Sunday, May 30, 2010

Zone Euro, nouvelle pyramide de PONZI? Par Didier REMER

Tags

"La zone euro en pleine recherche de sens!"


Il était bien lourd le climat dans les couloirs de la Commission européenne de Bruxelles, ce fameux dimanche quand certains chefs d’états et autres conseillers s’étaient passés le mot: PONZI… Plus précisément « Pyramide de PONZI», risque qui allait résister au plan de sauvetage de la zone Euro qui devait « pourtant » marquer la fin d’une incertitude grandissante sur le devenir d’un Pacte de stabilité toujours plus… instable! CONTAGION était bien cet autre mot qui avait poussé les dirigeants de la zone Euro à prendre le dossier très au sérieux, les agences de notations brandissaient toujours plus un « ajustement technique rendu indispensable» des notes des fameux états de l’Union Européenne enfermés dans la dure réalité de la dette publique abyssale… Un responsable d’une agence précisera même: « Il faut beaucoup d’imagination et de positivisme pour croire au doux rêve du F.M.I sur la capacité de la Grèce pour relever un défi aussi grand, le risque est poussé à l’extrême car les Etats membres de l’Union Européenne doivent acheter les dettes à risques de leurs voisins, solidarité de circonstance oblige! Le plan de sauvetage est en trompe-l’œil, il devra trouver sa place entre une possible relance du fait de l’affaiblissement même de l’Euro, situation qui devrait profiter aux groupes européens qui exportent, la parité avec la monnaie américaine peut se révéler comme un atout. Mais le problème est de savoir ce que la BCE va pouvoir ajouter au panier en plus pour assurer la croissance en zone Euro, et sur ce point il y a un blanc total! » (…) « On pourrait se rassurer après cet élan tardif d’une prise de conscience du réalisme économique, pourtant l’hésitation de nos amis Allemands prend tout son sens quand il nous faut regarder ce mauvais « diable », celui qui se cache dans les détails de l’accord européen. Angela Merkel, une défaite électorale plus tard (NDLR: perte de la majorité de la région la plus peuplée d‘Allemagne, la région « matricielle » de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie ,NRW), chancelière qui mesure encore plus l’inquiétude persistante. » Car le bon peuple voit ce qu‘il nous faut présenter comme « la nouvelle combine européenne » pour faire voler en éclat les accords signés en leur temps, ceux qui portèrent l’Allemagne, première puissance économique de l’Europe Continentale pour intégrer l’union monétaire européenne, le principal détail était bien celui qui intégrait dans le traité « un refus total d’une contribution de l’Allemagne à mettre la « main au panier » dans le cas précis ou un autre membre de l’Union ne jouait pas ou plus carte sur table», disons-le clairement, se mettrait dans une situation de banqueroute « aujourd’hui acquise… à la Grecque!». Peuple allemand légaliste et constitutionaliste qui s’affirme par un recours pendant devant la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe… (Porté par Roland Koch, ministre président de la région de la Hesse). Histoire de marquer encore plus « l’ingéniosité relative de la vieille Europe » pour contourner le paraphe allemand du traité et ses constituants ainsi remisés par l’entrée en scène du FMI, jadis encore notifié comme « la pire humiliation possible par le gouverneur de la Banque Centrale Européenne, Jean-Claude TRICHET, qui se refusait fermement à telle éventualité, une nouvelle crise plus tard, la communication de la BCE est revenue sur ses fondamentaux, on parle volontiers d’un « signal fort pour rassurer le reste du monde », prioritairement les Etats-Unis qui marquent toujours plus d’exigences et d’impatiences sur la zone Euro, en pleine tourmente… Las des hésitations et autres réticences germaniques , le président français Nicolas Sarkozy, aurait posé la question: « Mais ils veulent vraiment quoi au juste? Voir la France sortir de l’Euro? » . Le téléphone aura même était utilisé entre Obama et Merkel, la contagion était bien la plus grande inquiétude! Mais alors que vient faire notre pyramide de PONZI dans le réalisme économique européen si ce n’est renforcer l’idée d’une fragilité sans précèdent de la zone Euro? En fait c’est bien l’effet « DOMINO » que redoutent les agences de notations qui pourtant ne font que le constat amère de la réelle incapacité des gouvernements européens pour réduire les déficits publics généralisés, ceux qui sont à l’origine des dérives sur les marchés. Le doute est d’autant plus grand que les mesures d’austérité des différents plans de rigueur annoncés et à venir sont autant de signaux pour anéantir toutes bonnes chances de retour à la croissance, celle qui permet l’ajustement de la consommation, la création d’emplois, les bons fondamentaux du libéralisme économique que doit conjuguer le capitalisme « équitable ». 750 Milliards dans un « pot commun » que nombreux jugent déjà comme un futur véritable… panier percé! On le sait tous ici, c'est bien l’arrivée à terme cette semaine de certains emprunts d’Etat grecques qui viennent de mobiliser la « première tranche de 20 Milliards d’Euros » de l’aide européenne pour Athènes. Première salve d’une série qui doit permettre au plan de s’inscrire comme une opération salvatrice. Le FMI dans un rapport interne qui se devait « secret » hypothèque une reprise vers 2015 de la croissance grecque... Perspective qui n’intègre pas les dégradations futures des autres Etats de la zone Euro comme l’Espagne, le Portugal, l’Italie dans une moindre mesure, son PIB n‘est en rien affecté en comparaison avec l‘Espagne qui ne l‘oublions pas, coule sa barque avec son béton! En effet l‘Espagne était bien ce plus gros consommateur de béton de l‘Union Européenne durant ces deux dernières années… La crise de l’immobilier et de l’endettement catastrophique des ménages reste bien moins porteuse de potentiels signes positifs, aujourd’hui indispensables. La Grèce en s’attaquant à l’économie souterraine et en passant au rang de bon élève des dépenses publiques peut escompter sortir la tête de l’eau courant 2015 pour les plus optimistes comme le FMI! On se berce d’illusions pour mieux faire avaler le plan de sauvetage pour se dire que devant l’ampleur de la faillite de la Grèce, l’Union Européenne doit passer cette épreuve tout comme pour de vertueux observateurs à l’image de Stiglitz, prix Nobel d’économie qui précise: « -Si l’Europe ne règle pas ses problèmes institutionnels fondamentaux , l’avenir de l’euro sera peut-être très bref »… Rejoint dans son analyse par un autre « nouvel eurosceptique de circonstance » comme le vénérable Paul Krugman, cet autre fameux prix Nobel d’Economie qui est à l’origine des analyses les plus pointues sur les questions monétaires. Car une réflexion s’impose aujourd’hui, être européen, c’est être responsable, disent les allemands alors que les français rétorquent, c’est être… solidaire! Nicolas Sarkozy va « diriger » le prochain G20 qui aura bien lieu en France, au menu la « nouvelle gouvernance économique et sa refonte » que certains acteurs comme le président de l’OCDE, Angel GURRIA souhaitent comme une occasion de mettre sur la table « solidarité et devoir », histoire de nous dire que les erreurs du passé comme refuser de parler des craintes, nier nos réalités sont autant de pratiques qui doivent cesser dans l’idéal de la vieille Europe avec ses 60 années que la maturité devrait toujours plus imposer comme une force face au risque d’une pyramide de PONZI qui s’installe toujours plus dans de nombreux esprits, eux, n’en doutons plus, matures, mais toujours plus inquiets! Mais rassurons-nous, Jean-Claude Juncker vient de nous l’annoncer, « l’Euro est crédible! » Le président de l’Eurogroupe sait que les marchés sont très réactifs à son analyse toujours plus pointue… que celle du président du Conseil de l’Europe?


Photographie: Finance Offshore Télévision 2010

Thursday, May 13, 2010

Perspectives

On Monday, our oldest son returned back to Colorado Springs from Afghanistan after being deployed for 13 months. We were able to meet him at the Denver International Airport after his 72 hours of travel from Kuwait. It was so good to get the hugs and see him face to face. We helped him get settled into his apartment, pick up his new Jeep and took him out for non-army food, complete with non-disposable tableware and actual glass goblets.

As we sat eating dinner at the Blue Star Restaurant in Colorado Springs, Nate said something that really stuck with me. “Everyone should be required to spend a few days in Afghanistan. They would really appreciate what we have here in the United States a lot more.”

Our army captain has been deployed 25 of the last 30 months, first to Iraq and then he volunteered for Afghanistan. He enjoys the little things a lot more; like a shower that he doesn’t have to walk 200 meters to, a bed that fits his 6’5” frame, with more than a 2” mattress, no sand or dirt in his coffee. I can only imagine what life was like on his deployments.

Some families have been up against some financial hardships and it calls for tough budgeting to pull through these times, to really draw a hard line between needs and wants. I would like to challenge everyone reading our blog is to mentally go to Afghanistan or Iraq for a moment and think about what your life would be like. When you return from your mental trip, I hope you feel as I did; the appreciation of everything you have, what the United States has to offer, and for the men and women deployed away from friends and family.

Thanks to all the men and women serving in our armed forces; And may every son and daughter serving, return home safely.

Sunday, May 9, 2010

Fitness and Financials

Four weeks to my bucket-list triathlon sprint. It is the last hour panic of must get healthy, must get fit activity. I had forgotten how good you feel when the endorphins kick in after a run. What’s so great is that you can do it all so cheaply. 

You don’t need to spend money on a gym or buy equipment to get fit. Running outside beats the tread mill for cost and keeping you fresh and inspired. Public Television broadcasts workout programs you can record and follow. The internet has a great yoga videos you can follow along for free. Staying healthy- staying fit helps keep your healthcare cost low and keeps you feeling great.

If you are paying a gym membership, now might be the time to suspend it and spend your time outside running or riding a bike. Grab friends to join you on the run or bike ride and make a day of it. Not only will you be saving the cost of your gym membership but you are building a tighter community of friends; all getting healthy together.

L'Eurogroupe en embuscade! Par Didier REMER

Tags
"Dans l'épreuve, le président Sarkozy sait pouvoir compter sur la bonne épaule de Jean-Claude Juncker..."


Les difficultés sont toujours plus nombreuses, 60 années que l'édifice européen est debout, et une crise qui s'installe... durablement! La Grèce et sa plus que relative banqueroute "organisée?" vient mettre un point d'arrêt aux nombreux idéaux de la "grande Europe". Ils étaient nombreux à le clamer: " Il faut s'attendre au pire pour la zone Euro, les idylles politiques vont payer le prix fort, plus grave encore, la note sera bien pour les peuples!" A qui sera le prochain mauvais tour? Bien malin était celui qui pouvait penser que forte d'une "Union Sacrée", l'Europe allait pouvoir faire face à la crise Grecque avec efficacité et réalisme... Il n'en sera rien, les agences de notation ne s'y trompent plus, la contagion est bien réelle! Des belles paroles de nos dirigeants européens ne resteront que le goût amère d'une incapacité à prévenir le risque, suroptimisme oblige! On aura entendu les diatribes de ceux qui se bercèrent un peu vite d'illusions... On nous a caché la vérité, et puis, comme bien souvent avec une crise financière, c'est une véritable crise de défiance qui prend place... Grèce, Espagne, Portugal... A qui sera le prochain mauvais tour? A Bruxelles, le président français annonce la couleur du futur G20 que la France organisera, Hedges Fund et autres pratiques "sauvages" doivent s'attendre à la fin de la récréation. Il faut préciser que le F.M.I fait ses comptes, on peut penser que les agences de notation comme S.T (par exemple...) font force de ne pas oublier leur indépendance: "Il faut regarder la vérité sans ne jamais oublier que les tentations "à l'image de la leçon de nos amis grecques" font école pour l'ensemble des agences qui envoient des signaux efficients à l'ensemble des dirigeants européens, les américains bille en tête veulent que la "vieille Europe" soit éxemplaire, plus que des paroles, des actes! Car la nouvelle gouvernance si chère à Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ne devra pas être une coquille vide. On peut penser à une refonte intégrale du système tant l'effet Domino fait déjà ses preuves. " Ils me font rire avec leurs plans de rigueur, l'endettement des états, ce n'est pas le "bon peuple", mais la réelle incapacité des dirigeants pour organiser un équilibre serein entre dépenses publiques et équité sociale. On a gaspillé dans des projets aux résultats plus que contestables, toujours enfermés dans les calendriers électoraux!" Me précisera un important responsable d'une agence de notation critiquée pour avoir fait acte de constat. Et plus encore,les fonds souverains qui se perdent dans la dure réalité de la spéculation la plus élémentaire qui soit... Jean-Claude Juncker, qui préside l'Eurogroupe se retrouve flanqué du statut de "chambre de compensation des différents franco-allemands", il se retrouve toujours plus dans la spirale du réalisme en regardant aussi les comptes de sa nation, Luxembourg qui doit s'attendre à une importante offenssive sur les Hedges Fund qui sont pour "bonne partie" un des derniers éléments moteurs de la place financière emprise aux plus grandes difficultés. Il y a un décalage entre "bonnes volontés" et " réelles capacités". La zone euro devrait pouvoir traverser cette nouvelle crise, certains indicateurs économiques annoncent encore de beaux jours à l'édifice européen, mais qui seront les vrais perdants? Cette semaine encore, à Bruxelles, dans un coin de table de l'édifice européen on a planifié la nouvelle stratégie: réductions des déficits publiques, création d'une agence de notation européenne que l'on souhaite indépendante au possible, réglementation renforcée des subventions accordées aux états... Un ensemble de bonnes volontés , mais qui pourra dire que ceux qui sont en partie responsables de cette crise sont les mieux placés pour venir nous compter "fleurette"? L'Eurogroupe est bien en embuscade, selon les dires des principaux membres, il y a du pain sur la planche (à billets?), noir, blanc... Selon avis et conscience!




Photographie: Tous droits réservés