Wednesday, December 29, 2010

AFFAIRE KARACHI GATE:Raison et interventions d'état, l'Elysée s'enlise!

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                       "Entre raison et interventions (d'état), l'Elysée s'enlise toujours plus..."



A Luxembourg aussi, ils sont nombreux à commenter les dernières révèlations de l'affaire du Karachi Gate, il y a  ceux qui se rangent derrière la thèse de l'attentat "suite à l'arrêt des rétro-commissions" et les autres, qui font la part belle à la thèse d'une "machination diabolique...  à étages! "

Point de "fable grotesque" pour les dernières pièces "rapportées" du dossier!

Finance Offshore vous le dit à nouveau, nous ne sommes pas au bout des surprises dans le dossier, et soyons clairs, plus l'affaire avance, plus les langues se délient. En effet, le jeu malsain d'un certain "je te tiens par la barbichette" va prendre une toute autre tournure dans les semaines à venir...

La raison ?

Elle est simple par son évidence toujours plus caractérisée par le rôle et les différentes séquences des principaux acteurs du dossier qui plus que jamais se retrouvent dans une même situation...  Celle d'une peau de chagrin toute balzacienne!

Rien d'original dans le comportement de ceux qui pensaient -un peu vite- pouvoir s'aménager une "issue de secours" en accordant leurs violons. Alors que le téléphone sonne encore entre différents acteurs, certains commencent à trouver la ficelle un peu grosse: -"Les cons, ils pensent nous faire avaler des couleuvres! D'abord une chance au "tirage" et maintenant au "grattage", et tout celà avec l'épaisseur d'une feuille à cigarette...  rien de plus! " Comment imaginer que le château de cartes va résister à la tempête que préparent certains dans la coulisse? "-Noyez le poisson!" "-Oui cher monsieur, mais...  Tout corps plongé..."

Alors comment ne pas penser aux familles des victimes de l'attentat de Karachi qui sont devant un mur qui semble toujours plus haut, tel le dernier rempart d'une citadelle qui se voudrait imprenable. Dans cette situation  d'une recherche de la vérité, un certain sillon se creuse, et finalement un espoir pointe, celui porté par la démonstration édifiante d'une altération grave des signaux des canaux officiels! Au premier rang duquel le palais de l'Elysée qui semble accuser le coup le plus fort. Celui d'un énième "secret de Polichinelle" qui met à mal toute la défense des "premiers cercles", vous savez ceux qui doivent composer entre raison d'état et interventions pour "lisser" l'affaire.

Il y a dans l'affaire du Karachi Gate une vague impression que la digue commence à faiblir...  Les plus optimistes vous diront que seule la communication de la présidence est à revoir, les autres vous parleront d'une "entrée en matière" qui promet ...




De rétention en interventions ?


KARACHI : UN EX DE LA DGSE EVOQUE UNE INTERVENTION DE L’ÉLYSÉE

Selon: "Liberation" (magazine d'information français)

"Deux ex-de la DCN placés sous le statut de témoins assistés et un ancien de la DGSE qui évoque une intervention de l’Elysée", confirmant les informations de Libération: du nouveau dans la complexe enquête sur l’affaire Karachi.

Chargé d’un volet des investigations sur l’attentat de Karachi en 2002, Renaud Van Ruymbeke, a ainsi placé deux anciens responsables de la branche internationale de la Direction des constructions navales (DCN), sous le statut de témoins assistés. Comprendre: un statut intermédiaire entre ceux de simple témoin et de mis en examen. Il s’agit de Philippe Japiot, ancien président de la DCN International et Alex Fabarez, directeur général de la DCNI au moment de l’attentat, selon l’AFP, confirmant une information de France Inter.

Ils sont soupçonnés de ne pas avoir transmis à la justice des documents évoquant un possible lien entre l’attentat et l’arrêt des commissions versées dans le cadre de la signature de contrats d’armement avec le Pakistan en 1995 et l’attentat de Karachi, qui a tué 15 personnes en mai 2002, dont 11 salariés français de la DCN. Parmi ces documents, figure le rapport Nautilus, saisi en 2008 au siège de la DCNS (ancienne DCN), selon lequel l’arrêt des commissions, décrété après l’élection de Jacques Chirac à l’Elysée en 1995, «visait à assécher les réseaux de financement occultes de l’Association pour la Réforme», l’association de financement de la campagne électorale d’Edouard Balladur, suggérant le versement de rétro-commissions vers la France.

«Je ne connais pas le dossier Nautilus», se défend Philippe Japiot, interrogé, le 5 mai, par la mission d’information parlementaire sur Karachi. Aussi interrogé par les députés, en décembre 2009, Alex Fabarez a douté de l’hypotèse selon laquelle des intermédiaires mécontents auraient laissé passer plusieurs années entre l’arrêt de commissions et l’attentat, selon le rapport de la mission.

 

«Voir ce qu’il y a derrière tout ça»        


Par ailleurs, un ancien membre de la DGSE (Direction générale des services extérieurs), Alain Juillet, a rapporté au juge Renaud Van Ruymbeke avoir été mandaté par l’Elysée en 2008 pour prendre contact avec Jean-Marie Boivin, témoin-clé de l’affaire Karachi,. Une confirmation des informations révélées par Libération le 25 novembre dernier..."

Article complet :



INTERVENTION DE L'ELYSEE EN 2007 2008 2009 SELON UN TEMOIN 

Selon France2 (Groupe France Télévisons)


"...Juillet était convaincu que Boivin avait des archives"

M. Juillet, ancien membre de la Direction générale des services extérieurs (DGSE), a affirmé le 17 décembre au juge Van Ruymbeke avoir été contacté en juin 2008 par Bernard Delpit, à l'époque collaborateur de François Pérol, ancien secrétaire général adjoint à l'Elysée, pour qu'il prenne attache avec M. Boivin.

M. Juillet, qui exerçait alors les fonctions de haut-responsable à l'intelligence économique auprès de Matignon, a ainsi rencontré M. Boivin à trois reprises, à Londres, entre septembre 2008 et mai 2009.

"J'étais convaincu qu'il (M. Boivin) avait des archives et qu'il valait mieux les récupérer et négocier avec lui une indemnité de départ raisonnable", a expliqué M. Juillet.

Lors de leurs différentes rencontres à Londres, M. Boivin "a surtout parlé de Karachi", a assuré l'émissaire de l'Elysée. "C'est le premier que j'ai entendu dire que l'attentat était lié à l'arrêt du versement des commissions. Pour lui, c'était une évidence", a ajouté M. Juillet, 68 ans.

Celui-ci a précisé au juge Van Ruymbeke avoir pris avec des pincettes les affirmations de son interlocuteur : "Quand on l'écoutait, on a l'impression qu'il savait tout. Mais quand on lui posait des questions précises, c'était totalement flou", a poursuivi M. Juillet.

"La cerise sur le gâteau, c'est que j'ai reçu, il y a un mois et demi, une lettre de Suisse m'informant que M. Boivin avait remis toutes les pièces à un représentant de la DCN", ajoute M. Juillet, laissant entendre que M. Boivin aurait renoncé à une partie des documents qu'il affirmait détenir dans un coffre en Suisse...






Sources: Finance Offshore / Libération / France Télévisions  Tous droits réservés
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Wednesday, December 1, 2010

AFFAIRE KARACHI GATE: Menayas dans la spirale du cahier!

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"L'homme qui sait que les autres savaient..."



Réunion  trés tendue à "Finance Offshore": "Didier tu déconnes, comment tu arrives à nous parler de Jean-Marie Boivin sans parler de Menayas?" Et de répondre à mes amis:"Oui, oui! Je sais, vous aussi, vous etes impatients. Chers amis, vous me connaissez, en général, je garde  le meilleur pour la fin!".

Ce soir à Luxembourg, mes amis et moi sommes en accord  pour -enfin-  venir vous parler dans le détail de ce cher monsieur Menayas, ex-directeur financier de la DCNI  (Ndlr: Direction des constructions navales internationales). Ce brave homme, Gérard-Philippe Menayas, entendu par quatre juges d’instruction...
 
 
A spirale...
 
Pour être clair sur mes relatives réticences sur cet homme, il me faut vous dire toute la prudence qui s'impose...   Il est bien cet ex-directeur financier qui voulait nous dire ses vérités, celles qu'il a compulsé dans un cahier "à spirale"...   comme l'affaire Karachi!

-"Mes amis, oui on tourne en rond, mais ne l'oubliez jamais, toujours dans le bon sens!"
 
-"Si je suis trés "prudent" sur Menayas, c'est qu'il me fait penser à ce genre de personnage multifacettes qui tourne, qui tourne, comme une boule de disco... Vous savez celle qui donne ses meilleurs effets en fonction d'une certaine  lumière."

D'abord si des juges se sont bien intéressés à Menayas, il en ressortirait  -par l'intéressé lui même-, que ce n'était pas vraiment pour ses fameuses notes compulsées dans un "cahier à spirale". On imaginera toute la prudence de ces juges qui ne veulent pas tomber dans le jeu des potentielles accusations... à l'emporte pièce!" Selon "Bakchich infos", -véritable entreprise participative- de l'information qui se veut à sa façon, un dernier rempart contre une certaine façon ou plutôt, façon certaine contre...  " la masse médiatique qui serait en pilotage automatique!" Celle des participations capitalistiques qui tiennent le haut de l'affiche; parfois devenue peu glorieuse de la presse française.

Raison leur soit acquise, il y a une immixtion qui étrangement ne porte jamais son nom en France, celle d'un pouvoir politique au travers des principaux "propriétaires" des médias nationaux, faire ici l'éventail serait bien long et donc inutile.

Comme ce journal qui se veut indépendant le relève dans ses colonnes: "...face à la meute médiatique, il est fort passionnant de pouvoir rencontrer un des hommes clef de l'affaire Karachi". Nos amis se font forts d'avoir à donner quelques sentiments de ce brave Menayas: "La presse ne parle que des financements balladuriens", leur aurait confié  Gérard-Philippe Menayas, "alors que nous savions tous que la redistribution était beaucoup plus large. Droite et gauche, nombre d’élus français étaient financés par Thales et la DCNI, très oecuméniques, depuis le début des années 90. " Et d’ajouter, dans un sourire : "Après Woerth, il fallait bien trouver autre chose, une suite… Ce qu’on lit dans la presse sur Karachi et Taïwan est, au pire, complètement faux ou, au mieux, largement incomplet. "
 

Nautilus...

Il faut dire qu'avec de tels arguments, la messe est dite. Mais il fallait bien donner à Menayas la chance de placer des arguments que certains jugeront comme complètement fantasques (oui, mais pour quelles raisons?) et pourraient vous dire: "Vous savez, un ex-employé si bien remercié, a toujours ce vieux réflexe de balancer!... " Alors Menayas aurait donné à nos amis son constat sur l'ambiance de l'affaire. Il précisera que dans le cadre précis des contrats des ventes de frégates à Taïwan (1991 et 1992) ou les sous-marins vendus au Pakistan (1994 et 1995) seraient donc vite devenus deux usines à fabriquer du "Cash trés, trés noir." Selon ce journal qui nous en apprend donc beaucoup... Mais il fallait devenir plus curieux pour lire plus loin en avant que ce même Menayas allait porter un certain coup à toute la classe politique, faisant "une judicieuse jonction" dans l'esprit d'un certain "tous pourris" trés en vogue... Mais soyons sérieux, qui s'en plaindra? Et Menayas enfoncera un certain clou en parlant des notes baptisées "Nautilus" (Ndlr: retrouvées lors de différentes perquisitions effectuées par les juges Desset et Hullin), et qui voudraient faire, justement, la relation entre la gestion de ces rétrocommissions en 1995- 96 et l’attentat:

"C’est Claude Thévenet, un ancien de la DST, qui les a rédigées, probablement avec l’aide d’un journaliste. (Ndlr: De la meute?) Elles ne sauraient faire autorité dans cette affaire. " ( Ndlr: Oui ça balance...)

D’autant plus que Claude Thévenet, chiraquien notoire (selon l'article en référence) , serait loin d’être neutre politiquement : "Il se répandant partout en déclarant qu’il avait payé toutes ses cotisations au RPR ", raconte Menayas... 

Le journal indépendant continue avec: "C’est ainsi que le peu oublieux Gérard-Philippe Menayas se déclare très sceptique sur la thèse d’un lien entre l’arrêt du versement d’une partie des commissions en 1996 destinées à des caciques pakistanais, et l’attentat de Karachi en 2002, où onze Français trouvèrent la mort" : " Sept ans, cela me paraît trop long comme temps de réaction. "


[-Mais pour "Finance Offshore", c'est bien la partie relative à Jean-Marie Boivin qui nous intéressera le plus, vous savez, JMB dit "le luxembourgeois" (Ndlr:d'adoption), celui qui pour ma part serait un homme par qui la "véritable vérité" pourrait poindre, un jour certain,  son nez... -]


Bonne chasse...

Il en ressort que selon cet article , Boivin serait "bavard", mais sur ce point, aller relire nos derniers messages, vous comprendrez finalement pourquoi...

Le journal indépendant nous précise la relation entre Boivin et donc Menayas:

Au sein des Constructions navales, Gérard-Philippe Menayas était l’interface entre le patron de la DCNI, Dominique Castellan, et deux officines luxembourgeoises, Heine et Eurolux, chargées de distribuer la manne des commissions et rétrocommissions. À la manoeuvre, dans le grand-duché, se trouvait le discret et redoutable Jean-Marie Boivin, un garçon au mieux avec la classe politique locale. Le grand-duc, qu’il accompagnait à la chasse, ou l’ancien ministre de la Défense et de l’Intérieur, Michel Wolter, comptaient parmi ses proches.

[-Sur ce point, nous partageons l'analyse, le fameux volet "Gala" de l'affaire, ou comment des juges pourraient s'intéresser sur des relations étincelantes pour ne pas dire "trés brillantes"... Qui peuvent démontrer que cet homme n'est pas aussi stupide que certains médias semblent un peu vite le penser-]

Sur le second point nous aurions bien envie de mettre un certain bémol, il y a quelques détails qui nous semblent pas trés sérieux, on pensera à madame  Guigou prioritairement...Pour nous s'était la "grande nouvelle du jour"...


En effet le journal indépendant nous précise...

Gérard-Philippe Menayas et Jean-Marie Boivin se connaissaient, naturellement. Les deux hommes, le haut fonctionnaire de la construction navale et le « répartiteur », se parlaient fréquemment, même lorsque Boivin cesse, en 2004, de travailler pour la DCNI. Menayas écoute attentivement les confidences du grand maître des commissions et les note scrupuleusement. D’abord sur des fiches, puis, après 2007, sur un cahier à spirales intitulé « Verbatim ». Bakchich (Ndlr: le journal indépendant donc) s’est procuré quelques extraits des brûlants feuillets issus du fameux cahier, où sont mis en cause aussi bien Balladur et Sarkozy que Pasqua, Villepin ou Élisabeth Guigou. « À l’époque, Jean- Marie Boivin craignait de ne pas être dédommagé, il balançait beaucoup de choses, il se défoulait. »

[-Et là comme un TGV qui déraille, tout s'emballe comme un beau "cadeau de fin d'année"... Nous pensons que si Menayas puisse prétendre une telle information, qu'il dispose de preuves ,à minima... irréfutables! Nous entendons ses critiques sur les travaux pas toujours glorieux de certains journalistes de "la meute", mais là, il nous en faudrait un peu plus... On vous précise le démenti formel de l'ancien Garde des sceaux qui figure en fin d'article sous la mention légale de "Droit de réponse". Comme dirait l'autre, jusqu'à preuve du contraire.

Plus sérieusement, ne serait-ce pas une "nouvelle entreprise de potentiel noyage", un ami me disait encore: "Il faut s'attendre à voir dans les jours prochains des personnalités de gauche remonter à la surface. Tu sais, déplacer le centre de gravité d'un sous-marin, c'est d'abord savoir utilisé le fameux transfert de masse... surtout en pleine tempête!"  Bon, chers amis, à bon entendeur.-]

 
Et le journal indépendant poursuit son article avec "Castellan", l'ancien président de la DCNI en oubliant pas de nous repréciser le "statut judiciaire" de Menayas au passage:

Mettant en avant la mémoire de Castellan qui flanche, l'article précise:


Entendu successivement dans trois procédures, Gérard-Philippe Menayas se retrouve mis en examen par les juges Desset et Hullin. Puis il est cité comme témoin par Marc Trévidic, (Ndlr: juge anti-terroriste) enfin comme « témoin assisté » par Renaud Van Ruymbeke (Ndlr:juge du volet financier): « Jamais, nous explique-t-il, les magistrats ne se sont intéressés au contenu de mon cahier où apparaissent pourtant un certain nombre de noms de politiques français. Le seul angle qui les intéressait était celui de possibles rétrocommissions dans le dossier Karachi. »


De 1991 à 2001, sous la gauche comme sous la droite, la DCNI a été présidée par Dominique Castellan, "un patron au-dessus de tout soupçon" (dans le texte). Là aussi, les souvenirs de Menayas sur le rôle de ce dernier dans la grande tuyauterie des commissions sont on ne peut plus clairs. « Ce haut fonctionnaire n’avait qu’une peur, celle de se faire engueuler par sa hiérarchie. C’est lui qui gérait les “frais commerciaux”, lui aussi qui rencontrait régulièrement un intermédiaire, Andrew Wang, qui a reçu 500 millions de dollars [373 millions d’euros environ, ndlr] en Suisse. Castellan était un homme honnête, qui appliquait les ordres, d’où qu’ils viennent. »

[-Tient, un point trés intéressant: "...était un homme honnête, qui appliquait les ordres..." , sans douter un seul instant de cette évocation, il faudrait nous préciser dans quelle mesure monsieur Menayas se considère lui aussi honnête...-]
 

Heine, Eurolux...

Hélas, le fidèle Castellan, lorsqu’il est entendu par les juges Hullin et Desset sur les contrats de barbouzerie passés par les sociétés Heine et Eurolux, (Ndlr: les deux sociétés pilotées en fait par Jean-Marie Boivin à luxembourg) qui agissaient sous son autorité, n’a plus la mémoire aussi fraîche que celle de Menayas. Depuis, l’ex-patron de la DCNI continue de faire le bien autour de lui, occupant sa préretraite à ATD Quart Monde.

Et l'article se termine avec une autre bonne nouvelle...


Du nouveau pourrait survenir en matière de versements suspects dans une nouvelle enquête préliminaire récemment ouverte par le parquet de Paris concernant la vente de trois sous-marins à la Malaisie, début 2002. Une centaine de millions d’euros sont versés à des intermédiaires par une discrète filiale créée pour l’occasion, Armaris. Et les ordres sont donnés par la direction de Thales. À l’époque, le ministre de la Défense est le socialiste Alain Richard, au mieux avec le président de l’entreprise. À suivre… Le dossier Karachi devrait provoquer un sérieux examen de conscience des politiques français. On en est loin !

L'article se termine avec le droit de réponse ou démenti de l'ancien garde des sceaux.

[-Vous voyez, alors que nous pensions prendre de la hauteur dans l'affaire Karachi, nous voilà de nouveau dans les profondeurs du dossier. Parfois nous avons "l'intime conviction" que si  la vase est d'autant plus proche, qu'une certaine odeur se dégage... Plus sérieusement loin de moi l'idée de penser à un travail qui serait sans intérêt de la part de ce journal indépendant, bien au contraire, le corpus dont il reste maître est intéressant, chaque contribution est une potentielle avancé. Cependant comme le dirait ce cher Menayas: 

"Ce qu’on lit dans la presse sur Karachi et Taïwan est, au pire, complètement faux ou, au mieux, largement incomplet. "

D'accord monsieur, mais la faute à qui?-]

Mais bon, chers amis de Finance Offshore,  comme de coutume, on tourne en rond, mais toujours dans le bon sens... A suivre.












Source: Divers/ Article de "Bakchich infos", (Soyez contributeur en allant découvrir leus travaux d'enquêtes sur leur site, disponible en édition papier...)
 
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AFFAIRE KARACHI GATE: Boivin, "le luxembourgeois" qui dérange Sarkozy!

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                                         "Jean-Marie Boivin , tout sauf un guignol..."




Plus on avance dans l'affaire, et plus on se rend compte que Jean-Marie Boivin dit "le luxembourgeois" est bien le maillon fort de ce dossier. Pour certains il fait bien partie des acteurs du côté "sombre" de l'affaire Karachi,  mais comme d'autres, il reste pour l'instant relativement discret. Mais la justice, qui doit aujourd'hui trier les multiples fuites qui lui parviennent, et les parties civiles, ne relâchent pas la pression.

A Luxembourg, les langues se délient toujours plus, chacun y va de sa "petite histoire", la dernière en date:

"JMB (Ndlr: Jean-Marie Boivin) sait tout, mais il a peur!" ou plus perspicaces,  d'autres vous diront encore: "La DCN s'est bien débarrassée de "l'encombrant", celui par qui "le dossier peut faire des vagues dans les méthodes françaises pour obtenir des contrats de ventes d'armement dans un  contexte particulièrement concurrentiel." Mais plus intéressant encore, cet étau se resserre sur un homme qui doit composer entre secret d'état et avenir très  personnel: "Il est dans une logique de conflits d'intérêts, les siens et ceux de la maison "France", ses habitudes, les roulements des procédures qui lui permettent d'obtenir les juteux contrats qui doivent se négocier sous cape pour ne pas froisser les impératifs de la diplomatie internationale, en fait comme tous les autres "bons marchands d'armes" de ce  "bas" monde." (...) "S'il dérange à ce point le président français, c'est qu'il est porteur d'une image moins "sympathique" d'un pays qui est enfermé dans des négociations qui se font toujours plus tendues. Les salves de JMB sont autant de coups portés à l'édifice d'une certaine respectabilité des engagements et contrats de la DCN!" (Ndlr:DCN:  Direction Constructions Navales) Lui se bat pour montrer qu'il a été instrumentalisé au possible, et finalement débarrassé des cercles décisionnaires dès lors qu'il réclamait haut et fort ce qu'il pense toujours être légitime, son du, rien de plus!" car selon d'autres sources: "Les deux libanais sont intervenus dans d'autres "deals", et ne souhaitent pas "devoir" s'en expliquer dans les détails, rétrocommissions douteuses possibles au programme!"


 Qu'il faut se méfier des "employés" mécontents, ceux qui sont au courant des "pires secrets de famille". Dans le genre, c'est bien l'ancien directeur financier de la DCN qui pourrait vous donner son sentiment... Gérard  Menayas, "fusible de son état" congédié comme un petit dernier stagiaire jugé trop "brouillon"! En tous cas, pas pour les juges, qui ne manquent pas de se replonger dans les "précieuses" notes de l'ex-directeur financier de la DCN lui aussi remercié pour "services rendus"...
Ne dit-on pas en bon français que le diable se cache dans les détails? 

Si Jean-Marie Boivin avait obtenu son "solde de tout comptes" en temps et en heure, il ne  serait certainement pas dans la situation d'une marionnette qui voudrait se débarrasser d'un costume bien mal taillé de guignol! Car dans les coffres de JMB, les secrets sont nombreux et de "potentielles qualités"...  très diverses!

Ce qui dérange "peut-être" le plus le président français, n'est pas tant dans les rivalités de la droite, vous savez cette guerre entre chiraquiens et fans "inconditionnels" du nouveau président français. Chacun sait que c'est bien Jacques Chirac qui aura coupé "sec et net" un certain robinet, jugeant que "trop c'est trop!".  Mais trop pour qui et par qui? Quand le président Jacques Chirac met le nez dans l'affaire, il pense a bien différencier la relation entre les origines potentielles de l'attentat de Karachi, qui sont bien le moteur de la décision de la présidence chiraquienne, désireuse de faire un certain tri entre les thèses qui s'opposent déjà: Al Qaeda, les réseaux Saoudiens, et plus proche, les retours des rétrocommissions, les fameuse devenues bien vite aux yeux de Jacques Chirac comme très fumeuses... Mais être de droite n'empêche pas de regarder sans  rester aveugle  toutes les sphères qui composent "le club", ne pas être aveugle en se refusant le cautionnement de certaines pratiques  maladroites... 


Ziad Takieddine pourrait nous donner de bonnes leçons sur ce point, vous savez, les méthodes maladroites...
Celles de certains gourmands devant un pot de confiture devenu trés vite "Tonneau de confiture" comme le dirait un bon journaliste du "Télégramme". Car si Jean-Marie Boivin devrait pouvoir -bientôt- s'avérer un maillon fort du dossier, Ziad Takieddine dit "Monsieur je te tiens par la barbichette" pourrait s'avérer rapidement plus faible... sur la longueur! Deux écoles s'opposent dans l'affaire, les adeptes du secret défense "à la française" et les autres, qui s'attendent à un "retour à l'envoyeur", comprendre que si le dossier avancera, les "nouvelles" fuites devraient venir de l'étranger... Un certain effet boomerang.

Car Ziad Takkiedine se reposerait sur ses lauriers, on parlera bien sûr d'un possible versement de 33 millions d'euros pour redistribuer les potentielles fumeuses rétrocommissions, rien que ça! Lui se mure dans le silence qu'il juge -peut-être un peu vite- d'or! Faut-il en vouloir à ce "pauvre" homme, que certains sont allés chercher comme le supermarché du coin qui recrute sa "force de vente de renfort" pour la fin d'année? La DCN, elle, voulait aussi faire de la vente de ses sous-marins "Agosta" l'occasion de revenir sur le juteux marché des sous-marins, avec un produit jugé en son temps bon marché, capable de casser la concurrence avec des produits d'appel. Histoire de revenir dans la course, les pays émergeants sont une "bonne cible", certains professionnels  vous le diront: "Pays avec des personnalités politiques plus "corruptibles au sens très marchand du terme", plus ouvertes aux discussions face à aux "majors" de la profession qui proposent, des contrats toujours trops lourds pour des états aux finances très limitées...

 Alors ceux qui pensent que la chaîne de solidarité entre les corrompus tient bon, qu'ils se rassurent, les apparences sont trompeuses! Nos "négociateurs commerciaux" gèrent actuellement plus leur sortie que leur réel silence.  Les langues se délient, certains se font recadrer "en direct", on pensera à certains politiques qui sentent le vent tourner... nous aussi, on tourne en rond, mais vous le voyez, toujours dans le bon sens! Les parties civiles et la justice ne lâcheront pas la pression, et chacun devra marquer clairement ses positions. Nicolas Sarkozy, par exemple, a prétendu n'avoir rien su de la création de la société «Heine» au Luxembourg, qui a servi à «porter» les commissions vers le Pakistan. Ce qui nous fait penser que Jean-Marie Boivin le dérange grave "comme disent les jeunes aujourd'hui". Vous savez, cet avocat d'affaires qui prétend ne pas connaître le principe des sociétés offshores, leurs montages, leur finalité... Ce président qui prétendait ne pas être au courant de la société " Heine " à Luxembourg, sa mission, ou plutôt sa lettre de mission... Tiens étrange que cette autre personnalité politique porte-parole du candidat Edouard Balladur, qui en son temps, ministre du budget, avait donné son aval à la procédure de création de l'entité chargée des versements des commissions légales, oui, légales en son temps. Dans un "off" devenu très célèbre, il demandait aux journalistes de sortir les documents, s'ils en avaient...
 Et là, étrangement, une lettre de ce même ministre du Budget, vous savez cet homme qui n'y connaît rien en fiscalité offshore, vient nous prouver...   l'exact contraire!  Bon soyons sport, imaginons que ce ministre croulait sous les nombreuses attributions de son ministère et que cette lettre c'est retrouvée un soir au signataire, et que ce ministre l'aura signé, simplement, comme tant d'autres. Vous n'imaginez pas la somme de courriers que doivent signer les ministres, chaque jour qui passe. Mais bon, il y a bien une personne qui pourra nous dire à quel point être ministre du budget et futur officiel porte-parole d'un candidat à l'élection présidentielle, c'est beaucoup de travail. La société "Heine" à Luxembourg n'est pas une entité qu'il faut comprendre comme illégale, car à cette époque nous étions dans la logique des commissions "autorisées"...  L'accord OCDE signé par la France est entré en vigueur bien plus tard...  Mais vous savez aussi que ce sont bien les rétrocommissions qui nous intéressent. Ce fameux très vite devenu fumeux retour doré qui laisse perplexes les meilleurs observateurs du dossier, en résumé des retours en France qui dans ce cas précis; interviennent "étrangement" bien tard dans le bouclage de la vente, et semblent arroser comme une corne d'abondance  des personnes dont il semble toujours plus acquis que leur rôle dans " l'intermèdiation mercantile" est pour le moins fantasque voir clairement à des années lumières.
D'ailleurs les juges aussi, pourraient vous le dire, 33 millions qui circulent, c'est du travail! Ce n'est pas que du cash, il y a bien ici ou la des traces de virements, vous savez dans les paradis fiscaux. Faire le tri dans un tel labyrinthe, c'est avoir beaucoup de courage. Comme celui de ses familles des victimes de l'attentat de Karachi, qui ne l'oublions jamais, étaient aussi des français qui travaillaient, eux aussi, pour le compte de l'état français... On retiendra juste, que la société "Heine" travaillait bien pour l'état français, "des expatriés" eux-aussi, pour qui le président Nicolas Sarkozy a prétendu n'avoir rien su de la création de leur société, entité à Luxembourg qui a servi aussi la France, pour porter les commissions vers le Pakistan... exemple non exhaustif.





Voici pour parfaire votre analyse, deux articles du "Télégramme", quotidien français d'informations. D'abord l'interview exclusive de deux anciens dirigeants de la DCN, ensuite l'évocation de Jean-Marie Boivin et ses secrets...



Nous avons pu rencontrer, à plusieurs reprises, plusieurs anciens dirigeants de la DCN en poste aux moments clés de l'affaire Karachi (1994, 2002...). Ils s'expriment pour la première fois, mais ont souhaité rester anonymes.

Quelle était la situation au Pakistan avant l'attentat ? Avez-vous reçu des avertissements, comme vient de l'affirmer un policier français en poste à Karachi à l'époque des faits ?

Nos relations étaient excellentes avec les Pakistanais. A notre niveau, rien ne laissait présager un attentat (...). Nous n'avons reçu aucun avertissement, aucun message pouvant laisser transparaître une quelconque «contrariété».

Y a-t-il un lien entre l'arrêt du versement de commissions et l'attentat ?

Aucun élément ne nous a permis et ne nous permet de faire ce lien (...). Les commissions prévues dans le contrat avec la SOFMA (6,25 % de la vente) ont continué à être versées après 1996 (commissions côté pakistanais). L'intégralité a été payée. Les versements se sont échelonnés jusqu'en 2000. Seul le versement des commissions du second contrat (Takieddine et El Assir pour 4 % du montant de la vente), celui qui a été imposé au dernier moment par le gouvernement français, a été interrompu en 1996, à la demande du nouveau président (Jacques Chirac). Seuls 15 % des 33 M€ prévus (soit 5M€) n'ont pas été versés (...). Nous ne voyons pas comment un attentat aurait pu débloquer le versement de sommes. Ce n'est jamais le genre de méthodes est employé pour résoudre des différends commerciaux de cet ordre-là.

Pourtant, le rapport d'un ancien de la DST reconverti dans le privé (rapport Thévenet, MJM Partners), saisi dans les locaux de la DCN en février 2007, pointe ce lien, quelques mois seulement après l'attentat !

Cette enquête n'a pas été initiée par la DCN, mais par DCNI, et plus précisément son directeur administratif et financier (Gérard-Philippe Ménayas). C'est lui qui a pris l'initiative, sans nous en informer, de déclencher une enquête privée sur Karachi. C'est encore lui qui lance une enquête pour tenter de savoir où en est l'enquête judiciaire sur l'affaire des frégates de Taïwan. La DCN n'en savait strictement rien. Quand nous l'avons appris, d'abord par la presse, plus d'un an après la perquisition et la saisie de ce document, ce directeur a été remercié sur le champ. C'est seulement à ce moment que nous avons découvert qui était vraiment ce personnage. Une sorte de «Gergorin», qui lançait des enquêtes sur tout, en engageant les fonds de la société, et sans en référer à quiconque.

Il y a donc bien un lien de subordination entre DCN et DCNI ?

Tout le monde confond, à tort, DCNI et la DCN. Soyons clairs. La DCN était une administration. DCNI est une société de droit privé, créée en 1991, détenue à 100 % par l'État. La DCN n'avait aucune autorité hiérarchique sur DCNI. Cette société a notamment été créée pour assurer l'action commerciale de la DCN, car cela, la DCN ne savait et ne pouvait pas le faire. La DCN ne traitait que le volet industrie Son boulot, c'était construire des bateaux. Elle n'a jamais pris part au montage financier et aux négociations. Nous n'avons jamais su qui étaient les destinataires des commissions. C'est le cabinet de François Léotard (alors ministre de la Défense du gouvernement Balladur) qui pilotait tout.

Revenons au contrat Agosta de Karachi : fait-il l'unanimité, côté français, en 1994 ?

Pour la DCN, ce contrat était capital. Sans lui, la DCN perdait toute chance de revenir sur le marché des sous-marins. Nous n'en avions pas exporté depuis la fin des années 60 ! (...) On aurait perdu aussi notre savoir-faire. Sans lui, le prix du sous-marin nucléaire lanceur d'engins nouvelle génération Le Triomphant (1994) aurait été beaucoup plus cher. Et nous n'aurions jamais pu décrocher les contrats qui ont suivi : Malaisie, Chili, Inde... Sans ce contrat, enfin, le plan de charge de l'arsenal de Cherbourg s'écroulait. La DCN aurait eu énormément de mal à s'en remettre. Le ministère de la Défense avait très bien compris cela et s'est battu pour faire aboutir ce contrat (...). Pour les militaires, c'est toujours prendre le risque de livrer à un pays qui pourrait demain être notre ennemi. Cela ne leur plaisait pas parce qu'on traitait prioritairement les contrats avec l'étranger. On s'occupait donc moins d'eux. Et enfin, pour décrocher des contrats à l'étranger, on pratiquait des prix attractifs. Ils pensaient, à tort, qu'on payait cette attractivité sur leur dos, en leur facturant, à eux, des prix plus élevés.

Le Trésor, le ministère du Budget étaient contre ce contrat !

Pour tous les contrats d'export, il y a toujours quelqu'un qui est contre, souvent le Trésor. C'est de la cuisine interne. La réalité est que le Pakistan était notre client depuis quarante ans et qu'il n'y avait jamais eu le moindre problème lié à un contrat. Pour nous, la situation était claire.

À l'époque, le versement de commissions était légal. Pourquoi DCNI a-t-elle organisé, via la société Heine autorisée par Nicolas Sarkozy, alors ministre du Budget, l'opacité du réseau de distribution des commissions?

Cela ne prouve pas que c'était fait pour masquer des rétrocommissions. Mais je comprends que la question puisse être posée. Ce système permettait d'assurer la sécurité des intermédiaires ayant influencé les décideurs. Pour préserver leurs réseaux et leur stratégie. Tout le monde, pour tous les grands contrats, procédait ainsi (...). À partir de septembre 2000, avec l'interdiction de verser des commissions, DCNI a cessé d'avoir recours à Heine.

Que vous inspire le développement de cette affaire aujourd'hui ?

Tout ce grand déballage ressemble à une orchestration. Par qui ? Nous l'ignorons (...). Ce qui nous trouble est l'irruption du duo d'intermédiaires Takieddine-El-Assir, imposé en dernière minute. Pourquoi payer 33 M€ supplémentaires alors que la vente était acquise ?

Hervé Chambonnière et Catherine Magueur (Le Telegramme)




Jean-Marie Boivin...


                                    "Correspondances de Jean-Marie Boivin "




Un mystérieux personnage que ce Jean-Marie Boivin, homme de l'ombre qui saurait tout... Nicolas Sarkozy ferait partie de ceux qu'il aurait fait chanter. Il aurait obtenu ce qu'il réclamait, huit millions d'euros en janvier2009. Le prix du silence? Jean-Marie Boivin, a été embauché par Gérard-Philippe Ménayas, directeur administratif et financier de DCNI en 1994. Il a été ensuite celui qui ventilait aux différents bénéficiaires les commissions (et rétrocommissions?) versées en marge du contrat pour le Pakistan, via la société offshore Heine, basée au Luxembourg.

L'aval de Nicolas Sarkozy

La création de cette société, tout comme Eurolux, nécessitait l'aval de Bercy et donc de Nicolas Sarkozy. Ce dernier, interrogé il y a une semaine à Lisbonne par des journalistes a démenti: «Y a t-il une pièce qui dit ça?». Libération a trouvé le document dans un rapport de la police judiciaire du Luxembourg... Une chose est sûre, Gérard-Philippe Ménayas et Jean-Marie Boivin se connaissaient bien: ils se sont vus plus de 200 fois affirment d'anciens dirigeants de la DCN et DCNI. Les relations entre Jean-Marie Boivin et DCNI ont pris fin avec l'arrêt de l'activité commerciale de DCNI en 2001. Il lui a alors été proposé de réintégrer un poste à Paris. Il a refusé. Il aurait tout de même touché 610.000euros, c'était une clause de son contrat en cas de rupture.

Des dirigeants inondés de courriers

Nouvel épisode au tribunal... L'arbitrage donne raison à DCNI en juillet2004. Jean-Marie Boivin est condamné à payer 111.000dollars pour les frais de procédure. Il ne les paiera pas... Jean-Marie Boivin a alors commencé à adresser des missives au Président Chirac, à Michèle Alliot-Marie, ministre de la Défense, à Nicolas Sarkozy. Il inonde, (avec son associé Yves Schmit) de courriers les dirigeants de la DCN et DCNI, en faisant comme si sa mission se poursuivait. Un exemple: en 2005, rentrant du Chili, de Singapour, il veut leur en parler «personnellement» (voir les lettres ci-dessus). Il leur réclame de l'argent: 4,5millions pour arriver finalement à huit millions d'euros. Pas de contrat, ni écrit ni oral. Pas question de payer disent d'anciens dirigeants de la DCN et DCNI. Nous sommes en 2008. On apprend que, le 24janvier 2009, un accord entre un «haut fonctionnaire» du gouvernement français et Jean-Marie Boivin a été conclu sur le paradis fiscal de l'Ile de Man. Qui a payé? Et pourquoi?

H.C. et C.M.


Egalement cet article du magazine "Le Point", pour vous aider à comprendre la fillièle "K" des deux libanais, dont un certain "Ziad Takkiedine":


Le trésor saoudien des balladuriens


En 1997, Jacques Chirac et Dominique de Villepin ont empêché deux intermédiaires de percevoir une faramineuse commission occulte de près de 2 milliards de francs parce qu'ils les soupçonnaient d'être liés au financement du camp balladurien. Déjà apparus dans l'enquête sur l'affaire de l'attentat de Karachi, les deux hommes - le Libanais Ziad Takieddine et le Syrien Abdul Rahman el-Assir - devaient recevoir un pourcentage sur quatre contrats d'armement signés avec l'Arabie saoudite sous le gouvernement Édouard Balladur (1993-1995). Parmi ces marchés figure le contrat Sawari 2, qui prévoyait la livraison de frégates armées au royaume saoudien, pour un montant d'environ 19 milliards de francs (2,9 milliards d'euros).



Les documents publiés par Le Point (dans le numéro à paraître jeudi 2 décembre) révèlent que les deux hommes d'affaires, déjà imposés par le cabinet de François Léotard sur le contrat de vente des sous-marins Agosta au Pakistan et désignés sous l'appellation "réseau K", ont finalement renoncé à leurs prétentions financières sur les contrats saoudiens. Une lettre du P-DG de la Sofresa, la structure d'État chargée du suivi des grands contrats avec l'Arabie saoudite (aujourd'hui rebaptisée Odas), datée du 3 mars 1997 et adressée au prince Sultan bin Abdulaziz, ministre de la Défense de ce pays, livre le détail des commissions prévues. Le tableau joint à ce courrier atteste que, avant le feu rouge de l'Élysée, les intermédiaires avaient néanmoins déjà encaissé plus de 50 millions d'euros. L'enquête a déjà établi par ailleurs qu'ils avaient touché 33 millions d'euros sur la vente des sous-marins au Pakistan.

 
Les "très forts soupçons" de Villepin

 
Après l'élection présidentielle de 1995, les chiraquiens considéraient que cette somme pouvait être destinée à des financements politiques de leurs rivaux. Leurs soupçons visaient principalement l'entourage d'Édouard Balladur, l'ancien ministre de la Défense François Léotard et son principal conseiller, Renaud Donnedieu de Vabres.


Interrogé par le juge Renaud Van Ruymbeke, Dominique de Villepin, ancien secrétaire général de l'Élysée, a confirmé l'existence de "très forts soupçons de commissions illégitimes, voire de rétrocommissions" sur les contrats pakistanais et saoudiens, tout en affirmant que les enquêtes effectuées à l'époque par la DGSE n'avaient apporté "aucune preuve formelle". Il a cependant indiqué que les écoutes téléphoniques de plusieurs proches de François Léotard avaient montré que des liens directs existaient entre les intermédiaires et des personnalités politiques. "Dans les noms évoqués, il y avait à la fois des ministres et des membres de l'entourage des ministres", a-t-il déclaré, sans en citer aucun.


Le juge Van Ruymbeke, chargé de l'enquête financière sur les dessous de l'attentat de Karachi, a demandé au parquet de Paris, en fin de semaine dernière, d'élargir sa saisine à d'éventuelles infractions liées au contrat Sawari 2. Dans une ordonnance de soit-communiqué datée du 26 novembre - dont le site Mediapart publie des extraits -, le magistrat évoque des "éléments nouveaux" issus des dépositions de l'ancien ministre Charles Millon, de l'ex-P-DG de la Sofresa, Michel Mazens, de Dominique de Villepin et de deux cadres dirigeants de DCN, le constructeur des navires.

 
 
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