Tuesday, December 8, 2009

City de Londres: Sarkozy so britich! Par Didier REMER

Tags

"Nicolas Sarkozy so britich!"

Nicolas Sarkozy le sait trop bien, la France vient de remporter une belle victoire, la City de Londres va devoir se mettre au pas... Peut-être dans ceux d'un victorieux Napoléon!

Le président français a déclenché les foudres de la City de Londres cette semaine en commentant la nomination de "l'ami fidèle" Michel Barnier au poste de commissaire européen à la régulation financière en faisant force d'une autocongratulation trés marquée. Nicolas Sarkozy parlera même du "triomphe des idées françaises" sur le capitalisme anglo-saxon. Les Anglais sont "les grands perdants" de cette affaire, a t-il ajouté pas peu fier d'avoir "imposé" le Commissaire Michel Barnier qui s'est empressé d'estomper les envolées lyriques du président français... Diplomatie oblige!

C'est dans la presse Anglo-saxonne que s'en est suivie une volée de bois vert sans précédent, "Napoléon Sarkozy" a donné un sacré coup de pied dans la fourmilière de la City toute empêtrée dans une crise qui ne fais plus le bonheur des golden-boys en pleine déconfiture...

Timesonline.
"Napoléon Bonaparte considérait déjà en son temps l'Angleterre comme cette nation de boutiquier", mais il savait que la vitalité de la City de Londres faisait aussi peser une menace sur ses ambitions impériales",


Pour le Guardian: "Barnier ne devrait pas être là pour prendre une revanche sur Waterloo, Azincourt ou une autre grande bataille du passé qu'il faudrait conjurer ces derniers jours. Evidemment, les remarques de Nicolas Sarkozy vont ralentir plutôt qu'aider la réforme de la régulation financière".
Selon le parlementaire Michael Fallon (conservateur): "pour la première fois dans l'histoire, un Français aura ses mains prêtes à serrer la gorge de la City", cite
le London evening standard
Le fantasque, Boris Johnson, maire de Londres, s'est exclamé sur Twitter: "youpi! La meilleure façon de renforcer la City, c'est une attaque en règle des hauts dirigeants français", cite le
écrit
un journaliste du Times
"Les Français mènent une attaque pour mettre hors-jeu la City. Il est important, cependant, de distinguer la rhétorique populiste de Nicolas Sarkozy de ce qui se passe réellement sur le terrain (…) Il n'appartient pas à M. Barnier de servir les élections françaises", signe l'editorialiste du très sérieux
Financial Times.
"Quand de nouveaux membres de la Commission européenne sont nommés à Bruxelles, ils sont supposés abandonner leurs préoccupations nationales et devenir de vrais Européens. S'ils suivent la petite musique de leurs gouvernements nationaux, ils enfreignent les règles.", écrit un journaliste trés remonté du FT
Pour Simon Walker, patron de l'association de capital investissement britannique: "nous craignons fortement que la Grande-Bretagne perde son influence dans un domaine qui, proportionnellement, nous affecte le plus", rapporte The Independent.
Pour le Times du mercredi 2 décembre, c'est un nouvel épisode de la Guerre de Cent ans."L'Histoire se répète, avec la nouvelle attaque française contre la City", a titré le journal.
Le
Télégraph se veut rassurant sur la personnalité de Michel Barnier: " le courtois savoyard (et non parisien) a montré qu'il ne roulera pas pour la France car il a rallié la cause européenne. Par tempérament, il est profondément opposé à jouer avec les nerfs des Anglais".

On le voit bien, comme de coutume, la France entretient bien ses relations proverbiales avec la City de Londres, l'Eurostar lui ne souffre pas encore de cette énième crisette.Nicolas Sarkozy devrait même aller faire ses amplettes trés prochainement avec la charmante Carla, qui elle, dit-on, a toujours la cote! a suivre...

Source: ATN/E24

Photographie: tous droits réservés.