Zone Euro, nouvelle pyramide de PONZI? Par Didier REMER


"La zone euro en pleine recherche de sens!"


Il était bien lourd le climat dans les couloirs de la Commission européenne de Bruxelles, ce fameux dimanche quand certains chefs d’états et autres conseillers s’étaient passés le mot: PONZI… Plus précisément « Pyramide de PONZI», risque qui allait résister au plan de sauvetage de la zone Euro qui devait « pourtant » marquer la fin d’une incertitude grandissante sur le devenir d’un Pacte de stabilité toujours plus… instable! CONTAGION était bien cet autre mot qui avait poussé les dirigeants de la zone Euro à prendre le dossier très au sérieux, les agences de notations brandissaient toujours plus un « ajustement technique rendu indispensable» des notes des fameux états de l’Union Européenne enfermés dans la dure réalité de la dette publique abyssale… Un responsable d’une agence précisera même: « Il faut beaucoup d’imagination et de positivisme pour croire au doux rêve du F.M.I sur la capacité de la Grèce pour relever un défi aussi grand, le risque est poussé à l’extrême car les Etats membres de l’Union Européenne doivent acheter les dettes à risques de leurs voisins, solidarité de circonstance oblige! Le plan de sauvetage est en trompe-l’œil, il devra trouver sa place entre une possible relance du fait de l’affaiblissement même de l’Euro, situation qui devrait profiter aux groupes européens qui exportent, la parité avec la monnaie américaine peut se révéler comme un atout. Mais le problème est de savoir ce que la BCE va pouvoir ajouter au panier en plus pour assurer la croissance en zone Euro, et sur ce point il y a un blanc total! » (…) « On pourrait se rassurer après cet élan tardif d’une prise de conscience du réalisme économique, pourtant l’hésitation de nos amis Allemands prend tout son sens quand il nous faut regarder ce mauvais « diable », celui qui se cache dans les détails de l’accord européen. Angela Merkel, une défaite électorale plus tard (NDLR: perte de la majorité de la région la plus peuplée d‘Allemagne, la région « matricielle » de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie ,NRW), chancelière qui mesure encore plus l’inquiétude persistante. » Car le bon peuple voit ce qu‘il nous faut présenter comme « la nouvelle combine européenne » pour faire voler en éclat les accords signés en leur temps, ceux qui portèrent l’Allemagne, première puissance économique de l’Europe Continentale pour intégrer l’union monétaire européenne, le principal détail était bien celui qui intégrait dans le traité « un refus total d’une contribution de l’Allemagne à mettre la « main au panier » dans le cas précis ou un autre membre de l’Union ne jouait pas ou plus carte sur table», disons-le clairement, se mettrait dans une situation de banqueroute « aujourd’hui acquise… à la Grecque!». Peuple allemand légaliste et constitutionaliste qui s’affirme par un recours pendant devant la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe… (Porté par Roland Koch, ministre président de la région de la Hesse). Histoire de marquer encore plus « l’ingéniosité relative de la vieille Europe » pour contourner le paraphe allemand du traité et ses constituants ainsi remisés par l’entrée en scène du FMI, jadis encore notifié comme « la pire humiliation possible par le gouverneur de la Banque Centrale Européenne, Jean-Claude TRICHET, qui se refusait fermement à telle éventualité, une nouvelle crise plus tard, la communication de la BCE est revenue sur ses fondamentaux, on parle volontiers d’un « signal fort pour rassurer le reste du monde », prioritairement les Etats-Unis qui marquent toujours plus d’exigences et d’impatiences sur la zone Euro, en pleine tourmente… Las des hésitations et autres réticences germaniques , le président français Nicolas Sarkozy, aurait posé la question: « Mais ils veulent vraiment quoi au juste? Voir la France sortir de l’Euro? » . Le téléphone aura même était utilisé entre Obama et Merkel, la contagion était bien la plus grande inquiétude! Mais alors que vient faire notre pyramide de PONZI dans le réalisme économique européen si ce n’est renforcer l’idée d’une fragilité sans précèdent de la zone Euro? En fait c’est bien l’effet « DOMINO » que redoutent les agences de notations qui pourtant ne font que le constat amère de la réelle incapacité des gouvernements européens pour réduire les déficits publics généralisés, ceux qui sont à l’origine des dérives sur les marchés. Le doute est d’autant plus grand que les mesures d’austérité des différents plans de rigueur annoncés et à venir sont autant de signaux pour anéantir toutes bonnes chances de retour à la croissance, celle qui permet l’ajustement de la consommation, la création d’emplois, les bons fondamentaux du libéralisme économique que doit conjuguer le capitalisme « équitable ». 750 Milliards dans un « pot commun » que nombreux jugent déjà comme un futur véritable… panier percé! On le sait tous ici, c'est bien l’arrivée à terme cette semaine de certains emprunts d’Etat grecques qui viennent de mobiliser la « première tranche de 20 Milliards d’Euros » de l’aide européenne pour Athènes. Première salve d’une série qui doit permettre au plan de s’inscrire comme une opération salvatrice. Le FMI dans un rapport interne qui se devait « secret » hypothèque une reprise vers 2015 de la croissance grecque... Perspective qui n’intègre pas les dégradations futures des autres Etats de la zone Euro comme l’Espagne, le Portugal, l’Italie dans une moindre mesure, son PIB n‘est en rien affecté en comparaison avec l‘Espagne qui ne l‘oublions pas, coule sa barque avec son béton! En effet l‘Espagne était bien ce plus gros consommateur de béton de l‘Union Européenne durant ces deux dernières années… La crise de l’immobilier et de l’endettement catastrophique des ménages reste bien moins porteuse de potentiels signes positifs, aujourd’hui indispensables. La Grèce en s’attaquant à l’économie souterraine et en passant au rang de bon élève des dépenses publiques peut escompter sortir la tête de l’eau courant 2015 pour les plus optimistes comme le FMI! On se berce d’illusions pour mieux faire avaler le plan de sauvetage pour se dire que devant l’ampleur de la faillite de la Grèce, l’Union Européenne doit passer cette épreuve tout comme pour de vertueux observateurs à l’image de Stiglitz, prix Nobel d’économie qui précise: « -Si l’Europe ne règle pas ses problèmes institutionnels fondamentaux , l’avenir de l’euro sera peut-être très bref »… Rejoint dans son analyse par un autre « nouvel eurosceptique de circonstance » comme le vénérable Paul Krugman, cet autre fameux prix Nobel d’Economie qui est à l’origine des analyses les plus pointues sur les questions monétaires. Car une réflexion s’impose aujourd’hui, être européen, c’est être responsable, disent les allemands alors que les français rétorquent, c’est être… solidaire! Nicolas Sarkozy va « diriger » le prochain G20 qui aura bien lieu en France, au menu la « nouvelle gouvernance économique et sa refonte » que certains acteurs comme le président de l’OCDE, Angel GURRIA souhaitent comme une occasion de mettre sur la table « solidarité et devoir », histoire de nous dire que les erreurs du passé comme refuser de parler des craintes, nier nos réalités sont autant de pratiques qui doivent cesser dans l’idéal de la vieille Europe avec ses 60 années que la maturité devrait toujours plus imposer comme une force face au risque d’une pyramide de PONZI qui s’installe toujours plus dans de nombreux esprits, eux, n’en doutons plus, matures, mais toujours plus inquiets! Mais rassurons-nous, Jean-Claude Juncker vient de nous l’annoncer, « l’Euro est crédible! » Le président de l’Eurogroupe sait que les marchés sont très réactifs à son analyse toujours plus pointue… que celle du président du Conseil de l’Europe?


Photographie: Finance Offshore Télévision 2010

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