Thursday, November 12, 2009

ANGOLAGATE: Falcone, quand Luxembourg abritait certains comptes! Par Didier REMER

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"Pierre Falcone, un homme rompu aux négociations..."



Luxembourg est un petit pays, mais bon nombre des professionnels de la place financière internationale vous diront que l'Angolagate leur évoque quelques souvenirs... Le plus évocateur d'entre eux est bien ce Pierre Falcone, dit la "banane", qui "entremetteur" de son état, aprés une frèle carrière dans les fruits, s'était lancé dans la vente d'armes pour le compte du président actuel de l'Angola, un homme "trés respectectable" monsieur (contraction littérale de mon seigneur en bon français) Dos Santos... Il nous faut regarder dans le rétroviseur de la justice pour comprendre qui est cet homme, Pierre Falcone qui aprés deux années de Sciences politiques à Aix-en Provence et un passage éclair dans les parachutistes à Toulouse se retrouvera dans les affaires... Et n'ayons pas peur des mots , dans les "beaux draps" de la justice française qui ouvre ainsi le bal d'une possible et longue liste qui pourrait "s'étoffer" une fois le passage de Charles Pasqua devant la haute cour de justice de la république courant 2010... Pour comprendre les dernières apparitions de Falcone au Luxembourg il faut s'intéresser aux circuits habituels de l'argent "propre ou sale selon avis et conscience" dans les fameux comptes clefs des sociétés Brenco et Avalone qui pouvaient ainsi induire toutes les implémentations de rigueur inhérentes aux activités lucratives "d'intermèdiations" en vente d'armes et autres materiels connexes. La France devra elle aussi faire son méa-culpa en allant chercher au plus haut sommet de l'état , toute la nomenclature des responsabilités des dirigeants de l'époque, cette fameuse "Françafrique" lisible également comme "France à fric", est-il besoin de le préciser ici. Ils sont nombreux à regarder l'incarcération de Pierre Falcone comme une réelle surprise, car nombreux savent que cette première étape se veut prémice d'une suite bien plus intéressante médiatiquement... Charles Pasqua ne veut plus mettre d'eau dans son verre d'anisette, il sait trop bien que l'eau fait rouiller, il veut mouiller les idylles de la république, il promet de faire plonger ses "amis de trente ans", histoire de rester maître du prix de son âme ainsi vendue au "bon diable" sur l'autel de la justice de la république, justice qui s'arme de patience... "L'immunité sa sert à quelque chose!" Clamait Charles Pasqua es qualité sénateur de la république. Sauf que la haute cour de justice de la république risque bien d'ouvrir la boîte de Pandore et devrait ainsi découvrir des dossiers qui pourraient lui assurer du travail pour de nombreuses années. Nous penserons au président de l'Angola, monsieur Dos Santos, fin stratège de son état, qui lui aussi avait pensé à l'immunité diplomatique (celle qui devait donc aussi servir...) en "offrant" le poste d'ambassadeur auprès de l'UNESCO (sises à Paris), mais contrairement à un Charles Pasqua, elle ne servira pas... Selon la justice française qui a bien condamné Pierre Falcone. Car les ventes d'armes à l'Angola ne sont qu'une "infime partie des coutumes" qui laissèrent place à ce qu'il convient de définir comme usage. C'est à Luxembourg, qui se voit classer comme deuxième état le plus opaque de la planète et ce juste derriere le Delaware, que Falcone (qui avait soutenu la campagne de Bush) avait décidé de faire "transiter" ses flux. BIL, Banque International à Luxembourg, et quelques autres établissements qui jouissent d'une respectabilité que son personnel ne mérite pas devoir trouver ainsi l'occasion être écornée sur Finance Offshore... On sort à peine d'une crise. Plus intéressant que de faire cet inventaire des établissements en question à Luxembourg, il nous faut comprendre l'intérêt de vouloir ainsi placer ou faire transiter de telles sommes par un pays qui à cette époque pouvait se prévaloir de faire force à son secret bancaire. Il y avait l'intérêt primaire et inhérent aux différentes parties concernées par l'"Angolagate" à s'intéresser à certains établissements de la place de Luxembourg et pouvoir s'assurer cette volonté de garantir des rémunérations ou "commissions d'affaires"par le jeu des sociétés écrans, les fameuses shell qui dissimulent ainsi les rouages des pratiques, les plus optimistes vous diront que les services du renseignement de certains états peuvent "vous conseiller" de tels montages pour assurer le succès d'une opération. C'est ainsi que d'une société sises à l'Ile of Man via un saut de puce à une filiale de Paris vous intercèder à Luxembourg pour viser une société Tchèque etc..... Par exemple non exhaustif à ce jour. Je ne suis pas un vendeur d'armes clamait Pierre Falcone en portugais dans un grand quotidien économique ("Expresso" l'hebdomadaire portugais en avril 2003 depuis l'hôtel Ritz de Madrid.)... Sauf que le transit de 780 millions de dollars ne se dissimulent pas aussi facilement! On pensera à l'incident diplomatique avec le royaume de Belgique voisin, on pensera aux cartes à comptes-clef utilisées "tranquilement à Paris" par certaines personnes prochent du dossier comme si rien "n'était"... Pour ma part je suis plus inquiet sur le silence de certains services du renseignement qui savaient, et qui par le jeu des rapports de force de la géostatègie la plus élémentaire se sont fait bien "timides"... La levé du secret défense que souhaite Charles Pasqua veut transformer le dossier en affaire d'état, mais quels sont les acteurs majeurs qui pourraient y trouver un intérêt réel?
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