OCDE: Le prochain G20 pourrait exiger 50 à 60 accords d'échanges d'informations par état! Par Didier REMER

"Le prochain G20 devrait rectifier le tir!"
Polémique

Dans le débat sulfureux des listes de l'OCDE, la polémique semble toujours plus gagner de terrain... Au sortir du dernier G20, la feuille de route semblait pourtant claire, "Il faut que la nouvelle régle soit l'échanges d'informations, la fin du secret bancaire!" clamait par exemple le président français Nicolas Sarkozy.

Mascarade

Quelques mois plus tard, les observateurs s'accordent sur un point: "Les accords signés entre anciens paradis fiscaux et certaines juridictions sont une véritable mascarade, on a devant nos yeux des démonstrations évidentes de mauvaise volonté et plus grave, d'un réel contournement des objectifs du dernier G20!" (...) "Une analyse objective des accords de tous les "anciens" Etats listés en gris et noir démontre des "ententes qualifiables de purement techniques" et ce pour gagner du temps et calmer ainsi la communauté internationale en affichant des "accords tête de gondole"! Car comme le soulignent de nombreux experts, la substance et la porté de certains accords signés sont pour le moins sans objet et pour le pire, une réelle provocation d'états qui "jouent avec abondance de la faiblesse actuelle du cadre de cette logique qui butte sur le caractère devenu insuffisant de certains accords signés!" En effet au premier rang de cette liste tronquée, on trouve de nombreux paradis fiscaux qui se sont engouffrés dans cette logique d'une "ficelle devenue donc trop grosse" pour passer inaperçue, en tous cas par l'OCDE qui risque de voir son rapport retoqué lors du prochain G20 pour absence de résultat conforme à l'esprit même des objectifs...

"Voeu de transparence"

Car officiellement, tous les états pointés lors du dernier G20 ont fait "voeu de transparence et de coopération"... Pour sortir de la liste "grise" des pays non coopératifs, de nombreux paradis fiscaux ont préféré signer des accords d'échanges d'informations entre eux ou avec des petits Etats "jugés irréprochables". L'Expansion, s'est procuré les accords validés par l'OCDE: 30% seraient "bidons" selon son palmarès des "faux repentis". Le magazine économique s'était essayé au classement des pays en fonction d'un taux de "leurre", qui mesure le pourcentage d'accords conclus avec d'autres paradis fiscaux. Mettant ainsi au jour les conclusions de nombreuses ONGS qui sont décidées à mettre le futur G20 au pied du mur. Certaines ONGS souhaitent y parvenir en diffusant avec abondance le tour de passe passe de certains états qui du coup, risquent bien de se retrouver dans le collimateur des futures décisions du G20.

50 à 60 accords!

Selon certaines sources concordantes, bien plus que l'aspect polémiste du dossier sensible, des chefs d'états et pas des moindres, assurent vouloir pousser "la logique à son extrême... bon sens!" et n'excluent pas d'exiger "une nouvelle tranche d'accords" qui devront s'inscrire dans un calendrier précis et ce en augmentant ceux-ci pour un nombre qui serait compris entre 50 et 60 accords qui selon nos sources, et d'après la "dure" loi de la statistique, devraient éviter toutes "dérives" et mettre fin à cette situation. Car se sont d'autres objectifs qui risquent de venir s'ajouter à cette décision. "Nous ne pourrions pas comprendre que ceux qui affichent autant de "bonne volonté" puissent nous faire le reproche de vouloir leur donner raison en complétant l'initiative salutaire du G20!". Précisera notre source.

Trusts et secret bancaire en ligne de mire

"Les trusts sont aussi dans le collimateur du futur G20, il faut s'attendre à une fronde de certains chefs d'états disposés à mettre à l'ordre du jour la question au même titre que le secret bancaire". Car toutes les décisions du G20 doivent aboutir à une régle qui "n'aura de sens que si elle n'offre plus de passe droit et autres arrangements qui annulent tout espoir de succès pour asseoir un nouvel ordre mondial pour la finance, la récente crise s'estompe dans les mémoires à mesure d'un retour d'une certaine normalisation des profits!". Les états ne peuvent se satisfaire des accords actuels dans leur configuration actuelle, "C'est un progrès certain, mais qui démontre certaines faiblesses, les récalcitrants le savent, sous couvert du statut de "bon élève" de la classe des repentis, nombreux font "bonne figure en travaillant sous cape". Mauvais calcul s'il on en croit certains experts qui considèrent que le mandat de l'OCDE devrait être renforcé par des recommandations du F.M.I trés motivés. Fonds Monétaire qui doit concilier ses nouvelles attributions en matières d'aide aux pays en développement et le besoin d'assainir tous les vecteurs et donc circuits de la corruption. Le F.M.I devrait mettre en avant différents rapports sur les circuits et donc pratiques... Un axe de chefs d'états contributeurs souhaitent que les mauvaises pratiques soient ciblées et visées par des mesures contraignantes pour garantir un reequilibrage entres les pays qui ont une véritable politique de développement et ceux qui fraudent en augmentant toujours plus le facteur de risque d'échec aux efforts de la communauté internationale.


La récente crise Franco-Suisse montre que l'évolution de ce dossier souffre d'un manque évident de prise de conscience de ceux qui oublièrent un peu vite, qu'on ne change pas un modèle économique à l'échelle planétaire du jour au lendemain. Les enjeux sont tels que certaines bonnes volontés trouvent leur limite...







"L'EXPANSION" dévoile "sa liste des leurres" ici:



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