Sunday, August 29, 2010

Suisse/UBS: Abandon de procédure par les Etats-Unis.

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"Le futur abandon de la procédure marquera bien la fin d'une époque pour UBS et la Suisse"


Il fallait beaucoup de patience aux autorités fédérales américaines du fisc pour voir la Confédération Helvétique se conformer à ses nombreuses attentes...  Le tout étant d'attendre justement que les délais de recours soient enfin échus.  La très grande majorité des dossiers restants devrait être trés prochainement communiquée aux Etats-Unis. Dans la moitié des cas, les renseignements demandés ont déjà été transmis au fisc qui pourra ainsi lever la procédure en cours en "se réservant toutes les poursuite possibles contre les potentiels ressortissants qui de statut d'évadés fiscaux deviendront fraudeurs au sens trés pénal du terme!"



Jeudi dernier, le trés officiel Département fédéral des finances (DFF) de la Confédération a annoncé que la presque totalité  des renseignements demandés "ont été transmis dans les cas précis où les décisions sont entrées en force, ce qui est le cas pour la moitié environ des dossiers examinés...  Précisant que pour  les autres cas, un recours reste logiquement possible. Mais les autorités fédérales n’en attendent en principe pas beaucoup!" selon Mario Tuor, porte-parole du Secrétariat d’Etat aux questions financières internationales.

Rares exceptions

Les autorités ne veulent pas communiquer sur  des chiffres précis, mais un peu plus d’une centaine de dossiers seulement échapperaient au final à une transmission aux autorités américaines...  "On peut conclure à quelques dossiers sensibles qui feraient partie intégrante du deal, histoire de ménager une issue sans vague médiatique jugée inutile pour les deux parties!" Précise un diplomate proche du dossier qui reconnaît les enjeux relatifs à quelques noms...



Cette "livraison" intervient dans le contexte particulier du retard dû à l’arrêt du Tribunal administratif fédéral, la livraison des données sera en grande partie terminée cet automne, selon le DFF. La Suisse et les Etats-Unis ont donc entamé des discussions sur la phase finale de la mise en oeuvre de l’accord et la meilleure façon "d'en sortir". "Nous nous sommes entretenus avec les Etats-Unis, qui sont très conscients de notre fonctionnement", a précisé Mario Tuor.

Ce qui fait dire aux plus optimistes que les deux parties ne douteraient pas ou plus que les autorités américaines recevront la majeure partie des informations demandées en temps utile et qu’elles retireront définitivement la procédure civile engagée contre l’UBS...

Pour mémoire

Dans l’accord sur l’UBS signé le 19 août 2009 avec les Etats-Unis, la Suisse acculée s’était engagée à traiter en l’espace d’un an la demande d’entraide administrative des Etats-Unis concernant 4450 clients américains d’UBS soupçonnés de fraude fiscale.


En échange, le deal acté précise que le fisc américain doit abandonner la procédure judiciaire visant la transmission de données relatives à 52 000 titulaires de comptes auprès d’UBS...   Fameux accord qui avait bien été modifié par le Conseil fédéral suite à une décision du Tribunal administratif fédéral (TAF) jugeant "illégale la transmission aux Etats-Unis de premiers dossiers bancaires de clients de l’UBS et soumis à l’approbation du Parlement". Ce dernier avait fini par donner son feu vert en juin 2010 après bien des débats houleux à la chambre de la Confédération Hélvétique. Hans Rudolf Merz devait payer le prix fort de cette décision obtenue "à l'arrache" au même titre que le résultat cuisant sur le secret bancaire Suisse!


Consultez ici l'accord entre les Etats-Unis et la Suisse:

http:// www.irs.gov/pub/irs-drop/us-swiss_government_agreement.pdf 


Photographie: Tous droits réservés.
Documents: Gouvernement Suisse Tous droits réservés.

Monday, August 23, 2010

OCDE: Croissance record en Allemagne!

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 La Zone OCDE est toujours composée de réelles disparités.



Le dernier opus des statistiques officielles de la zone OCDE précise une croissance plus forte dans l’Union européenne. Elle reste principalement guidée par l’Allemagne et le Royaume-Uni et confirme une croissance au ralenti aux États-Unis et au Japon.


Allemagne en tête

Il faut dire que la politique de rigueur allemande, moteur de la zone Euro est déjà largement acquise alors que la France peine toujours pour ses réformes. "C'est une logique qui devra devenir la régle pour toute la zone Euro, Angela Merkel est restée "droite dans ses bottes" le résultat est là!" Souligne une analyse dans le F.T cette semaine. En France on annonce après la salve de l'agence de notation Moody's un train de mesures qui d'impopulaires à nécessaires se feront jour dès la rentrée de septembre, avec en ligne de mire la fameuse réforme des retraites qui sera votée le 6 septembre prochain, assure Nicolas Sarkozy!


Le produit intérieur brut (PIB) de la zone OCDE a progressé de 0,7% au deuxième trimestre de 2010, comme au trimestre précédent. La croissance du PIB réel a crû de 1% dans la zone euro et dans l’Union européenne, guidée par une croissance record de 2,2% en Allemagne ; son plus fort taux depuis la réunification. La croissance du PIB a été de 1,1% au Royaume-Uni, en hausse par rapport à 0,3% au trimestre précédent ; de 0,6% en France, en hausse par rapport à 0,2% et de 0,4% en Italie, comme au trimestre précédent. Par contre, la croissance du PIB aux États-Unis et au Japon a ralenti à 0,6% et 0,1% respectivement, par rapport aux taux de 0,9% et 1,1% enregistrés au trimestre précédent.

Optimisme mesuré

En glissement annuel, le PIB dans la zone OCDE a augmenté de 2,8%, en hausse par rapport à 2,4% au trimestre précédent. L’Allemagne avec 3,7% a enregistré le taux le plus élevé et l’Italie (1,1%) le taux le plus faible.  L'optimisme mesuré est donc aussi de rigueur, la prise de conscience collective n'apporte toujours pas les bons résultats de politiques qui ne sont pas toujours jugées efficientes selon les continents. Un décalage "technique" subsiste entre les effets d'annonces des gouvernements et le constat des premiers résultats. Dans l'ensemble  la tendance est haussière et peut laisser entrevoir un retour à la croissance que les agences de notations encouragent en balisant la tendance avec des lignes directrices toujours plus précises... 


Consulter ici les dernières statistiques officielles de l'OCDE:
http://www.stats.oecd.org/Index.aspx?QueryName=350&QueryType=View&Lang=fr


Source et tableau: OCDE Tous droits réservés.

Thursday, August 19, 2010

Moody's: Le FMI et sa feuille de route pour la France!

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"Dominique Strauss-KHAN, toujours de bon conseil pour la maison France!"


On le sait tous ici Nicolas Sarkozy devra montrer qu'il a bien reçu le message "trés ciblé"  de l'agence de notation Moody's... Voici un assez bon résumé du Fonds Monétaire International qui inspire les bonnes pistes que doit intégrer le président français pour conserver son triple A.



Bulletin du FMI

BILAN DE SANTÉ ÉCONOMIQUE

France : la reprise est bien engagée

mais il faut réduire la dette publique

Bulletin du FMI en ligne

Le 30 juillet 2010

• La reprise est engagée mais elle est mise à l’épreuve par les turbulences récentes en Europe

• Le défi consiste à assainir les finances publiques sans compromettre la croissance

• Des réformes de la réglementation et de la surveillance pour renforcer le système financier

D'après les projections du FMI, l'économie française enregistrera une croissance de 1,4 % en 2010 et de 1,6 % en 2011. La reprise y serait un peu plus rapide que pour l'ensemble de la zone euro (graphique 1), mais la persistance d'un chômage élevé et le rééquilibrage imminent des finances publiques en France et dans les principaux partenaires commerciaux du pays pèseront sur la demande, malgré l'effet positif de la dépréciation récente de l'euro.

Un rebond précoce

La France a mieux résisté à la « grande récession » que la plupart des pays comparables et a été parmi les premiers pays à bénéficier d’un rebond de l'activité. Grâce à un secteur financier relativement solide, à l'ampleur des dispositifs de protection sociale, au fait que les autorités sont intervenues en temps opportun et de façon décisive, et à l'ouverture commerciale relativement plus faible du pays, la France a été moins touchée par la récession que l'ensemble de la zone euro et elle en est sortie au deuxième trimestre de 2009.

Les autorités ont maintenant réorienté leurs efforts de la gestion de la crise au renforcement des fondements de l'économie. Selon les économistes du FMI, la reprise sera plus forte et et plus durable si les autorités donnent suite à leur engagement d’assainir les finances publiques, consolident la stabilité financière et appliquent des réformes structurelles axées sur la croissance.

Le retour à la viabilité des finances publiques

La crise financière et le ralentissement économique ont durement éprouvé les finances publiques. Les mesures de relance de 2009-10 étaient appropriées et ont contribué à atténuer les effets du ralentissement, mais l'impact de la récession sur le budget a aggravé la situation de la dette publique, qui était déjà difficile en raison des tensions croissantes sur les dépenses dues au vieillissement de la population. Au niveau des administrations publiques, le déficit a considérablement augmenté pour s’établir à 7½ % du PIB tandis que la dette brute a atteint environ 78 % du PIB en 2009.

Compte tenu de la forte hausse de la dette publique et des turbulences qui agitent les marchés financiers européens, un plan d'assainissement budgétaire bien conçu s’impose pour assurer le retour à la viabilité des finances publiques. La France doit maintenant s'employer à atteindre l'objectif fixé par le Pacte de stabilité et de croissance, à savoir ramener le déficit budgétaire global à 3 % du PIB d'ici 2013, ce qui est indispensable pour ancrer les anticipations et éviter que ne s'enclenche une dynamique d'endettement intenable. Les autorités en sont parfaitement conscientes; aussi ont-elles récemment annoncé un plan d'assainissement des finances publiques. Ces mesures, dont les parlementaires seront saisis prochainement, sont de grande ampleur et prévoient que tous les niveaux de l'administration participent à l'assainissement budgétaire.

Pour préserver la viabilité budgétaire sans compromettre la reprise, les efforts d’ajustement doivent être concentrés sur les mesures qui nuiront le moins à l'activité économique, à savoir la réforme des prestations des systèmes de retraite et de santé. Dans cette optique, la grande et difficile réforme des retraites annoncée récemment vise à réduire à terme le déficit du système des retraites; elle met à juste titre l'accent sur le relèvement de l'âge du départ effectif à la retraite, en faisant passer progressivement de 60 à 62 ans l’âge légal du départ en retraite et de 65 à 67 ans l’âge légal minium ouvrant droit à une pension complète.

Cependant, la France a encore du chemin à parcourir pour atteindre ses objectifs budgétaires à moyen terme. Le rééquilibrage des finances publiques devrait être fondé sur des prévisions macroéconomiques réalistes et l'adoption d'une règle budgétaire appropriée en renforcerait la crédibilité. Outre la maîtrise des dépenses de l'administration centrale et du système de sécurité sociale, il importe de poursuivre les efforts en cours pour limiter les dépenses des collectivités locales.

Les nouveaux défis de la stabilité financière

Les banques françaises sont sorties relativement plus fortes de la crise financière mondiale et elles se sont largement affranchies du soutien public reçu pendant la tourmente. La riposte de l’État à la crise financière a réussi à stabiliser le système financier. Les établissements français affichent une rentabilité en progression et un renforcement sensible des ratios de fonds propres, le ratio de capitalisation de base (Tier 1) s’étant hissé de 8,7 en 2008 à 10,2 en 2009, dépassant ainsi la moyenne de 9,1 pour l’ensemble de la zone euro.

Les banques doivent cependant gérer les nouveaux risques liés à la fragilité de la reprise et aux préoccupations que suscite la dette souveraine européenne. La croissance du crédit privé reste poussive, notamment dans le secteur des entreprises, mais cela semblerait tenir davantage à la faiblesse de la demande qu’à des contraintes de l’offre. Les créances improductives se sont alourdies et une croissance timide pourrait compromettre davantage la qualité des crédits. En outre les tensions de financement pourraient s’aggraver si des turbulences persistaient en Europe.

Les tests de résistance réalisés à l’échelle de l’Union européenne et dont les résultats viennent d’être publiés, ont confirmé que les banques françaises étaient solides. Les quatre principaux groupes bancaires qui y ont pris part représentent environ 80 % du système bancaire français. Toutes les banques françaises ont affiché des résultats favorables ainsi qu’une solide capacité de résistance aux niveaux de tension exercés. L’annonce des résultats des tests de résistance et la publication intégrale des engagements des établissements français en dette souveraine sont des gages de transparence et d’une meilleure communication qui peuvent aider les marchés à évaluer le système financier français.

Répondant au besoin d’une supervision systémique, la France à réformé son dispositif national de contrôle et s’emploie activement à promouvoir la réforme réglementaire au plan international. Le travail de réforme a bien avancé avec la mise en place d’une nouvelle structure de surveillance qui englobe à la fois les banques et les assurances et renforce la protection du consommateur. Il est désormais essentiel de mettre sur pied le conseil national des risques systémiques afin de promouvoir une étroite collaboration avec le conseil européen des risques systémiques dont la création est envisagée. Compte tenu de la vague d’initiatives réglementaires à l’échelle mondiale et des répercussions éventuelles, la France doit rester impliquée dans le processus de réforme de la réglementation internationale et participer activement aux études d’impact macroéconomique et aux travaux visant à affiner les propositions de réforme à l’étude.

La dynamique des réformes structurelles

Il est essentiel que les autorités mettent pleinement en oeuvre leur ambitieux programme de réformes structurelles pour combler les pertes de production essuyées pendant la récession et insuffler une nouvelle vigueur à la reprise. Pour accroître la compétitivité de l’économie française et mettre à profit l’expansion du commerce international, il faut de nouveau privilégier les mesures propres à modérer la croissance des coûts salariaux, intensifier la concurrence et promouvoir l’innovation.

Vu leur impact considérable sur la croissance, il est urgent de miser sur la création d’emplois et l’efficience du marché. Outre les politiques d’activation engagées sur le marché du travail et les mesures de formation, la modération du salaire minimum devrait être poursuivie afin d’établir progressivement une échelle des salaires incitative pour les jeunes et les travailleurs peu qualifiés. Pour soutenir l’emploi des travailleurs plus âgés, il convient d’améliorer les incitations à continuer de travailler, notamment par la mise en oeuvre effective d’exigences en matière de recherche d'emploi, parallèlement à la réforme du système de retraite. Une déréglementation plus poussée des marchés des produits serait de nature à accroître l’efficience économique et le bien-être. La directive services de l’UE doit être suivie pour assurer une plus grande libéralisation, y compris dans les services professionnels.
 
Source: IMF
Photographie: Tous droits réservés.


















































Le Luxembourg de Juncker finance des mines à sous-munitions!

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                         Les enfants pemières victimes des sous munitions selon les Nations-Unies!

Le président de l'Eurogroupe Jean-Claude JUNCKER qui  dirige le gouvernement luxembourgeois vient de se retrouver confronté à une difficulté explosive! En effet et ce contrairement à l'accord international signé fin 2008,  le Fonds de compensation de la sécurité sociale du pays détient des actions de groupes clairement identifiés comme assimilés ou producteurs de mines à sous-munition.  Un député (déi Lénk radical de gauche) André Hoffman est monté au créneau car le Luxembourg s'est engagé à ne plus financer ce genre de sociétés l'accord signé devant logiquement prendre tout son effet.

Nombre d'actions augmenté

Avant la signature de cette convention en 2008 certains élus du pays soulignaient déjà publiquement  "que  le Fonds de compensation de la sécurité sociale détenait des actions de six des sept groupes de fabrication de ces armes de guerre interdites!" (N.D.L.R:  Ce qui est bien constitutif d'une violation du traité le Luxembourg qui signataire ne pouvant ignorer cet état de fait). Depuis cette signature il "a même augmenté le nombre d'actions qu'il détient de ces sociétés!..." La presse luxembourgeoise s'est donc trés largement et logiquement émue de cette "fausse note" mais pour les ministres de la Sécurité Sociale et des Affaires Etrangères, la réponse fut brêve: «Il n'y a pas de critères pour les investissements!».


Grand Duc amère

Son altesse le Grand-Duc de Luxembourg doit être dans une situation pour le moins embarassante quand on connaît sa réelle implication au niveau international pour lutter activement contre les sous-munitions qui ne l'oublions jamais sont à l'origine de nombreuses victimes innocentes, et ce bien trop souvent  longtemps après les conflits, comme les enfants... 

Le Luxembourg  contrairement à la France ou la Suède ne dispose toujours pas de critères éthiques pour ses investissements publics!

Gageons que le président de l'Eurogroupe et chef du gouvernement luxembourgeois donnera des directives pour que cet impair soit réparé au plus vite... Les Nations Unies, précisent dans leur récent rapport annuel sur la question que "les mines à sous-munitions font chaque année autant de victimes innocentes qu'un seul conflit déclaré, prioritairement des enfants." 

Une suggestion de bon sens:  que l'ensemble du produit de la revente des actions soit intégralement versé à une association de bienfaisance d'aide aux victimes... Notons le travail remarquable d'Handicap International, nombreux acteurs responsables de la communauté financière internationale s'orientent vers une dénonciation systématique des états qui autorisent ce genre de pratiques tout en réfléchissant à des "mesures de rétorsions "stratégiques" vers les porteurs de véhicules financiers aussi contestables!"



Photographies: Tous droits réservés (Enfant victime de sous-munition/ S.A.R le Grand Duc de Luxembourg)

Wednesday, August 18, 2010

L'agence Moody's vise indirectement Sarkozy!

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   Le président Sarkozy se veut prudent sur l'annonce de Moody's.


Le mardi 17 Août,  l'agence  de notation Moody's affirme dans un communiqué que la France, les Etats-Unis  l'Allemagne, l'Angleterre se sont rappochés de la note de dégradation tout en confirmant que ses pays demeurent biens positionnés mais seulement...  pour l'instant!  L'agence vient ainsi d'annoncer (d'une certaine façon) que dans les prochains mois il ne faudra pas compter sur une notation aussi complaisante. Position confirmant ainsi les inquiètudes de certains chefs d'états qui considèrent toujours avec mépris les agences de notation qui seraient responsables en partie de la récente crise Grecque...

En France la récente "salve" de l'agence Moody's est prise trés au sérieux, la réforme des retraites de Nicolas Sarkozy est clairement visée dans le dernier rapport de l'agence qui polarise son analyse sur l'endettement public. Il précise l'atteinte à l'endettement privé qui conforte la thèse d'un difficile retour à une croissance stable et efficace "tant que le dossier de de la réforme des retraites ne sera pas acquis!"  «Partir plus tard à la retraite augmentera le revenu disponible des salariés, réduira donc leur épargne, ce qui stimulera la consommation donc la croissance» résume l'analyse de Moody's pour la France.

L'analyse de Moody's porte plus sur l'endettement public que le seul endettement privé, ce qui lui vaut le reproche  d'économistes toujours plus révoltés tout en précisant que la crise des subprimes trouve prioritairement son origine dans l'endettement privé et donc individuel...  Mais l'analyse est plus judicieuse quand l'agence  affrime que les états se sont bien gardés de mettre en avant des systèmes de sécurité pour éviter les dérives, plus intéressés par le bénéfice immédiat de telles bulles spéculatives.   
On reproche aux agences de venir ainsi juger les options des états pour faire des économies en polarisant leur analyse que sur les seuls leviers habituels de la croissance...

En France  Nicolas Sarkozy,  Président de la République  a organisé une réunion en urgence à Bregançon avec le Premier ministre François Fillon, la ministre des finances Christine Lagarde et le secrétaire d'état au budget François Barouin. Le principe de la réunion était acquis début août selon l'Elysée qui ne cachait pas que le président se voulait d'autant plus réactif à l'annonce de l'agence Moody's, pour asseoir les efforts en cours sur les comptes publics et l'orientation d'une politique de répartition par capitalisation des retraites plus réaliste...   Mais point de doute sur l'objectif de l'Elysée qui veut montrer aux marchés que la réforme sera bien menée à son terme en septembre et ce dans le climat particulier des deux affaires d'états Woerth et Bettancourt.

L'agence n'hésite pas à viser la France qui organisera le prochain G20 avec le doux rêve d'un président Sarkozy qui souhaite voir enfin aboutir de nouvelles régles pour réguler la finance internationale... Le système de notation actuel serait selon le chef d'état français bien trop partial  l'idée d'une agence inter-gouvernementale liée à la Banque Centrale Européenne faisant son  chemin. "Il y a diverses options mais le rôle des agences de notations actuelles dispose d'atouts considérables pour les opérateurs de marchés qui se veulent toujours plus réactifs dans un contexte aussi particulier de "sortie de crise".  Les opérateurs ne peuvent se risquer à l'utilisation de nouveaux modèles si les initiateurs s'enferment dans des logiques supra-prudentielles qui brideraient toute option de retour à la croissance, essentiel moteur!" Précisait un expert en qualifiant l'annonce de Moody's comme honnête et donc responsable.


Comprendre le système des agences de notation:



Photographie: Tous droits réservés.



Sunday, August 15, 2010

OCDE: Possible Pic dans l'expansion de la zone. Par Didier REMER

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 "Un élan loin d'être partagé par tous!"

L'OCDE donne rendez-vous en septembre prochain pour compléter son analyse sur l'évolution du Pic dans l'expansion dela zone OCDE. Point de triomphalisme à l'ordre du jour.
Les indicateurs composites avancés de l'OCDE, pour le mois de juin 2010, indiquent un possible pic dans l'expansion. L'indicateur composite avancé pour la zone OCDE a diminué de 0,1 point en juin 2010  selon le récent communiqué de l'organisation supranationale.
Les indicateurs composites avancés pour la France, l'Italie, la Chine et l'Inde signalent tous une baisse de la croissance de l'activité économique en-dessous de sa tendance de long-terme pour les mois à venir ; l'indicateur composite avancé pour le Royaume-Uni, quant à lui, indique un pic dans la croissance. Des signes forts d'un pic dans la croissance émergent aussi au Brésil et au Canada. Aux États-Unis, l'indicateur composite avancé devient négatif pour la première fois depuis février 2009. Les indicateurs composites avancés pour le Japon et la Fédération de Russie annoncent un ralentissement à venir dans la croissance mais pour l'Allemagne, l'indicateur composite avancé reste relativement robuste. Les indications de l'OCDE sont à mettre en parallèle avec les déclarations de la ministre française de l'économie, Christine Lagarde qui aimerait tant profiter de la locomotive que constitue l'Allemagne pour la zone Euro.
En France la "rilance" pourrait passer par le plan de relocalisation pour l'industrie, constituant une piste prometteuse pour ses principaux inititiateurs...
"Les allemands disposent d'un atout essentiel dont la France rêve: une discipline de l'effort partagé dans un esprit collectif et responsable!" Souligne un proche du dossier...
 Source et Tableau: OCDE
Pour compléter votre information:

http://www.stats.oecd.org/Index.aspx?DataSetCode=MEI_CLI&lang=fr

F.M.I: Les experts prudents pour la Grèce. Par Didier REMER

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"Avec 133,2 % du PIB en 2010, la dette grecque bat tous les records!"


Le Fonds monétaire international (FMI) ouvrira dans les six prochaines semaines un bureau à Athènes.
Le team en place sera chargé de suivre la mise en place du programme d'austérité du gouvernement grec, a annoncé vendredi un responsable du fonds.
"Un bureau sera opérationnel à Athènes d'ici un à six mois", a déclaré Poul Thomsen, directeur adjoint du FMI pour l'Europe au quotidien "To Vima".
"Son rôle sera de collecter des informations, de les analyser et d'en discuter avec le gouvernement grec", a-t-il ajouté.

Il n'y aura pas de nouvelle restructuration de la dette grecque pour l'instant... On veut des efforts de l' intérieur!

Dans un autre entretien paru également vendredi dans le quotidien français "Le Monde", M. Thomsen a exclu une restructuration de la dette colossale grecque, qui va atteindre 133,2 % PIB en 2010 (115,1 % en 2009).

La restructuration de la dette "n'est pas une option pour le gouvernement grec et les marchés aussi sont en train de réaliser que là n'est pas la question", a dit M. Thomsen.

"Le problème de la Grèce n'est pas tant le poids de sa dette que son manque de compétitivité. Et son principal défi est d'arriver à créer de la croissance, des emplois et à être compétitive au sein de la zone euro avec la même monnaie", a-t-il ajouté.

Pour M. Thomsen "quand le pays aura accompli ses réformes structurelles, on verra le fardeau de la dette baisser significativement".

Pour M. Thomsen qui codirige le groupe d'experts de l'Union européenne (UE), du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque centrale européenne (BCE) chargé d'évaluer l'application des mesures d'austérité adoptées par le gouvernement socialiste en mai, il faudra mesurer les efforts d'Athènes pour entrevoir une sortie de crise. Le prêt de 110 milliards d'euros sur trois ans accordé par les pays de la zone euro et le FMI se doit d'être un des éléments moteurs sans pour autant devenir l'unique solution... Un premier versement de 20 milliards a déjà été effectué, il devait permettre à l'impulsion d'un retour à la confiance des marchés qui doutent encore!

Ce groupe a conclu jeudi une visite de deux semaines à Athènes, en affirmant que l'économie du pays avait effectué "des progrès considérables" mais qu'il lui restait des "défis importants" à surmonter. Le pays doit faire force d'une réelle discipline sur ses dépenses publiques et plus important sur sa lutte contre la fraude organisée, qualifiée de sport national par de nombreux experts dans la confidence!

"Les marchés sont sceptiques mais je remarque que le sentiment est en train de changer. La communauté internationale réalise que la Grèce est en train de vivre des transformations fondamentales", conclu M.Thomsen qui sait que la partie est loin d'être acquise.

La population est dans une situation sans précèdent, tous les secteurs de l'économie sont en difficulté, la défiance pour le gouvernement est toujours grandissante. "On ne peut se satisfaire des profonds décalages qui préservent les premiers cercles qui s'amènagent parfois sans grande discrètion des espaces de "libertés" face au plan d'austérité alors que la grande majorité du peuple doit courber l'échine, le retour à la croissance est un objectif qui aurait presque bon dos!". Précise un armateur qui délocalisera son activité en septembre...

Le F.M.I remarque des efforts mais reste prudent sur la capacité de rebond des politiques qui parfois manquent de rigueur sur l'éxemplarité...




Photographie: Tous droits réservés

Saturday, August 14, 2010

Eurogroupe: "Slovaquie: Petit joueur... grande claque?"

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La Slovaquie fait ses comptes...


Quelle piteuse image pour la Commission européenne qui déplorait jeudi le "manque de solidarité" de Bratislava après le vote du Parlement slovaque qui a définitivement refusé de contribuer au plan d'aide financière de l'UE et du FMI en faveur de la Grèce. Les responsables de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, bille en tête, ne pouvait que déplorer la position slovaque, le président de l'Eurogroupe aura bien tenté "tous les possibles" pour faire entendre raison à cet état de l'Union Européenne qui vient ainsi "de signer un pacte avec le diable" en se mettant dans une situation trés grave au regard des engagements pris et affirmant ainsi au plus haut niveau européen la valeur même de la parole des idylles politiques de la Slovaquie toute entière! "Je prends acte du vote du Parlement slovaque contre la participation de la Slovaquie dans l'accord de prêt conditionnel pour la Grèce. Il s'agit d'une violation de l'engagement pris par la Slovaquie auprès de l'Eurogroupe de fournir de façon temporaire et conditionnelle une aide financière à la Grèce", précisera dans un communiqué le commissaire européen chargé des Affaires économiques, Olli Rehn. "Je ne peux que regretter ce manque de solidarité au sein de la zone euro et je m'attends à ce que les ministres des Finances de la zone euro et les ministres des Finances de l'UE reviennent sur cette question lors de leur prochaine réunion" début septembre à Bruxelles, a-t-il ajouté. A Bruxelles au siège de la commission on prend la position slovaque comme une véritable déclaration de guerre, la solidarité à sens unique n'étant pas de mise... en temps de crise! Un chef d'état trés influent aurait même déjà souhaité des mesures de rétorsion en précisant: "Petit joueur: grande claque!", irrité au possible par ce qu'il faut bien considérer comme une tentative de tacler tout l'édifice européen pour sortir de la crise... Pour ce qui est du plan de sauvetage , M. Rehn a cependant estimé que la décision du Parlement slovaque ne mettait "pas en péril" le plan d'aide à la Grèce. "Le vote du Parlement slovaque n'aura aucune incidence négative sur le versement des tranches du prêt" à la Grèce, a-t-il dit. La part de la Slovaquie dans le prêt de 110 milliards d'euros sur trois ans en faveur de la Grèce devait s'élever à près de 800 millions d'euros. Membre de l'UE depuis 2004, la Slovaquie a rejoint la zone euro en 2009, année où ce pays a connu sous l'effet de la crise mondiale une chute de 4,7% de son PIB, la première contraction de son activité économique. Son déficit public a augmenté l'année dernière à 7,3% du PIB. Ce qui fait dire à de nombreux observateurs que la Slovaquie fait un bien mauvais calcul en jouant solo. La Commission dispose d'un éventail trés large pour rendre "la monnaie de sa pièce" à l'état Slovaque... Un état qui parle d'une impérieuse nécessité pour ne pas oublier des réalités plus proches, et qui tente de justifier sa position en faisant remarquer que le plan d'aide serait de plus en plus largement critiqué et ce principalement dans toutes les principales capitales européennes! La prochaine réunion de l'Eurogroupe en septembre prochain sera bien l'occasion de sortir les calculatrices! Les bons comptes ne font-ils pas les meilleurs amis?



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Wednesday, August 11, 2010

Bank Debt Spiral

The zero interest rate policy (ZIRP) will kill the banks. Falling interest rates help banks by increasing the value of their bond and loan portfolios. This is the well understood inverse relationship between discount rate and present value of a future sum. But you see keeping interest rates at zero does virtually nothing for the banks as rates cannot fall further. There is a short window where ZIRP is a positive but an "extended period" (in Fedspeak) is just slow death for the banks.

During that short period, the banks are still collecting on portfolios constructed when rates were higher but as those higher-yielding assets mature, there is nothing comparable to replace them. We hear constantly how banks can just borrow at zero and invest in Treasuries - pocketing the difference. That would be fine if yields on Treasury debt were not low and falling along with everything else. The other problem is that this simplistic formula assumes that banks' operating expenses are negligible. Both unstated assumptions fail any sort of reality check.

Back in the real world, T-bills yield virtually nothing. The 2-year note is now at 50 basis points as of today. The 5-year is at 1.43% and the 10-year at 2.68%. Assuming zero borrowing cost (which is overly generous), net interest is equal to gross interest. Large banks generally require a net interest spread of more than 2% to cover their expenses, so they will lose money even buying 5-year Treasuries. If they invest their entire portfolio in 10-year notes, they'll make about a 50 basis point spread on assets pre-tax. But the 10 years is a lot of risk in terms of time for rates to change and also a long time to tie up the money. And banks care BARELY eke out a profit by taking this extreme level of maturity risk. There is a reason why you never see loan portfolios with 10 year average maturities.

For those advocates who think banks can rebuild their balance sheets by buying Treasuries, you might ultimately be correct but there are so many things that can go wrong with that scenario. First consider the size of the hole in bank balance sheets. Recent activity at the FDIC suggests that many troubled banks are overstating the value of their assets by 30% or more - that is the average size of the hit when the FDIC takes them over. At a rebuild rate of 50 basis points annually (with a lot of risk) it would take a literal lifetime to repair the balance sheets via this strategy. It was much easier in the early 1990s when rates for the 10-year started at 9% and never went below 5.5%. There was plenty of room to generate capital gains on bank bond portfolios wit falling rates and still leave a reasonable current yield at the end. Anybody using that era as a template for bank recovery is going to be sorely disappointed. Does anybody still wonder why Japan is trapped despite 20 years of ZIRP?

All of this assumes that ZIRP is sustainable over decades and that the financial system is sufficiently stable to endure the pressure over the long term. Neither one is proven and the ability to fund the debt implied by ZIRP is particularly shaky. If it works, it will take 60 years As one one of our favorite bloggers Karl Denninger says "the math is never wrong."