Monday, May 4, 2009

Obama déclare la guerre aux paradis fiscaux! Par Didier REMER

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Un plan efficace!


Le président des Etats-Unis vient d'annoncer ce Lundi à la Maison Blanche une série de mesures pour son plan relatif à la lutte contre le recours des paradis fiscaux par les entreprises et les ressortissants américains les plus fortunés. Barack Obama a dévoilé une imposante série de propositions qui seront présentées au Congrès pour leur adoption. Elles permettront de rapporter au Trésor américain 210 milliards de dollars au cours des dix prochaines années. Depuis le G20 différentes commissions gouvernementales américaines sont en charge d'évaluer le potentiel de l'impact de telles mesures sur le budget américain. "Il n'est pas compliqué de comprendre que dans cette lutte contre les paradis fiscaux, l'administration Obama veut taper fort et principalement pour que les résultats des efforts de son administration soient perçus par l'ensemble des citoyens américains!" Précise un expert.

Les services du renseignement font un formidable travail de "scan" pour évaluer toutes les failles possibles de l'évasion fiscale. L'objectif est également de démontrer les pertes occasionnées pour le budget américain par les fonds "évaporés" dans les paradis fiscaux tels que Luxembourg, Suisse, Iles Caïmans, Bermudes, Irlande et Pays-Bas. Selon une étude gouvernementale, 83 des 100 plus grandes sociétés américaines ont des filiales dans des paradis fiscaux! (A l'image des principales sociétés du CAC40 de la Bourse de Paris)


L'Europe se recentre...

En Europe se précise une montée en force des pays qui luttent contre les paradis fiscaux, la France et l'Allemagne vont faire des propositions équivalentes, l'Union Européenne avec le Parlement Européen vient de faire le choix d'exclure intégralement le secret bancaire d'ici à l'horizon 2014. Le luxembourgeois, Jean-Claude Juncker fait l'objet d'une pression toujours plus forte pour accepter de donner le témoin de sa fonction de président de l'Eurogroupe. Le couple franco-allemand serait particulièrement irrité des positions du premier ministre luxembourgeois qui brouillerait toujours plus la cohérence sur les objectifs intégrés des états de l'Union Européenne, toujours plus décidés à mettre en avant le principe d'équité qui prévaut à l'idéal... européen. Les attaques répétées du Luxembourg adossé à la Suisse semblent trouver une certain limite, le ministre allemand des finances considère que le premier ministre luxembourgeois, "...le plus européen d'entre-nous tous doit tirer lui même la conclusion qui s'impose à lui!". A Paris "Une forme d'impatience est palpable, (...) , l'Eurogroupe est une création de la France, dont l'objectif était principalement de fédérer les bonnes volontés! L'utiliser pour servir une cause perdue (ndlr: le secret bancaire du paradis fiscal) devient un acte égocentrique qui frôle le ridicule!" Souffle un expert qui conclut que dans cette affaire l'Europe mérite mieux que ce genre de combat d'arrière garde, d'ailleurs, "le premier ministre luxembourgeois comprendrait mieux nos positions s'il était confronté aux centaines de perte de milliers d'emplois par mois! Nous sommes dans la même logique que l'administration Obama qui elle aussi s'attaque à l'évasion fiscale...". Nicolas Sarkozy a clairement invité ses ressortissants à venir se faire connaître auprès d'un "guichet spécifique" les cabinets d'avocats fiscalistes spécialisés de Paris croulent sous les demandes, la profession annonce une augmentation des missions de plus de 60%! Eric Woerth, ministre du budget promet aux évadés fiscaux qui seraient bornés de sérieuses... complications!

Rouleau compresseur pour les paradis

L'administration Obama lance donc un grand mouvement qui s'est remarqué avec le dossier UBS, "Si les Suisses s'entêtent, leur licence sera purement et simplement enlevée pour toutes les succursales UBS qui sont présentes sur le territoire américain... " La suite on la connaît! Cette annonce de l'administration Obama est bien la démonstration la plus édifiante de la guerre sans pitié que son administration décide de mener. Certaines oppositions se feront sentir, le titre de l'article de l’agence Bloomberg: "Obama Wants $190 Billion Tax Increase on Companies" et son contenu démontre l’opposition à laquelle le président Obama aura à faire face dans ce dossier...

Une détermination sans faille

Le prochain G20 de New-York sera l'occasion pour le président Barack OBAMA de montrer que "les Etats-Unis tirent le meilleur enseignement de la crise. Il est loin le temps d'une administration américaine tenue en échec par le lien trop étroit d'un président avec les puissants groupes financiers américains." Le président américain sait que son plan est celui qui doit impulser un mouvement éthique pour l'ensemble de l'économie mondiale, "conscient des critiques Suisses et Luxembourgeoises en Europe", il propose un ensemble de mesures qui vont "...en contradiction avec les dernières salves de certains citadelles de la vieille Europe..."  Depuis le premier mois de la crise, il se perd en zone euro plus de 3000 emplois par jour! Les experts s'accordent pour une sortie de crise courant deuxième semeste 2010 (FMI), cependant une crise sociale devrait gagner la zone euro dès 2010 (BCE/UE/FMI) et freiner toute logique de "reprise stable" pour une durée de trois années (FMI/OCDE/OMC).


Sans nouveau modèle économique éthique, la planète courre trois catastrophes éminentes:


-une famine globale augmentée de 57% (P.N.U. / ORG).
dont graves crises sanitaires.

-une grave crise énergétique (O.P.E.C / O.N.U).
dont conflits locaux et guerres possibles.

-importante crise sociale (OCDE/UE/F.M.I).
dont importantes instabilités politiques dans les démocraties européennes du Sud).









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