Monday, November 22, 2010

FMI/UE Irlande: Christine Lagarde confiante pour le plan de sauvetage.

Tags


   "Pour le ministre français de l'économie, le risque d'effondrement des banques irlandaises écarté."




Celle qui vient d'entamer son "nouveau" mandat dans le nouveau gouvernement Fillon ne cache pas que le plan de l'Union européenne et du FMI est une solution stable qui va permettre d'éviter le risque d'effondrement des banques en Irlande.  Alors que certains se posent de sérieuses questions sur les situations critiques du Portugal et de l'Espagne, le ministre pointe les réelles différences entre l'Irlande et les deux autres européens du Sud. D'ailleurs le premier ministre portugais Socrates lui même ne voit pas le besoin d'une aide de l'ampleur de celle portée à l'Irlande, quelques 30 % du P.I.B à recouvrir... Des pays dont l'économie ne reposent pas sur les mêmes bases, précisait  en substance Christine Lagarde qui confirmait que le risque d'un effondrement des banques irlandaises était à présent clairement écarté.





Garantie

L'Union Européenne et le FMI avaient adressé un "message très fort" aux marchés, apportant la "garantie" nécessaire pour "écarter" le risque d'un effondrement des banques irlandaises. Précisant par ailleurs que : "Le premier message, c'est que, sur le plan budgétaire, l'Irlande consent les efforts nécessaires", a-t-elle déclaré, réagissant à la décision de l'Union européenne et du Fonds monétaire international (FMI) d'apporter une aide de plusieurs dizaines de milliards d'euros à Dublin. (90 milliards d'Euros environ selon les dernières informations) avec une première tranche qui pourrait être "débloquée dès décembre" selon la récente annonce du président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

Fonds de recapitalisation

Et le second message, "très fort", a enchaîné Mme Lagarde, est que "le programme d'assistance devrait conduire à la mise en place d'un fonds de recapitalisation pour assurer la liquidité et la solvabilité du secteur bancaire irlandais".


Il fallait s'attaquer rapidement selon elle à la perte de confiance qui gagnait le secteur, elle précisera lors de  son interview à l'AFP (Agence France Presse): "Le premier risque, un effondrement du secteur bancaire avec une totale perte de confiance des clients des banques, institutionnels comme particuliers", est désormais "écarté".


"Dans la mesure où  l'Union européenne, la Zone euro et le Fonds monétaire international se liguent pour porter assistance à l'Irlande avec la mise en place notamment d'un fonds de recapitalisation, la garantie est apportée", a-t-elle assuré.

Le montant précis de l'aide européenne aux banques irlandaises "reste à déterminer, il n'est pas encore intégralement  finalisé", a encore observé Mme Lagarde, expliquant que la Commission de Bruxelles, la Banque centrale européenne et le FMI devaient encore "négocier avec le gouvernement irlandais le montant, le calendrier et les conditions" de cette aide.



La France en pointe pour garantir l'aide à l'Irlande

La France, pour sa part, se montrera, selon elle, "pleinement solidaire avec l'Irlande dont le président de la République (Nicolas Sarkozy) a salué samedi les efforts budgétaires sans précédent".

Mme Lagarde a par ailleurs assuré que la participation française au plan de sauvetage - Paris garantira "environ 20%" du Fonds européen de stabilité financière - "n'aura pas d'impact budgétaire pour la France".

"Ce ne sont pas les Etats qui prêtent mais le mécanisme mis en place après la crise grecque qui ira lever des fonds avec la garantie des Etats membres", a-t-elle fait valoir.

En résumé c'est l'Union Européenne qui empruntera la plus grandes partie des fonds avec les garanties des états en capacité réelle ...


Lagarde pour plus de pression fiscale sur les entreprises irlandaises

A propos de la fiscalité irlandaise, très favorable aux entreprises, Mme Lagarde a affirmé qu'elle serait "étonnée que les Irlandais n'utilisent pas" le levier d'un alourdissement de la pression fiscale pour rétablir leurs finances publiques. "Ca me paraît souhaitable en tout cas", a-t-elle insisté.

C'est probablement le point le plus délicat à régler dans l'urgence pour les irlandais qui devront revoir leur fiscalité jugée "comme la plus favorable d'Europe aux entreprises", ce qui explique la présence de nombreux et importants groupes américains ou étrangers...
Une réelle difficulté en perspective pour le gouvernement qui devra maintenir l'emploi et donc toutes les meilleures chances de retour de la croissance.



Contagion et Zone Euro

Quant à une possible contagion de la crise irlandaise à d'autres pays de la zone euro comme l'Espagne ou le Portugal, la ministre des Finances a jugé que les "sources" de leurs difficultés n'étaient  "pas du tout du même ordre".
D'une manière générale, a-t-elle poursuivi, il n'y a pas de délitement à craindre de la Zone euro, "tout au contraire" puisqu'il "y a de vrais mécanismes de solidarité qui sont à l'oeuvre".

C'est là aussi en substance l'analyse partagée par le FMI qui voit d'un bon oeil la réactivité de l'Union Européenne qui peut démontrer ses capacités pour mettre en oeuvre des synergies de solidarité toujours plus efficientes conformément à ses engagements envers le Fonds mondial.



Photographie: Tous droits réservés

© 2011 FINANCE OFFSHORE