Wednesday, December 29, 2010

AFFAIRE KARACHI GATE:Raison et interventions d'état, l'Elysée s'enlise!

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                       "Entre raison et interventions (d'état), l'Elysée s'enlise toujours plus..."



A Luxembourg aussi, ils sont nombreux à commenter les dernières révèlations de l'affaire du Karachi Gate, il y a  ceux qui se rangent derrière la thèse de l'attentat "suite à l'arrêt des rétro-commissions" et les autres, qui font la part belle à la thèse d'une "machination diabolique...  à étages! "

Point de "fable grotesque" pour les dernières pièces "rapportées" du dossier!

Finance Offshore vous le dit à nouveau, nous ne sommes pas au bout des surprises dans le dossier, et soyons clairs, plus l'affaire avance, plus les langues se délient. En effet, le jeu malsain d'un certain "je te tiens par la barbichette" va prendre une toute autre tournure dans les semaines à venir...

La raison ?

Elle est simple par son évidence toujours plus caractérisée par le rôle et les différentes séquences des principaux acteurs du dossier qui plus que jamais se retrouvent dans une même situation...  Celle d'une peau de chagrin toute balzacienne!

Rien d'original dans le comportement de ceux qui pensaient -un peu vite- pouvoir s'aménager une "issue de secours" en accordant leurs violons. Alors que le téléphone sonne encore entre différents acteurs, certains commencent à trouver la ficelle un peu grosse: -"Les cons, ils pensent nous faire avaler des couleuvres! D'abord une chance au "tirage" et maintenant au "grattage", et tout celà avec l'épaisseur d'une feuille à cigarette...  rien de plus! " Comment imaginer que le château de cartes va résister à la tempête que préparent certains dans la coulisse? "-Noyez le poisson!" "-Oui cher monsieur, mais...  Tout corps plongé..."

Alors comment ne pas penser aux familles des victimes de l'attentat de Karachi qui sont devant un mur qui semble toujours plus haut, tel le dernier rempart d'une citadelle qui se voudrait imprenable. Dans cette situation  d'une recherche de la vérité, un certain sillon se creuse, et finalement un espoir pointe, celui porté par la démonstration édifiante d'une altération grave des signaux des canaux officiels! Au premier rang duquel le palais de l'Elysée qui semble accuser le coup le plus fort. Celui d'un énième "secret de Polichinelle" qui met à mal toute la défense des "premiers cercles", vous savez ceux qui doivent composer entre raison d'état et interventions pour "lisser" l'affaire.

Il y a dans l'affaire du Karachi Gate une vague impression que la digue commence à faiblir...  Les plus optimistes vous diront que seule la communication de la présidence est à revoir, les autres vous parleront d'une "entrée en matière" qui promet ...




De rétention en interventions ?


KARACHI : UN EX DE LA DGSE EVOQUE UNE INTERVENTION DE L’ÉLYSÉE

Selon: "Liberation" (magazine d'information français)

"Deux ex-de la DCN placés sous le statut de témoins assistés et un ancien de la DGSE qui évoque une intervention de l’Elysée", confirmant les informations de Libération: du nouveau dans la complexe enquête sur l’affaire Karachi.

Chargé d’un volet des investigations sur l’attentat de Karachi en 2002, Renaud Van Ruymbeke, a ainsi placé deux anciens responsables de la branche internationale de la Direction des constructions navales (DCN), sous le statut de témoins assistés. Comprendre: un statut intermédiaire entre ceux de simple témoin et de mis en examen. Il s’agit de Philippe Japiot, ancien président de la DCN International et Alex Fabarez, directeur général de la DCNI au moment de l’attentat, selon l’AFP, confirmant une information de France Inter.

Ils sont soupçonnés de ne pas avoir transmis à la justice des documents évoquant un possible lien entre l’attentat et l’arrêt des commissions versées dans le cadre de la signature de contrats d’armement avec le Pakistan en 1995 et l’attentat de Karachi, qui a tué 15 personnes en mai 2002, dont 11 salariés français de la DCN. Parmi ces documents, figure le rapport Nautilus, saisi en 2008 au siège de la DCNS (ancienne DCN), selon lequel l’arrêt des commissions, décrété après l’élection de Jacques Chirac à l’Elysée en 1995, «visait à assécher les réseaux de financement occultes de l’Association pour la Réforme», l’association de financement de la campagne électorale d’Edouard Balladur, suggérant le versement de rétro-commissions vers la France.

«Je ne connais pas le dossier Nautilus», se défend Philippe Japiot, interrogé, le 5 mai, par la mission d’information parlementaire sur Karachi. Aussi interrogé par les députés, en décembre 2009, Alex Fabarez a douté de l’hypotèse selon laquelle des intermédiaires mécontents auraient laissé passer plusieurs années entre l’arrêt de commissions et l’attentat, selon le rapport de la mission.

 

«Voir ce qu’il y a derrière tout ça»        


Par ailleurs, un ancien membre de la DGSE (Direction générale des services extérieurs), Alain Juillet, a rapporté au juge Renaud Van Ruymbeke avoir été mandaté par l’Elysée en 2008 pour prendre contact avec Jean-Marie Boivin, témoin-clé de l’affaire Karachi,. Une confirmation des informations révélées par Libération le 25 novembre dernier..."

Article complet :



INTERVENTION DE L'ELYSEE EN 2007 2008 2009 SELON UN TEMOIN 

Selon France2 (Groupe France Télévisons)


"...Juillet était convaincu que Boivin avait des archives"

M. Juillet, ancien membre de la Direction générale des services extérieurs (DGSE), a affirmé le 17 décembre au juge Van Ruymbeke avoir été contacté en juin 2008 par Bernard Delpit, à l'époque collaborateur de François Pérol, ancien secrétaire général adjoint à l'Elysée, pour qu'il prenne attache avec M. Boivin.

M. Juillet, qui exerçait alors les fonctions de haut-responsable à l'intelligence économique auprès de Matignon, a ainsi rencontré M. Boivin à trois reprises, à Londres, entre septembre 2008 et mai 2009.

"J'étais convaincu qu'il (M. Boivin) avait des archives et qu'il valait mieux les récupérer et négocier avec lui une indemnité de départ raisonnable", a expliqué M. Juillet.

Lors de leurs différentes rencontres à Londres, M. Boivin "a surtout parlé de Karachi", a assuré l'émissaire de l'Elysée. "C'est le premier que j'ai entendu dire que l'attentat était lié à l'arrêt du versement des commissions. Pour lui, c'était une évidence", a ajouté M. Juillet, 68 ans.

Celui-ci a précisé au juge Van Ruymbeke avoir pris avec des pincettes les affirmations de son interlocuteur : "Quand on l'écoutait, on a l'impression qu'il savait tout. Mais quand on lui posait des questions précises, c'était totalement flou", a poursuivi M. Juillet.

"La cerise sur le gâteau, c'est que j'ai reçu, il y a un mois et demi, une lettre de Suisse m'informant que M. Boivin avait remis toutes les pièces à un représentant de la DCN", ajoute M. Juillet, laissant entendre que M. Boivin aurait renoncé à une partie des documents qu'il affirmait détenir dans un coffre en Suisse...






Sources: Finance Offshore / Libération / France Télévisions  Tous droits réservés
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