Thursday, October 15, 2009

DOSSIER CLEARSTREAM: L'organisme luxembourgeois démontre le mécanisme de la calomnie! Par Didier REMER

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"Pour la société Clearstream, l'affaire est une entreprise de calomnie."

Au premier rang des plaidoiries de l'affaire Clearstream se trouve la société éponyme qui par des des avocats efficaces s'est donnée pour ultime mission de retracer la genèse de l'affaire, désireuse de démontrer le "mécanisme redoutable de la calomnie". La société qui est bien cette chambre de compensation, organisme financier situé à Luxembourg dont les avocats se sont démontrés particulièrement précis dans leur exposé, mieux ils ont expliqué le rôle de l'organisme et le besoin de faire comprendre à leur auditoire toute la rigueur qui fait de cette "usine à gaz" de la finance internationale une des mieux cotées et disons-le, notées au monde. Ils ont ouvert, mardi, le cycle des plaidoiries des parties civiles en restituant les faits à leur juste place, démontrant que cette affaire est bien cette entreprise de manipulation scabreuse et finalement une suite d'évènements malheureux pour l'organisme financier et certains acteurs du dossier... Société qui précise que la supercherie aurait bien pu être facilement démasquée si la manière rationnelle était retenue dés l'examun des faits, s'évitant ainsi les conséquences cataclysmiques jusqu'au sommet de l'état français... Les avocats n'hésitent pas à dire ce que tout le monde pense depuis des mois: Il s'agit d'un dossier «qui a rendu fous tous ceux qui l'ont approché» , note Me Malka : la dimension «psychiatrique» de la manipulation est clairement évoquée. L'avocat ira jusqu'à lier définitivement le drame et le dérisoire, il n'hésite pas à utiliser d'abondantes métaphores comme un certain... Dominique de Villepin, mélange de: «je ne fais jamais la guerre que le cœur rempli d'amour» , et de «L'Île aux enfants» ( «tout ça, c'est du gloubi-boulga» ). Puis, il résume avec détermination «le mécanisme redoutable» de la calomnie : «On capte les désirs de l'autre et on les lui sert, avec des mots magiques comme “frégates de Taïwan”, “paradis fiscaux”, “Ben Laden”…». Le Luxembourg qui vient de sortir de la liste grise de l'OCDE ne pourra qu'apprécier dans les moindres recoins de toute la place financière internationale cet exposé qui colle bien avec sa toute nouvelle réalité que certains jugent un peu trop fraîche pour en faire un tel étalage...
Mes Belloc et Malka ciblent les prévenus les moins exposés du procès: Florian Bourges, qui a divulgué des listings authentiques de Clearstream dont il disposait en sa qualité d'auditeur stagiaire (est-il besoin de le préciser à nouveau la définition d'un bleu?), et le journaliste écrivain Denis Robert, qui s'en est servi pour divers livres et films... Car le journaliste indépendant (?) s'est constitué un sacré fond de commerce avec l'affaire, mais la profession lui tient rigueur de certaines dérives que la justice s'est empressée de rectifier comme le soulignera "à trés juste titre" l'avocat en précisant que leur client luxembourgeois avait gagné tous ses procès en diffamation contre lui, ils administrent ainsi une piqûre de rappel à M. Robert, accusé de mener «une croisade» toujours plus obsessionnelle contre la chambre de compensation filiale de Deutshe Borse. Suprême cruauté : ils enfoncent le clou en citant plusieurs autres spécialistes de l'investigation, lesquels recadrent sans prendre de gants celui qui, selon l'un de ses soutiens plus que déçu, «donne des leçons de journalisme à la Terre entière». «La jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme protège les journalistes de bonne foi, mais certainement pas les vendettas de journalistes», assène Me Belloc. On le devine, le dossier Clearstream est un carrefour des vanités les plus complexes... Il faudra peu d'efforts pour que les magistrats analysent ses nombreux électrons qui gravitèrent autour de l'affaire, mais étaient-ils si libres...
Maîte Malka reprochera bien à l'auteur de "Révélation$" d'avoir écrit le livre matrice dont sont éclos tous les corbeaux que certains n'hésiteront pas à voir plus comme Vautours... il lui fera le "doux" reproche d'avoir un peu vite: «instrumentalisé une relation amicale avec le juge Van Ruymbeke, qui est une véritable légende», afin de donner à ses «affabulations» toujours plus de crédibilité....
Objectif de cette efficace partie civile : anticiper l'argumentation de Me Temime qui, la semaine prochaine, plaidera la relaxe au motif que son client n'a fait que son métier... de journaliste! Avant de regagner son banc, à l'issue d'une démonstration apparemment jugée parfois un peu longue au goût du tribunal, Me Malka conclut : «Nous sommes usés, fatigués par huit années de procédure. Nous ne demandons rien de particulier : votre décision, quelle qu'elle soit, sera la bonne.» Les deux avocats de la chambre de compensation luxembourgeoise ont ouvert, mardi, au tribunal de Paris, le cycle des plaidoiries des quelque quarante parties civiles qui s'achèvera lundi. On peut conclure à une démonstration plutôt efficace pour la société Clearstream qui tire derrière elle toute la réputaion de la place financière internationale du Luxembourg, qui tient ici l'occasion d'une publicité plus conforme à l'esprit de son premier ministre, Jean-Claude Juncker qui dirige l'Euro-groupe, et semble aussi bien las de cette affaire qui aura peut-être le mérite de contribuer un peu au développement du tourisme de son Grand-Duché... Qui sait?

Découvrir la société Clearstream, reconnu comme acteur majeur et sérieux de la finance internationale et filliale de Deutche BORSE Group:

http://www.clearstream.com/ci/dispatch/en/kir/ci_nav/home



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