AFFAIRE KARACHI GATE: La valise de fonds remonte à la surface!

        Le président Nicolas Sarkozy avec les familles des victimes de l'attentat de Karachi.




Croire en la France


On le savait, la campagne d'Edouard Balladur aura bien été un exemple en matière de qualité de perception des dons militants...  Véritable machine de guerre, la campagne des dons du candidat Balladur est un exemple de tous les superlatifs. Tous ceux qui un temps jadis s'étaient lancés dans cette campagne pourront vous le confirmer, les meetings politiques de la messe électorale étaient donc des plus fructueux. Imaginez, toutes ses bonnes âmes qui laissèrent des dons manuels "sans compter" en contrepartie d'un tee shirt ou toutes autres gadgets...   ""500F, le tee shirt, 500F le stylo, 500F le pin's... -?-"" effort bien modeste, vous en conviendrez...  Pour un simple militant qui n'a que pour ambition de "Croire en la France"! (slogan de campagne:ndlr).

Une générosité qui impose le respect, car même si aujourd'hui, un porteur de valises veut venir nous dire qu'il ne s'explique toujours pas l'origine de toutes les "menues-coupures", on ne pourra que se ranger derrière l'analyse proposée par la défense de l'ancien candidat... Donc tous en coeur: "...pures allégations!"  Devrait-on pour autant conclure à l'aveuglement d'une personne en plein fantasme, ou voir une personne qui sent l'heure de certains remords pointer dans l'agenda inexorable d'une vérité qui pointera bientôt son nez?

Justement: "La vérité est comme une valise pleine de billets, un jour ou l'autre elle remonte à la surface" me disait encore un ami bien inspiré voici déjà deux années.

Pourtant l'affaire du Karachi Gate, c'est avant tout l'histoire de vies brisées sur un certain autel, vous savez celui des vanités, celles que portent en eux certaines personnes avides, toujours plus intéressées par l'intérêt particulier que cet intérêt général.  Celui  que la raison commande pour qui, par exemple, souhaitera représenter l'esprit de notre république, ses fondements, ses valeurs... Un paradoxe vous en conviendrez!

Car ne l'oublions jamais, les victimes de l'attentat de Karachi (voir nos différents articles en référence) sont aussi celles de la maison France, ressortissants expatriés d'un service commandé pour une mission au nom de l'état français! Celui d'un contrat d'une vente d'armes, trois sous-marins "Agosta", produits d'appel de la DCN (Direction des Constructions Navales Internationales de l'état français) . Cette même maison France qui se perdrait  malheureusement dans un certain lot commun sans compter sur la détermination de certains juges dont le courage et la ténacité sont le meilleur rempart pour faire obstacle au possible et hélas trés compréhensible découragement de certaines de  ses familles des victimes qui bataillent, bataillent...

Aujourd'hui, Ils sont toujours plus nombreux à se porter au portillon de la repentance...  Faut-il y voir une nouvelle donne se profiler dans l'avenir politique de la France?  Des sondages portent l'estocade aux idées reçues sur certaines certitudes, et donc ici ou la, des personnes commencent à s'affoler, car les dossiers vont remonter à la surface à mesure de l'avancée de cette campagne présidentielle qui s'approche à grands pas.

Aujourd'hui, l'actualité nous met en perspective deux acteurs de cette partition, un  habitué du dossier, et une autre personnalité, plus modeste, qui vient vous confirmer nos principales inquiétudes...

L' ami Ziad


Quelle étrange actualité, alors qu' "un de nos fidèles acteurs de l'affaire", Ziad Takieddine se fait interpeller à l'aéroport du Bourget avec quelques 1, 5 millions d'euros, de retour "d'une rencontre" avec le dictateur Kadhafi la semaine passée... Oui chers amis,  des personnes ont cette capacité de fidélité en amitié! Monnaie d'échange? Simple compensation "technique" pour mission accomplie? Faux frais pour déplacements? ... L'imagination est sans borne.
Rencontre alors même que le fils de Kadafhi nous expliquait que Sarkozy était -bien- l'ami de son père, et s'étonnait de voir "le changement entre courbettes (contrats... :ndlr) et ce qu'il explique comme devenu...  de lâchage en lynchage..." Le père conclura -finalement- à une ingérence de la France dans "ses affaires" et seulement...  Mais notre ami Ziad dans tout cela, quelle place tient "le négociateur hors pair" dans cet échiquier dont Kadhafi aime penser rester le maître incontestable du jeu? Échec et mat pour qui donc? De ce point précis, FINANCE OFFSHORE vous donnera des nouvelles très bientôt.

Mais revenons à notre valise, vous savez celle qui refait surface...

Porteur de valises


Entendu par la justice dans l'affaire Karachi,  un ex-membre de l'Association de financement de la campagne de l'ex-premier ministre explique dans "Le Parisien" (grand quotidien français)  son travail au sein de la cellule de trésorerie et ses doutes quant à l'origine des fonds collectés, venant ainsi confirmer les doutes du très officiel trésorier de la campagne d'Edouard Balladur, monsieur René Galy-Dejean. Cette fois,  Alexandre Galdin, ancien membre de l'Association de financement de la campagne d'Edouard Balladur (Aficeb), proche collaborateur à l'époque de Galy-Dejean, explique dans Le Parisien de dimanche son "travail de porteur de valises" comme cité dans l'article.
L'homme, explique le journal, avoir été entendu comme témoin le 25 février dernier dans le volet financier de l'affaire Karachi, instruit par le juge van Ruymbeke. La justice s'interroge en effet sur l'existence d'éventuelles rétro commissions liées à la fameuse devenue fumeuse vente de sous-marins au Pakistan qui auraient été destinées au financement de la campagne présidentielle de l'ex-premier ministre.

Il précise dans le Parisien:

«Tous les trois jours environ, raconte cet homme, j'allais déposer de l'argent en liquide, dans une mallette, au Crédit du Nord». «En tout, entre le 13 mars et le 24 avril, j'ai dû procéder à 22 dépôts (...). Cela pouvait aller de 100.000 à 500.000 Francs maximum (15.000 à 75.000 euros environ)». Alexandre Galdin ajoute qu'il ne connaissait pas l'origine des fonds. «Je pensais alors qu'il s'agissait de fonds secrets de Matignon. Tout le monde, au QG, le subodorait», dit-il.



Au matin du 26 avril 1995, poursuit Galdin, «nos bureaux étaient recouverts de dizaines de hautes piles de billets de 500 F. «Qu'est-ce que c'est ?», ai-je demandé. La réponse qu'on m'a faite, en substance, c'était : «Ne pose pas de questions»». «Cette fois, le volume d'argent était tel que ce n'est pas une mallette mais une valise (…) que j'ai apportée à la banque», explique-t-il, estimant à «peut-être 3 millions de Francs», le montant de ce dépôt. Ce jour-là, le trésorier de la campagne Balladur, René Galy-Dejean, l'accompagnait à la banque, dit-il.


Allégations

Pour l'ancien candidat Balladur, ce ne sont que des «Allégations infondées», au même titre que celles de René Galy-Dejean... Qui lui avait été entendu le 15 février avec le statut de témoin assisté par le juge van Ruymbeke. René Galy-Dejean avait de son côté fait état d'un dépôt en espèces de 3 millions de Francs le 26 avril 1995, selon son procès-verbal d'audition, cité par "Le Monde" et "Médiapart". Mais avait aussi affirmé ne pas pouvoir expliquer un versement de 7 millions de Francs en faveur du candidat battu en 1995. Au printemps 2010, le quotidien "Libération" avait fait état d'un document récapitulant un versement de 10 millions de Francs (1,5 million d'euros) dans la même agence du Crédit du Nord ce même 26 avril.


Édouard Balladur juge toujours «parfaitement infondées» les allégations d'un financement politique occulte. Ses comptes de campagne ont d'ailleurs été "validés par le Conseil constitutionnel" aime t'il préciser...

Conseil Constitutionnel qui laisse encore planer un grand doute par la teneur même de certains débats internes relatifs aux comptes du candidat. Dans Le Parisien, interrogé sur la possibilité que ces fonds importants proviennent de meetings ou de quêtes, comme l'a affirmé l'ex-premier ministre, Alexandre Galdin réfute : «C'était impossible. Les explications d'Édouard Balladur, à cet égard, sont évidemment mensongères».

C'est dire que le climat se dégrade entre Edouard Balladur et certains "compagnons" des "premiers cercles" qui n'hésitent plus à faire entendre leur vérité.

L'affaire Karachi Gate risque de s'inviter à nouveau dans l'actualité alors que de nombreuses parties civiles aimeraient voir entendre Jacques Chirac en qualité de témoin, tout comme le nouveau ministre de la défense, Gérard Longuet... qualité es ancien dirigeant de parti politique, le parti républicain en son temps.









Source: LE PARISIEN /LE MONDE/ MEDIAPART/FINANCE OFFSHORE
Photographie: Tous droits réservés 

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