G20 Séoul: Guerre des changes au programme!


        Dominique Strauss KHAN n'est pas dupe, la Corée doit revoir sa copie avant "son" G2O!



Comme Dominique Strauss Khan le redoute, il y aura bien une réelle bataille des titans à Séoul...   Fort d'une croissance de 6% , la banque centrale de Corée a laissé ses taux  d'intérêt inchangés, l'organisateur du prochain G20 de novembre est logiquement accusé de faire baisser sa monnaie! Le Japon a bien tenté "une attaque" tout en reprochant à la Corée de manipuler ouvertement à la baisse le won. la Banque Centrale de Corée "persiste et signe" en refusant la remontée de ses taux d'intérêt depuis trois mois, prenant de court les marchés qui subissent la détermination Coréenne à ce jour sans faille... La Corée du sud dépendant  des exportations à hauteur de 43% de son PIB.
Il faut lire dans cette détermination la pression extraordinaire des deux principaux conglomérats du pays qui  travaillent "sous cape" pour tenir la corde. Samsung ou Hyundai appliquent une pression constante sur les autorités pour limiter l'envolée de la monnaie, l'objectif de la manoeuvre étant bien de  maintenir leur avantage compétitif  face à leurs concurrents nippons, plombés par le Yen fort. De quoi faire "rager" le Japon qui s'en est officiellement ouvert auprès du FMI qui juge cette guerre des changes comme trés dangereuse pour la reprise mondiale. Dominique Strauss Khan  met en garde Séoul qui doit organiser le prochain G20 "s'expose à certaines critiques motivées" de la communauté internationale", autant dire que le "jeu" de la Corée risque de transformer le G20 en réglements de comptes... au pluriel!  Les Etats-Unis et l'Europe assurent "vouloir" mettre au pas l'hôte qui ne semble pas mesurer les conséquences de cette volonté de jouer "en solo"...



 "Petit joueur grande claque!"


Dans un premier temps, Séoul a tenté maladroitement d'exclure les taux de change de l'agenda du G20...   Puis sous la pression des États-Unis et des Européens qui veulent conserver à l'agenda officiel l'appréciation du yuan, le président Lee Myung-bak a dû se résigner! Il a appelé "timidement" dès  lundi "à une réflexion pour un accord sur les monnaies au G20" précisant qu' il craignait que "la guerre des changes ne prenne en otage les deux dossiers prioritaires du sommet: la réforme des règles de la finance mondiale et la mise en place d'un filet de sécurité financier (ou «safety net») pour les pays émergents..." De quoi laisser perplexe alors que la Corée est un des acteurs majeurs de cette future guerre des titans qui se profile. Séoul redoute de devoir arbitrer une bataille sur la question du yuan entre les États-Unis et la Chine. Un diplomate de haut rang enfoncera le clou en utilisant l'expression "bien française": "Avoir le derrière entre deux chaises!"  La Corée ne voulant  pas choisir entre son protecteur militaire, les Etats-Unis  qui tiennent à disposition un contingent de quelques 28.500 soldats postés dans la péninsule et Pékin, son meilleur  partenaire commercial .
La Corée du sud, dont 43 % du PIB dépend de ses exportations, profite bien de la situation qui lui laisse une relative marge de manœuvre pour contenir l'appréciation de sa monnaie.

Le gouvernement "petit joueur"  nie toute intervention alors que Séoul a acheté ces dernières semaines plusieurs milliards de dollars pour enrayer la montée du won face au billet vert! De quoi faire bondir certains économistes qui considèrent que le prochain G20 promet quelques belles foires d'empoigne." C'est bien dans les salles de marché que la Corée organise déjà "son" G20! " Clament les plus remontés d'entre eux...


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