Wednesday, February 16, 2011

G20 France: Dominique Strauss Kahn, stratégie du candidat à la présidence de la république!

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    Entre amabilité et réelle concertation, le tandem veut préserver les objectifs du G20...



   Dimanche prochain, Dominique Strauss Kahn fera bien acte de présence sur le plateau du journal télévisé de 20 h de France 2 à Paris, invité pour clarifier les objectifs décidés ce même week-end  par les membres du G20. Le patron du F.M.I devrait  faire l'économie de clarifier l'autre interrogation qui sclérose toute la gauche française, qui attentive aux moindres déclarations de la sphère de DSK, souhaite un pas en avant...

   Dominique Strauss Kahn fait force d'une certaine prudence verbale, tant son éminente fonction au F.M.I ne doit en rien subir l'immixtion d'une possible annonce officielle à la primaire de l'élection présidentielle française qui de fait, compliquerait sa mission et le caractère d'une double casquette qui brouillerait le message de l'organisation supranationale...  Car même si la gauche française piaffe d'impatience pour faire le jeu des primaires, elle devra attendre que DSK annonce la couleur, pour pouvoir avancer ses pions...  Dominique Strauss Kahn ne pouvant risquer d'écorner sa stature ainsi acquise d'homme d'état sur l'autel des rivalités par une forme d'impatience toute personnelle qui le mettrait en difficulté.

  Pourtant à Washington, la candidature de DSK est un secret de Polichinelle, il n'est pas rare de voir fuiter l'ambiance du F.M.I dans les restaurants qui fleurent bon avec la gastronomie... bien française.  Bien que conscients du devoir de réserve du patron du F.M.I, nombreux sont ceux qui s'amusent des divisions au sein de la gauche française en observant les prises de paroles successives des "ténors socialistes" qui s'enlisent dans les spéculations qui ne font que souligner la levé de bouclier pour asseoir toutes stratégies de remplacement... Mais bien malin serait celui ou celle qui pourrait venir mettre en échec un DSK dont la stratégie personnelle repose sur le constat d'une incapacité pour la gauche de définir un pacte autre que sur le "simple" constat amère d'un président Sarkozy qui ne serait enferré que dans  le rejet massif d'une population déçue au plus haut point, qui d'affaires d'état en conflits d'intérêts généralisés ne pourrait que porter son choix sur le principal opposant "de service"...  DSK veut mettre en avant son analyse sur les besoins endogènes et exogènes de l'économie française et donc européenne. Il veut pouvoir démontrer que le modèle allemand n'est pas la référence unique, son plan repose sur un axe plus statutaire de la "maison France" qu'il veut à nouveau "à sa place" en Europe et dans le Monde, une valeur d'exemple.

  Il fait force d'une prudence toute calculée lors de ses nombreuses interventions pour le F.M.I,  la France n'est certes pas en "traitement de faveur", mais il prend toujours soins de montrer que son pays peut et doit encore pouvoir donner dans un " futur proche"  quelques bonnes leçons. On connaît l'implication personnelle de Strauss Kahn pour donner à Nicolas Sarkozy toute l'aide technique et utile pour que le G20 "made in France" soit un travail collectif qui place l'intérêt général comme valeur de référence face aux intérêts particuliers. Les hommes sont parfois divergents, mais le téléphone sonne plutôt bien et bien souvent, la raison l'emporte... plutôt toujours! S'il on en croit les premiers cercles de part et d'autres de l'océan atlantique. 

  DSK s'est armé d'une réelle patience tout en dévoilant son intention par un subtil tour de passe passe à destination du parti socialiste, s'octroyant ainsi un véritable boulevard pour la primaire socialiste. L'idée de la confidence de sa femme qui ne veut pas le voir rempiler pour un deuxième mandat au F.M.I est une ingénieuse occasion de remettre à sa place l'amie de Marrakesh, Martine Aubry qui voit ses chances se perdre dans un certain désert... Mais soyons "sport", Martine n'y croyait pas, elle aura tout juste comme belle compensation la possibilité de devenir premier ministrable, de quoi remettre en ordre certaines personnalités qui voudraient lui faire payer, un peu trop vite, le poids de certaines rancunes tenaces.

    Pour ce qui est du G20, tous les observateurs sont en accord, le couple Sarkozy - Strauss Kahn ne devrait pas souffrir de réelle divergence, tout juste des accords de bon sens en attendant un duel plus prolifique qui, la patience aidant, réservera  bien d'autres salves.









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