OCDE: Busan, Angel GURRIA veut plus de cohérence! Par Didier REMER


Besoin de cohérence

Le troisième forum mondial de l'OCDE sur les "Statistiques, Savoirs et Politiques" vient d'être inauguré à Busan (Corée du Sud) par Angel Gurria, secrétaire général de l'organisation supranationale. Cet opus se veut comme une occasion de faire évoluer les standards actuels de la statistique, un espoir est fondé dans le besoin de trouver une solution globale toujours plus adaptée au mieux des réalités actuelles et futures. La récente crise renforce le besoin d'une cohérence efficiente dans le travail produit par chaque état et organisations supranationales. Un effort est souhaité pour mesurer la qualité de vie des individus et son environnement, ce que certains médias qualifient de "réelle mesure du... bonheur!". Une réalité qui au sortir de la crise prend tout son sens... Gageons que les qualités de diplomate du secrétaire général de l'organisation seront mises à profit pour fédèrer les bonnes volontés, un progrès est attendu lors de ce forum mondial qui devrait contribuer à définir de nouveaux objectifs, toujours plus efficaces. Les statistiques sont les balises de notre quotidien et donc de notre qualité de vie...
COMMUNIQUE OFFICIEL OCDE

M.Gurría appelle à une ‘nouvelle génération’ de statistiques pour renforcer la confiance du public, l'OCDE souhaite faire implémenter aux états une nouvelle génération de statistiques qui mesure le progrès social pour éviter aux individus une perte de confiance dans les institutions et dans la capacité des pouvoirs publics à résoudre leurs problèmes...


S’exprimant à l’occasion de l’inauguration du Troisième Forum Mondial de l’OCDE sur les Statistiques, Savoirs et politiques, à Busan, en Corée, M. Gurría a déclaré que la concrétisation de ces mesures nécessiterait une volonté politique. "Nous devons rétablir la confiance – particulièrement au sortir de la crise économique –et nous ne pouvons y parvenir que si l’action politique a des résultats concrets sur la vie des individus."(lire le discours, en anglais)
Nous avons besoin d’outils pour mesurer ce qui se passe dans notre société. "Les ressources économiques ne sont pas les seules choses qui importent" a-t-il ajouté. "Pour prendre la mesure du bien-être, nous devons mesurer les attentes et le niveau de satisfaction des individus, la façon dont ils utilisent leur temps, leurs activités salariées et non-salariées, leurs aptitudes, les relations qu’ils entretiennent avec les autres individus, leurs opinions politiques et leur participation à la vie publique".
L’écart entre les indicateurs macro-économiques et la perception des individus n’incombe pas à la faible qualité des statistiques officielles, mais à leur utilisation inadéquate. Cela peut conduire à des analyses inéxactes ou à un mauvais ciblage des mesures politiques. Nous devons aller au-delà du système de mesure actuel- fondé sur la mesure de la production- à un système qui se concentre réellement sur le bien-être des sociétés et le progrès. Nous devons nous concentrer sur les problèmes de long terme tels que l’état de notre biosphère et les mesures liées à la « coissance verte ». Nous devrions également mesurer les diverses formes d’inégalités (de revenus, de richesse, de santé, d’éducation et d’opinions politiques) en portant un intérêt tout particulier à celles qui résultent de l’accumulation de faiblesses ou de handicaps». Une dynamique politique en faveur du développement de statistiques meilleures et plus larges se développe actuellement. Le projet Statistiques, Savoirs et Politiques de l’OCDE (-lancé en 2004-) a été renforcé par les recommandations d’une
commission internationale mise en place par le Président français Nicolas Sarkozy, la Commission Stiglitz. Lors de leur sommet de septembre 2009, les dirigeants du G20 ont lancé un appel en faveur de l’amélioration des méthodes de mesure "afin de mieux prendre en compte les dimensions sociales et environnementales du développement économique". L’OCDE se tient prête à honorer ces attentes a déclaré M. Gurría. Le Forum Mondial de l’OCDE à Busan, a-t-il ajouté, est un "pas significatif vers un agenda ambitieux –réunir des experts, des décideurs politiques et les dirigeants d’entreprises et de la société civile afin de donner des orientations pour de meilleures mesures et méthodologies en faveur d’un progrès durable."





Toutes les sessions du Forum seront ouvertes aux medias. Des points de presse indépendants se tiendront également durant l’évènement. De plus amples informations sont disponibles pour les journalistes sur
www.oecdworldforum2009.org, auprès de la Division medias de l’OCDE (tél: + 33 1 4524 97 00) sur la page Mesurer le progrès des sociétés du site de l’OCDE.




Site officiel du forum mondial de Busan:






Source: OCDE/OECD
Photographie: Tous droits réservés

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