Sunday, August 7, 2011

Zone Euro/ Etats-Unis: Un G20 pour enrayer la crise mondiale de la dette?

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Un G20 pour enrayer la crise de la dette?

Depuis quelques jours, bien malin sera celui qui pourra comprendre la stratégie qui se profile. D'un côté les européens, "englués dans la crise de la Zone Euro", et de l'autre, les États-Unis, qui vivent des heures toutes aussi douloureuses avec la même problématique de la dette. Au milieu, "Standar's and Poor qui vient nous dire tout le bien qu'elle pense de la gestion de la crise ouverte entre démocrates et républicains, leur capacité notoire à mettre l'intérêt général en avant..."

 En Europe, après le plan orchestré "de mains de maîtres" le 21 juillet, la confiance des marchés est toute aussi relative. Les effets d'annonces sont sans effets, "ils instiguent un climat de défiance sans précédent". Nicolas Sarkozy a bien tenté donner un signal fort avec l'entremise d'Angela Merkel, un communiqué "Franco-Allemand" qui nous confirme que la chancelière se tourne d'autant plus vers la Banque centrale européenne après avoir souhaité l'implication du secteur privé, ce que certains économistes jugent comme une erreur . Banque centrale européenne qui se voit chargée de prendre des positions sur le second marché , "devant acquérir massivement de la dette italienne, pour assurer l'intermittence jusqu'à la mise en application effective du plan de sauvetage européen". De bonne guerre que cette posture technique, mais le problème qui persiste dans cette nouvelle séquence réside toujours dans la contagion qui s'installe. Nouvelle crise boursière internationale alors que les européens étaient pressés par les États-Unis de mettre tout en oeuvre pour sortir de cette spirale.

Un bien mauvais concours de circonstance qui vient donc balayer tous les récents efforts des dirigeants européens. "La situation des États-Unis qui viennent de relever le plafond de verre de quelques 2500 milliards de dollars ne changera rien au scepticisme grandissant des marchés."

En Europe, certains économistes commencent à dire ouvertement que sans un plan global, "la catastrophe maintes fois annoncée, risque de s'imposer au réalisme de tout à chacun."  Les fondamentaux de l'économie mondialisée s'invitent plus que jamais dans cette nouvelle séquence.

Logiquement, certains observateurs imaginent un plan global dans la continuité des précédents opus du G20, "On voit bien que les effets de la crise de 2008 sont à l'origine des principales carences qui se font jour, des progrès notables mais hélas cruellement incomplets! Les pays émergents, dont certains frôlent toujours plus la surchauffe,  ajoutés au manque de réformes efficientes sur la gouvernance mondialisée, sont autant de difficultés clairement identifiées. Les modèles macroéconomiques et l'impact des déficits publics comme ceux de la Zone euro et des États-Unis imposent aux dirigeants des principales puissances de prendre des mesures efficaces." Dans l'ensemble il y a eu des progrès dès le sommet de Londres en 2009, aujourd'hui les pays émergents  renvoient les puissances  historiques à leurs responsabilités respectives. Au premier rang  les Européens pour s'être accommodés d'états capables de masquer la situation catastrophique de leur endettement, et les États-Unis pour s'être écartés comme jamais d'une logique porteuse de croissance.

Maintenant," il faut s'attendre à un emballement et donc en une perte de confiance des marchés", ceux qui sont confrontés à leur pire ennemi, "la peur!" Clamait un chef économiste d'une  grande banque américaine. L'irrationnel risque de prendre le pas sur les facteurs logiques des fondamentaux de l'économie... A suivre.


Pour compléter votre information:

Le communiqué de la BCE
Source: Banque centrale européenne (Francfort Allemagne):


PRESS RELEASE

7 August 2011 - Statement by the President of the ECB



1. The Governing Council of the European Central Bank (ECB) welcomes the announcements made by the governments of Italy and Spain concerning new measures and reforms in the areas of fiscal and structural policies. The Governing Council considers a decisive and swift implementation by both governments as essential in order to substantially enhance the competitiveness and flexibility of their economies, and to rapidly reduce public deficits.

2. The Governing Council underlines the importance of the commitment of all Heads of State or Government to adhere strictly to the agreed fiscal targets, as reaffirmed at the euro area summit of 21 July 2011. A key element is also the enhancement of the growth potential of the economy.

3. The Governing Council considers essential the prompt implementation of all the decisions taken at the euro area summit. In this perspective, the Governing Council welcomes the joint commitment expressed by Germany and France today.

4. The Governing Council attaches decisive importance to the declaration of the Heads of State or Government of the euro area in the inflexible determination to fully honour their own individual sovereign signature as a key element in ensuring financial stability in the euro area as a whole.

5. It equally considers fundamental that governments stand ready to activate the European Financial Stability Facility (EFSF) in the secondary market, on the basis of an ECB analysis recognising the existence of exceptional financial market circumstances and risks to financial stability, once the EFSF is operational.
6. It is on the basis of the above assessments that the ECB will actively implement its Securities Markets Programme. This programme has been designed to help restoring a better transmission of our monetary policy decisions – taking account of dysfunctional market segments – and therefore to ensure price stability in the euro area


European Central Bank
Directorate Communications
Press and Information Division
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Tel.: +49 69 1344 7455, Fax: +49 69 1344 7404
Internet: http://www.ecb.europa.eu

Reproduction is permitted provided that the source is acknowledged.


Le communiqué Franco-Allemand:
Source: Présidence de la République (Paris France)

Le Président de la République et la Chancelière allemande réitèrent leur engagement de mettre en œuvre pleinement les décisions prises lors du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de la zone euro et des institutions européennes le 21 juillet 2011.

En particulier, ils soulignent l'importance qu'ils accordent à ce que les autorisations parlementaires concernant ces décisions soient obtenues rapidement dans leur deux pays avant fin septembre.

Ils accueillent favorablement les décisions prises en Italie et en Espagne visant à accélérer le redressement des finances publiques et à améliorer la compétitivité. En particulier, l'objectif des autorités italiennes de parvenir à l'équilibre budgétaire avec un an d'avance est d'une importance fondamentale. Ils soulignent qu'une mise en œuvre rapide et complète des mesures annoncées est essentielle pour restaurer la confiance des marchés.

Comme cela a été décidé le 21 juillet 2011, l'efficacité du FESF sera améliorée et sa flexibilité accrue en lien avec des conditionnalités appropriées, en particulier au travers des instruments suivants : programme de précaution, financement de la recapitalisation des établissements financiers et intervention sur le marché secondaire sur la base d'une analyse de la BCE constatant l'existence d'une situation exceptionnelle sur les marchés financiers et de risques pour la stabilité financière et sur la base d'une décision prise d'un commun accord par les États participant, afin d'éviter la contagion.

En ligne avec les décisions du 21 juillet, la France et l'Allemagne sont confiantes dans le fait que l'analyse de la BCE constituera le fondement approprié pour des interventions sur le marché secondaire dans la mesure où elle contribuera à déterminer le cas où il existe un risque pour la stabilité financière de la zone euro dans son ensemble

L'intervention de M.Barack Obama,
président des Etats-Unis:
Source: White House (Washington U.S.A)



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