Saturday, April 9, 2011

Suisse/affaires Madoff: Action du liquidateur contre Pictet et Safra pour 216 millions de dollars!

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         Les deux institutions genevoises se sont-elles rendues coupables d'actes délictueux?



Jeudi, New-York, tribunal des faillites, le liquidateur des affaires de Bernard Madoff , Irving Picard intente une action contre les deux institutions genevoises que sont J.Safra. et Pictet&amp Cie.

Depuis,  l'ambiance risque de devenir légèrement plus tendue dans les services juridiques des deux institutions qui sont plus connues pour leur rigueur et une certaine philosophie qui "devait  les préserver d'une réputation qui semble trés éloignée d'un Bernard Madoff et de ses turpitudes dignes de l'escroc du siècle..."
 
A Genève mais aussi à Luxembourg, "On ne parle plus que de cette annonce qui fait trembler les murs... d'un certain silence!".

Car pour certains observateurs, "Un secret de polichinelle alors que pour d'autres, une interprétation pleine de confusions qui trouveront des explications..." (ambiance).

Pour le liquidateur judiciaire des affaires de Bernard Madoff, point de doute,  il semble que le temps des réponses est acquis, il éxige le versement de 216 millions de dollars par les deux établissements! Il reproche aux deux institutions d'avoir eu connaissance de la fraude de Bernard Madoff et d'une certaine façon "d'y avoir trouvé leur compte" en empochant quelques 156 millions de dollars pour Pictet et 60 millions de dollars pour Safra et ce "en alimentant" de fait les fonds de l'escroc américain Bernard Madoff. Irving Picard n'est pas du genre à se laisser "conter fleurette", fort d'arguments juridiques "blindés" il avance tel le chevalier blanc qui se doit d'accomplir sa mission "sans état d'âme et...   avec conscience!  Une conscience -assurément- trés professionnelle!

Car l'homme "connaît bien le job!" Il avait déjà porté plainte contre des banques "grandes pointures" comme UBS, JPMorgan Chase, Citibank,  et HSBC. A Genève, il s'en était également pris au groupe Union Bancaire Privée (UBP). En décembre dernier, il avait obtenu de la banque un accord aux termes du quel UBP devait "passer à la caisse" pour  un montant de presque 500 millions de dollars, rien que ça!  Autant dire "qu'un certain effet domino semble à nouveau pointer", et à Genève, on cache que trop difficilement "ses inquiétudes", certes,  dans la coulisse, mais on sait aussi "que la raison l'emporte toujours!"... "Telle la bulle d'eau enferrée au fond du lac, un jour ou l'autre, elle remonte à la surface, parfois avec un effet geyser!" L'humour suisse tient bon! Comme les nombreux clients floués de Madoff qui veulent -eux aussi- des réponses! 

La plainte déposée contre Pictet vise également le CEO de Pictet Asset Management, monsieur xxxxxxxxxxxxx. Dans une prise de position écrite transmise à l'ATS, puis à notre site Finance Offshore (nous ayant demandé de soustraire le nom du CEO, notre site lui ayant proposé   -un droit de réponse... - et donc d'explications motivées pour nos lecteurs!),  la banque rejette en bloc "les allégations formulées à son encontre". Elle compte s'opposer à cette action par tous les moyens à sa disposition, indique-t-elle promptement et logiquement pro-activement... La raison, trés certainement  "des enjeux qui sont colossaux!" en plus des simples questions d'honneur et de réabilitation au sens trés juridique du terme.Un devoir de sérieuses explications s'imposera pour une clientèle qui à présent, risque bien de croire un peu moins  "en un trés -mauvais-  poisson d'avril!".

«Ces investissements ont été entièrement réalisés à l'initiative de clients de Pictet eux-mêmes ou de leurs conseillers externes, explique l'établissement. Le rôle de Pictet s'est limité à celui de dépositaire des actifs des clients. Nous n'avons jamais sélectionné ni recommandé un fonds associé à Madoff.» Un certain "déjà vu" qui ne laissera pas indifférent aux Etats-Unis...

De son côté, Safra semble adopter une stratégie de défense plus en phase avec ses fondamentaux, elle s'est murée vendredi dans -un certain- silence. Mais doit trés certainement "prendre conseil"...

"D'une façon générale, la prudence s'impose, les interprétations sont différentes en Suisse et à New-York, UBS est un  -triste-  exemple en la matière!" Nous soufflera un ami suisse qui ne croit pas que la partie s'annonce facile pour les deux institutions genevoises. Pourtant c'est une annonce qui risque d'être lourde de conséquences en terme d'image, car les deux banques jouissaient d'une relative quiétude portée par des valeurs morales et déontologiques mais surtout éthiques souvent citées en contre exemple des autres institutions locales qui "sont déjà passées à la caisse!". Gageons que les deux institutions pourront confirmer toutes ses valeurs qu'une autre morale, celle de la justice,  pourrait peut-être faire mentir.
Le liquidateur reprochant bien  à ces banques "d'avoir eu connaissance de la fraude de Bernard Madoff", selon l'énoncé de la plainte déposée jeudi au tribunal des faillites de New York. A suivre...


Notez bien: Sur requête de la banque Pictet, et la décision interne du rédacteur en chef du site Finance Offshore intervenue le 13/04/2011, le nom du CEO de Pictet est retiré de tous les articles relatifs à l'affaire portée devant le tribunal des faillites de New-York.


Source: New York Times/ Médias Suisses Divers
Photographie: (Bernard Madoff) Tous droits réservés
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