Tuesday, November 30, 2010

AFFAIRE KARACHI GATE: Vous avez dit bizarre?

Tags

                                                   "Le climat va changer!... "  


Le climat va changer, il neige, c'est un fait, et certains voudraient nous faire croire au retour de l'incroyable homme blanc... comme neige!  Les langues se délient, et sous cape, se prépare un certain  grand déballage! Qui s'en plaindra?



Bon soyons sérieux, les commentateurs vont devoir mettre de l'ordre dans leurs propos, c'est Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée qui nous le demande! Comment ne pas comprendre celui qui "bataille" pour que le président français Nicolas Sarkozy ne soit pas la nouvelle victime de cette affaire Karachi...
Il faut dire que de sources présidentielles "très proches", il y a des journalistes vraiment "cons", pour le coup, certaines vérités ne feront pas de mal à une profession qui se perd dans le besoin toujours moins brillant de certaines rédactions en manque de sensationnel, vous savez, celui qui fait vendre!


Depuis le début de l'affaire Karachi, tout est dit, étrangement rien de nouveau si l' on en croit le président français, qui en "off" demande à la profession de "sortir les documents"...  Certains font des efforts, Mediapart par exemple non exhaustif, mais dans un rythme très particulier, avec cette volonté de laisser certaines langues se délier! De bonne guerre me direz vous. Car aujourd'hui, certains préparent les fameuses listes de cadeaux qui viendront gâter les plus méritants... Ceux qui auront fait leurs preuves par exemple. Car même si de nombreux observateurs pensent tourner en rond, un sentiment se dégage, on avance dans le bon sens! L'affaire complexe au possible, l'est peut-être bien moins que certains semblent vouloir nous le faire croire. Imaginez ce qu'un français très moyen pense, et vous comprendrez ce que le mot évidence devrait pouvoir toujours expliquer. Au départ des hommes qui se posent quelques bonnes questions, ensuite des réponses. Un contexte très particulier qui selon certains, vous invite à trouver des solutions pour "être de la partie", et puis comme de coutume, ceux qui "plus malins" se seraient dit peut-ête un jour: "Regarde moi c'est cons, ils ont les yeux d'un gosse qui rêve devant le sapin!". "Tout ce fric facile, là, comme çà, sans rien foutre ou si peu, ils vont plonger comme ces marins qui tentés par la sirène, venaient boire la tasse!" Comme le disait un bon canard flottant déchaîné ce jour là: "Tout corps plongé dans un liquide en ressort mouillé!" Mais sont-ils tous aussi bons nageurs en eaux troubles, pas sûre, mais vraiment pas sûre... "Je te tiens par la barbichette, cher ami!" Il y a des signes qui ne trompent pas, une certaine méfiance s'installe dans les premiers cercles, ceux qui veulent protéger et les autres, balances "à la petite semaine" qui profitent du climat pour envoyer les fumeuses "boules puantes" qui nauséabondes au possible sont autant de tacles de personnalités qui d'aigrises à cassées veulent régler certains comptes...

 Tiens, c'est bizarre, vous avez dit bizarre, comme c'est bizarre!


En parlant de comptes,  on nous dit que certains auraient noyé le poisson, vous savez celui du financement politique occulte avec la "petite histoire des fonds secrets, vous savez l'enveloppe mystérieuse à disposition d'un grand serviteur de l'état qui devait pouvoir couvrir discrètement ses ""faux frais""...". Certains vous diront aussi, que cette "petite largesse républicaine serait devenue le meilleur pare feu pour éloigner un juge qui viendrait, peut-être un jour  mettre son nez dans le dédale d'une potentielle future affaire d'état!" Alors que d'autres vous diront que les rétrocommissions, c'est d'abord l'affaire "d'un arrangement en famille, une devenue bien trop grande famille, qui avait bien des difficultés à nourrir le dernier rejeton désireux, lui aussi, de prendre son envol dans la bataille d'un certain  château!" Ils étaient tous là, devant le sapin: "Ces grandes pièces, quel bordel le chauffage ici! C'est bien la peine de mettre de la feuille d'or partout si on se les gèle! Alors certains commençaient à balancer dans la cheminée certains papiers... Histoire de se réchauffer...  un peu!"


Toujours plus sérieusement on voit bien que dans cette affaire, les hypothèses sont multiples et diverses alors que les preuves sont pour le moins rares, en apparence seulement,  si l'on en croit les médias qui savent jouer, eux aussi,  au boomerang...

Comment ne pas penser à la douleur de ses familles qui doivent se dire, "Et nous, oui nous, qui se préoccupe vraiment et sincèrement de notre douleur? Qui fera force d'un certain courage pour nous dire que nos morts sont aussi les morts de la France, ce pays qui s'est fait fort de combattre les paradis fiscaux comme le Luxembourg, la Suisse, L'Isle Of Man, les îles Caymans ...  Et qui, étrangement  semble incapable de balayer devant sa porte! Si ce n'est la neige... de l'homme blanc. D'ailleurs, si le chevalier blanc pouvait nettoyer un peu plus "ses" écuries, il donnerait toujours plus de crédit à l'image de son château! Après tout, chacun sait qu'il y a aussi des chevaliers qui savent aussi  "jouer de l'épée", prioritairement quand ils le veulent bien...  Problème, il y a toujours ici ou là, des têtes qui ne veulent pas tomber!



"Patience et longueur de temps font plus que force ni que rage!"  

 (Lafontaine "Le lion et le rat".)




Photographie: Tous droits réservés

© 2011 FINANCE OFFSHORE

Monday, November 29, 2010

Pension Seizure Precedents

One of the problems with out of control government spending is the way it affects the behavior of government itself. Like any other junkie, the government convinces itself it needs "just one more" fix and will do anything to get it. Again like a junkie, the government will prostitute itself and steal from friends and family to keep the drug supply coming.

We see a glaring example of the later when governments simply grab private property in order to pay off their own debts. We have already seen the precedent for pensions being seized by government. Just last week in Hungary the government grabbed $14 billion in private assets. Over the weekend, the Irish government decided to take 15 billion Euros from the future pensions of its citizens to give to the banks. Now France is taking 36 billion Euros from the pension fund to keep its bloated and unsustainable welfare state afloat for just a little while longer.

People need to understand that the United States is not immune to the same financial pressures that caused Hungary, Ireland and France to take these desperate measures. If you are counting on a future pension from the state, you might wish to start making alternate plans. In most states, there is effectively zero chance that you will get everything promised - the state government pension funds are already over $1 trillion in the hole. The gap will only grow as additional obligations are incurred but little new money is available to meet them from the state budget side. It would be completely unsurprising if the more desperate and foolish states attempted to raid these pension funds to "invest" in more unemployment payouts or other attempts to fund general budget spending.

Of course we won't have that problem with Social Security since it is funded entirely by current taxes. Since no such pension fund exists, we don't have to worry about the government grabbing it. Of course that raises the question of which assets the will try to take since the same financial imperatives and the same junkie behavior are at work in Washington as in Budapest, Dublin and Paris. That said, we need to be vigilant for any sign that similar asset seizures are imminent here in the United States since the precedent has already been set. We have been warned by events across the pond.

Sunday, November 28, 2010

AFFAIRE KARACHI GATE: Jean-Marie Boivin, le Luxembourgeois!

Tags

                                      "Jean-Marie Boivin, ou le sens du secret!"



Comme bien souvent, j'aime passé mon week-end dans les soirées du "tout Luxembourg"... Hier soir j'étais avec mes amis dans un club très en vue de le capitale du Grand-Duché, et l'actualité aidant,  comment ne pas évoquer le nom de ce Luxembourgeois "d'adoption", un certain Jean-Marie Boivin. Vous savez, l'homme que certains imaginent comme la meilleure clef de l'affaire Karachi.

Plus je commence à connaître cet homme, plus ma posture évolue, en effet, plus on en apprend, plus on se dit, mais après tout, il n'est pas cet homme que la presse française veut "nous vendre", un homme sans âme, qui ne travaillerait que dans les arrières boutiques de certains états, qui de la France au Luxembourg, se contenterait de basses oeuvres au service de causes que certains jugeront facilement pas vraiment glorieuses.

J'ai le souvenir de mon mémoire de fin d'études, ou je passais un temps fou à m'intéresser aux paradis fiscaux et donc les pratiques de l' "Offshore". Car comme le soulignait un membre du jury: "Votre travail relève plus d'une enquête pour nous faire découvrir que dans ce bas monde, rien n'est finalement  simple pour personne!"...  Il faut dire que je m'intéressais aux nombreux modèles qui sont à disposition des états pour faire leurs affaires dans le nouveau maquis très concurrentiel de la mondialisation. La France comme tant d'autres, a toujours été un des meilleurs génies pour utiliser des stratèges qu'en elle n'inventait pas de nouveaux modèles qui depuis font école dans les nombreux montages financiers d'un certain commerce...

Mes amis, sont pour la plupart des personnes qui interviennent dans de nombreux institutions qui de bancaires à gouvernementales ou supranationales, sont dotés d'une culture que j'aime croire comme la plus ouverte qui soit, loin d'eux que l'idée des jugements à l'emporte pièce, point de caricatures dans nos conversations, juste un certain bon sens.  Et pour ce qui est de l'Affaire Karachi, un nom ressort évidemment ici à Luxembourg, Jean-Marie-Boivin. En France l'homme est "traqué" par un ensemble médiatique, qui veut croire que cet homme serait avant tout l'homme orchestre de tous les meaux, tour à tour responsable cupide, tireur de ficelles en tout genre, entremetteur de basses oeuvres, j'en passe...  Comment ne pas comprendre les médias confrontés au mur d'une république qui se retranche derrière ses secrets, vous savez ceux qui font trembler l'édifice de la maison France. Mais comme le pense un ami, vieux routier de cette maison, il y a des choses à dire, et d'autres à savoir sans pour autant se lancer dans une nouvelle campagne de dénigrement qui ferait de certaines vérités,  un certain lot commun.


Cet homme, c'est avant tout l'histoire commune d'un personnage d'une institution qui prend un certain large à mesure que certaines circonstances d'un système  lui offrent cette possibilité, c'est à dire un homme qui comprend que la fable ne doit pas être pour tout le monde qu'un simple théâtre de marionnettes ou la place de Guignol lui serait acquise. Jean-Marie Boivin ne serait-il pas l'exemple vivant de cet homme, toujours bon vendeur! Homme qui voulait fixer un jour le prix de son âme au diable? Homme dont on aurait utilisé les nombreuses qualités qui de l'efficience à celle de fin stratège, s'est démarqué des autres pour avoir bien jugé une certaine partition qui se jouait.


Pour comprendre il faut s'intéresser à la genèse de l'employé modèle  (pour certains et moins pour d'autres) de la DCN devenu expert. Celui qui serait un homme jugé affable, pour ne pas dire "bon vivant", et dont les amitiés se tissent dans une toile ou la frontière humaine est très proche des considérations purement mercantiles. Car, chacun sait trop bien quels sont les vrais moteurs de notre "bas" monde. Jean-Marie Boivin est très certainement partagé entre ce besoin de composer avec ses réalités et la part logique d'un être humain confronté à la douleur de familles de victimes perdues dans les méandres  d'une république qui, pour certains,  va droit dans le mur! Familles qui sont aujourd'hui obligées de composer avec la dernière roue de secours, la justice et le jeu malsain des rivalités politiques qui, pour ce dernier,  altère comme jamais l'édifice. Un ami me disait très justement: "Cet homme ne va pas tenir longtemps, il sait déjà qu'il devra sortir de l'ombre relative dans laquelle sa véritable personnalité mesure toujours plus l'inconfort! Ce n'est pas une vie que de devoir imaginer devoir raconter la même histoire comme un disque toujours plus rayé!" (...) " En bon négociateur vendeur, si tous les meaux et mauvais mots donc que lui prêtent les médias sont justes, il sait trop tout le bien "libérateur" qu'il accordera à son âme s'il fait force d'un certain renoncement rédempteur, d'ailleurs qui ne comprendrait pas finalement la nouvelle posture que pourrait adopter cette homme si d'aventure son rôle serait aussi central".


Qui voudrait nous faire croire ne pas comprendre  qu'il n'est qu'un maillon d'une chaîne qui se termine bien avec un cruel collier étrangleur des vanités! A Luxembourg, plus "on avance" dans sa réflexion sur le personnage, et plus il apparaît comme un possible  maillon dont on sait qu'il pourrait  donner la meilleure clef de cette affaire. Certains pensent qu'il aurait déjà tout dit, ou presque, d'autres plus perplexes ne peuvent s'en contenter dès lors qu'il y a de fortes  interrogations sur la négociation d'un certain silence. "Qui peut juger un homme dans cette situation? Lui dispose d'un avantage, il connaît les tenants et les aboutissants de l'affaire, et donc toutes les conséquences!" Pense croire très justement un autre ami. "Car si les conséquences étaient sans intérêts pour lui, il y a longtemps qu'il se serait mis complètement à table, c'est pour le coup la rencontre entre la morale et l'honneur!" Le dessein de cet homme est très complexe, son carnet d'adresse doit faire cohabiter des pedigrees, qui de bons à moins bons, se perdent dans une masse pas toujours logique ou vertueuse... 

 Un autre ami évoque une éventualité qui par son aspect fantasque, pourrait décourager les plus téméraires, JMB serait  devenu "agent double", pour d'autres, renfermé sur lui même, pour s'éviter toutes les dérives possibles, celles qui l'éloigneraient trop de ses fondamentaux. Vous voyez, les langues se délient aussi à Luxembourg, certains s'engouffrent dans les amitiés "princières" de JMB, ce que certains expliquent avec "sa société" EICH GESTION, et donc les autres très  nombreux réseaux ou il tiendrait "encore" très  bonne place, des ministres, chefs de gouvernement, y compris à Luxembourg... Autant de définitions pour un seul mot: amitié. Mais cela doit-il pour autant en faire la cible parfaite? Il a de nombreuses qualités qui sont autant d'outils d'un "bon travailleur" pour qui aurait besoin de services et d'une certaine excellence pour des compétences, certes, très diversifiées...  

A Luxembourg ceux qui le connaissent sont peut-être  moins acerbes que ceux qui prétendraient  avoir dîné avec l'homme  à l"'Hôtel Royal" ou à "La Gaichel"... Question d'ambiance certainement.  Certains vous diront: "Pourquoi cet homme se retrouve aujourd'hui avec un statut de résident luxembourgeois voir même possiblement la nationalité luxembourgeoise ?  Veut-on le protéger, ou plutôt se protéger?" Autant d'interrogations qui font que le sujet n'est pas en peine d'arguments...   L'homme tient toujours bonne place s'il on en croit "sa" nouvelle société "EICH", occasion pour lui de continuer à vendre ses services avec son ami Schmit... "Pour nous il n'a pas de quoi susciter toutes les vertues qu'on lui porte, prioritairement les plus mauvaises..." Précise un ami. De quoi relativiser tous ce qui peut se dire, car s'exposer ainsi serait suicidaire pour une personne aussi finalement peu fréquentable que certains semblent vouloir toujours persister à nous le dire...

C'est bien cette logique d'un certain brouillard qui couvre parfois la capitale,  ou le froid s'invite comme une certaine polémique:" Tu sais, beaucoup de personnes ici ont un réel mal à comprendre les liens de JMB avec le Grand Duc et consorts. Bon on imagine que son ami comptable y est pour beaucoup, mais pour d'autres il y a un "certain" mystère qui trône dans les esprits!" "Je ne vois pas la justice française pouvoir faire l'impasse sur le volet "Gala" des amitiés de Boivin...". "Mais là aussi, la prudence est de mise, la confusion des genres est une vieille technique pour brouiller les pistes!"  Vous voyez, à Luxembourg, même si le froid s'installe durablement comme de coutume en cette saison, les esprits ne manquent pas de s'échauffer.

 



Pour conclure, Finance Offshore vous communique ici les quelques extraits de l'audition (disponibles à ce jour) de l'ancien premier ministre, Dominique de Villepin, qui pendant quatre heures, a bien tenté de définir les potentielles rétro-commissions comme clairement jugées illégitimes devant le juge van Ruymbeke...

Il démontre ainsi les doutes partagés par de nombreux observateurs avisés de l'affaire, qui très justement avaient remarqué l'éventualité de possibles rétro-commissions qui devenaient d'une certaine façon "tardives et colossales" à destination de personnalités de certains réseaux... Alors que l'essentiel des commissions semblaient pour la plus grande partie, acquises aux principaux destinataires.

 Il précise d'une certaine façon , que même,  -si- Edouard Balladur aurait, comme certaines thèses l'évoquent,  été en partie destinataire pour le compte de sa campagne présidentielle, que celui-ci, d'une certaine façon, se serait peut-être plus tourné "logiquement" vers les fonds secrets à sa  disposition.

 Faut-il pour autant conclure que Jean-Marie Boivin se serait alors lui même  retrouvé dans un "cadre de pressions particulières"?  Peut-être celui d'autres personnalités,  qui de fait,  seraient plus proches de certains premiers ou seconds cercles qui gravitaient dans le contexte particulier de l'ancien premier ministre Balladur,  candidat à l'élection présidentielle?

Mon intime conviction sur Jean-Marie Boivin souligne que cette thèse devient toujours plus possible... A mesure que certaines langues se délient!

Vous voyez, d'une certaine façon, on tourne en rond, mais toujours dans le bon sens. A suivre...




Voici quelques extraits:

DdV: "Dès son investiture comme chef de l'Etat, son [Jacques Chirac] attention a été attirée par des responsables étrangers sur des pratiques anormales qui avaient pu se développer au cours des années précédentes. C'est avec ce seul objectif qu'il est intervenu. Il n'a jamais été question, à aucun moment, d'enquêter sur les financements politiques ou des personnes politiques. Ensuite, en ce qui concerne le cadre de l'intervention présidentielle, Jacques Chirac a souhaité poser un cadre technique confidentiel. La question à laquelle il souhaitait avoir une réponse était la suivante : y a-t-il eu des commissions illicites, voire des rétro-commissions, dans les différents contrats signés par la France ?"

 
"Enfin, l'intervention du président a comporté trois temps : le premier temps, c'est la demande formulée directement auprès de Charles Millon [ministre de la défense], dans le cadre confidentiel et technique que j'ai indiqué. Le deuxième temps, c'est au terme des vérifications, les conclusions apportées par le ministre de la défense au président de la République quelques mois plus tard. Jacques Chirac m'a demandé de m'associer à l'entretien qu'il avait avec son ministre de la défense."



COMMISSIONS ILLÉGITIMES


"Lors de cet entretien, trois points ont été mis en avant pour souligner les très forts soupçons qui existaient de commissions illégitimes, voire de rétro-commissions, à partir de l'examen des différents contrats et du suivi de ces commissions".

 
Sont alors abordés les deux contrats posant problèmes, Agosta et Sawari II. D'après M. de Villepin, plusieurs anomalies sont constatées : "les intermédiaires non pakistanais ou non saoudiens apparaissaient, selon l'examen qui avait été fait, sans véritable lien avec ces marché mais imposés par le ministère de la défense et ayant des liens avec des personnalités publiques françaises, les modalités financières de commissions apparaissaient exorbitantes, qu'il s'agisse des montants ou des versements anticipés qui avaient été prévus, le calendrier lui même ayant conduit au choix de ces intermédiaires montrait qu'ils n'intervenaient qu'au dernier moment alors même que ces contrats apparaissaient très largement bouclés".

 
En ayant examiné ces points, l'Elysée aurait pris sa décision : "sur cette base, le président de la République a décidé d'arrêter la partie des commissions qui apparaissait illégitime et non justifiée ".



"NOUS N'AVIONS AUCUNE PREUVE FORMELLE"



Concernant l'identité des bénéficiaires de ces rétro-commissions, l'ancien premier ministre ne souhaite pas être trop précis. "Je ne peux que m'en tenir aux indications telles qu'elles nous ont été données à l'époque (…) Ce réseau d'intermédiaires, selon les conclusions de la vérification opérée, imposé par le précédent ministère de la défense avait des liens avec des personnalités publiques françaises. Le suivi des commissions, tel qu'il avait été opéré par la DGSE, faisait ressortir de forts soupçons de rétro commissions. Il s'agissait davantage de financement politique de tel ou tel parti soutenant la majorité du premier ministre de l'époque [Edouard Balladur], que d'un financement spécifique de la campagne présidentielle, d'autant qu'il était aisé d'imaginer qu'il avait pu être abondé par les fonds secrets de Matignon".

 
L'ancien premier ministre précise que des écoutes téléphoniques ont été mises en œuvre par le ministère de la défense, afin de déterminer le rôle exact joué par des intermédiaires imposés par l'entourage de M. Léotard. Dans ces interceptions téléphoniques, "ces intermédiaires évoquaient leurs relations avec des personnalités publiques françaises (…) Dans les noms évoqués, il y avait à la fois des ministres et des membres de l'entourage des ministres. Il s'agissait de ministres du précédent gouvernement [dirigé par Edouard Balladur] et des membres de leur entourage".

M. de Villepin estime qu'il n'était en aucun cas question de tarir les sources de financement de son rival Edouard Balladur : "l'objectif de Jacques Chirac n'était pas de régler des comptes politiques", assure-t-il. Il dit également qu'il ne disposait pas de faits, mais d' "hypothèses" bâties "à partir d'une intime conviction". Et il conclut : "nous n'avions aucune preuve formelle ".






Source de l'audition: (Nouvel Obs) -Extraits- communiqués dans la presse française.
Photographie: Tous droits réservés

© 2011 FINANCE OFFSHORE

Saturday, November 27, 2010

G20 FMI UE: La zone Euro est à vendre!

Tags


          "Pour Manuel Barroso, démenti formel, le Portugal peut s'en sortir!"




C'est à Wachington que la plaisanterie se propage: "La Zone Euro est à vendre!" autant dire que l'humour de certains employés d'une grande institution supra nationale laisse perplexe sur les capacités de l'éxécutif européen  à sortir la zone Euro de sa bien triste muise...

Un son de cloche bien différent de tout ce qui peut se dire ici en Europe. Manuel Barroso tente de rassurrer ceux qui veulent bien encore l'entendre, alors que Jean-Claude Juncker, président de l'Eurogroupe, s'étonne de voir les allemands s'engouffrer dans les thématiques du président français Nicolas Sarkozy, l'ambiance devient trés tendue en Zone euro...

Depuis que la Grèce étrenne les mesures d'austérités, c'est aujourd'hui l'Irlande qui tient la corde de ceux qui vont devoir faire un certain ménage. La solidarité européenne se fera bien sur le dos des peuples, disait encore hier un trés grand banquier de la City...

L'Europe se dote d'un mécanisme qui consiste finalement à mettre au régime sec les états qui se sont laissés porter par les sirènes du capitalisme des bulles spéculatives en tout genre! Aujourd'hui il faut passer à la caisse, et manque de chance, ceux qui viennent faire leurs amplettes sont les fameux fonds de spéculations pour qui la dette est un produit "comme un autre", et les états qui doivent emprunter sur les marchés se retrouvent avec des taux d'intérêts toujours plus élevés...

 Comme pourrait le dire  le gouverneur de la banque Centrale Européenne, Jean-Claude Trichet, "Petit joueur grande claque!", c'est bien ce qui se profile dans tous les états qui se sont perdus dans un certain manque de rigueur, vous savez, ce terme que certains politiciens ne veulent pas utiliser de peur de plomber la croissance...

Sur le marché obligataire, l'écart entre les taux espagnols à 10 ans et les taux allemands, qui servent de référence dans la zone euro, a atteint vendredi un plus haut historique, à 260 points de base, signe de la défiance des investisseurs à l'encontre de l'Espagne.

Les européens veulent rassurrer sur la situation du Portugal, qui selon certains "experts" devrait pouvoir s'en sortir sans l'aide de l'Union européenne, une thèse dont le premier ministre partage l'optimisme de "rigueur :

-"Le Portugal réunit toutes les conditions pour se financer sur les marchés", estime José Socrates. Ces rumeurs sont intervenues alors que le Parlement portugais a définitivement adopté vendredi un budget d'austérité pour 2011 qui doit permettre de réduire drastiquement le déficit du pays. La Commission européenne a salué ce vote.

Mais étrange télescopage de l'information, selon  le journal allemand Financial Times Deutschland, la Banque centrale européenne et une majorité de pays de la zone euro feraien sous cape  pression sur le gouvernement portugais pour qu'il demande à son tour une aide de l'UE et du FMI. Ces pressions auraient pour arrière-pensée d'éviter à sa voisine l'Espagne de se retrouver dans une situation difficile, affirme le journal.

Biensûr, les gouvernements portugais et allemand et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso ont aussitôt démenti ces informations...

-"Les Européens n'ont pas "suggéré" au Portugal qu'il demande un plan d'aide financière comme vient de le faire l'Irlande", a déclaré M. Barroso à Paris, désireux de couper la rumeur.

De son côté le premier ministre relativise les efforts:

"Ce budget contient des mesures très difficiles et exigeantes pour tous les Portugais, mais il n'y a pas d'autres alternatives", a souligné M. Socrates qu valide ainsi que seul les efforts de son bon peuple pourraient suffir à endiguer les graves complicatons qui se profilent dans son pays...

Pour le premier ministre espagnol, il faut "aussi" rompre l'effet dominos:

-"Ceux qui misent contre l'Espagne à court terme vont se tromper!".

Le chef du gouvernement socialiste espagnol José Luis Rodriguez Zapatero s'est voulu de son côté rassurant, en déclarant qu'il écartait "absolument" l'éventualité d'un plan de sauvetage financier de l'Espagne.


Dans ce contexte de tension, le quotidien allemand Die Welt a affirmé vendredi que la Commission européenne avait proposé de doubler à 880 milliards d'euros le montant des garanties de prêts du Fonds de secours pour la zone euro. Bruxelles a catégoriquement démenti ces informations, rejoint par des responsables allemands qui ont également écarté vendredi l'éventualité d'un renflouement du Fonds.

En concluson si la Zone Euro n'est pas encore à vendre tout à fait complètement, ses dettes, elles, font un carton sur les marchés!







Photographe: Tous drots réservés

© 2011 FINANCE OFFSHORE

Friday, November 26, 2010

Affaire Karachi Gate: Interview de Didier REMER (Finance Offshore) par Emanuel de Saint-Cyr.

Tags



          " Pour Didier REMER,  tourner en rond ne veut pas dire dans le mauvais sens..."





Interview réalisé à Luxembourg le vendredi 26 Novembre 2011


Emanuel de Saint-Cyr: Bonjour Didier REMER, Finance Offshore comme une presque devenue habitude s'est "attaqué" au dossier de l'affaire Karachi Gate. Ce qui n'est pas un hasard, tant le Luxembourg tient bonne place, si je puis dire,  dans l'affaire. Selon Finance Offshore, c'est à Luxembourg que se trouveraient les preuves de l'affaires, votre avis?

Didier REMER: Cher Emanuel, il nous faut être précis.  Dans cette affaire d'état, Luxembourg a bien été un des lieux privilégiés, pas tant  pour son climat ou la qualité de l'ambiance de la ville...  C'est un des jobs de la place financière luxembourgeoise, permettre avec une législation des plus conciliantes en la matière, la réalisation de montages financiers trés divers qui de honnêtes à malhonnêtes se fondent dans la masse des affaires de la place. Il serait injuste de vouloir faire croire que tous les acteurs de la place s'adonnent avec abondance à de telles pratiques.

EDSC: Donc vous confirmez implicitement le rôle du Luxembourg financier dans le dossier Karachi Gate?

DR: Je confirme que la place se compose de personnes responsables qui usent essentiellement d'une réelle déontologie. Je confirme aussi que comme toutes les autres places financières qui cultivent en partie  le secret bancaire, certaines dérives sont aussi visibles à Luxembourg. D'ailleurs, c'est en parlant de secret, ...un vrai secret de Polichinelle! Donc je ne peux que constater la présence de sociétés écrans qui abondent au service de nombreux états, pas seulement la France, leur offrant ainsi un cadre discrétionnaire qui doit être efficace s'il on en croit certaines adresses sur les boîtes aux lettres... Cadre discrétionnaire mis à mal tout de même à mesure des révélations qui se font jour...

EDSC: La presse luxembourgeoise vient de lever une autre affaire jugée plutôt grave ici. Cette affaire relative à l'éxistence de sociétés écrans qui auraient été en charge des circuits financiers utiles au besoin du régime Iranien pour contourner les décisions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, qu'en est-il?

DR: Là aussi il faut faire force de prudence, le régime Iranien est engagé dans une course au nucléaire que certains imaginent comme purement civil alors que d'autres parlent ouvertement de provocation en rien pacifique. Si l'administration américaine du Trésor a bien listé les sociétés présentes à Luxembourg, c'est que le renseignement américain est bien mieux informé que les autres, d'ailleurs peut être bien plus perspicace et moins victime de contagions locales sous couvert de visées mercantiles.

EDSC: Pour en revenir à l'affaire Karachi, la France aurait utilisé des sociétés écrans pour assurer des circuits habituels de commissions et peut-être donc de rétrocommissions, point de discorde de l'affaire...

DR: Je vous arrête tout de suite, la France via la DCN (Direction des Constructions Navales) a bien utilisé le potentiel du Luxembourg en la matière, mais il faut préciser que les pratiques utilisées à l'époque étaient légales, en tous cas dès lors qu'aucunes rétrocommissions revenaient sur le territoire français, et surtout dans le cadre par exemple, d'un  potentiel financement politique qui lui,  serait de fait occulte.

EDSC: Oui, mais comment comprendre la frontière entre ce qui était légal et donc habituel et toutes les dérives qui se font jour?

DR: C'est toute la logique de l'affaire qui se profile, au début une vente d'armement, comme de nombreuses, des besoins d'encadrer les contrats pour obtenir les marchés. C'est à dire faire intervenir les moyens utiles pour que des relais et même des délais soient respectés, ce sont les commissions d'affaires qui peuvent y contribuer, intervenir sur des activités précises de lobbying  c'est à dire acheter les bons services de personnes ou comment savoir donner pour recevoir, c'est le commerce.

EDSC: D'accord avec votre analyse, mais si aujourd'hui on voit un tel scandale d'état, c'est parceque d'une entre guillemets "opération de commerce d'armement" pour ne pas dire "commerce international" on est arrivé malheureusement à l'affaire de l'attentat de Karachi et ses nombreuses victimes...

DR: Tout à fait Emanuel, sans cette triste affaire de l'attentat, le dossier avait bien moins de chance de remonter à la surface. Mais de là à voir un lien direct de causalité, il faut être trés prudent, c'est selon la thèse de certains la fin de rétrocommissions qui serait à l'origine de cet attentat, alors que pour d'autres, l'oeuvre d'Al Qaida. Le contexte géopolitique de l'époque peut toujours valider cette thèse. Certains pourront  vous dire que les juges qui doivent éclairer les victimes doivent vérifier tous les points, à commencer donc la piste des rétrocommissions. Ce qui dans un premier temps n'avait pas été une priorité. Aujourd'hui c'est bien la tenacité légitime des familles de victimes qui permet à nouveau de s'intéresser à cette hypothèse. Des éléments nouveaux peuvent conforter cette logique. Il y a un intérêt nouveau, celui du contexte politique qui permet à certaines langues de se délier à mesure que des éléments remontent à la surface.

EDSC: Concrètement, qu'elle est la thèse qui retient le plus votre attention, ALQaida ou la vengeance de certaines personnes flouées dans le maquis de potentielles rétrocommissions?

DR: Pour être franc et donc écouter mon intime conviction, un peu des deux! Le pédigree de certains intervenants relatifs aux commissions ne me semble pas de nature à éviter cette possible thèse, pour les rétrocommissions c'est l'autre pendant du dossier, il ne me semble en rien plus glorieux. Il démontre des pratiques qui en plus d'être contestables au possible, viendraient ternir d'autres personnalités et donc pédigrees...
Il en ressort que la campagne du candidat Edouard Balladur est bien dans le viseur, et sur ce point il y a des faits que je trouve trés surprenants, comme par exemple la capacité de perception financière pendant  la campagne, c'est à dire de dons en cash du candidat, on parle d'environ 1, 4 Million d'euros soit environ 10 millions en francs de l'époque, c'est à dire des coupures de 100 et surtout 500 FF de l'époque...  Remises selon les dernières informations de certains médias dans un sac sur le compte du mandataire financier. Et dans cet esprit l'annonce de discussions tendues lors de la validation du compte de campagne d'Edouard Balladur par le trés officiel Conseil Constitutionnel, qui aurait décidé selon ces mêmes sources faire l'impasse sur certaines remarques des rapporteurs. C'est ce qui pourrait expliquer les nombreux commentaires qui alimentent la thése du possible financement politique occulte, mais pour ce qui est de le prouver, c'est différent. Sur le volet rétrocommissions, c'est la négociation entre l'état français et l'intermédiaire Boivin qui laisse un boulevard, selon moi,  plus intéressant et donc toujours ouvert aux missions des enquêteurs. Car si on a achèté un potentiel silence qui,  se serait donc finalement  bien vendu, il y a des raisons évidentes... Elles avaient un coût et donc un prix.

EDSC: Soyez plus précis, La presse relate des injonctions d'un Boivin devenu trés menaçant à mesure que certains l'écartèrent...

DR: Refaire ici la genèse du dossier serait trop long, je pense aux sociétés Heine et Eurolux à Luxembourg, mais   c'est ce que la police luxembourgeoise semble confirmer quand elle se pose la même question sur les fluxs financiers jugés importants et donc de possibles financements politiques en France. On notera que le travail de la police luxembourgeoise se termine en quasi queue de poisson, il y a des raisons! Bien loin de moi l'idée d'imaginer un manque de sérieux des enquêteurs luxembourgeois, mais on nous laisse sur une fin plutôt amère... La vérité est bien cachée dans le contexte particulier de cette enquête. On arrive logiquement sur la différence entre commissions et rétrocommissions, pour être clair, une commission est due à un intervenant qui aura produit une mission réelle pour que le succès du contrat, ses enjeux,  une rétrocommissions est une largesse pour des intervenants secondaires dont on peut douter de la réelle implication directe dans le volet des négociations, comme par exemple non exhaustif , le rôle de certains  politiques qui voient des fluxs si importants et qui se diraient, après tout... mais pas forcément pour financer en priorité une campagne électorale. Pour ce qui est de Jean-Marie Boivin, c'est un ancien de la DCN qui, le métier aidant, se retrouve en expert pour finaliser les circuits habituels des négociations, en ce sens, je peux comprendre qu'il puisse avoir été  un jour plus amère si certains voulaient lui couper,entre guillemets,  "le robinet"... Mais reste à voir qui sont ceux qui décidérent réellement de l'écarter, d'une certaine façon... Et surtout pour quelles raisons!  Vous voyez, on tourne en rond dans cette affaire. Tourner en rond ne veux pas dire dans le mauvais sens!

EDSC: Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy fait l'objet d'une réelle défiance de la part de certains  journalistes dont il ne s'est pas privé de dire en off tout le bien qu'il pensait. Pensez vous que le chef d'état soit éloigné ou finalement impliqué dans l'affaire? 

DR: D'abord il ne faut pas oublier un autre contexte particulier, celui de la future échéance présidentielle... pour répondre en partie à votre question, c'est aux juges de nous donner une telle réponse! Si je devais m'en tenir qu' à l'avis des familles des victimes, il ne semblerait  pas éloigné de l'affaire, surtout  quand elles lui demandent, je cite,  d'arrêter de mentir. Pour ma part je suis plus prudent, ce qui ne veut pas dire mauvais client de cette thèse dans la mesure ou les liens entre certains  différents acteurs étaient pour le moins trés ténus. Il faut, sans tomber dans le jeu des rivalités habituelles de la Chiraquie et du Sarkosisme, que les juges découvrent  le rôle précis de Nicolas Sarkozy à cette époque, ses ministères suivant les différentes séquences de l'affaire, ses pouvoirs, sa fonction de porte-parole officiel du candidat Edouard Balladur, et plus important selon certains médias, cette interrogation sur d'autres potentielles fonctions moins officielles par ailleurs pas illégales, comme par exemple dans l'entourage de la sphère Balladur, pas loin d'un autre homme, Nicolas Bazire par exemple. 

Je pense que si  Jacques Chirac a dès 1995 souhaité faire un certain ménage, c'est qu'il avait de trés bonnes raisons. Décider l'arrêt de telles pratiques (ndlr:sur les rétrocommissions) aussi radicalement n'est pas sans raison, l'ancien président aurait selon certaines sources  bien  fait appel aux services de la DGSE pour s'informer sur les intermédiaires et il semble acquis que des mouvements  bancaires de fonds forts importants étaient pour le moins suspects entre Malte, la Suisse, l'Espagne, et Luxembourg! Ce qui pourrait m' inviter, comme beaucoup de monde aujourd'hui, à ne pas refuser d'écouter les arguments de ceux pour qui la  thèse de voir certaines personnalités de haut rang impliquées comme recevable. Mais c'est pour moi  à  la justice de donner une  réponse, qui sera mienne. Cette interrogation légitime sur le rôle potentiel et possible du président ou d'autres personnes trés en vue est due à sa proximité dans l'édifice de la campagne Balladur et donc créant de fait un lien pour ceux qui se sont engouffrés avec les thèses du financement électoral occulte, sans compter les rivalités de notoriétés publiques entre  les différentes droites. Comme par exemple, une des nombreuses interrogations  qui réside surtout par  la levée actuelle de boucliers dans ses rangs. Elle me semble un peu disproportionnée dès lors qu'il serait blanc comme neige. Encore moins de nature à apaiser les doutes qui pésent sur le président au sens trés général du terme. La raison d'état, le secret défense ne peuvent tout justifier! Ce sont des outils qui se veulent des garanties pour les intérêts de  la maison France, la maison France c'est quoi? Prioritairement le peuple ou bon peuple de France, comme les victimes des attentats de Karachi, leurs familles, et tout ce qui contribue à donner autant de détermination qu'il en faudra aux juges chargés de l'affaire! 

EDSC: Sans aucunes visées malveillantes de ma part à votre encontre, comment percevez-vous la montée au créneau de l'ancien premier ministre Dominique de Villepin?

DR: Visées malveillantes? Bon, pour être franc avec vous, je préfère l'angle de monsieur De Villepin, question de style. Vous savez contrairement aux idées qui se répandent un peu trop vite, il semble qu'il ne charge pas, si je puis dire,  Edourad Balladur comme potentiel bénéficiaire des rétrocommissions. Pour le fond il était quand même  à l'époque le secrétaire général de l'Elysée et se retrouve aujourd'hui futur potentiel candidat à la présidence de la république. Si son sentiment peut rejoindre le miens sur l'éxistence de rétrocommissions et donc par conséquences de possibles financements occultes, je ne vois pas pour quelles raisons on devrait se refuser à le dire. Se refuser peut être aussi de juste limiter son intervention qu'à un nouvel épisode de la rivalité entre les deux hommes qui s'est déjà remarquée dans l'autre dossier qui trouvait quelques relais douteux à Luxembourg, je pense à Clearstream. vous voyez, on tourne toujours en rond avec cette affaire, mais toujours dans le bon sens...


EDSC: Je reconnais votre humour! Si vous deviez rencontrer l'avocat des familles victimes de l'attentat, maître Olivier Morice, vous aimeriez lui dire quoi?

DR: Pour le coup,  je reconnais aussi votre humour, toujours aussi mal placé! Cet avocat est à mon avis un franc-tireur, il a le grand mérite de donner un nouveau souffle à cette affaire. J'espère qu'il pourra donner des réponses plus intéressantes pour toutes les familles des victimes. Je reste trés optimiste surtout si toutes les langues qui se délient aujourd'hui continuent dans leur entreprise d'un certain courage. Mais en politique je ne connais pas de courage qui ne soit pas intéressé! Imaginez l'ampleur de l'affaire, on est plus dans une logique de scandale d'état, j'espère juste qu'il pourra déplacer des digues dans une affaire qui fait déjà tant de vagues. Je pense que les deux juges en charge des deux volets de l'affaire, le juge van Ruymbeke, et le juge Marc Trévidic sont dans une logique que je partage. Je pense aussi au  secret défense, il faudra bien que ceux qui l'utilisent ne soient plus les uniques dépositaires du pouvoir de déclassification des documents.

EDSC: Pour conclure, puisque le Luxembourg est à l'honneur, si je puis dire comme vous savez le dire, certains médias évoquaient à l'époque des fameuse sociétés écrans de la DCN des liens entre le premier ministre luxembourgeois et Jean-Marie Boivin, il semblerait qu'un ministre luxembourgeois aurait même été invité dans un Safari en Afrique aux frais de certains intervenants pour le compte de la DCN?

DR: Le Luxembourg est un pays qui est en droit d'être aussi un potentiel client de solutions de défense, il semblerait que le premier ministre luxembourgeois Juncker aurait  clairement nié cette potentielle amitié avec Boivin , dénoncée en son temps... Pour ce qui est du ministre invité, j'espère juste qu'il s'est bien protégé du soleil! Plus sérieusement il ne faut pas tomber dans le mélange des genres.

EDSC: Oui, mais Finance Offshore n'a jamais caché le grand écart du premier ministre luxembourgeois comme par exemple sur la question de la liste grise des paradis fiscaux de l'OCDE et ses fonctions de président de l'Eurogroupe?

DR: Vous savez, si vous avez des questions à poser sur le premier ministre luxembourgeois, je pense que le président français devrait pouvoir vous éclairer sur la personnalité du premier ministre luxembourgeois. Qu'il soit habitué au grand écart, celà me paraît possible, mais est-il bon équilibriste? Soyons sport, il a déjà tant de problèmes avec la crise de la zone euro... mais bon, il est vrai qu'à luxembourg des langues se délient aussi, peut être une question d'ambiance...

EDSC: Il est vrai que Monaco vient de commencer une campagne promotionnelle dans les médias, je commence à comprendre votre analyse sur la problématique du déficit d'image du Luxembourg...

Dr: Pour conclure, je pense que le meilleur attaché de presse du premier ministre luxembourgeois est bien Nicolas Sarkozy! Sans plaisenterie, aucune.

EDSC: Merci et à bientôt sur le site Finance Offshore.



Photographie: (Finance Offshore) Tous droits réservés
© 2011 FINANCE OFFSHORE

Thursday, November 25, 2010

AFFAIRE KARACHI GATE: De Villepin monte au créneau!

Tags

                     "Dominique De Villepin a des convictions trés fortes sur les rétrocommissions..."




L'ancien premier ministre français, Dominique de Villepin vient de confirmer au juge van Ruymbeke ses convictions sur la possible destination finale des rétrocommissions relatives à l'affaire KARACHI.
Il précise qu'il ne voit pas de liens entre la fin du paiement des rétrocommissions par l'état français et l'attentat meurtrier de Karachi.


Convictions fortes

C'est dans les bureaux du Pôle Financier de Paris, après une audition fleuve de plus de quatre heures (Jeudi 25 Novembre),  que l'ancien premier ministre s'est confié en présence de Me Olivier Morice. Avocat des familles de victimes qui devait préciser au sortir de l'audition que Dominique de Villepin "a confirmé que les rétrocommissions qui ont été identifiées étaient des rétrocommissions dont ils avaient des convictions très fortes qu'elles avaient servi à financer des partis politiques soutenant le premier ministre" de l'époque, un certain Edouard Balladur.


Silence d'or?

Edouard Balladur dont le silence commence à interpeller de nombreux observateurs qui parlent volontier d'un "possible silence qui serait d'or"... Car cette mise au jour de suspicions toujours plus précises doit laisser un goût amère aux familles qui souhaitent obtenir de la part des "grands serviteurs de l'état et consorts" toujours plus d'implication dans cette recherche de la vérité qui se voudrait collective s'il l'on en croit les déclarations du président français, désireux de déclassifier tous les documents qui pourront...     l'être! 

Tendues...

Il y a un tournant dans l'affaire, puisqu'il semble que le Conseil Constitutionnel, dans le cadre de la validation trés officielle de la décision des comptes de campagne du candidat Balladur, révèlerait des "discussions tendues" sur certaines lignes relatives au financement du compte par le mandataire...  Ce sont certains médias qui font bien état de langues qui se délient... Loin de moi la volonté d'imaginer que des personnes aussi éminentes  puissent faire l'impasse sur leur responsabilité dans ce dernier rempart de notre démocratie, celui qui se doit de protéger la constitution, son esprit.

Dominique de Villepin avait déjà fait état vendredi 19 novembre de "très forts soupçons de corruption avec  rétrocommissions en 1995 et ce vers des décideurs français, en marge de deux contrats d'armement, qu'il a confirmés dimanche, mais devait précisait qu'il n'y avait "pas de preuve formelle". Il avait alors demandé à être entendu par le juge van Ruymbeke et s'en était ouvert trés médiatiquement dans le journal télévisé de 20H00 de TF1, précisant qu'il le faisait pour les familles des victimes et leur besoin légitime de justice.

Décision du Conseil Constitutionnel compte Balladur:



Porte-parole

La justice soupçonne  qu'une partie des commissions versées dans le cadre de ces contrats soit revenue en France - via des rétrocommissions - pour financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était bien le porte-parole officiel en 1995, alors que pour d'autres sources,  il aurait cumulé en fait des missions plus "déterminantes" dans son implication pour le candidat Edourad Balladur. Point que la police Luxembourgeoise évoque de façon -à peine voilée- dans son enquête par les questions qu'elle se pose en marge de l'implication du " financier intervenant", Jean-Marie Boivin,  pour le compte de la DCN, celui qui réalisait en son temps  les "shadow" (sociétés écrans)... Pour permettre ainsi le retour des rétrocommissions et le "clearing" nettoyage des circuits occultes...

Pour comprendre lire notre dernier article sur les preuves au Luxembourg:
http://lafinanceoffshore.blogspot.com/2010/11/karachi-gate-les-preuves-au-luxembourg.html


Moraliser


En 1995, c'est bien Jacques Chirac qui a ordonné dès son arrivée à la présidence de la république la révision des contrats d'armement ayant pu donner lieu à des rétrocommissions comme celles qui sont à l'origine de l'affaire Karachi.
Jacques Chirac, trés choqué par certaines pratiques, aurait selon son ancien secrétaire général à L'Elysée, Dominque de villepin,  souhaité "moraliser la vie publique internationale, c'est-à-dire interrompre tous les contrats qui avaient ou pouvaient donner lieu à rétrocommissions". Dominique de Villepin précisera même qu'il s'agissait clairement de "rétrocommissions illégales qui revenaient vers la France, des personnes, des personnalités politiques ou non politiques" sans préciser de nom... Pour un autre ancien président français, Valérie Giscard d'Estaing, "les listes des bénéficiaires éxistent forcément dès lors qu'on "nous annonce l'éxistence même de telles pratiques  avec des rétrocommissions!". 

Comme le précisent de nombreux médias français, bille en tête "Le Monde" et "Médiapart"ce sont bien deux contrats qui suscitent les plus grandes interrogations : "Sawari II", portant sur la vente de trois frégates à l'Arabie saoudite, signé en novembre 1994, et le fameux contrat "Agosta" de vente de trois sous-marins au Pakistan en septembre 1994. Dominique de Villepin avait déjà  souligné dimanche soir "qu'à sa connaissance", il n'y avait " "aucun lien" entre l'arrêt à partir de 1995 du versement de commissions et l'attentat de Karachi " qui avait fait 15 morts, dont 11 salariés de la Direction des constructions navales (DCN), français  travaillant donc pour le compte de l'état français à la construction de ces sous-marins en mai 2002. Contrat qui en son temps ne faisait pas vraiment l'unanimité par l'important transfert de certaines technologies sensibles qu'il imposait...

La justice soupçonne donc qu'en plus d'intervenants d'affaires (habituels pour ce genre d'opérations), qu'une partie des commissions versées dans le cadre de ces contrats soit revenue en France - via des rétrocommissions - pour financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, dont Nicolas Sarkozy était le -porte-parole officiel- en 1995.  Pour d'autres, Nicolas Sarkozy serait également un de ceux qui se "devaient collaborer" y compris au besoin de solution pour " le financement d'une deuxième candidature à droite", par ailleurs décidée trés tardivement. Une question que la justice est en droit de se poser, comme l'a rappelé lui même en -off- le président français à Lisbonne...


Démission parlementaire?


Dans le volet terroriste de l'affaire, l'attentat de Karachi (Sud du Pakistan) le député PCF du Nord -Jean-Jacques Candelier- s'est dit prêt à remettre à la justice les procès-verbaux de la -mission d'enquête parlementaire- sur l'attentat de Karachi, dont il a été membre, dans une lettre au juge chargé d'enquêter sur l'attentat, Marc Trévidic.
En effet, le président de l'Assemblée Nationale française, Bernard Accoyer a refusé de remettre en place une nouvelle "mission parlementaire" lors d'une réunion des présidents de groupes à l'Assemblée, et proposerait aujourd'hui que la question de transmettre des pièces relatives aux auditions lui soit posée... début décembre! (date de la prochaine réunion des présidents de groupes)  Bien que partageant la peine et la douleur des familles, le président s'arqueboute sur la séparation des pouvoirs... et son besoin inhérent de garantir les fondements de la constitution! Il faut dire que plus l'affaire KARACHI prend la forme d'un étau qui se resserre, des langues se délient alors que d'autres opposent comme régle, une certaine forme de silence...

Vous trouverez ci-dessous, l'interview du juge anti-terroriste en charge de l'affaire de l'attentat KARACHI, Marc TREVIDIC qui logiquement prudent, démontre l'ampleur de l'affaire en précisant une "certaine logique"!






On retiendra le besoin pour ce magistrat d'imaginer une instance autre pour lever le secret défense et déclasser les documents, peut être un "tribunal spécial de sages"?



Pour conclure: Qui cherche...   trouve!

Sarkozy, lui s'est expliqué en -off- (en taclant au passage Médiapart et les journalistes présents ) d'une façon glauque (référence douteuse à la pédophilie) et ce en marge du dernier sommet de l'Otan. Il demandait aux journalistes de lui communiquer des éléments qui pourraient d'une certaine façon mettre à mal sa parole:

 "J'ai jamais été ministre de la défense, je suis pas au courant des contrats de sous-marins négociés à l'époque avec un président qui s'appelle M. Mitterrand, un premier ministre qui s'appelle M. Balladur, avec un ministre de la défense qui s'appelle M. Léotard. En tant que ministre du budget, je n'ai jamais eu à en connaître ni de près ni de loin puisque même la procédure de validation (par le ministre du budget sur proposition du directeur général des impôts) a été supprimée en 1992 par M. Charasse."

En clair, le chef de l'Etat explique qu'en tant que "simple" ministre du budget, il n'avait pas à donner son autorisation pour le versement de commissions aux intermédiaires de la vente de sous-marins Agosta au Pakistan. Et qu'il n'était pas concerné par les ventes d'armes.

Mediapart lui répond promptement dans son édition de mercredi. Le site reprend une série de documents, dont l'un démontre que Nicolas Sarkozy était au minimum informé de cette vente au Pakistan. Cette lettre, versée au dossier du juge d'instruction Marc Trévidic, qui enquête sur l'attentat qui a fait 14 morts à Karachi en 2002, émane de François Léotard, alors ministre de la défense.

Lien avec Médiapart: (Payant en partie)

http://www.mediapart.fr/journal/france/241110/karachi-des-documents-saisis-par-les-juges-contredisent-nicolas-sarkozy

Comme le précise trés justement "Le MONDE":   La date de la missive n'est pas précisée, mais semble, d'après le contexte, correspondre à fin 1994. Elle est adressée à Nicolas Sarkozy, ministre du budget, et lui demande, sous le sceau du "confidentiel défense", d'accorder la garantie de l'Etat au contrat de vente des sous-marins. Un préalable indispensable à la vente d'armes qui permet au vendeur d'être assuré qu'il touchera le montant de la vente. Il est plus que probable que cette garantie ait été accordée, puisque la vente a eu lieu.




Sources: Le MONDE/ MEDIAPART/AFP/ATN/FINANCE OFFSHORE

Photographie: Tous droits réservés
Vidéo: GROUPE RADIO FRANCE Tous droits réservés pour tous pays


© 2011 FINANCE OFFSHORE

Wednesday, November 24, 2010

AFFAIRE KARACHI GATE: De Luxembourg à l'Isle of Man...

Tags

                     "Le pont Adolphe en travaux ira  bientôt de Luxembourg à l'Isle of Man..."





C'est bien l'émoi suscité à Luxembourg par les récentes déclarations -en off - du président français Nicolas Sarkozy, (en marge du dernier sommet de l'Otan à Lisbonne) qui invite Finance Offshore à continuer son travail de compulsion des informations qui se font jour dans l'affaire Karachi Gate...

Notre "avantage" est peut être dans cette capacité de pouvoir prendre la température -in vivo-  dans la capitale luxembougeoise, et autant dire que le climat se veut trés passionné sur le sujet.

Nicolas Sarkozy ayant marqué les esprits luxembourgeois depuis sa fronde contre les paradis fiscaux.

On pouvait entendre dans quelques déclarations de "monsieur tout le monde ou madame d'ailleurs" glanées ici ou là dans la capitale luxembourgeoise...


"On prend la police luxembourgeoise pour quoi? Il est de notoriété ici à Luxembourg que les enquêteurs étaient  finalement limités dans leurs actions pour servir les besoins de l'enquête! Aujourd'hui on veut noyer le poisson en parlant comme si le travail fait à Luxembourg n'était pas sérieux voir baclé, donc sans intérêt! "

-"C'est marrant, Jean-Marie Boivin  (financier présent en son temps à Luxembourg, en charge des montages), qui agissait comme "l'organisateur" des shadows (sociétés écrans) du retour des com's serait presque maintenant  lui aussi une victime! De qui se moque t'on?"

-"Comment peut-on accepter de voir un pays comme la France faire si peu de cas de la douleur des familles de français qui travaillaient pour le compte de l'état français! Voir une commission d'enquête parlementaire refusée comme chose quasi normale, incroyable... mais tellement vrai! C'est bien la peine de voir tant de politiciens de France ergoter sur les républiques bananières...  d'un ancien empire colonial français!"

-"Je ne suis pas inquiet, voyez-vous, ici, on refait notre beau  pont Adolphe, à ce rythme, il devrait bientôt vous menez aussi jusqu'à l'Isle of Man. Vous savez, on en parle de cette île, chez vous à Paris...! Plus sérieusement, c'est comme les documents déclassifiés, il faut être "bien français" pour croire que l'on "vous" donnera bien tout ce qu'il faudrait à ces familles de victimes qui nous inspirent par ailleurs  un profond respect face à l'ampleur de l'affaire! Quel courage!  (...) Voir votre président qui parle de "fable" pour venir à présent comme le cheval blanc nous dire tout le bien qu'il pense de notre pays, ses pratiques dont il s'est voulu le plus grand moralisateur avec le G20 et cette chasse ouverte contre notre secret...(NDLR:bancaire, liste grise de l'OCDE) et nos sociétés qui ne seraient qu'écrans!  Voyez vous, question secret, je lui souhaite de garder ses secrets avec la même qualité que la déontologie qui prévaut à nos traditions. Alors, il serait bien mesquin de nier l'éxistence de ses pratiques à Luxembourg, mais notez qui sont les principaux utilisateurs de telles sociétés, ici quand ce n'est pas la France, c'est le régime iranien et tant d'autres... Ne dit-on pas, en bon français, qu'il faut s'appliquer à soi même la morale que l'on éxige des autres?

-"Quelles ne se résignent jamais, (les familles) elles devraient pouvoir, en partant de chez nous (Luxembourg), voir un viaduc intéressant jusqu'à L'Isle Of Man!  Partant d'ici, l'argent à ses habitudes!"


Voici quelques extraits de conversations qui démontrent que l'inertie semble être la principale impression que perçoivent des personnes au demeurant sympathiques, en tous cas pour ne jamais mélanger "le bon peuple" de France et certains de ses politiciens. Nous pourrions vous dire que si un souhait fait l'unanimité, c'est le besoin de voir -quand même-  des têtes tombées... Il faut dire que la salve du président français pour "empêcher" l'accès au premier ministre luxembourgeois à la tête du Conseil Européen est un des nombreux griefs qui s'invitent souvent dans les conversations, même si les personnes ne pensent pas bénéficier d'une classe politique plus éxemplaire à bien des égards.


Pour parfaire notre analyse en cours, voici un excellent article d'Agoravox, moins précis ou complet que le devenu spécialiste Médiapart, mais il est bien dans l'esprit de certaines déclarations ici à Luxembourg. D'un style direct, il a le mérite de démontrer à nos amis luxembourgeois que les médias français ont aussi des relais "plus citoyens" qui partagent bien certains points de vue entendus à Luxembourg:


Karachi : le scandale dans le scandale


Il y a un scandale, pourtant colossal, qui passe totalement inaperçu dans toute cette histoire tragique qu’est Karachi. Il ne s’agit pas ici d’entrer dans le débat s’il fallait arrêter les commissions de corruption afin d’assécher les rétro-commissions au risque de la mort d’employés de la DNC. Il s’agit d’autre chose qui est condamnable sans aucun état d’âme et qui est, ma foi, un scandale stratosphérique, quoiqu’en ce domaine ce pouvoir a pris la première place de la classe.


Ce qui est fort étonnant dans cette histoire c’est que la presse en a parlé et que, malgré tout, c’est comme si ce n’est qu’une petite pichenette donnée par un moucheron à un rhinocéros, en d’autres mots sans intérêt. On a en reparlé récemment, mais cela ne prend pas plus. Il s’agit pour tant d’un chantage à l’Etat français, chantage qui aurait réussi, chantage impliquant des ministres de la République qui auraient donc permis à ce que le maître chanteur touchât 8 millions d’euros pour la boucler, maître chanteur qui aurait les documents mouillant des politiques (Libération) : Selon des documents inédits obtenus par Libération, cette société offshore a pu servir à violer la législation anticorruption, au moins jusqu’en 2005. Tandis qu’elle a entretenu, au moins jusqu’en 2009, des relations directes avec les plus hautes autorités politiques françaises – dont l’actuel président de la République. Un rôle étonnant pour une société implantée dans un paradis fiscal et qualifiée de « shadow company » (entreprise de l’ombre) par l’un de ses principaux administrateurs, Jean-Marie Boivin, homme-orchestre des commissions sur les marchés de l’armement.Ainsi, dans une lettre du 29 novembre 2006, le comptable luxembourgeois de Heine, Yves Schmit, s’adresse-t-il à Nicolas Sarkozy, pourtant ministre de l’Intérieur, pour régler un problème capitalistique touchant la société. Et en des termes révélateurs d’un lien de subordination : « Votre lettre du 28 septembre nous est bien parvenue. Mais à ce jour, elle n’a pas été suivie d’effet. Nous n’avons toujours pas reçu d’instruction de la part de l’Etat français » .

Deux mois plus tard, le 16 janvier 2007, dans un courrier à en-tête de Heine, Boivin demande à Michèle Alliot-Marie, alors ministre de la Défense, devenue depuis ministre de la Justice, de lui « accorder prochainement un rendez-vous ». Une démarche, semble-t-il, fructueuse. Car selon une décision méconnue jusqu’à ce jour émanant de la Haute cour de justice de l’Ile de Man, un accord a été passé sur cette île le 24 janvier 2009, entre Heine et un « représentant du gouvernement français », avec la participation de deux fleurons de l’armement national, Thales et la DCNS (successeur de la Direction des constructions navales). Il prévoit le versement de 8 millions d’euros d’honoraires à Jean-Marie Boivin. Pour prix de son silence ?

Tutelle. Si MAM n’est que l’un des nombreux interlocuteurs de Heine, et pas forcément le plus assidu, son cas soulève un conflit d’intérêt. En 2007, elle intervient comme ministre de la Défense, alors que la DCNS appartient à 74% à l’Etat. Deux ans plus tard, elle est mutée à la Justice, tutelle d’un parquet qui freine des quatre fers une enquête pénale visant les relations entre Heine et la DCNS…



Cette information est confirmée par Médiapart, du moins par une déclaration de monsieur Menayas récemment entendu par le juge Van Ruymbeke : Question du magistrat : « M. Boivin a-t-il eu peur ? »

Réponse de Menayas : « M. Boivin est une personne très craintive et je l’ai senti impressionné. »

D’après l’ancien directeur financier de la DCN, Jean-Marie Boivin a finalement obtenu gain de cause en janvier 2009 à la faveur d’un protocole signé sur l’île de Man entre Heine, la DCN et l’Etat français. « Je pense que les menaces de M. Boivin ont été prises au sérieux », a sobrement affirmé M. Menayas au juge.

Question du juge : « Si M. Boivin a eu gain de cause, cela ne devait-il pas être la contrepartie de son silence sur ce qu’il savait sur l’identité des agents, sur leurs comptes, et sur les bénéficiaires finaux des commissions ? » En d’autres termes, son silence, précieux pour l’actuel hôte de l’Elysée, a-t-il été acheté ?

La réponse fut sans équivoque : « Effectivement, la transaction, si elle a abouti, devrait avoir permis la confidentialité de ces informations. »



Il a également déclaré ceci : Face au juge, Gérard-Philippe Menayas a d’abord expliqué que « le volume total des commissions était validé, contrat par contrat, par les deux ministres du budget et de la défense ». A l’époque du contrat Agosta, le premier était Nicolas Sarkozy et le second, François Léotard. Deux soutiens de poids d’Edouard Balladur dans la bataille présidentielle de 1995.



Philippe Menayas avait l’habitude de noter les petites événements de la vie. Vous trouverez ci-dessous le facsimilé d’une page édifiante:






•Les deux visiteurs du 26/10 bien mandatés par NS [Nicolas Sarkozy?] [selon certaines autres sources ""deux personnes de la DST (Epée-?-) envoyées de Paris ou Metz--?--"") ] (source Lux[embourg]). Ils ont été informés que tout devait être réglé avant fin 11


•le courrier du 18/9 à NS émanant de Michel WOLTER.


•le coût du clearing [grand nettoyage] (8M€) correspond à JMB [Jean-Marie Boivin] + karcherisation [ah ! ah !] des plateformes n° 2 [commissions occultes] (étant entendu que ceci correspond à la demande des visiteurs du 26/10)


•le versement est sollicité avant le 23/1 à 14 h 30, faute de quoi la --liquidation- sera --prononcée- le 24/11 et YS (Yves Schmidt, collaborateur de Boivin) se réserve le droit de faire une déclaration aux médias ( ! ! )





La France aurait donc payé le grand nettoyage pour 8 millions d’€ afin de soustraire à la justice ceux qui aurait bénéficié des rétro-pots-de-vin.

Il faut noter aussi que la justice française, du moins par son bras armé la police a eu ce pouvoir extrême de bloquer l’action de la police luxembourgeoise : « Il est important de souligner encore une fois qu’un grand nombre de documents tombant sous l’ordonnance à l’adresse 1, rue du Théâtre (siège de Heine, NDLR) avaient été retrouvés mais qu’une bonne partie n’avait pas été saisie sur demande des enquêteurs français sur place », notent les policiers du Grand Duché. Qui ajoutent : « Ce choix a été fait par rapport à l’enquête initiée qui est ouverte en France. Il faut se souvenir qu’une partie du “présent dossier” est classée “secret défense” en France et que l’enquête se limite donc à certains faits. »

Il s’agit bien d’un scandale dans le scandale. Scandale car cela n’intéresse que peu la presse et pourtant à comparer aux 10 millions de francs supposés avoir été versés pour a campagne de Balladur, dans la plus parfaite illégalité, qui ajoute à l’immoralité une attente grave à la démocratie avec qui plus est un contrat vendu à perte alors que Richard, ministre précédant Léotard avait déconseillé cette vente pour cause d’instabilité politique du Pakistan, que deux rapports internes de la DNCI de l’été 1994 déconseillaient cette vente à cause des pertes financières majeures qu’elle occasionnerait, il s’agit en l’occurrence d’un chantage d’une valeur 5 fois de celle des billets de campagne balladurienne, scandale d’un chantage contre un état, qui n’est plus de droit, au bénéfice même pas de la nation - ce qui n’aurait pas été une excuse, mais au moins cela aurait été au service des Français - avec l’argent de la France, le pouvoir de la France au service unique d’une caste qui se protège ainsi de la justice qui devrait passer. On fait donc payer aux Français une chape de plomb sur la vérité enrichissant un maître chanteur déjà enrichi par la corruption d’état et par la vente d’engins de mort(s), attentant ici aussi à la démocratie car la révélation des bénéficiaires de ces rétro-pots-de-vin, si d’aventure, comme le montrerait l’enquête de Médiapart, mais également celle de la police luxembourgeoise, cette affaire était avérée, aurait alors peut-être empêché l’accession de Nicolas Sarkozy au pouvoir suprême et notre malheur à tous.

Il faut évidemment que la justice s’intéresse de près à Jean-Marie Boivin, à cet accord connu, du moins révélé par Libération, qui parle d’un accord de la Haute cour de justice de l’île de Man (ce qui doit être facile à trouver par la justice et à montrer aux Français) en date du 24 janvier 2009 avec un représentant de l’Etat français que l’on aimerait connaître tout comme les commanditaire au sein du pouvoir. Si les règles sont respectées, deux ministres sont forcément intéressés dans cet accord : le ministre de la défense, un certain Morin ( ! ), et le ministre du budget de l’époque (janvier 2009), un certain Woerth ( ! ! ).

Il faut que vous non plus, vous n’oubliez pas ce scandale de ce chantage réussi au coût de 8 millions d’euros au détriment de la vérité avec usage par le pouvoir de la machine de l’état et de ses finances pour protéger ses turpitudes.

Source: AGORAVOX


Pour conclure, comment imaginer -un seul instant-  que les principaux médias français comme Médiapart , Libération, Nouvel Obs et consorts pourraient faire preuve d'une aussi grande légèreté que le président semble toujours plus leur accorder avec autant d'insistance à mesure qu'un certain étau se resserre... 

 Il est intéressant de voir qu'à l'étranger, mais particulièrement à Luxembourg, que les récentes railleries présidentielles à l'encontre des journalistes  sonnent comme un encouragement pour une profession en mal de reconnaissance "présidentielle". Et de conclure avec cette autre déclaration d'un ami luxembourgeois:

-"Une démocratie en bonne santé se mesure bien avec la température du climat qui prévaut dans les relations entre le pouvoir et les journalistes. Chez vous (en France), il y a une dégradation trés palpable sous couvert de pseudos améliorations qui ne tiennent qu'au discours de votre président, discours d'un certain modernisme qui cache bien mal un certain clientélisme. "Personne est indispensable" a bien dit votre président à "un pauvre" journaliste qui tentait ce soir là un exercice de rédemption!" 

-"Nous ne sommes pas disposés à faire des leçons de morale, ici aussi, on croit pouvoir savoir que notre premier ministre (NDLR: Jean-Claude Juncker) aurait été "un bon ami" de ce cher Boivin (Ndlr: Le financier de Heine et Eurolux) . Il y a des contrats de la DCN qui pourraient expliquer ceci... On a le souvenir d'un "Safari Africain entre amis de circonstances",  on sera moins étonné de voir les relations entre votre président et notre premier ministre se lisser d'elles mêmes, pour ne pas dire se tasser, même si quelques heurts forts médiatiques subsistes dans la mémoire du commun des mortels!"





Photographie: Tous droits réservés
Article Agoravox: Tous droits réservés.

© 2011 FINANCE OFFSHORE