Tuesday, November 22, 2011

Zone Euro/ France: Au Café du commerce, ça balance sur le triple A!

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 Discussions autour du triple A, "made in France".
           
Assis dans un café, on regarde la presse, puis on remarque qu'en France, le triple A "batterait donc toujours plus de l'aile". Discussions éphémères alors  que le président Sarkozy compte remèdier activement à la crise de la dette en s'attaquant à la fraude...
Le comptoir du café du commerce (le bien nommé) offre l'occasion toujours plus précieuse de glaner une conversation qui donne "l'autre  température" sur le triple A. Certes, ce n'est pas "du  Moody's", mais finalement, bien intéressant. Jugez par vous même:


Redressement

 Un client commente les dernières nouvelles fraîches: "Mais de quelle fraude parle-t'on? L'évasion fiscale? Les stars et leur exil? L'évasion des grandes entreprises qui par des montages toujours plus audacieux parviennent à déplacer les curseurs de l'équité?" Pas vraiment, en France, on s'attaquerait bien plus  à préserver le triple A par un ensemble de mesures qui feraient donc " la part belle aux sirènes d'un certain populisme."(...) "A vrai dire, charité bien ordonnée commence par..." Plus sérieusement, le président français est en campagne, on l'attend plus sur une capacité à préserver les fondamentaux d'une économie qui dispose de formidables atouts, "l'industrie, la recherche, l'innovation, les universités..." Car si un sentiment pointe dans le débat actuel de la France, c'est bien "le nouveau modèle d'une bataille" (...) "celui  contre "la triche", et quitte à cibler, autant commencer par "un nouvel éloge de la lutte contre la fraude", une vieille habitude qui "pointerait toujours  en période de crise". Alors sur cet "éventail", il y a bien des "grands fraudeurs qui passent au travers des mesures de ce gouvernement, ceux qui jouissent d'une protection que d'aucun jugera "hors normes". (...) D'ailleurs, "Les loups ne se mangent pas entre eux!" Rassurons-nous,  on s'attaque "aussi" à madame Bettencourt "avec son redressement record de 78 millions d'euros", mais on  se rependrait  "bien moins" sur son choix "courageux" d'être ainsi "restée vivre en France, et de n'avoir jamais été de ceux qui "campent" sur le mont "Colony" en Suisse." Plus sympathiquement, la France s'attaque au système D, "celui d'une géométrie très variable", en réalité on semble avoir  bien plus de tolérance sur toutes les grandes fortunes "Made in France" , madame Bettencourt deviendrait "un élément de langage pour ce gouvernement!" On ferait bien vite l'impasse "sur son choix qui n'est pas celui de la majorité de ceux qui pratiquent l'évasion fiscale" que certains considèrent -encore- logiquement " comme optimisation fiscale..." Et puis, il y a le "petit" fraudeur, qui pour joindre "les deux bouts" (ceux de l'extrême droite et de l'extrême gauche?)  se retrouve dans la ligne de mire de cette campagne électorale si bien engagée sur la question salutaire "du retour à la croissance". Alors un "économiste en herbe", ministre de ce gouvernement serait venu il y a quelques mois avec ses vérités, pour expliquer que "le triple A" de son pays serait aussi  sauvé "si son gouvernement" s'attaque enfin à "un tel objectif, ...si ambitieux!".


Humain

Pendant ce temps, "Moody's recadre, encadre la France sur ses objectifs pour un retour gagnant... vers la croissance!"   "Fameux Triple A" qui loin des polémiques parisiennes, ne serait donc  "que le curseur  des vérités qui s'empilent à mesure que le risque d'une rétrogradation pointe", pointe... "dans les débats!" (...)   "De bonne guerre, le débat politique est ainsi fait", il s'accommode "d'aucune économie sur un ensemble de vérités! "Toutes bonnes à dire..." Plus sérieusement on semble préférer un président Sarkozy qui "convoque les pontes du Groupe PSA, (Groupe de construction automobiles français, Peugeot Citroen) capables d'annoncer la suppression de 4500 emplois en France!" Mêmes pontes qui font l'audacieuse annonce "d'une création d'usine en Chine pour 6000 emplois!" Là aussi, de bonne guerre, "Il faut aussi vendre nos bagnoles... là bas!" Hauteur de vue d'esprit pour réalisme économique d'une mondialisation dont la valeur d'ajustement ne serait devenue? "que l'humain.."

Démago

Car, "Pas facile le job de président", celui qui courageusement  "S'est attaqué à l'évasion fiscale, (...)  "Ben ouais, qui peut se prévaloir d'avoir listé les paradis?" "Si ce n'est notre président?" (...) "Mouais, mais bon, les paradis fiscaux, ils sont encore là, et puis chacun est libre de vendre son âme au diable,  le président ne peut pas tout!" (...) Un brin fataliste? "Pas du tout, mais si vous regardez Hollande, "la France sera bien l'autre pays du fromage!" (...) "Comment ce type va remplacer le nucléaire? Donner du travail à tous ceux qui vivent de ce choix?" (...) "Et puis 60000 profs en plus, ça coûte?(...) Comment veux-tu que les agences de notation (Moody's?)  soient rassurées avec de telles annonces?" (...) "Oui, c'est vrai, et si on demande aux députés de montrer l'exemple, silence radio!" (...) " Tu as vu, ils ne veulent pas baisser leur indemnité, eux!" (...)  C'est bizarre quand ils doivent passer à la caisse, c'est démago! Mais si nous, on refuse, c'est pas normal pour un peuple qui se doit solidaire! Etrange?" Un autre interlocuteur s'invite: "C'est pas ce genre de mesures qui sauveront notre triple A, tu le sais bien, alors..." "En attendant notre triple A, c'est n'importe quoi, faut pas avoir fait l'ENA! Tu peux mettre une croix dessus, en janvier ou février, il ne sera plus là! Comment veux-tu, sans plus aucune industrie, regarde moi ça (il montre le journal et vise un article) "Encore un plan social, eux, ils s'en foutent déjà du triple A!" (...) "Et la Marine (Lepen, leader de l'extrême droite française), elle veut nous sortir de l'Euro, ...encore une sacrée connerie!" "Pas grave, à ce rythme on en sortira tout seul, ...comme des grands!" Une personne rejoint la conversation, "Arrêtez, on peut s'en sortir, regardez les Grecs, on a rien à voir avec la situation de leur pays!", ce qui ferait notre faiblesse, "C'est la fronde des spéculateurs! La loi des marchés! Sarkozy va encore montrer que la France a de la ressource!" "Ouais, trois fois plus.." On s'interroge, un ange passe... Et puis:  "Oui, trois fois A!  Il précise... Laissez moi rire, ou plutôt pleurer en paix! Tout fout le camp, on sera donc passé du bouclier fiscal en passant par la tva à 5,5, au  fameux travailler plus pour gagner plus et au redressement de Bettencourt dont on nous assurait qu'elle donnait du cash à qui vous savez!" Et maintenant, cerise sur le gâteau, on nous les casse avec le triple A!" 

Ouf

Autant dire que ce genre de conversation est bien l'édifiante démonstration de l'ambiance qui s'installe en France. Le gouvernement français annonce vouloir prendre la mesure de la participation qui se joue, fondamentalement, la récente sortie de l'agence Moody's fait force d'un effet dévastateur dans l'opinion publique. C'est le moins que nous puissions dire...  Mais elle est d'autant plus alarmante rajoutée aux propos de l'agence du trésor: L'Agence France Trésor, qui vient tout juste de lever les emprunts utiles à la maison France, -ouf-  Mais ne manque pas de signaler l'inconfort du triple A de la France, sort bien différent des autres "triplettes". Relativisant sur la fronde médiatique qui donnerait en jouant de certaines confusions "trop bonne presse aux marchés" avec un rôle qui serait jugé "à tort" comme bien trop prédominant ... A suivre






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