Friday, May 20, 2011

Dominique Strauss Kahn, une affaire de vérités.

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Dominique Strauss Kahn
                                                                 


On le sait tous, la récente décision du juge du tribunal de New-York  n'est pas de nature à rassurer tous ceux qui "...l'interprètent comme  le premier signe d'une possible victoire!"

Elle pose les bonnes questions à  qui s'imposera une certaine hauteur de vue. Il est clair que cette première victoire perçue  n'est  qu'un relatif succès d'estime! Prioritairement pour qui s'en accommodera, "...mais en rien le signe d'un renforcement d'une thèse par rapport à une autre!"

Premiers points

La défense marque incontestablement ses premiers points, mais il nous faut continuer à faire force de prudence sur toutes les conclusions qui "se font jour... dans les médias!" Le procureur compulse aussi ses premiers points en voyant sa thèse renforcée par le jury populaire qui "...exige l'exercice entier de la justice en inculpant formellement Dominique Strauss Khan de quelques  ...sept chefs d'accusation!"

Dominique Strauss Kahn vient de bénéficier d'aménagements qu'il nous faut relativiser, les contraintes qui s'y rapportent sont telles, que bien malin sera celui qui pourrait conclure en une faveur. 
Le procureur de la cour du tribunal de New-York sait trop bien que les charges qui accablent Dominique Strauss Kahn lui laissent "une certaine longueur d'avance".

Il "réserve" logiquement ses éléments compulsés avec méthode pour le duel qui donnera toute l'ampleur de l'affaire.

Assurément et avec une grande précipitation, certains le trouvent "sans réelle expérience pour ce genre d'affaires!"  face aux avocats de la défense, jugés comme "vieux routiers" des prétoires...  Conclusion hâtive et sans fondement, un procureur déterminé peut déplacer des montagnes à mesure que le dossier avance.

Border line

Ce qui ressort en terme de sentiments perçus sur cette affaire, et s'est en général  la conclusion qui s'impose à certains observateurs de la justice américaine, à mettre donc prioritairement au conditionnel: un enchaînement de faits à préciser dans un laps de temps extrêmement court, situation propice à tous débordements hors contrôle. Le fameux "border line"...  Une situation laissant place à toutes les formes d'excès portés par différents éléments du comportement humain, l'excès de confiance, la panique, la peur...  Cette interprétation qui peut être erronée d'une situation, la disproportion de l'évaluation personnelle d'une situation et de certains faits précis...  Précisons que ce point de vue n'est en rien la règle absolue, mais bien un sentiment porté par les quelques rares éléments disponibles finalement en rien définitifs. Une peur qui se peut être aussi la résultante de faits suffisamment précis que la justice marquera par les éléments portés au dossier, irréfutables si accablants, contestables si approximatifs... Très certainement contestés si logiquement contestables.


Egards
Il serait injuste de privilégier une thèse par rapport à une autre, les commentaires s'emportent pour faire valoir des arguments qui sont autant de possibilités à mettre prioritairement au simple rang de simples éventualités. La justice doit faire son oeuvre dans un climat apaisé et serein. Il y va de la qualité de cette mise en état du dossier, chaque partie devant bénéficier des mêmes égards due à la présomption d'innocence. Il est choquant de voir tous ceux qui font abstraction de l'histoire même de la justice, qui regorgent de précédents suffisamment graves par la genèse acquise des dossiers. Depuis le début de cette affaire, tout et son contraire se dit. Des faits troublants s'ajoutent, se contredisent, renforcent ou annulent une thèse par rapport à l'autre.

Vérités

Il est évident que les gens ont le besoin, comme de pain, d'avoir des héros bons ou mauvais, des victimes à admirer, et ce depuis la nuit des temps! Les douleurs respectives  des deux personnes liées par cette affaire et sans oublier celles de  leurs proches sont bien souvent le dernier élément réel de préoccupation de ceux qui nourrissent le débat malsain qui entoure cette affaire. L'être humain est ainsi, désireux de s'arroger le droit à la vérité, alors que la justice doit bien confronter toutes les vérités.

Souhaitons que cette affaire, soit une chance pour la justice et le respect qui lui est due. Notre rédaction s'est intéressée à Dominique Strauss Kahn, brillant économiste et finalement homme politique français de renom, elle se fait un devoir de ne jamais considérer  la présumée victime comme une personne secondaire, bien au contraire, il faut, tous ensemble, faire ce travail d'équité, sans équivoque, respectant sans aucunes limites l'égard qui lui est due au même titre que monsieur Dominique Strauss Kahn. La meilleure façon de faire preuve de ce respect est bien de laisser la justice oeuvrer dans le cadre de sa mission salutaire, son rôle pour la société. A suivre...









Photographie: Tous droits réservés.
Auteur: Didier REMER