La Grèce divise toujours la Zone euro!




La Grèce focalise toutes les attentions...


Depuis des semaines, la rumeur se propage, le succès du plan de sauvetage de la Zone euro sera  bien tributaire de la santé des banques européennes! Alors que la Grèce se perd dans des effets d'annonces toujours plus scabreux, les inquiétudes liées à  l'économie Grecque ajoutent à l'ambiance troublée de cette rentrée. "Quand le F.M.I annonce que les principales banques européennes exposées à la dette de la Grèce (mais pas uniquement) doivent se recapitaliser, on peut s'attendre au pire! Le second plan de sauvetage financier pour Athènes (décidé le 21 juillet pour un montant de près de 160 milliards d'euros) risque de s'avérer bien insuffisant pour sortir de la crise l'ensemble de la Zone euro. L'économie Grecque bat de l'aile, donnant toujours plus de sens aux économistes qui ne manquaient pas de souligner le risque inhérent d'une trop grande austérité! Celle qui casse toutes les chances de voir en Grèce une évolution de la situation. Le moral des principaux acteurs de l'économie locale est au plus bas, ceux qui portent les plus grands espoirs sont clairement enferrés dans les incertitudes de l'évolution du plan de sauvetage..."

"Beau fixe"

Pour l'heure, c'est le calendrier qui fait toujours l'objet des plus vives inquiétudes. "On sait que l'attente du versement d'une sixième tranche et l'adoption du second plan par les différents parlements nationaux des pays actionnaires inquiètent." (...) "Certains imaginent des réticences ou des complications de ces mêmes parlements, il faut que la Grèce s'arme de patience, exercice loin d'être évident dans le contexte particulier qui voit la Zone euro toujours engluée!" . Les récentes sorties sur un rapport de contrôle budgétaire grec rapportaient que la dette du pays serait clairement "hors de contrôle", de quoi amplifier la préoccupation au niveau local, mais pas seulement. Le gouvernement s'est voulu rassurant en temporisant cette annonce "jugée très maladroite et incomplète..."  Pour la Troïka (Union Européenne, Fonds monétaire international et Banque centrale européenne), la mission de contrôle des comptes publics grecs se poursuivra, elle devrait permettre de définir le cadre propice pour l'obtention à la nouvelle tranche. "Une mission qui doit intégrer tous les nouveaux facteurs de l'économie du pays tout en prenant la juste mesure des incertitudes qui pèsent. Les derniers chiffres de l'économie ne sont pas vraiment optimistes..." Un plan de privatisation qui manquerait de "ressort, mais disposant toujours d'un bon potentiel!". Bien que les discussions soient au "beau fixe", contrastant avec les annonces lues dans la presse européenne, la troïka  a quitté Athènes vendredi  "tout en accordant 10 jours au gouvernement pour pouvoir continuer sereinement  le plan des réformes structurelles,  le laissant ainsi terminer le préparatif du budget 2012", les auditeurs de la Grèce ont passé une semaine "à éplucher les comptes et à chiffrer les efforts acquis" et donc ceux à faire pour réduire les dépenses et sa dette publique...

La Troïka précise  dans un communiqué des "progrès satisfaisants" dans les discussions, soulignant avoir "provisoirement quitté Athènes" pour "permettre aux autorités de terminer leur travail technique" lié "au budget 2012 et aux mesures structurelles de renforcement de la croissance".La troïka "reviendra bien dans 10 jours" quand "le projet de budget sera prêt" a confirmé le ministère des Finances, Evangélos Vénizélos évoquant lui aussi un "bon climat de coopération"... Sur les carences identifiées par les experts, le ministre précise: " II s'agit moins d'un dérapage des dépenses - dont l'objectif devrait être quasiment tenu - que d'une amplification de la récession qui réduit d'autant les rentrées."

Garanties

Mais, pour de nombreux analystes, c'est bien le rôle  des effets d'annonces sur les garanties qui risquent de venir plomber les efforts des partenaires. "On ne pouvait souhaiter pire effet, la Finlande, s'est engouffrée dans une logique qui a ravivé les dissensions au sein de la zone euro, de nombreux pays s'indignant de ce type d'arrangement bilatéral! Cet accord trouvé mi-août entre Helsinki et Athènes, dans le cadre même du second plan d'aide au pays, s'avère comme une porte ouverte pour l'ensemble des états sur la question des garanties exigées en contrepartie de ses mêmes prêts..."

Recapitalisation

Certains états annoncent "ne pas vouloir ajouter un poids supplémentaire à la Grèce en lui imposant des garanties autres que celles que requière l'équité" entre états responsables et solidaires. "Il serait temps de donner une considération autre à cet état qui ne pourra à lui seul, porter, toutes les erreurs qui se font jour par la crise de la dette en Zone euro!"(...) "Le second plan d'aide devrait suffire pour laisser la Grèce hors des marchés plus longtemps que prévu". Depuis la crise en Zone euro, des initiatives, comme "la règle d'or" se font jour, la maîtrise des dépenses publiques est la priorité de nombreux états "au delà des clivages!". "La Zone euro doit travailler sur une logique de croissance globale, les attaques dont elle fait l'objet ne sont pas étrangères à l'incertitude qui pèse sur les marchés!"  Le deuxième plan d'aide à la Grèce ne sera viable qu'avec une participation de 90% des établissements créanciers du pays. Ils ont jusqu'à la semaine prochaine pour faire connaître leurs intentions. Christine Lagarde, directrice générale du Fonds monétaire internationale estime que "si les banques du Vieux continent inscrivaient à leur bilan les obligations des États de la zone euro à la valeur de marché, leur fonds propres chuteraient de 10 à 12%, d'où un besoin urgent de recapitalisation", ce que recommande le F.M.I . Cette annonce intervient alors que les États européens n'ont pas encore validé le nouveau plan de soutien à la Grèce à travers le renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF), il faudra bien un nouveau projet qui tienne compte des dernières évolutions économiques...  A Suivre.







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