Sunday, September 26, 2010

What is it Going to Take to Retire?

In reading the Sunday, September 26th Cedar Rapids Gazette, there was an article “From Boom to Bust” by Susan Tompor that got me thinking what it would take for me to retire. Susan also wrote the article “How to Prepare for Retirement” to help you plan. One of the things she stated in her “How to Prepare” article is “that you want to spend 4 percent or less each year from your retirement saving.” So….how much is it going to take? Other experts say that you will need 80-100 percent of your pre-retirement income in retirement.

If we put together all of this, and for ease of numbers, say you make $100,000 before you retire, you want 100 percent of your pre-retirement income, and you are only going to spend 4 percent of your retirement per year, you would need $2.5 million in retirement savings.

Now this does not include your Social Security income. Right now, you can start collecting Social Security at ages 62, but if you want to receive your full Social Security benefit, you must wait until you are 67. It might be earlier deepening on your ages. You can check what you will receive from Social Security at http://www.ssa.gov/.

All I can say is that I’m really glad that I have a job that I love and that it is a secure job. I don’t know when I will actually retire or if I will just slow down and travel more. It’s good to know your retirement numbers; no matter how scary they look so you can plan. A favorite quote of mine as it relates to retirement savings is “The best time to plant an oak tree is 20 years ago. The next best time is today.”

Le secret bancaire vu de la Suisse!

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                                            "Ouvrir la porte du secret..."


Bien souvent, le Secret Bancaire Suisse fait l'objet de vives critiques, étrangement par des gouvernements dont un important contingent d'hommes politiques usèrent de cette spécifité pour pouvoir financer leurs partis politiques respectifs (les fameuses valises). Une crise plus tard, ces mêmes personnalités sont bien les premières à venir tirer à boulet rouge sur le secret bancaire en le rendant responsable de tous les meaux... Une vision un peu simpliste de la réalité que porte le Secret Bancaire. Finance Offshore vous propose un résumé de l'excellent travail produit par le Département Fédéral des Finances (ndlr:DFF) de la Confédération Helvétique.



«Mon inclination est de voir les choses telles qu’elles sont. L’objectivité est mon besoin. Mon antipathie n’est donc pas pour celui-ci ou celui-là, mais pour l’erreur, le parti-pris, le préjugé, la sottise, l’exclusisme, l’exagération.»


Henri-Frédéric Amiel (1821–1881), philosophe genevois
 
 
 
Introduction




Que signifie la liberté?  Et l’indépendance?


Et en quoi ces deux notions sont-elles liées au secret bancaire suisse et au droit fiscal? A première vue, ce lien paraît difficile à établir. Et pourtant, il existe. Il tire son origine de la démocratie directe, d’un Etat édifié à partir de la base et de la conception suisse des droits politiques.


L’historien suisse Herbert Lüthy a constaté que la prospérité des nations reposait sur une invocation des droits de l’homme, la revendication d’un système clair et simple fondé sur la liberté naturelle, permettant à chacun de suivre ses propres intérêts, de disposer de sa force de travail et de ses biens selon sa propre appréciation, de se déplacer et de commercer où bon lui semble, tout en déchargeant l’Etat de l’impossible mission consistant à attribuer leurs tâches à tous ses citoyens, de les surveiller et de les inciter à contribuer à la prospérité de tous. Or les individus atteignent plus efficacement un tel objectif, même sans le savoir ou le vouloir, sous un régime de la liberté du marché.


Telle est la conception qu’ont les citoyens suisses de la liberté.


Suivant la vision suisse, les citoyens ne vivent pas pour l’Etat. Ils ne sont pas considérés d’abord comme des contribuables, mais des êtres libres. A ce titre, ils disposent d’un droit à la vie, à la propriété et à la sphère privée. Le secret bancaire s’inscrit dans ce contexte: il protège la sphère privée des citoyens contre toute intrusion injustifiée de particuliers ou de l’Etat.

Pour autant, le secret bancaire n’a pas pour vocation de dispenser quiconque,Suisse ou étranger, de répondre d’un acte délictueux. En cas de soupçons fondés, le secret bancaire peut être levé. C’est pourquoi la Suisse est disposée à reprendre à l’avenir l’art. 26 du Modèle de convention de l’OCDE concernant l’assistance administrative en cas de délit fiscal. Cela permettra de procéder, dans des cas concrets et sur demande, à un échange d’informations en cas de soustraction fiscale. Même à l’avenir, la Suisse n’autorisera toutefois sur son territoire aucune chasse systématique aux renseignements.

En ce qui concerne la lutte contre l’escroquerie, la corruption et le blanchiment d’argent, ou les moyens d’éviter les dépôts de fonds indésirables, la Suisse respecte aujourd’hui déjà des normes sévères dont elle peut être fière en comparaison internationale et qui à bien des égards font figure d’exemples pour d’autres places financières. Elle mise en particulier sur une identification poussée des clients, une lutte sans merci contre les abus et une sécurité juridique élevée.


En matière de coopération internationale, la Suisse reste un partenaire actif et prêt au dialogue, qui respecte les engagements que lui impose sa position particulière de place financière forte et compétitive.

Parallèlement, elle entend à l’avenir également continuer de défendre les droits et de protéger la sphère privée de tout individu attaché à sa condition d’homme libre.






La crise globale et ses conséquences






Situation

Ces dernières années, un concours de dysfonctionnements du marché et de l’Etat a généré d’abord une crise financière. Lorsque, en 2007, les prix de l’immobilier américain se sont effondrés, ils ont provoqué un embrasement généralisé qui a mis à nu de nombreuses dérives du système financier et bancaire, par exemple une dotation insuffisante de certaines grandes banques en fonds propres, une mauvaise gestion des risques, un système aberrant de rémunération incitant à la prise de risques, ainsi qu’une politique monétaire expansive.

Dans maints pays, la crise financièr a complètement bouleversé le monde bancaire, provoquant la faillite, le rachat ou l’étatisation de banques de renom. Les gouvernements et les banques centrales se sont vues contraintes d’intervenir à réitérées reprises pour empêcher l’effondrement du système financier mondial et national. Certes, ces efforts ont permis une fragile stabilisation du système financier mondial, mais n’ont pu éviter que la crise ne s’étende à l’économie réelle et ne plonge l’économie mondiale dans une profonde récession.
Le Fonds monétaire international, dans son World Economic Outlook d’avril 2009, table pour l’année en cours sur un recul du volume global des échanges commerciaux de 7,7 % et sur une légère hausse de1,3 % seulement en 2010. Pour 2009, l’Organisation mondiale du commerce (OMC) prévoit même un tassement de 9 %.
Les réactions des Etats face à la crise financière et économique sont hétérogènes.
Plus l’économie d’un pays est touchée, plus les programmes étatiques de sauvetage ou de relance conjoncturelle sont importants.
Malgré toutes les divergences entre les conceptions économiques et politiques, les mesures prises par  différents pays se ressemblent sur un point: elles aggravent fortement l’endettement préexistant de l’Etat.

Les interventions de la Suisse restent modérées pour l’heure en comparaison internationale; la nécessité d’engager de nouvelles mesures dépendra de l’évolution de la crise.


Conflits d'intérêts

La situation g
lobale impose à tous les Etats de se serrer la ceinture ou de trouver de nouvelles ressources.Cette situation exacerbe inévitablement la lutte que se livrent les Etats pour la répartition des richesses.

Dans cette compétition, chaque pays défend ses propres intérêtstente de préserver les atouts de sont économie et cherche à compenser ses pertes en arrachant des parts à d’autres marchés de l’emploi et àd’autres places financières.

Par des moyens de pression de toute sorte, des pays rapatrient dans leur sphère d’influence les capitauxexportés gérés par des places financières de pays moins importants,actuellement plus concurrentielles.

De la sorte, les grands pays espèrent non seulement renforcer leur propre place financière, mais encore
assouvir leurs appétits fiscaux. Il n’est dès lors guère surprenant que la place financière suisse se retrouvedans le collimateur, en raison notamment de la position importante qu’elle occupe au niveau international dans la gestion de fortune transfrontalière. 
 
Menaces sur la prospérité

Aujourd’hui, le public s’intéresse particulièrement aux querelles entre les places financières globales et entre les gouvernements des pays qui les abritent. Mais des processus similaires se développent entre marchés de l’emploi et entre grands pays exportateurs.

Simplement, le public se focalise moins sur ces aspects, bien que cette concurrence soit tout aussi grave pour la production industrielle.

Depuis plusieurs années, on constate sur ce terrain également un déplacement fondamental des rapports de force des pays industrialisés du Nord vers les économies émergentes d’Europe de l’Est, du Proche-Orient, d’Asie du Sud-est, et notamment des Etats BRIC que sont le Brésil, la Russie, l’Inde et la Chine. Les taux de croissance différents du produit intérieur brut en témoignent. La crise mondiale se superpose à présentà ce transfert de la croissance, qui a débuté il y bien longtemps, et tend à le renforcer. Il est possible que durant les années à venir, la crise mondiale freine voire stoppe pour un temps l’essor des grands pays émergents.

Mais à long terme, cet essor se poursuivra et modifiera la répartition de la prospérité entre les nations.

p cf. tableau Croissance réelle
 
 
 
La Suisse dans le monde

 
L’ONU compte actuellement 192 Etats membres, de grande, de moyenne, de petite voire de très petite taille. Par sa surface et sa population, la Suisse se range parmi les petites nations. Toutefois, si l’on prend econsidération la force économique des Etats, l’image se présente d’une façon totalement différente. A bien des égards, la Suisse occupe alors soudainement, en comparaison internationale, un rang qui correspond plutôt à celui d’un pays de moyenne importance.







«Le petit Etat existe pour qu‘il y ait dans le monde un coin de terre où le plus grand nombre d’habitants puissent jouir de la qualité de citoyens au vrai sens du mot. Le petit Etat ne possède rien d’autre que la véritable et réelle liberté par laquelle il compense pleinement, sur le plan idéal, les énormes avantages et même la puissance des grands Etats.»

Jacob Burckhardt (1818–1897), historien suisse







Le secret bancaire



Pour les uns, le secret bancaire suisse est une composante essentielle de notre pays, aussi inattaquable qu’une forteresse. Pour les autres, il s’agit d’une institution douteuse voire pernicieuse qu’il convient de combattre sur le terrain politique. Ces deux appréciations contredisent la réalité: la première est exagérément positive alors que la seconde est trop négative. La vérité est autre.



Depuis plus de 75 ans, le secret bancaire figure expressément dans le droit suisse. Depuis son instauration, les avis divergent sur le plan de la politique intérieure comme extérieure.



La spécificité du secret bancaire est fortement liée à la conception libérale que la Suisse a de l’Etat et à la liberté accordée aux citoyens.



En Suisse, l’Etat est au service des citoyens: la position des citoyens et tant que sujets de droit n’en est que plus solide.



Le secret bancaire protège la sphère privée de la clientèle bancaire. Il ne protège pas le secret des banques, mais celui de leurs clients, raison pour laquelle l’expression «secret de la clientèle bancaire» serait plus appropriée. Il confère un droit à la clientèle et impose une obligation aux banques de garder le silence vis-à-vis des tiers et des autorités.



Les employés de banque qui contreviennent à cette obligation sont passibles de sanctions pénales.



Le secret bancaire suisse connaît une limite depuis qu’il existe: ne protéger aucun auteur d’un délit ou d’un crime. Aucun blanchisseur d’argent ni aucun escroc ne peut s’abriter derrière le secret bancaire, pas plus que des terroristes ou d’autres personnes soupçonnées de corruption ou d’autres délits graves.



La Suisse accorde à ses partenaires internationaux une entraide judiciaire en cas de soupçons fondés.
Dans la pratique, cette possibilité n’est toutefois que rarement utilisée.
Seule une faible proportion des demandes d’entraide judiciaire se rapporte à des délits fiscaux.






Le secret bancaire est levé en cas de fraude fiscale également. Il en va différemment en cas de soustraction d’impôt. Selon le droit suisse, celle-ci ne constitue pas un délit, mais une contravention. Or, toujours selon le droit suisse, les contraventions ne suffisent pas à justifier la levée du secret. Cette réglementation s’appliquait jusqu’ici à la population résidant en Suisse, ainsi qu’aux personnes résidant à l’étranger.


Le Conseil fédéral ne conteste pas le point de vue selon lequel la crise financière et économique a donné plus d’importance à la coopération transfrontalière. Le gouvernement suisse s’est déjà déclaré d’accord de modifier sa réglementation applicable aux étrangers résidant hors de Suisse et d’accorder l’assistance administrative également dans des cas concrets de soustraction d’impôt. Suivant cette logique, la Suisse a retiré la réserve qu’elle avait émise à propos de l’art. 26 du Modèle de convention de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), relatif à l’assistance administrative.


Le système fiscal suisse




Principes essentiels


La conception suisse de l’Etat repose sur les notions clés que sont la démocratie directe, le fédéralisme, la neutralité ainsi que la diversité linguistique et culturelle du pays. Le système politique correspond à cette conception: les décisions prises respectent la volonté populaire parce que l’Etat suisse s’est construit depuis la base.


En matière de droit fiscal également, le peuple suisse s’est réservé des droits fondamentaux. Dans de nombreux cas, ce sont les citoyens et non le gouvernement ou le Parlement qui décident de l’augmentation ou de la réduction des impôts communaux, cantonaux ou fédéraux, ou de l’introduction d’un nouvel impôt.


Le droit de participation du peuple a pour conséquence qu’en comparaison internationale, le poids des impôts directs et indirects est dans l’ensemble modéré. De plus, la Suisse connaît une forte concurrence fiscale au niveau des communes et des cantons, qui exerce un effet modérateur sur la fiscalité et contraint l’Etat à une utilisation rationnelle des recettes fiscales.


Si l’on considère les prestations publiques de la Suisse, on constate que souvent, lapopulation suisse obtient davantage de prestations tout en payant moins d’impôts que les habitants d’autres pays. Sous l’angle de l’honnêteté fiscale également, plusieurs études ont montré que le système fiscal suisse est très performant en comparaison internationale.


L’expérience prouve que l’importance de l’économie souterraine d’un pays est fortement liée à celle de la soustraction fiscale.


Le faible développement, par rapport à d’autres pays, de l’économie souterraine en Suisse montre que cette forme de soustraction d’impôt y existe également mais qu’elle n’y constitue certainement pas l’un des problèmes majeurs. La situation se présente différemment dans d’autres pays qui connaissent une économie souterraine bien plus forte que la Suisse. Le tableau relatif à l’économie souterraine révèle que de nombreux pays connaissent des pratiques de soustraction fiscale à grande échelle, qui n’ont aucun rapport avec la Suisse ou le secret bancaire suisse, mais qui sont purement domestiques.


Système fiscal


Du point de vue technique et compte tenu de la complexité des réglementations, le système fiscalsuisse ne s’éloigne que peu de celui des autres pays. Il suit une approche globale et impose le revenu, la fortune, le capital, le bénéfice, la consommation, etc. En ce sens, le reproche formulé à l’encontre de la Suisse de constituer un paradis fiscal n’est pas objectivement fondé. Les paradis fiscaux sont en effet des Etats ou des territoires dont l’imposition du revenu et de la fortune est très faible voire nulle. Ce n’est pas le cas de la Suisse.

Le système fiscal suisse obéit aux principes de la science financière auxquels un système fiscal moderne doit répondre.


Il doit permettre de:


– couvrir les besoins financiers des communes, des cantons et de la Confédération;


– répartir la charge fiscale selon la capacité économique;


– garantir l’application du droit fiscal;


– garantir la souplesse nécessaire aux adaptations à la situation économique.


La Constitution fédérale fixe les principes applicables à l’aménagement du système fiscal suisse.




Elle consacre entre autres:


– l’égalité devant la loi;


– la garantie de la propriété;


– la liberté économique;


– l’équité fiscale;


– l’interdiction de la double imposition;


– l’interdiction de conclure des accords fiscaux injustifiés.



En matière de systèmes fiscaux, les pays de l’OCDE se répartissent en deux groupes. Les uns tablent massivement sur les impôts indirects.


Ainsi, la plupart des Etats membres de l’UE préfèrent clairement aux impôts directs la taxe sur la valeur ajoutée et d’autres impôts sur la consommation. Les autres en revanche, tels les Etats-Unis, le Japon et la Suisse, misent davantage sur les impôts directs. Cette différence d’approche fait que la taxe sur la valeur ajoutée est presque trois fois plus forte dans les pays de l’UE qu’en Suisse.


Soustraction d’impôt et fraude fiscale 

Durant les années écoulées, quelques Etats étrangers ont critiqué avec véhémence la distinction que la Suisse fait entre la soustraction d’impôt et la fraude fiscale. On a pu régulièrement entendre que cette différenciation n’existait pas à l’étranger et que personne n’était en mesure de la comprendre.


La Suisse rappelle que d’autres pays connaissent la distinction entre fraude et soustraction fiscale, qui s’explique aisément en fait et en droit. La fraude présuppose une intention criminelle, alors que la soustraction peut sans autre résulter d’une négligence. Quiconque se montre sceptique quant à cette interprétation ne doit pas oublier que le droit fiscal est devenu, dans tous les Etats modernes, une matière complexe qui présente pour les citoyens sans formation d’expert fiscal  – c’est-à-dire pour presque tout le monde – de nombreuses difficultés souvent insurmontables.


 Ces difficultés découlent de l’ignorance, de l’incompréhension ou simplement du fait que le droit fiscal est devenu, pour les non-spécialistes, une science de plus en plus hermétique.


En ce sens, il est parfaitement normal, correct et pertinent qu’une législation évalue les faits incriminés en fonction de leur gravité et prévoie en conséquence des sanctions différenciées, chaque Etat étant en principe libre d’établir la distinction en fonction de sa tradition juridique et en fonction de ce qui lui paraît juste. La solution retenue par la Suisse résulte du jeu de la démocratie directe.

L’imposition transfrontalière peut poser la question de l’adéquation de la solution helvétique. Les cas dans lesquels des personnes résidant à l’étranger détiennent des valeurs patrimoniales en Suisse doivent-ils continuer d’être soumis à la législation suisse ou la réglementation de l’Etat étranger concerné doit-elle être davantage prise en considération ?

Par le passé, la Suisse est déjà entrée en matière sur ce sujet.


Compte tenu de l’interdépendance croissante des marchés financiers, la coopération internationale en matière fiscale n’a cessé de gagner en importance depuis un certain temps, que ce soit par le biais de l’accord sur la fiscalité de l’épargne conclu avec l’UE, de l’accord sur la fraude ou de nombreux accords bilatéraux contre la double imposition, qui contiennent fréquemment des dispositions relatives à l’assistance administrative internationale.

Assistance administrative et entraide judiciaire


Dans ses relations internationales, la Suisse propose deux moyens d’échanger des informations en cas de fraude fiscale: l’assistance administrative et l’entraide judiciaire.


L’assistance administrative porte sur un échange d’informations entre les autorités fiscales de deux Etats, échange fondé sur une convention bilatérale contre la double imposition.


La Suisse et les Etats-Unis ont signé une telle convention depuis de nombreuses années. Récemment, l’assistance administrative a également été instituée entre notre pays et d’autres Etats, en particulier des membres de l’UE.

Pour mémoire:

http://lafinanceoffshore.blogspot.com/2009/06/ocdeg20-suisse-et-etats-unis-signent.html


Suite à une décision de principe de son gouvernement en mars 2009, la Suisse reprendra les standards de l‘OCDE relatifs à l‘assistance administrative en matière fiscale, conformément à l‘art. 26 du Modèle de convention de l‘OCDE. L’échange d’informations s’effectue en réponse à la demande concrète et fondée d’une administration fiscale étrangère. L’assistance administrative suppose qu’aucune procédure pénale n’ait été préalablement engagée. L’assistance administrative se distingue de l’entraide judiciaire. Dans le cadre de cette dernière, la collaboration ne s’établit pas entre autorités fiscales, mais judiciaires. L’entraide judiciaire internationale en cas de délits fiscaux se fonde notamment sur des traités bilatéraux d’entraide judiciaire. Elle ne peut être accordée que dans le cadre d’une procédure pénale en cours et les renseignements communiqués ne peuvent être utilisés que s’ils relèvent de la procédure pénale en matière fiscale.


Si une procédure d’entraide judiciaire est ouverte en raison de délits fiscaux, des mesures de contrainte sont possibles, telles que la saisie, la perquisition et la levée du secret bancaire. La Suisse accorde depuis toujours l’entraide judiciaire en matière fiscale. Il est surprenant de constater à cet égard que certains pays ne cessent d’exiger de nouvelles possibilités d’échange d’informations sans pour autant exploiter celles qui existent déjà.

Vous pouvez également regarder le reportage de la TSR 1 (Télévision Suisse Romande) qui retrace avec exactitude la génèse de la fin du secret bancaire suisse:


http://revoirlatele.com/replay-temps-present-la-mort-du-secret-bancaire-87827


Comment parfaire vos connaissances sur le secret bancaire Suisse avec FINANCE OFFSHORE?

Dans l'onglet "Archives" de notre site à gauche taper les mots:

Secret
Suisse
Accords OCDE



Source: Ministère des Finances /Présidence de la Confédération Helvétique. Tous Droits réservés.
Reportage TSR 1: Tous droits réservés pour tous pays.
Photographie: Tous Droits réservés.

Monday, September 20, 2010

Top Places financières: Paris plus fort que Luxembourg!

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                                La place financière de Paris en plein regain pour les professionnels!


Comme tous les six mois, Global Financial Centres  vient de nous livrer son étude sur l'indice de la popularité sur l'efficacité des centres financiers internationaux. Il était particulièrement attendu par les nombreux professionnels pour voir "enfin" l'évolution des places financières dans le contexte particulier post-crise.

Selon l'indice Global Financial Centres, qui classe 75 places financières en fonction du point de vue des professionnels les plus en phase avec les marchés et d'une série de critères plus techniques comme l'environnement, les évolutions des infrastructures, et plus important l'accès au marché.
 
Loin de faire l'unanimité,  l'étude concentre son analyse sur la réactivité des places financières et leur capacité d'adaptation. Elle peut se prévaloir de critères qui d'objectifs et en partie subjectifs s'apparentent plus à un sondage d'opinions que de réelles données statistiques éprouvées. Mais pour les professionnels c'est un indice de "tendance" sur les évolutions des places dans la mondialisation en perpétuel mouvement... C'est pour cette raison que l'étude est intéressante,  ce sont bien  les professionnels qui sont aux manettes des institutions et sociétés en imersion totale qui se prononcent sur la réalité d'un certain quotidien!


Paris confirme sa reprise, Luxembourg s'érode lentement
Victime du nouveau cadre réglementaire, Luxembourg perd du terrain alors que pointent les premiers effets de la refonte éxigée par le G20 de Londres en 2009. Paris gagne deux places et s'octroie ainsi le 18e rang à la capitale luxembourgeoise retrouvant peu à peu un regain d'estime au niveau international suite aux nouvelles stratègies d'une communauté financière toujours plus inventive et réactive notamment sur l'axe avec l'Asie. Luxembourg se situe à la 20e place soit deux de moins que lors de la précédente publication du classement il y a six mois, victime de la nouvelle régulation qui s'impose à grands pas, la capitale du Grand-Duché doit impérativement devenir une force de proposition pour continuer à s'imposer. Logiquement elle devrait pouvoir donner encore quelques bonnes leçons par l'importance de son contingent d'experts présents sur la place, pour l'essentiel étrangers, avec les Hedge funds.



Anglo-Saxons mutualisation en pointe

Le classement est dominé par Londres, suivi de New York. Nous savons tous à quel point ces deux pays sont dans une parfaite joint venture, renforçant un axe qui vise directement les zones classiques émergentes ce que confirme le rapport publié deux fois par an par Z/Yen Group. Hong Kong ,troisième position a rejoint Londres et New York comme un véritable centre financier mondial. Singapour pourrait rapidement rejoindre ce trio précise l'étude qui semblerait déjà même en dessous de la réalité...




Asie en force: Shenzhen et Shanghai toujours plus hauts!

Singapour occupe la 4e place du classement, suivi de Tokyo, Shanghai, Chicago, Zurich, Genève et Sydney. «Les quatre premiers centres contrôlent une large proportion des transactions financières (plus de 70% du marché des actions) et ont de fortes chances de demeurer d'importantes places financières à l'avenir», selon le rapport. Comment ne pas penser à Genève qui dans de nombreuses sphères de compétences se prépare à une révolution pour donner le change à la fin partielle du secret bancaire. Nos amis Suisses renforcent depuis peu leurs liens stratégiques avec l'Asie, à suivre...



L'Asie confirme donc sa compétitivité accrue avec Shanghai classé dans le Top 10 et Séoul qui entre dans le Top 25. Les 1 876 professionnels sondés ne s'y trompent pas,  les cinq places financières «susceptibles de devenir plus importantes dans les prochaines années» sont les villes chinoises de Shenzhen et Shanghai, ainsi que Singapour, Séoul et dans une moindre mesure, Pékin qui se dote d'institutions souveraines toujours plus fortes. Depuis la crise financière, les centres financiers «offshore» comme les îles Cayman ou Malte ont perdu du terrain, tout comme l'émirat de Dubai lourdement endetté et dans une moindre mesure le Luxembourg...

Bien que trés contestée par Luxembourg for Finance, cette étude est donc un des éléments qui contribuent à une "tendance"! Mais qui se souvient de la fronde pour défendre le Secret Bancaire organisée depuis  le Luxembourg, (avec l'Autriche et la Suisse) et ce en pleine crise? Là aussi certains bons esprits parlaient déjà de projets fantasques du G20 (avec le bras armé de l'OCDE et ses fameuses listes...) Une tendance peut annoncer bien des choses... Et donc réalités!




Photographie: Tous droits réservés.

Thursday, September 16, 2010

La France et la Suisse signent la fin du secret bancaire.

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  Hans Rudolph Merz le sait trop bien,une page se tourne!

Nous y sommes la France et la Suisse viennent de mettre un terme au contentieux relatif au secret bancaire. Depuis de nombreux mois, les deux états s'étaient engagés dans le retour à une normalisation de leurs échanges. Après un conflit sans précèdent sur le secret bancaire, l'Assemblée nationale française a adopté jeudi un projet de loi qui prévoit l'obligation pour les deux pays de s'échanger des informations en cas de fraude fiscale... "Nous sommes dans l'officialisation d'un accord entre les deux pays, Paris avait "récupéré" plusieurs milliers de noms de contribuables français soupçonnés de fraude provenant de données volées par un informaticien français en mission pour le compte du groupe HSBC à Genève. Devant les réactions d'indignations les plus vives de la Confédération Helvétique Paris a bien restitué les données à la Suisse mais voulait clarifier la situation sur l'évasion fiscale organisée entre les deux états. Cet accord est la suite logique qui par son avenant met un arrêt à la fuite des capitaux si chère au président français Nicolas Sarkozy qui lors du sommet du G20 de Londres de 2009 avait annoncé la couleur!" Nous précise un diplomate français proche du dossier. 



Techniquement et juridiquement, le projet de loi ainsi voté prévoit que lorsque l'administration française souhaitera obtenir des informations sur "un résident fiscal français, soupçonné d'évasion ou de fraude fiscale, la Suisse ne pourra plus lui opposer son éternel secret bancaire". Christine Lagarde, ministre de l'Economie de la république française a qualifié cet accord d'«important» car «il vise tous les impôts et toutes les personnes». «A partir du G20 de Londres en avril 2009, notre action a porté ses fruits!», s'est-elle félicitée. «Plus d'accords ont été signés en dix-huit mois qu'au cours de la décennie précédente!», a-t-elle précisé.


La Suisse espére  pouvoir  enfin intégrer le G20, désireuse d'être plus en prise directe sur les évolutions de la nouvelle régulation financière qui se profile. Désireuse de redorer son blason qui jadis faisait sa réputation sur la scène de la finance internationale. Les récents épisodes de l'affaire UBS doivent laisser place à une volonté de remettre le pays sur des créneaux plus porteurs dont elle pourrait devenir un acteur majeur. "En Suisse se trouve un contingent expérimenté de professionnels qui préparent l'avenir de la finance internationale en incluant les nouveaux objectifs du G20 et de la communauté internationale. Nous voulons marquer notre capacité d'adaptation en devenant la principale force de propositions face aux multiples forces de la répression contre un secret bancaire rendu coupable de tous les meaux depuis la récente crise. Notre valeur ajoutée est bien cette capacité de rebond qui trouvera un écho dans les mois à venir!" Nous précise un important banquier de la place de Genève.


Cet accord intervient donc tout juste trois mois après que le gouvernement suisse a transféré vers les Etats-Unis des données de clients de la banque UBS accusés d'évasion fiscale, un  accord qui confirme la volonté de la Suisse de ne plus figurer sur la «liste grise» des paradis fiscaux établie par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Selon le journal français "Le Figaro" (16/09/2010)  les débats sur la Loi donnèrent place à des échanges parfois croustillants entre majorité et opposition à l'assemblée nationale française:


Le verdict a d'ailleurs donné lieu jeudi à un échange pour le moins amusant entre le député communiste Jean-Pierre Brard qui s'est opposé à cet accord et Christine Lagarde. «Il n'y a pas le feu au lac, mais avec vous on n'est pas prêt de mettre le feu aux banques suisses !», a ironisé le député communiste en s'adressant à la ministre de l'Economie. «Cela n'est pas parfait, M. Brard et il y aura sans doute toujours des paradis fiscaux à poursuivre», a rétorqué la ministre. «Il faut d'abord signer, on verra s'ils coopèrent», a répondu le rapporteur, le député UMP, Claude Birraux, pour qui cet avenant constitue «une forme de révolution».

Comme annoncé dans les travaux préléminaires des deux états, l'avenant comporte également une disposition ayant pour but d'éviter «la pêche aux renseignements» et de faire en sorte que les demandes soient pertinentes, la Suisse désireuse de mettre un  frein aux opérations d'envergure comme UBS... Dans un autre registre  il mettra fin à la double exonération pour les pensions de retraite en capital versées par la Suisse à des résidents français, qu'autorisait la convention de 1966. Quelque 100.000 frontaliers travaillent en Suisse.



Le projet de loi sera donc avalisé dans les prochaines semaines il doit encore passer devant la chambre haute du Sénat acquise au projet de Loi.


Pour mémoire Communication du DFF (Département des Finances Suisse)

Questions fiscales actuelles concernant la France et la Suisse
Feuille d'information Communication DFF


L'essentiel en bref


Le conseiller fédéral Hans-Rudolf Merz et le ministre français du budget Eric Woerth se sont rencontrés le 27 janvier 2010 à Davos, en marge du Forum économique mondial (WEF), pour examiner des questions fiscales bilatérales. Les thèmes abordés ont été la convention, dont l’examen est actuellement suspendu, contre la double imposition (CDI) entre les deux pays et la suite des opérations concernant les données de clients volées à la filiale genevoise de la banque privée HSBC. Concernant ces dernières, les deux ministres se sont mis d'accord sur trois points. Pour ce qui est du contenu de la nouvelle CDI entre la France et la Suisse, ils ont constaté que des clarifications devaient être apportées sur l'identification du détenteur des données, généralement la banque. L’examen de la convention reste suspendu jusqu'à nouvel ordre. Eric Woerth et Hans-Rudolf Merz se sont montrés optimistes quant à l'obtention rapide d'un accord entre les deux pays.


Accord concernant les données bancaires volées


Pour ce qui est de l'utilisation des données bancaires volées à la filiale genevoise de la banque HSBC, les deux ministres se sont entendus sur les points suivants:

La France remettra une copie des données en question aux autorités suisses (remarque: Le Ministère public de la Confédération est déjà en possession des actes d'exécution de la demande d'entraide judiciaire adressée à la France. Les données seront analysées et classées. En tant qu'éléments de l'enquête pénale en cours, ces données sont confidentielles).

La France renonce à adresser à la Suisse une demande d'assistance administrative fondée sur ces données. En vertu de sa souveraineté territoriale, elle peut toutefois utiliser celles-ci dans le cadre de procédures internes.

La France demande aux Etat tiers auxquels elle a transmis des informations tirées des données volées de ne pas utiliser celles-ci dans le cadre de demandes d'assistance administrative adressées à la Suisse. En outre, elle informe la Suisse d'éventuelles transmissions d'informations.
 


Elimination rapide des divergences concernant la CDI


Les questions d'interprétation relatives à la convention contre la double imposition nouvellement négociée ne sont pour l'instant pas encore clarifiées. Il s’agit en particulier de l'identification du détenteur des données, régies par l'art. 10 de la nouvelle CDI. Ce point sera réglé par le biais d'une clause d’interprétation négociée au niveau des experts. Les éventuelles divergences dans l'interprétation de la nouvelle convention devront être éliminées avant que la CDI soit transmise au Parlement pour approbation. Eric Woerth et Hans-Rudolf Merz ont confirmé qu'un accord était en vue et que les questions en suspens seraient bientôt réglées.
 


Bundesgasse 3, 3003 Berne

http://www.dff.admin.ch/
 
 
 
Nous pouvons conclure au sortir de cette pénible épreuve pour la confédèration Helvétique avec cette citation que Nicolas Sarkozy pourrait bien méditer:
 
«Mon inclination est de voir les choses telles qu’elles sont. L’objectivité est mon besoin. Mon antipathie n’est donc pas pour celui-ci ou celui-là, mais pour l’erreur, le parti-pris, le préjugé, la sottise, l’exclusisme, l’exagération.»

Henri-Frédéric Amiel (1821–1881), philosophe genevois
 
A noter: Finance Offshore, vous proposera un prochain dossier complet sur le secret bancaire vu par nos amis suisses, à suivre...
 
 
Photographie: Tous droits réservés
Source: DFF Tous droits réservés/ Le Figaro (France)/ Assemblée Nationale/ Tous droits réservés.

Tuesday, September 14, 2010

BALE III, dans la bonne direction!

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  Bâle: Siège de la Banque des Règlements Internationaux.


Dominique Strauss-Kahn

Comme évoqué dans un entretien publié par Il Sole 24 Ore, le directeur général du FMI, Dominique Strauss-Kahn, a bien salué les normes bancaires dites de « Bâle III ». Il a déjà précisé que le renforcement de la supervision était "encore plus important"... C'est dire le réalisme de monsieur Strauss-Kahn qui économiste de formation, ne peut considérer les nouvelles normes prudentielles pour les banques comme la solution miracle dans un contexte particulier qui se devrait toujours plus dans une logique porteuse de croissance. Diplomate dans l'âme il modulera son propos: -« Bâle III va dans la bonne direction. Il y avait un besoin absolu de remodeler les règles du secteur financier » qui était « plus important que les effets négatifs potentiels sur la croissance »,  M. Strauss-Kahn soulignait dans le quotidien économique italien. « Mais il ne faut pas oublier que les nouvelles règles sont seulement une partie du travail sur le secteur financier, comme le FMI l’a souligné à plusieurs reprises depuis le début de la crise », ajoute le directeur général du Fonds Monétaire International.« La surveillance est peut-être encore plus importante. On peut avoir les meilleures règles du monde pour les banques, mais si après elles ne sont pas soumises à une supervision, elles sont inutiles », souligne-t-il. Afin d’éviter de nouvelles crises, la plus vaste réforme du système de régulation financière depuis les années 30 a été adoptée en juillet aux Etats-Unis tandis qu’en Europe, les ministres des Finances viennent d’approuver un projet emblématique visant à renforcer la supervision avec la création d’organes supranationaux inédits.
« L’autre aspect très important est la résolution de la crise des banques qui opèrent sur plusieurs marchés », complète M. Strauss-Kahn. Revenant sur la situation économique mondiale, le patron du FMI a averti que la crise ne serait pas finie « tant que nous n’aurons pas fait diminuer le chômage de manière substantielle. Une reprise sans création d’emplois n’est pas une reprise », a-t-il insisté en appelant à un « nouveau mode de formuler la politique économique qui doit tenir compte de la stabilité macroéconomique et financière mais aussi de l’emploi »L’accord dit de « Bâle III » sur les nouvelles normes prudentielles pour les banques, trouvé dimanche par les banquiers centraux et les régulateurs, prévoit de faire passer le ratio de fonds propres « durs », qui se composent du capital social et des bénéfices mis en réserve, de 2% à 7% du total des crédits alloués par les banques d’ici 2019.


Que doit-on conclure et comprendre sur Bâle III?

D'abord ne pas oublier l'actualité récente qui conjugue  faillites, crise financière, nationalisations et soutien des États aux établissements financiers et cette  rigueur sur les dépenses publiques et donc le retour d'une maîtrise des déficits publics abyssaux...

Nous pouvons comprendre que même si tout n'est pas réglé, se profile une véritable sortie du fameux "cycle aventureux du monde de la finance". Nous sommes bien entré avec Bâle III dans le temps de la remise en ordre par la régulation si chère aux objectifs du G20. Ce sont les institutions qui reprennent ainsi la main en s'assurant un cadre résolument plus contraignant et une ligne directrice toujours plus forte. Le FMI (Fonds Monétaire International) qui joue un rôle déterminant dans la rigueur que doivent retrouver les États les plus en difficulté, est très certainement l'élément moteur de cette volonté. C'est avec le rôle du comité de Bâle qui édicte les règles de prudence de la profession que le Fonds atteint ici son meilleur objectif. L'accord Bâle II n'avait manifestement pas suffi, il s'agit donc à présent de mettre au point Bâle III qui tire les leçons de la crise et du manque de cohésion si souvent décrié.



Les cinq points fondamentaux de l'accord:


Capital
S'assurer que le capital détenu par les grandes  banques est bien constitué d'avoirs tangibles c'est-à-dire de capitaux effectivement disponibles et non d'instruments financiers complexes et sujets à fluctuations. En un mot des actifs bien concrets, actions classiques et bénéfices non répartis qui sont susceptibles d'être rapidement utilisés pour couvrir les pertes qui sont, elles, bien réelles.

Risque
Améliorer l'évaluation du risque sur les produits complexes comptabilisés en hors bilan (les fameux produits dérivés). Pour parler crûment, la chasse est ouverte, il s'agit de la chasse aux constructions trop complexes, sources de la crise, comme les titrisations de titrisations (le risque au carré !) qui seront fortement taxées en capital.

Ratio
Un nouveau ratio viendrait limiter l'effet de levier du crédit et donc, en un mot, limiter le pouvoir des banques à créer de la monnaie.


Solidarité
Limiter les effets de procyclité (la tendance naturelle de la régulation à aggraver les crises : si on arrête de prêter aux clients risqués, on va augmenter le nombre de faillites). Pour cela, les banques devront constituer des réserves — on parle de coussins, le mot parachute ayant des connotations négatives — qui pourraient être constituées individuellement ou collectivement (comme un fonds de solidarité).


Surveillance
Surveillance accrue du risque systémique et des interconnexions. Mondialisation oblige, aujourd'hui les plus gros établissements interviennent dans la plupart des pays industrialisés. S'ils venaient à déposer leur bilan, les entreprises qu'ils financent ou leurs clients investisseurs en subiraient le contrecoup et il en résulterait une crise généralisée. Il est donc prévu d'imposer à ces banques des contraintes de prudences plus dures — à la mesure du risque qu'elles font courir à l'économie réelle.



Dans l'ensemble toutes ces mesures contraignantes ne plaisent guère à la profession. Ils mettent en avant deux inquiétudes — à juste titre :
- fondamentalement, limiter la prise de risque c'est aussi limiter la capacité de financement, donc le crédit, donc la croissance,
- plus grave, il faudrait être certain que ces normes vont imposer la même rigueur à tous dans tous les pays et éviter que, par le jeu de ce que l'on appelle pudiquement "une distorsion de concurrence", certains pays moins scrupuleux (vous en connaissez ?) n'en viennent à rafler toutes les parts de marché.
Tout cela est bien beau et les discussions sont loin d'être closes, mais réfléchissons : derrière ces échanges très techniques n'y a-t-il pas, plus simplement, la défense d'un système dans lequel on ne place rien au dessus de faire du profit, si ce n'est faire encore plus de profit ?



Pour mémoire:



Photographie: Tous droits réservés BRI
Interview Dominique Strauss-Kahn: Il Sole 24 ORE Tous Droits réservés
Divers: (Suisse/ ILTE/ Task Force Consulting)

Sunday, September 12, 2010

Christine Lagarde Premier ministre!

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       La France qui organisera le prochain G20 devrait ainsi pouvoir créer la surprise!




On le sait tous, le remaniement du gouvernement de la république fait l'actualité en France mais bien plus encore, au delà des frontières... Les nombreux exécutifs de l'Europe ont les yeux rivés sur les annonces qui se succèdent parfois dans un climat que nous pouvons qualifier de très tendu. Climat d'affaires d'Etat pour un président Nicolas Sarkozy qui sera bien l'hôte du prochain G20 de 2011. Un G20 qui devrait s'organiser sur la volonté affichée de devenir l'opus le plus prolifique de la décennie. En ligne de mire la refonte de la régulation financière et la mise en oeuvre d'un nouveau modèle économique qui devrait impulser le "new deal" si chère au président français. Il semble déjà acquis que les Etats-Unis pourraient venir compléter le dispositif si l'assurance d'une cohésion retrouvée en Europe pourrait être démontrée, on pensera donc au travail sur la dette et les efforts que l'Union Européenne doit encore fournir sur l'endettement public et la rigueur de ses principaux membres.

Dans ce climat très particulier, la France doit s'imposer comme un élément moteur de cette volonté affichée, les Allemands qui tiennent le rôle de "Juge de paix" n'hésitent pas à définir un certain cadre au président français. Angela Merkel qui reste "droite dans ses bottes" peut aussi encore venir faire quelques bonnes leçons de morale à un président qui outre Rhin se voit reprocher une trop grande propension aux effets d'annonces et donc médiatiques. "D'une certaine façon, moins de blabla, plus de résultats et finalement ne pas oublier le fameux compteur de la croissance...!" Me soufflait un éminent diplomate proche du dossier. Car de l'avis même des principaux économistes, c'est bien le tandem de la Franco-Allemand qui devra s'imposer face au réalisme prédominant anglo saxon qui avec les Etats-Unis constituera cette autre force pour conserver un leadership face à l'Asie dont la croissance frôle toujours plus l'arrogance. "Le problème européen, c'est que ceux qui pourraient parfois manquer de modestie par leur résultat sur la croissance  sont bien ceux qui demeurent les plus modestes, en Chine la crise mondiale s'était transformée en occasion de restructuration de l'outil industriel qui ressort déjà renforcé et donc toujours plus productif de croissance..." Précisait un ponte de Bank Of China avec tout le réalisme d'un représentant d'une puissance avec qui il nous faut bien le reconnaître, les européens vont devoir renforcer l'axe. Le prochain G20 de Séoul (12 Novembre2010) s'annonce comme "une mise en garde " très sérieuse de l'Asie qui peut beaucoup avec ses liquidités...

C'est dans ce contexte particulier que la France doit "lisser" ses actuels problèmes intérieurs, la stratégie de Nicolas Sarkozy ne peut rester aveugle d'un certain réalisme. Le gouvernement est bien usé, usant pourrait-on dire, il y a une équipe qui manque de cohésion et le climat des affaires prend l'ascendant sur l'urgence d'un pays qui se retrouve plus encore dans le viseur des agences de notations, Moody's, bille en tête ayant annoncé la couleur... Pourtant un nom ressort dans les enquêtes d'opinions du Palais de L'Elysée et différents autres organismes de sondages: Christine Lagarde. Ce qui pour notre équipe n'est en rien une surprise, puisque nous l'avions déjà remarquée en la qualifiant de personnalité de l'année 2010! Plus logiquement elle nous semble être une de ces personnes issues de la société civile qui loin d'être enfermée dans l'appareil militantisme politique se place au dessus de la mêlée en construisant sa mission avec rigueur et une réelle qualité de gestion des impératifs. Exactement le "couteau Suisse" qui pourrait incarner la volonté du président français. Christine Lagarde est finalement l'équivalent d'un certain Dominique Strauss-Khan, personnalités qui cumulent la capacité de faire mouche dans un environnement toujours plus internationalisé au sens très stratégique du terme.

Forte dans les négociations de l'Eurogroupe et Ecofin, elle dispose d'atouts considérables comme la capacité d'organiser ceux qui l'entourent. Son style de premier ministre devrait permettre un management plus collaboratif avec l'Elysée tout en s'assurant un peu plus d'espace pour que le modèle présidentiel retrouve un grand second souffle, c'est à dire en devenant un modèle qui soit plus en dehors de l'appareil UMP. Car c'est bien avec le parlement que le président doit  "renégocier" son avenir il lui faut une majorité qui soit plus ouverte sur les questions de la proposition et de l'écoute, et non plus réduite au simple rôle de chambre de compensation des décisions du président. Christine Lagarde pourrait devenir l'alternative qui portera l'estocade à un certain conformisme englué! Celle qui devrait impulser le retour en grâce de l'exécutif par une construction de l'action sur le principe de l'échange participatif et de l'implication. Emulatrice des forces vives pour élever le débat et assurer au président une image plus cohérente dans les médias, celle d'un stratège et non plus du guerrier perpétuel.

L'avocate de formation sera donc bien  la meilleure chance du président français, Nicolas Sarkozy qui tient là un atout qui conjugue efficacité et charme.

Cette avocate de formation est née le 1er janvier 1956 à Paris 9e arrondissement, Mère de 2 enfants et ancienne sportive de haut niveau dans la natation synchronisée qui lui vaut un profond respect de ses pairs qui parlent "d'une très bonne nageuse en eau... trouble!"

 

Diplômée de l' Institut d'études politiques (IEP) de Paris, et de la faculté de Droit de l'Université Paris X-Nanterre ou elle obtiendra un diplôme d'études supérieures spécialisées (DESS) de droit social, et plus tard une Maîtrise d'anglais et d'un diplôme de la Holton Arms School à Bethesda (États-Unis). Cet atout s'est révélé particulièrement intéressant et donc prédominant dans les négociations avec ses homologues étrangers.


Sa carrière professionnelle est à l'image de sa personnalité jugée des plus efficientes et forte d'un pragmatisme redoutable. Présidente du comité exécutif (1999-2004) puis du comité stratégique mondial (depuis 2004) du cabinet Baker & McKenzie à Chicago (États-Unis) ce cabinet est réputé comme un des leaders mondiaux dans les affaires, la ministre française y laissera le souvenir d'une femme déterminée et très efficace pour coordonner les différents pôles d'activités du cabinet mondialement réputé. Elle aiguisa ses meilleurs armes comme avocat à la cour d'appel de Paris, passant tour à tour du statut d' Avocat collaborateur (1981), Avocat associé (1987), Avocat associé gérant (1991), Membre du comité exécutif (1995) puis culminant au sommet du cabinet avant d'y être délogée par la demande très appuyée d'un certain Nicolas Sarkozy...



La ministre est une de ses rares personnalités politiques françaises issues de la société civile qui, bien que très modeste sur le sujet, selon de nombreux observateurs, mérite sa décoration de Chevalier de la Légion d'honneur. "Un femme qui pourrait donner bien des leçons de méritocratie à l'important contingent d'hommes de la légion..." Nous soufflera un fidèle.



Elle se montre particulièrement efficace dans les sommets internationaux, "Christine" est souvent celle "vers qui on se tourne par réflexe pour trouver la solution qui fera mouche..." Elle est capable de se révéler comme un véritable "couteau Suisse" dans les négociations les plus rudes. Elle met un point d'honneur à toujours vouloir trouver une issue qui tiendra compte de toutes les réalités qui entourent toutes les parties prenantes. En somme un élément moteur de la diplomatie rendue indispensable dans un monde en pleine mutation.

Donc je ne peux que souhaiter bonne chance à Christine Lagarde, qui nouveau premier ministre de la France, deviendrait la meilleure issue pour un Nicolas Sarkozy... Qui marquerait ainsi un retour gagnant.





Photographe: Tous droits réservés.

Wednesday, September 8, 2010

Eurogroupe: "Rilance ou Crise de la dette" en Zone Euro?

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         "Rilance ou Crise...?"


La Crise de la dette est bien restée le sujet majeur  des conversations des membres de l'Eurogroupe qui ne cachent que trop difficilement  leur préoccupation réelle...  Devant les médias on se veut rassurant, mais dans les coulisses des réunions de la rentrée, l'inquiétude est vive sur le devenir de la Zone Euro.  "C'est choquant de voir le décalage entre ce que les ministres annoncent aux médias et la teneur de leurs propos en conciliabule, comme si la Banque Centrale Européenne dirigeait la communication officielle de l'Eurogroupe" Nous déclare un diplomate dans la confidence. Pourtant l'analyse mérite d'être prise très au sérieux, les récentes salves des agences de notations font trembler de nombreux chefs d'exécutifs de l'Union Européenne... L'Eurogroupe, que dirige le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker,  sait à quel point il faut être prudent sur la communication dont les enjeux sont considérables de conséquences!

Dans l'ensemble cet opus de la rentrée de l'Eurogroupe se veut sous le signe d'une certaine cohésion, celle que porte en général les épreuves. Le plus gros de la crise semble être passé, les récentes analyses du FMI sur la croissance mondiale démontrent une reprise qui amorce bien "la positive attitude" si chère à la ministre française de l'Economie et des Finances, madame Christine Lagarge qui croit en la "rilance" pour la France (contraction de rigueur et relance), mais plus encore en cette rentrée,   ...pour l'Europe!  France qui fait partie du trio de tête de la Zone Euro pour le besoin de refinancement (podium partagé avec avec l'Allemagne et l'Italie).

C'est le refinancement des états qui vient donc relativiser l'optimisme médiatique de l'Eurogroupe. En effet, il faut des besoins considérables de fonds pour les principaux états de l'Union, et éternel grand problème, tous ne peuvent emprunter aux mêmes conditions. Dans le viseur des agences de notations, les états sont donc comme cet élève qui flirt des la rentrée avec le bonnet d'âne!

Les ministres n'ont vraiment pas la tâche facile avec les pays du Sud de la Zone Euro dont le coût du refinancement n'est comme nous le savons en rien  "bon marché"...    La Grèce, et ce n'est pas un scoop, est loin de sortir de sa calanque, nombreux analystes doutent qu'au terme du plan de sauvetage de l'Union Européenne que le miracle sera bien au rendez-vous. (L'écart de taux avec l'Allemagne atteignait lundi 906 points: "Nom de Zeus!"). Car la Zone Euro est confrontée à d'autres "mauvaises nouvelles" pour le risque souverain, l'Irlande, dont Standard&Poor's dégrade toujours plus la note, ne semble pas "sortie de l'auberge" se réfugiant peut-être dans la Guinness... Pour l'instant c'est la trés potentielle coûteuse liquidation de l'Anglo Irish Banq qui inquiète "si" Bruxelles rejetait le "plan de restructuration" annoncé. (L'écart de rendement entre les obligations irlandaise et allemande à dix ans a grimpé lundi de 2 points de base à 342 points.) Brian Lenihan, trés conscient,  a reconnu que son gouvernement risquait d'être forcé de procéder à une liquidation si Bruxelles retoque son plan, "hypothèse de travail" déjà catastrophique: "tournée générale!" 


Les ministres européens des Finances ne peuvent demeurer aveugles alors que  les marchés continuent de s'inquiéter de difficultés éventuelles sur les obligations des pays périphériques, jugés lanternes rouge de la Zone Euro, dont les taux ne cessent de s'éloigner de ceux de l'Allemagne, l'emprunteur le plus solvable et donc rassurant de la Zone Euro. Espagne et Portugal qui pourraient réserver quelques mauvaises surprises d'ici à quelques semaines! Hypothèse que confirment les inquiétudes des agences de notations qui abondent avec une contagion toujours plus marquée. Les pays de la zone euro vont devoir lever entre 70 et 80 milliards d'euros chaque mois, contre 43 milliards en août. L'Allemagne, l'Italie et la France arrivent en tête des besoins de financement,  l'Espagne va aussi devoir augmenter ses émissions. Il n'est pas certain que le marché de la dette soit aussi porteur si l'on en croit l'adage qui fait fureur dans les salles de marchés: " Grèce little ok! Spain and Portugal:  big ko!".





Photographie: Tous droits réservés.

Sunday, September 5, 2010

G20 en France: Sarkozy s'enlise dangereusement!

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Le président de la république française Nicolas SARKOZY ne sait plus ou donner de la tête!


 De l'avis de nombreux experts du sérail de la finance internationale, il semblerait bel et bien que  le président français s'enlise dans les affaires! Bettancourt, Woerth, le virage sécuritaire, autant de dossiers qui viennent porter de sérieux revers à celui qui sera charger d'organiser le prochain G20 en France. Pour de nombreux experts "la note du président" est en chute libre. "Il nous a fait tout un beau discours sur la refonte de la gouvernance économique et dans le même temps tout le monde découvre qu'il serait entouré de personnes qui s'adonneraient à quelques pratiques qui laissent pour le moins perplexe voir complètement en colère! Prioritairement pour ceux qui se souviennent de certaines déclarations sur le secret bancaire par exemple!".

Car c'est bien l'affaire Woerth qui va porter le coup le plus rude à Sarkozy qui sera le  chef d'orchestre du prochain G20 organisé en France. Fragilisé comme jamais à l'intérieur comme à l'extérieur, nombreux sont les chefs d'états "qui raillent sous cap" le très médiatique président français... "La morale c'est bien, mais quand on se l'applique déjà à sois-même!" aurait déjà lancé un chef d'état des plus influents en comité restreint à Bruxelles... De quoi irrité l'Elysée qui prend la chose très au sérieux, Claude Guéant (secrétaire général  du Palais de l'Elysée) devant aller faire "un road show médiatique" pour  s'assurer que tout et n'importe quoi ne puisse venir transpercer l'édifice de la stratégie du chef de l'état.

Car c'est bien l'affaire Bettencourt qui entretient avec sa ramification Woerth le climat de suspicion le plus dévastateur à l'encontre de Nicolas Sarkozy et ses premiers cercles. Dans la finance on ne cache même plus  "sa joie" de voir confronté à ses belles paroles celui qui promettait "un autre croc de boucher" à tout l'establishment!  Un certain Nicolas Sarkozy qui aura tant visé avec abondance une profession au pire de la crise grecque en oubliant un peu trop vite l'autre crise... celle des déficits publics!

Pour le prochain G20, il est important que le dossier des retraites soit réglé et que le volet judiciaire Woerth Bettencourt trouve une issue plus sereine. Nicolas Sarkozy joue "très gros", son avenir au "château" est bien dans la balance, car en  France s'ouvre le grand marathon des futures présidentielles de 2012, et "ses nombreux amis" ne semblent plus disposés à lui faire des cadeaux. Le temps du Fouquet's et compagnie semble bien loin, dans la confidence des hautes sphères le doute s'installe! Des grands patrons de groupes bancaires ne cacheraient même plus leur désir de "bol d'air"...  "Le G20 de 2011 devient un casse-tête, Nicolas Sarkozy s'est retrouvé frustré après le dernier opus canadien, certains parlent même d'un président français "mis de coté" qui veut sa revanche!" Souligne un proche du dossier qui enfoncera le clou avec cette remarque de bon sens: "La croissance devrait rester plus à la mode que la répression des roumains ou de notre corporation, comme partout il y a des gens honnêtes et d'autres moins... Sans oublier les politiques!".

Souhaitons que la France sera à la hauteur de l'ambition que son président porte pour le prochain G20 en  novembre 2011, c'est à dire en pleine campagne présidentielle!




Photographie: Tous droits réservés