OCDE: Obama doit montrer patte blanche pour le Delaware et le Wyoming! Par Didier REMER

"Barack Obama doit faire force d'exemplarité
pour la question des paradis fiscaux... américains!"


Le président américain peut se prévaloir d'une attention toute particulière de la part des européens qui n'en démordent plus. Il faut classer sur la liste noire des paradis fiscaux de l'OCDE les deux états qui posent un sérieux problème à l'image des Etats-Unis! En effet l'administration américaine est bien encrée dans la lutte contre l'évasion fiscale mais semble bien moins inspirée pour faire force à une régulation de ses deux états visés par les européens, le Deleware et le Wyoming. Barack Obama tente de faire oublier le travail de son prédécesseur qui s'était enfermé dans une toute autre logique sur les questions diplomatiques, les Etats-Unis ont bien trop longtemps fait cavalier seul... Mais le domaine des impôts lui n'a cédé à aucunes remises en question comme pour asseoir la logique dominante du naturel impérialisme qui caractérise tant la toute puissance. Il en ressort pour les européens que cette situation trouve sa limite, le premier ministre luxembourgeois, Jean-Claude Juncker qui préside l'Eurogroupe insiste particulièrement sur le besoin de voir Barack Obama prendre des mesures qui soient exemplaires et capables de rendre plus conformes les effets d'annonce du président américain qui ne pourra plus échapper au réalisme de ceux qui comme l'état Luxembourgeois, se sont conformés à l'article 26 de l'OCDE et se sont ainsi trouvés retirés de la liste grise plus connue sous le label de liste des paradis fiscaux... Les Etats-Unis se distinguent déjà en imposant tous leurs citoyens sur les revenus qu'ils perçoivent dans le monde entier, même s'ils vivent ou travaillent en dehors du territoire national, ce qui est loin d'être la pratique des principaux états qui font figures de précurseurs sur les "bonnes pratiques" comme celles que le dernier G20 de Pittsburgh souhaite inscrire comme la nouvelle règle de référence. Les différents traités fiscaux par le jeu de règles parfois trés complexes permettent ainsi de limiter la charge pour le contribuable... Le même revenu n'est pas censé être pouvoir taxé simultanément dans deux pays différents. C'est un exercice bien compliqué pour parvenir à être dans les cordes de l'administration fiscale américaine, il est parfois constaté que certains "expatriés" se tournent volontier vers d'autres logiques pour s'éviter les foudres de services fiscaux pour le moins peu faciles et pour le pire trés inquisiteurs, de quoi créer les situations les plus paradoxales d'une puissance qui érige les fondamentaux du libéralisme à outrance comme principe acquis.
La crise et le coût pharaonique du train de mesures des différents plans de relance américains commandent à l'administration Obama une véritable chasse ouverte pour l'ensemble des citoyens qui nomades, n'en demeurent pas moins américains! Le gouvernement sollicite avec abondance l'assistance des étrangers, fraudeurs qui s'ignorent ou pas qui se retrouvent dans le collimateur du réseau des "partenaires agréés" à des institutions financières étrangères.
La pression est telle que les cabinets d'avocats fiscalistes regorgent de demandes toujours plus pressantes au point que bon nombre de contribuables résidants à l'étranger pourraient bien finir par se débarrasser de cette pression fiscale en renonçant intégralement à leur citoyenneté américaine! Un comble pour la toute puissance américaine qui se retrouve ainsi relativisée... De plus, cette nouvelle taxe qui leur serait réclamée se révélerait si onéreuse pour les plus hauts revenus, qu'elle aurait en plus le doux désavantage de ne jamais parvenir à les mettre définitivement hors de portée. Certains actifs, ainsi que les gratifications qui y sont rattachées, peuvent en plus rester taxables! Croire que vivre et même mourir loin de sa mère patrie ne suffit même plus pour échapper à la détermination on ne peut plus efficace d' une administration fiscale (IRS) qui sait ou viser et quand viser! Les résidents étrangers qui héritent de titres locaux sont ainsi redevables de l'impôt sur les successions américaines et ne peuvent ainsi se prévaloir d'avantages extra-légaux d'usage. L'hypocrisie est donc de mise au point de voir une véritable fronde grossir et porter en elle le germe d'une véritable démission des grands banquiers qui s'en ouvrent en insistant vouloir intégrer des adieux à la clientèle américaine... Car l'administration Obama qui se présente comme la vertueuse championne de la nouvelle croisade contre les paradis fiscaux ne s'étend pas sur la pression toujours plus forte qu'elle exerce de tout son poids sur les sociétés étrangères dont les européennes sont en première ligne pour participer ainsi à l'effort de la collecte fiscale et donc du besoin de financement des plans américains toujours plus gourmands en liquidités...
L'Union Européenne considère donc à juste titre les Etats du Delaware et du Wyoming comme des paradis fiscaux qui semblent s'ignorer... Un peu facilement et bien trop loin de l'image d'Epinal que souhaite vendre le président américain Nobélisé pour ses qualités pacificatrices mais certainement pas d'équité sur la question des paradis fiscaux. Leur tarification et leur discrétion ne plaident pas pour le discours qui entoure cette réalité qui risque de voir aboutir un train de représailles sans précèdent de la part de l'Union Européenne plutôt remontée sur la question. Le premier ministre luxembourgeois se veut le chef de file de la fronde sur le "vieux continent de la vieille Europe" et a fait le même choix que le Brésil, en réclamant officiellement que ces deux Etats soient couchés sur la liste noire de l'OCDE, et ce dans les plus brefs délais. Si d'aventure le président Obama persiste dans son refus de revoir "sa" croisade fiscale sans s'occuper des réalités de son territoire, il devra bien comprendre que le reste du monde lui en tiendra à juste titre, la plus grande rigueur qui soit...
Photographie: Tous droits réservés

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