiation and the only real weakness is that the network is only regional.

The Department of Energy and the Desert Research Institute maintain a network of radiation monitoring stations across Nevada and western Utah known as the Community Environmental Monitoring program. The explicit purpose of CEMP is to monitor sites downwind of the underground nuclear test site in Nevada. Thus, CEMP is "focused like a laser" on radiation. Most stations update every 10 minutes and the rest do so hourly.

The data is comparable between stations and presented in an easily analyzed format. Exposure dosages are measured in microrems per hour (uR/hr) and measured constantly. The only downside is that only gamma radiation is measured, not beta but this is not a severe drawback in my opinion. There is even a tab on the display for each monitoring station that allows you to display the data from the past week in graphical format.

I checked a sampling of the monitoring stations and all of them showed gamma radiation steady as a rock for the past week. There is NO EVIDENCE of any increase in ambient radiation in Nevada or Utah at least.

The website can be found here:
CEMP



I want everyone to be safe and informed. Don't panic out of ignornace. If the data call for you to take precautions you should absolutely do so but rationally and based on facts. Good luck.



--- dataSlave

Thursday, March 17, 2011

Campagne Sarkozy financée par Kadhafi, fantasmagorique?

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    Kadhafi affirme avoir les preuves de sa contribution financière pour la campagne Sarkozy...




Nous évoquions sur Finance Offshore le détail des nombreuses décisions pour bloquer les avoirs douteux libyens dans le monde et donc en Europe, mais pour Kadhafi, le président français aurait bénéficié lui aussi de certaines largesses...  Après le fils, le père! Depuis quelques jours le clan Kadhafi monte au créneau pour attaquer le président français. Coup de bluff, vérité? La question reste posée...

En effet le "guide" Kadhafi persiste et signe dans ses accusations déjà relayées par son fils la semaine passée. Il précise que lors de la visite "du ministre de l'intérieur Sarkozy sous cette même tente (celle ou se tient l'interview:ndlr)" "que l'opération se serait décidée!". Il parle lui aussi d'une aide financière, des transferts de sommes d'argent (?) dont son fils avançait vouloir donner bientôt "tous les justificatifs en sa possession aux médias occidentaux !".

Celui qui promet la chute du président français "Quand tout le monde comprendra la vérité!" persiste et signe. Une intervention pour prétendre "Je suis celui qui a aidé Nicolas Sarkozy, je suis celui qui l'a mis au pouvoir!" "Il est venu me voir (Nicolas Sarkozy:ndlr) , il m'a demandé de l'argent, je lui ai donné, si vous voulez mon avis, il souffre de déficience (mentale:ndlr)!" "Il ferait mieux de se taire s'il ne veut pas que l'on révèle ces affaires!" Modulant le propos de son fils plus disposé à transmettre ""des preuves"".

Le clan Kadhafi n'a pas supporté la décision du président français de reconnaître les émissaires du Conseil de Transition de la libération libyenne et d'y nommer une représentation diplomatique...  française. Conseil qui se retrouve dans une situation plus que compromise s'il on en croit l'avancé des troupes loyalistes qui regagnent chaque jour qui passe toujours plus de terrain. L'espace de liberté devient une peau de chagrin, les loyalistes tiennent la promesse "d'aller chercher chaque rat (révolutionnaire:ndlr)  dans chaque trou, maison par maison!"

Depuis le début de la révolte du printemps arabe Libyen, les relations entre Paris et Tripoli se sont dégradées de façon fulgurante, contrastant avec les positions d'un Nicolas Sarkozy recevant le "guide" avec sa tente à Paris, résultat d'une ancienne promesse après la libération acquise des otages, les infirmières...

Mais comment le candidat Nicolas Sarkozy pourrait-il avoir perçu  une somme importante sans qu'aucunes traces puissent remonter ainsi à la surface? "C'est dire pour certains, que seul "un don en liquide expliquerait cette thèse", mais à l'évidence elle n'est vraiment pas la meilleure hypothèse!  Il faudrait pour certains autres "fins" limiers "plutôt s'intéresser" à de possibles promesses de contrats, comme peut-être avec les différentes entités de l'organisation tentaculaire des avoirs libyens en Europe, comme le fonds L.I.A? (Libyan Investment Autority:ndlr)..."   Pour d'autres, l'hypothèse est pour le moins grossière, car finalement "Quel intérêt pourrait avoir un candidat français pour une aussi scabreuse opération pleine de risque?" Ne faut-il pas y voir plutôt "Une "simple" entreprise malveillante de "désinformation" pour porter un relatif discrédit sur un président qui s'est démarqué par sa volonté interventionniste?"

Le palais de l'Elysée parle de pures allégations mensongères.

Un président français qui aura donc demandé "bille en tête" le gel des différents avoirs libyens dans le monde et donc en Europe. Car si le clan Kadhafi digère mal l'implication du président français, c'est qu'elle "se veut la plus ciblée et donc contraignante pour le clan!" Il faut dire que de nombreux pays ont bloqué les avoirs sans rechigner... à juste titre, la Cour Pénale Internationale étant saisie pour crimes contre l'humanité.

C'est dire que le clan Kadhafi mesure mal dans quelle situation de non retour il s'est enferré alors que le Conseil de Sécurité des Nations Unies s'achemine ce jour vers une interdiction totale du survol du territoire libyen... à la demande expresse de Nicolas Sarkozy, là aussi "bille en tête", ce qui place la France aux avants postes pour mettre en pratique le droit d'ingérence à caractère humanitaire dont elle est à l'origine. «L'arrêt des violences contre les populations (dénomination onusienne du Droit d'ingérence:ndlr) est un enjeu prioritaire pour la France, position constamment défendue par le président de la République depuis les premières exactions contre les manifestants libyens» précisera à ses pairs le chef de la diplomatie française, le ministre des affaires étrangères Alain Juppé. Jeudi soir Alain Juppé sera à New-York pour convaincre les Nations Unies d'intervenir.


Lettre du président français Conseil de Sécurité des Nations Unies:

Lettre du Président adressée à Mmes et MM. les Chefs d'Etat et de Gouvernement des Etats membres du Conseil de sécurité des Nations Unies


Le 12 mars, le Conseil des Ministres de la Ligue des États arabes, réuni en session extraordinaire au Caire, a adopté une résolution qui appelle, en termes solennels et pressants, le Conseil de sécurité des Nations Unies à assumer toutes ses responsabilités face aux événements de Libye.

Il a affirmé la nécessité de respecter le droit international humanitaire et demandé « l'arrêt des crimes et exactions perpétrés contre le peuple libyen, notamment le recours aux avions de combats et aux armes lourdes contre les manifestants ».

Il a demandé que les troupes de Kadhafi « se retirent des villes et régions dans lesquelles elles sont entrées par la force et que soient garantis les droits du peuple libyen à réaliser ses aspirations et à bâtir son avenir et ses institutions dans un cadre démocratique ».

Le Conseil de la Ligue arabe a demandé en particulier au Conseil de sécurité des Nations Unies « de prendre toutes les mesures nécessaires pour imposer immédiatement une zone d'exclusion aérienne à l'encontre des appareils militaires libyens » et « les mesures préventives qui permettent de fournir une protection aux populations libyennes ou résidentes en Libye ou ressortissantes de différentes nationalités ».

Dans sa résolution 1970 du 26 février, le Conseil de sécurité estimait déjà que « les attaques systématiques et généralisées actuellement commises contre la population civile pourraient constituer des crimes contre l'humanité ».

Par cette résolution, le Conseil « exigeait qu'il soit immédiatement mis fin à la violence et demandait que des mesures soient prises pour satisfaire les revendications légitimes de la population ».

Depuis le 26 février, le régime libyen n'a tenu aucun compte des demandes unanimes du Conseil. Il a poursuivi ses actions meurtrières contre son peuple.

Il est plus que temps pour la communauté internationale, à travers le Conseil de sécurité, de se rassembler pour tirer les conséquences de cette situation et répondre sans délai à l'appel pressant de la Ligue des États arabes. Dans cet objectif, le Liban a diffusé un projet de résolution.

La France appelle solennellement tous les membres du Conseil de sécurité à prendre pleinement leurs responsabilités et à soutenir cette initiative.



Ensemble sauvons le peuple libyen martyrisé ! Le temps se compte maintenant en jours, voire en heures. Le pire serait que l'appel de la Ligue arabe et les décisions du Conseil de Sécurité soient mis en échec par la force des armes.



Nicolas SARKOZY







Source: Présidence de la République Française

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Wednesday, March 16, 2011

Eurogroupe: Juncker contre l'option franco-allemande du pacte pour l'Euro!

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L'option franco-allemande: "des vagues qui font des vagues" pour Jean-Claude Juncker!


Depuis quelques semaines, le "pacte pour l'euro" qui se voulait comme "la solution pour accélérer les réformes économiques" au sein de la zone Euro devient le dispositif de "toutes les discordes..."

Le premier qui monte au créneau ne cache pas que l'option franco-allemande adoptée sous la pression n'apportera "aucune valeur ajoutée" et risque...  "d'échouer!" Pour Jean-Claude Juncker, premier ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe, "tout existe déjà".(...) "Je reste impressionné que des débats soient ainsi lancés comme des vagues déferlant sur les plages européennes, sans que l'on voit pourquoi les vagues font des vagues". Car pour certains autres ils fallaient plutôt "élever les digues", Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ne partagent pas "l'ironie affichée du premier ministre luxembourgeois" qui se retrouve toujours plus "au pied d'un certain mur...    d'incompréhension!" de ses deux grands voisins.


"La position de Jean-Claude Juncker est en partie compréhensible. Il ne voit pas l'intérêt de faire autant d'effets d'annonces qu'il juge aléatoires alors que la note des principaux états européens en difficulté se dégrade. Il fallait selon lui, continuer sur les premiers objectifs et surtout ne pas montrer des signes de faiblesses sur les instruments qui sont déjà... à la peine! Les allemands se sont lancés dans une campagne purement liée aux enjeux électoraux d'Angela Merkel qui voit son électorat contre l'idée de devoir mettre toujours plus la main au panier pour "ceux qui ont triché, ou sont incapables de serrer la vis!". Nous commentait un diplomate proche du dossier au sortir de la réunion de vendredi. 

 

Le pacte de l'Euro  a été approuvé vendredi lors d'un sommet spécial des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union monétaire, à la demande de l'Allemagne qui voit un gage de discipline commune. Berlin n'en démord pas, elle en a fait une condition pour accepter d'aider financièrement les Etats en difficulté. Ce dispositif prévoit que les Etats limitent strictement leur dette publique en plaidant pour la modération salariale.
Pour Jean-Claude Juncker chacun sait que c'est la situation "d'Angela Merkel qui rame" dans plusieurs scrutins régionaux face à une opinion publique toujours plus remontée qui bien est à l'origine de cette option. Elle ne serait pas selon lui la meilleure option, tout juste "de la poudre aux yeux pour une opinion publique qui refuse de mettre la main au panier"selon un autre diplomate.

Pour le patron de l'Eurogroupe, le tour de "passe passe" de Sarkozy et Merkel risque de faire "échouer le pacte" qui souhaite   que les chefs d'Etat et de gouvernement se chargent "finalement" eux-même  de contrôler leurs politiques économiques.

"Il n'est pas évident que cela marche", a jugé le Premier ministre luxembourgeois, "cela dépasse l'horizon du possible" car à ses yeux les dirigeants ne pourront jamais examiner avec objectivité et donc "suffisamment en détail les différentes politiques nationales". "Si les chefs d'Etat et de gouvernement s'entêtent à le faire, ce pacte, comme tant d'autres, sera mort-né!", a-t-il ajouté en n'excluant pas un échec cuisant.

"C'est toute la problématique des multiples transformations qui sont portées aux textes initiaux, à force de formules successives, on s'y perd. La commission des affaires économiques elle-même ne sait plus quoi vraiment penser du dossier. La capacité de voir une discipline budgétaire efficace ajoutée à une surveillance efficiente des politiques économiques nationales posent de sérieuses réserves".Commentait un autre diplomate vendredi.

Car pour pour Jean-Claude Juncker l'option retenue manque cruellement de "valeur ajoutée" et tout selon lui: "existe déjà!".

La France, elle s'enferre dans le besoin de donner des signaux forts aux peuples toujours plus rétifs à l'idée de donner une aide dont il est "inconcevable qu'elle ne fasse pas l'objet de réelles contreparties efficaces de la part des états en difficultés. Nicolas Sarkozy inscrit ses positions dans la droite ligne de celles du G20 et du FMI, rigueur, et encore rigueur!" rejoignant ainsi les positions d'Angela Merkel qui souhaitait cette réunion pour le "Pacte de l'Euro".









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Sunday, March 13, 2011

RTL Group: Optimisme ...de rigueur!

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   L'Ebita de RTL Group dopé par les marchés publicitaires.



 Le groupe européen basé à Luxembourg RTL Group, contrôlé par le groupe de médias allemand Bertelsmann  affiche des résultats pleins de promesses...

 Le bénéfice net du groupe a -triplé- l'an dernier, à 611 millions d'euros contre 205 millions en 2009. Son Ebita (bénéfice d'exploitation: ndlr)  a bondi de 40% à 1,1 milliard d'euros, "une progression plus que  notable ", et son chiffre d'affaires de 8,4% à 5,6 milliards d'euros.

 Après avoir été enferré dans "un marché sur fond de crise économique" , le groupe peut se prévaloir d'une réelle reprise de ses fondamentaux, les bons résultats des différentes régies publicitaires intégrées de RTL Group comme  IP (Information et Publicité:ndlr) sont à l'origine de la progression notable de l'Ebita du groupe, "une progression supérieure de 10%" des "projections les plus optimistes"  des principaux analystes financiers. Il faut dire que les marchés publicitaires suivent  logiquement  la progression de la croissance économique, vecteur de la consommation dite endogène dans chaque pays ou sont présentes les filiales du groupe. Le groupe présent dans de nombreux médias européens retrouve ainsi une bonne santé, ayant tiré les conclusions de "la crise passée"  en opérant une certaine refonte de ses activités pour développer des synergies et finalement rendre ses principales filiales toujours plus en phase avec les attentes des actionnaires "dont la principale:  ... la maîtrise des coûts!" En juillet, RTL Group montre sa bonne volonté dans cet objectif par  l' annonce de la cession de la chaîne britannique Five, source de pertes...  Un ticket pour un montant de 125 millions d'euros!   M. Zeiler est clair: "continuer d'investir dans de nouveaux programmes, des nouvelles chaînes et dans ses activités en forte croissance dans les nouveaux médias"  On le sait lorgnant sur les chaînes de "l'ex rival" "ProSiebensat1", véritable attention des analystes que pour cette  opération "d'envergure"...  Le marché s'étant resserré, "il fallait développer un maximum de synergies", les analystes sont formels, fini le temps "des doublons inutiles".  C'est une logique qui aura profité à l'autre grand européen, le groupe TF1 qui serait le champion européen  "toutes catégories des synergies" selon les analystes, certains pensent justement que "RTL Group peut et doit encore faire mieux pour se préparer aux nouveaux enjeux de la future télévision" qui sera bien "en 3D!" Aujourd'hui seules certaines productions sont en 3D, cinéma, divertissements...  "mais d'ici à quelques très proches années", l'information le sera aussi! Une révolution qui va imposer des investissements "logiquement colossaux", et donc une nouvelle approche stratégique...

 La SES, (Société Européenne des Satellites:ndlr) également basée au  Luxembourg vient d'annoncer ses premiers réseaux en "3D exclusivement..." C'est dire que ce nouveau  marché "s'annonce comme la révolution". RTL Group se fait fort d'une gestion saine, en France M6 Group, une de ses plus importantes "filliales  prolifiques" annonce de très bons résultats notamment avec W9 "la petite soeur qui monte qui monte" dans un marché concurrentiel tendu par l'augmentation d'une offre toujours plus diffuse avec le basculement au "Tout Numérique" (dont Paris cette semaine:ndlr), c'est à dire "la TNT  qui explose littéralement tout le marché! (TNT:télévision numérique terreste:ndlr ). Le groupe TF1 "cohabite" avec - par exemple non exhaustif-   TMC (Télévision Monté Carlo:ndlr) et donc les filiales de RTL group avec aussi W9 du groupe M6, partageant "la vedette mais aussi la galette" du marché publicitaire de la TNT ...


Dernière minute: 

 Le gendarme allemand anti cartel de la concurrence a interdit vendredi 18 Mars 2011 la constitution par ProSiebenSat1 et RTL, les deux principaux opérateurs de télévision privés d'Allemagne, d'une plate-forme commune d'archivage de contenu en ligne. Cette décision "anti-cartel" remet en question les objectifs du groupe qui tentait en appel d'obtenir gain de cause. Les autorités semblent confirmer ainsi leurs premières réserves. 












Communiqué du groupe:
Source: RTL Group
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Friday, March 11, 2011

CLEARSTREAM/NYSE EURONEXT: Le congrés américain inquiet sur les fonds iraniens.

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     A Luxembourg, on sait depuis longtemps que les fonds iraniens présentent un risque pour la fusion...


C'est au restaurant que le sujet refait surface, mes amis de la place financière de Luxembourg ne cachent plus leur réelle inquiétude sur la tournure des évènements...

"Aux States, c'est le bordel, le congrès américain est secoué par une fronde en règle des républicains, on ne sait pas ou l'on va, mais on y va, c'est certain!"

En effet dans le cadre de ce qui est considéré comme la plus importante fusion réalisée à ce jour dans le secteur financier, de nombreuses voix s'élèvent pour que l'administration Obama s'intéresse sur les possibles futures relations commerciales de la Bourse de New-York. Les républicains et même certains  démocrates -dans la coulisse- ne veulent pas de liens avec le régime iranien et ses différentes entités...

Pour certains proches de l'affaire: "Inconcevable de pouvoir tenir une posture sur la scène internationale vis à vis de l'Iran est devenir un de ses prestataires financiers dans le même temps! De toutes les façons, celà serait contraire à nos lois et porterait atteinte à notre sécurité nationale, son esprit, ses objectifs... Notre Constitution!" Clament des membres du congrès qui sont très remontés contre l'administration Obama.

Car sur le papier, l'opération est  intéressante, créer la première bourse au monde en fusionnant Deutch Borse et Nyse Euronext ... dont l'efficacité n'est plus à démontrer.

M. Geithner est conscient de cette problématique, mais à l'évidence très embarrassé, préférant ne prendre aucun risque, il assure tout juste que le gouvernement serait à juste titre "très vigilant pour protéger les intérêts de la sécurité nationale" américaine dans cette fusion.

Mais il semble que la question soit plus complexe, selon la lecture faite par certains observateurs de la constitution américaine, certains experts juridiques n'excluent pas de voir le projet clairement capoter!

De quoi compliquer la tache de l'administration américaine Obama qui est une des premières a solliciter le conseil de sécurité des Nations Unies pour pouvoir intervenir directement sur les avoirs douteux des différents dictateurs en délicatesse du printemps arabe. Comment accepter de voir un jour "la bourse de New-York rattachée au Iraniens ,  ce que des juristes considèrent déjà comme une potentielle relation avec une entreprise terroriste?" Un paradoxe qui ne pourra pas être oublié dans les négociations en cours, les républicains n'excluent pas de profiter de cette brèche ainsi ouverte.

Un député républicain a posé un certain nombre de questions précises au représentant de l'administration Obama :


« N'êtes-vous pas inquiets de la perspective que la Bourse de New York soit détenue par une société censée entretenir des relations commerciales avec l'Iran ?


Il y a quelques controverses avec Clearstream quant au fait qu'elle fournirait des services financiers considérables à l'Etat iranien et donc à des entreprises iraniennes. De plus, au moins deux milliards de dollars de fonds iraniens détenus par Clearstream ont été gelés dans le cadre des efforts des familles de nos soldats, les Marines tués ou blessés dans l'attentat terroriste contre leur caserne à Beyrouth en 1983, pour obtenir réparation. » a dit M. Austria.

Le Wall Street Journal avait dès décembre 2009 mentionné qu'un tribunal de New York avait un an et demi plus tôt et ce dans le plus grand secret -déjà- gelé plus de  2  milliards de dollars. Les fonds  détenus par Clearstream , chambre de compensation qui intervenait pour  le compte de différentes entités rattachées au régime iranien,  dont des comptes de la banque américaine Citigroup.

Car pour Clearstream, opérateur de référence dans l'opération, la difficulté est double, en plus de devoir porter des garanties aux autorités américaines, elle va devoir selon certains observateurs "respecter ses contrats avec les Iraniens" et s'expose en cas de complications "potentiellement   de fait et inexorablement à un conflit d'intérêts juridiques que les juristes vont devoir parer, démêler...  La fusion est encore soumise à l'approbation des différentes autorités de la concurrence américaines et européennes". Ce qui devrait être fait sans grandes difficultés dès lors le quitus de bonne volonté affiché acquis, "...les intérêts de l'opération sont si importants pour les différents acteurs de cette partition!".

Pour de nombreux observateurs avisés, l'affaire risque de prendre une toute autre tournure quand l'opinion publique américaine va comprendre la relative "dualité" que représentera de fait l'opération de fusion.

Clearstream est une filiale de l'opérateur de bourse allemand Deutsche Börse NYSE. Avec Euronext ils ont annoncé mi-février leur volonté de fusionner pour former le premier groupe boursier mondial, composé des places de New York, Francfort, Paris, Lisbonne, Amsterdam et  Bruxelles. Des opérateurs de qualité qui semblent "comprendre que ce grain de sable iranien risque de porter un certain coup aux rouages de la fusion".

De son coté, l'administration Obama assure vouloir contribuer à porter toutes les garanties d'usage dans le processus.


Communiqué de presse Euronext relatif à la fusion:
http://www.euronext.com/news/press_release/press_release-1731-FR.html?docid=960707

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